L’HISTOIRE VRAIE D’UN DESSINATEUR DE PRESSE ET DU JOURNAL SATIRIQUE LE PLUS CELEBRE DE SON PAYS, EN LUTTE CONTRE LE REGIME AUTORITAIRE TURC. Loin d’être un militant ou un intellectuel, Ersin Karabulut est avant tout un dessinateur animé par sa passion de créer. Avec ses complexes et ses doutes, il ne cherche qu’a faire ce qu’il aime : dessiner. Ses amis et lui lancent alors Uykusuz, un magazine satirique qui rencontre un succès immédiat, particulièrement auprès des jeunes. Mais dans une Turquie en pleine mutation, les réalités politiques viennent bousculer son quotidien. A travers des moments drôles, touchants, parfois douloureux, ce livre nous plonge dans le quotidien d’un créateur emporté malgré lui par les tourments de son époque, dans un pays où la société devient de plus en plus conservatrice et où les libertés reculent.
J’ai adoré cette BD ! Le talent d’Ersin Karabulut, je le connaissais déjà avec le premier tome du « Journal Inquiet d’Istanbul »qui nous racontait le combat d’un caricaturiste pour la liberté d’expression, la propre histoire d’Ersin Karabulut. Il partageait avec nous des moments drôles, touchants mais aussi très dangereux. Impatiente de poursuivre ce dyptique sur la Turquie contemporaine, je viens de finir le deuxième tome. Toujours aussi captivant , Ersin Karabulut continue à raconter sa vie à Istanbul, la difficulté à sortir son journal satirique « Uykusus » ( insomnies) et les défis de la poursuite de ses rêves face à la répression de plus en plus sévère.
C’est un coup de coeur !
Eveline56⭐⭐⭐⭐⭐
La distance la plus éloignée, N’est ni celle avec l’Afrique, La Chine ou l’Inde
Ni même celle avec les planètes Ou les étoiles qui brillent dans la Nuit. C’est celle entre deux cerveaux… Qui ne se comprennent pas.
Ni même celle avec les planètes Ou les étoiles qui brillent dans la Nuit. C’est celle entre deux cerveaux… Qui ne se comprennent pas.
(Citation de Can Yücel utilisée par Érsin Karabulut dans le magasine Uykusuz).
Je souhaite partager avec vous cette semaine un sentiment d’apaisement et d’espoir, accompagné de quelques citations de Martin Luther King et de quelques photos lumineuses prises au hasard de mes promenades. Eveline56
La couleur verte tremble entre les mains de l’automne La mort maquille les feuilles pour leurs noces avec le givre Un silence très ancien se loge dans la lumière qui se tait et le Temps jette les heures insouciantes dans un feu sans mémoire
Kamal Zerdoumi
Le dernier recueil de Kamal Zerdoumi « Dignité des braises » est sorti le 3 novembre 2023 ! J’ai beaucoup d’admiration pour ce poète 🌟🌟🌟🌟🌟
Bon dimanche ! Que cette journée vous apporte réconfort et douceur. Eveline56
Écoutez Yann Tiersen tout en regardant les photos ! « Beaj vat ! » Bon voyage au Ménez Hom !
« Le mont Menez-Hom, qui culmine à 330 mètres d’altitude, est l’un des hauts lieux de la Bretagne, un espace naturel protégé ! C’est un merveilleux spectacle d’admirer depuis le sommet la rade de Brest, la baie de Douarnenez, la pointe de Pen-Hir et les Monts d’Arrée. C’est un véritable bonheur pour moi de me promener là-bas., entre terre et mer J’éprouve une sensation d’apaisement et de bonheur absolu. Je vous présente quelques clichés de cet endroit magnifique.
De toutes les belles choses Qui nous manquent en hiver, Qu’aimez-vous mieux ? – Moi, les roses ; – Moi, l’aspect d’un beau pré vert ; – Moi, la moisson blondissante, Chevelure des sillons ; – Moi, le rossignol qui chante ; – Et moi, les beaux papillons ! Le papillon, fleur sans tige, Qui voltige, Que l’on cueille en un réseau ; Dans la nature infinie, Harmonie Entre la plante et l’oiseau !… Quand revient l’été superbe, Je m’en vais au bois tout seul : Je m’étends dans la grande herbe, Perdu dans ce vert linceul. Sur ma tête renversée, Là, chacun d’eux à son tour, Passe comme une pensée De poésie ou d’amour !
