Les intrus dans mon jardin ..🤔😆



Promenades en bord de mer..

« J’ai couru pour rester un petit garçon qui joue avec son bateau. Et dans les histoires d’enfants, la mort n’a pas de place. Ou alors elle est faite pour rire. On fait pan-pan ! Et hop, on se relève. »

Olivier de KERSAUSON ( Promenades en bord de mer et étonnements heureux )


« J’aimerais partager avec vous mes dernières photos de l’océan encore calme et ensoleillé mais aussi cette phrase d’Olivier de Kersauson qui nous fait rêver car aujourd’hui des enfants meurent « pour de bon » en ce monde d’extrême violence. Moments de tristesse et parfois de désespoir  » Eveline56 😪


Le Silence qui roule..

Marie 🌟

Chapelle de Saint Mathieu ( photo Eveline56 )

Personnes, par Gilles Lades

Gilles Lades Ouvrière durée, Le Silence qui roule, 104 p., 15 €

Je vous souhaite une belle semaine !   Eveline56


Chapelle Sainte-Barbe du Faouët

Visite du Faouët où je me laisse captiver par le charme des vieilles pierres de la chapelle gothique Sainte-Barbe (XVe siècle) ! Bonne semaine ! BISES 💙 🐿️

Sa légende :

A la fin du XVème siècle, le cadet des seigneurs de Locmalo, Jean de Toulbodou quitte son manoir de Guidfoss en Plouray pour aller chasser. Alors qu’il se trouve sur les terres de Jean de Boutteville, seigneur du Faouët, il se fait surprendre par un orage d’une rare violence. Les gigantesques rochers qui l’entourent sont frappés par la foudre. Des quartiers de roches se détachent de la paroi verticale. Gagné par une extrême frayeur, Jean de Toulbodou voit sa fin approcher et prie alors Sainte Barbe, ordinairement invoquée pour se protéger du feu et de la foudre. Il lui promet, si elle le sauve, de lui ériger une chapelle en ce lieu. L’orage prend fin soudainement, Jean de Toulbodou est exaucé. Fidèle à sa promesse, il entreprend la construction de cette chapelle le 6 juillet 1489 en cet endroit si exigu. Elle s’achèvera en 1512.

Photos Eveline56

La mer proche,

La mer n’est jamais loin de moi,
Et toujours familière, tendre,
Même au fond des plus sombres bois, À deux pas elle sait m’attendre……. »

  • « La mer proche
  • La mer n’est jamais loin de moi,
    Et toujours familière, tendre,
    Même au fond des plus sombres bois, À deux pas elle sait m’attendre……. »

« Je vous souhaite une belle et douce semaine, bises de Bretagne  » Eveline 56

La beauté des couleurs.. AQUARELLES..

les enfants fiers dans leurs costumes bretons..
le mouvement gracieux des danseuses bretonnes..
le reflet des vitraux de la si belle chapelle..

« J’avais 2 passions, mon métier de sage-femme et l’aquarelle. Désormais en retraite, il me reste plus de temps pour l’aquarelle elle me procure évasion, liberté et créativité et l’explosion de toutes ces sensations dans mon expression. Ces 2 piliers complémentaires sont aussi interactifs et ont capté mon énergie : la vie, les éléments.
Je puise dans ma région la Bretagne une envie forte de représenter la vie, le mouvement. »
Annyvonne Cavarec

les voiliers majestueux sur l’océan..

Félicitations à Annyvonne Cavarec pour ses splendides aquarelles qui m’ont enchanté , merci pour ce si beau moment face à vos œuvres !  » Eveline56


Libre..

Blé de Bretagne (photo Eveline56)


Enchaînez un peuple
Privez-le de ses vêtements
Empêchez-le de parler
Il est encore libre


enlevez-lui le travail
Le passeport
La table ou il mange
Le lit ou il dort