Gérard de Nerval
« Quelques photos des derniers papillons du jardin, Ils vont me manquer « …. Eveline56
Résumé: Kemal, un jeune homme d’une trentaine d’années, est promis à Sibel, issue comme lui de la bonne bourgeoisie stambouliote, quand il rencontre Füsun, une parente éloignée et plutôt pauvre. Il tombe fou amoureux de la jeune fille, et sous prétexte de lui donner des cours de mathématiques, la retrouve tous les jours dans l’appartement vide de sa mère. En même temps, il est incapable de renoncer à sa liaison avec Sibel. C’est seulement quand Füsun disparaît, après les fiançailles entre Sibel et Kemal célébrées en grande pompe, que ce dernier comprend à quel point il l’aime. Kemal rend alors visite à sa famille et emporte une simple réglette lui ayant appartenu : ce sera la première pièce du musée qu’il consacrera à son amour disparu. Puis, il avoue tout à Sibel et rompt les fiançailles. Quand, quelque temps après, Kemal retrouve la trace de Füsun, mariée à son ami d’enfance Feridun, son obsession pour la jeune femme montera encore d’un cran…
Orhan Pamuk est l’un des romanciers les plus éminents de Turquie et l’écrivain le plus vendu dans le pays, En 2006, il remporte le prix Nobel de littérature. Ses romans ont rencontré un succès planétaire depuis leur parution et l’on estime qu’ils se sont vendus à plus de onze millions d’exemplaires.
Mon avis :
» J’ai beaucoup aimé ce roman qui ne ressemble à aucun autre ! Les émotions des personnages sont si bien exprimées à travers l’écriture poétique d’Orhan Pamuk, auteur turc renommé! Il nous conte l’histoire d’amour entre Kémal et Füsun ,un récit bouleversant, obsédant, dérangeant ! La lenteur de l’histoire nous permet de plonger dans Istanbul des années 75. Nous parcourons les quartiers d’Istanbul, qu’ils soient pauvres ou riches, en partageant les repas et les moments de vie de Kemal qui se rapprochera de la famille de Füsun afin d’être près de son amour. Commencera alors la collection d’objets…….
L’auteur , Orhan Pamuk ,va s’inspirer de son livre afin de créer un véritable musée à Istanbul, « le musée de l’innocence » avec les objets de son histoire.
Musée créé par Orhan Pamuk » le musée de l’innocence«
Situé dans le quartier de Beyoglu, ce musée a été lauréat du prix du musée européen de l’année 2014. Sa particularité est qu’il reflète le roman portant le même nom, écrit par Orhan Pamuk en 2008 et traduit en 58 langues différentes. Situé dans une maison ancienne et composé d’une série de vitrines, correspondant chacune à l’un des 83 chapitres du roman, il mérite le détour !
Orhan Pamuk a créé le roman et le musée ensemble. Il a commencé à collecter des objets pour le musée au milieu des années 1990 lorsqu’il écrivait son roman d’amour basé sur l’histoire de deux familles stambouliotes, l’une faisant partie de la haute société et l’autre d’un milieu modeste. Le récit et le musée offrent un aperçu de la vie de la classe supérieure d’Istanbul des années 1970 au début des années 2000. Selon le roman, tous ces objets ont été collectés par Kemal (le protagoniste) tout au long de l’histoire pour conserver des souvenirs de l’amour de sa vie, Füsun, mariée à quelqu’un d’autre.L’auteur tient à préciser que même si la plupart des objets exposés dans le musée proviennent de sa famille, de ses amis, et le plus souvent d’objets qu’il a aimés dans sa jeunesse, le parcours du musée reflète celui du roman et non le sien propre. Il souligne ainsi souvent que le musée de l’Innocence n’est pas le musée d’Orhan Pamuk.
Malgré la conjonction entre le musée et le roman, Pamuk maintient que le musée et le roman peuvent être visités indépendamment l’un de l’autre :
« Tout comme le roman est tout à fait compréhensible sans une visite au musée, de même le musée est un lieu qui peut être visité et vécu par lui-même. »
Le ciel s’est libéré de ses vapeurs torrides, Les jours se sont défaits des trop vives clartés, L’air s’est enfin rempli d’une tiédeur humide, Le calme est revenu, l’été s’en est allé.
L’été s’en est allé. Tout revit. Tout respire Le suave parfum de la douce saison Et pourtant je perçois, dans l’ombre qui s’étire, Un étrange regret et de légers frissons.
Isabelle Callis-Sabot
Photos Eveline56
« La passiflore est la plus rustique des fleurs de la passion, elle est si agréable à photographier 💙
L’artiste Soaze rend hommage aux Bretonnes et à leurs coiffures. « Elles ont plus d’un tour dans leurs coiffes », rigole l’artiste. « J’ai ajouté des cafetières car bien souvent les Bretonnes offrent un café ». Travaillant essentiellement à l’huile, elle s’est inspirée de la grande parade du Festival interceltique de Lorient pour plusieurs de ses toiles. Mais cela ne reste, pour Soaze, qu’une source d’inspiration qu’elle réinterprète à sa façon. « Cela reste réaliste mais j’ai besoin de rêver, de me décaler de la réalité. Sinon je ne ferais pas de la peinture, je ferais de la photo » explique l’artiste. Mes portraits sauront, pour ceux qui veulent bien les « écouter », raconter des histoires ! ». Chaque toile recèle des détails, des éléments que chacun peut interpréter et laisser vagabonder son imaginaire.
« C’était un réel plaisir de rencontrer Soaze lors de son exposition. J’ai été profondément touchée par ses peintures qui ont ravivé en moi les merveilleux souvenirs de mes grands-mères disparues. J’ai évoqué mon admiration pour l’œuvre de Patrice Cudennec, un peintre très populaire en Bretagne pour ses toiles de pêcheurs rêveurs, empreintes de poésie, tout comme les peintures des bretonnes de Soaze. Elle a aimé cette comparaison car elle est admirative du travail de Cudennec. Et j’ai vu sur le banc de la chapelle ce livret avec un tableau de ce peintre avec ces mots » suis parti à la pêche aux rêves » … je reviens plus tard !
Je ne suis pas encore revenue de vos merveilleuses bretonnes et de leurs cafetières Soaze. Merci 🙏
On est bien peu de chose Et mon amie la rose Est morte ce matin La lune cette nuit À veillé mon amie Moi en rêve j’ai vu Éblouissante et nue Son âme qui dansait Bien au-delà des nues Et qui me souriait…………..
Je tiens à vous exprimer mon admiration pour Françoise Hardy et ma tristesse suite à son départ. Elle était une icône absolue de la chanson française, adoubée mondialement par d’innombrables artistes comme Mick Jagger et David Bowie. Elle m’enchantait et chaque album était une belle découverte ! Il est certain que ses chansons resteront à mes côtés pour toujours… Eveline56
🌟🌟🌟🌟🌟
Un beau message d’espérance à l’heure où Françoise nous a quittée, peut-être ma chanson préférée » Éveline 🙏😪
Françoise Hardy – Tant de Belles Choses
Même s’il me faut lâcher ta main Sans pouvoir te dire « À demain » Rien ne défera jamais nos liens Même s’il me faut aller plus loin Couper les ponts, changer de train L’amour est plus fort que le chagrin L’amour qui fait battre nos cœurs, va sublimer cette douleur
Les pommiers fleuris du printemps Et la grêle de temps en temps Sur les talus la blanche épine La tige fine qui s’incline Les ajoncs de La Roche-Bernard Beauté prise dans un regard
Par chance et aussi par vouloir Je dors en Bretagne ce soir
L’abeille sur le liseron blanc Et en surface d’océan L’évanouissement des vagues L’ombre d’un chemin qui zigzague La graine des genêts craquant En plein midi au bord des champs
Par chance et aussi par vouloir Je dors en Bretagne ce soir
Les bruines de l’arrière-saison Voilant des ports sans horizon Une sirène qui résonne Portant mélancolie d’automne Le galop fou du vent salé Sur l’infini des monts d’Arrée
Par chance et aussi par vouloir Je dors en Bretagne ce soir
L’onglet du pécheur étripant Le poisson sur le pont glissant L’alignement mégalithique Que fait reluire la pluie oblique Et un peu de neige parfois Qui blanchit l’ardoise des toits
Par chance et aussi par vouloir Je dors en Bretagne ce soir Dans la beauté
Paroliers : Gilles Servat
Gilles Servat (1945-aujourd’hui) Auteur-compositeur-interprète, ardent défenseur de la culture bretonne armoricaine et d’expression bretonne et française, mais également des autres langues celtiques. C’est aussi un poète, dont le début de carrière a été marqué par la chansonLa Blanche Hermine qui est devenue un symbole en Bretagne. Auteur d’une discographie importante, il a fait partie des artistes qui ont participé à l’Héritage des Celtes de Dan Ar Braz.
C’est également un romancier qui sait faire revivre l’épopée celte et la réalité de la Bretagne armoricaine.
Je vous souhaite une belle et douce semaine ! Eveline 56
Sur l’appui de la fenêtre du vieux logis Trois faux, une pierre à aiguiser Un marteau, une enclume. Par-dessus — l’un sur l’autre Deux petits sabots de bois jaune Aux brides de cuir noir. Ils avaient ramassé de la boue là-bas Dans les ruines du Chemin des Améthystes Petits sabots de bois jaune ! Petits souliers de mon étoile ! Et ses chaussons bleu nuit Sur lesquels l’araignée a tramé Son filet aérien et solaire ! — Quand le retrouvera-t-elle Mon étoile, son pied agile ? … Mon étoile est malade Mes jours sont noirs, noires mes nuits ! … Vous regardez par la fenêtre du vieux logis Petits sabots de bois jaune Notre étoile reviendra-t-elle ?
21 novembre 1970
Anjela Duval (Traduction Paol Keineg)
« Partage du cœur, de l’émotion et d’une immense admiration face à cette femme qui, pendant le jour cultivait la terre de sa petite ferme et qui, le soir, sortait ses cahiers et écrivait des poèmes d’une beauté rare sur sa terre bretonne !
Nationalité : Breton 😉 Né(e) à : LARMOR PLAGE (56) , le 07/10/1948 Mort(e) le : 06/05/2013 à Ploemeur
Marin-pêcheur lorientais pendant 28 ans et poète, Alain Jégou (1948-2013) est né le 7 octobre 1948 à Larmor-Plage. Inspiré par les vents et les Amérindiens, il est proche des poètes de la beat generation (mouvement littéraire et artistique né dans les années 1950, aux États-Unis). Auteur d’une trentaine d’ouvrages, la médiathèque de Quimperlé lui a dédié un site Internet qui évoque son univers poétique.Il est également lauréat du prix Xavier Grall pour l’ensemble de son oeuvre poétique.
nos voix d’écorchés volutes de mots tendres caressant les fanons de la nuit douce dans sa robe d’imaginé nos voix saoules brouillant les pistes de l’émotion nos voix carcérales aux délires bouffis de rhumatismes nos cervelles noyées de sauce froide…… ( La suie – Robe des sentiers suicidaires Alain Jégou……..)
Quelques photos de Larmor Plage pour un hommage au poète Alain Jégou ! Belle semaine !
« Lesha, merci pour 26 ans de bonheur absolu. Oui, même pendant ces trois dernières années, écrit Ioulia NavalnaïaPour m’avoir toujours soutenue, pour m’avoir fait rire même depuis la prison, pour avoir toujours pensé à moi. »
« Je ne sais pas comment vivre sans toi, mais j’essaierai de te rendre, là-haut, heureux et fier de moi. Je ne sais pas si je peux le faire ou pas, mais j’essaierai. On se reverra certainement un jour », « J’ai tellement d’histoires non racontées et de chansons enregistrées dans mon téléphone pour toi, idiotes et drôles. Honnêtement, des chansons terribles… mais elles parlent de nous, et je voulais tellement te les faire entendre. Je voulais te regarder les écouter, rire et ensuite me serrer dans tes bras. »
« Je t’aime pour toujours. Repose en paix » Ioulia Navalnaïa
Ioulia Navalnaïa Femme d’Alexeï Navalny
« Contre la peur, un seul remède : le courage ». Louis Pauwels
Les mots n’ont pas de prix ils ont la taille et la dimension de la lumière qu’ils contiennent
Ils étincèlent comme des éclats de cristal quand le verbe cisèle l’amour
Chaque mot est noyau d’univers chaque pensée qu’il contient est parcelle du tout
Les mots ont la largeur du vent l’étroitesse de la haine l’immensité de la passion la hauteur du projet
Ils sont à la taille du temps aucun livre ne les enferme
Chaque mot est un cri qui défie le néant chaque mot porte plus loin que lui
Jamais je ne vénèrerai les mots qui excluent l’autre seul le mot respect est mon maitre
lui seul m’enseigne la certitude d’être en paix avec l’univers lui seul m’affirme que je n’ai d’autre boussole que ma conscience
J’ai l’intime conviction que je serai en paix avec l’univers tant que je n’aurai d’autre boussole que ma conscience.
Jean-Michel Sananes
Jean-Michel Sananès est poète et directeur des Éditions Chemins de Plume.
Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois, Felix Salten et Benjamin Lacombe
Bambi
"Bambi retrace les premières années d’un faon et, à côté de ses émerveillements, les épreuves qu’il affronte et qui le construisent : dangers, deuil, solitude, métamorphoses, défis, et toujours l’angoisse d’être chassé et tué.L’histoire, oscillant entre anthropomorphisme (les animaux parlent) et naturalisme (les observations sont magnifiques), nous plonge dans une forêt qui bruisse de multiples émotions, d’expériences intenses, de sensations contrastées vécues par une société d’animaux, miroir de notre humanité, tout à la fois violente, cruelle et fragile, et dotée d’une prodigieuse résilience."
Un poème bienfaisant, sensible et généreux de Jean-Michel Sananes accompagné d'une image émouvante de solitude, extraite de Bambi, l'histoire d'une vie dans les bois, de Félix Salten, dirigé et illustré par Benjamin Lacombe, c'est mon partage avec vous cette semaine. BIZH Eveline56
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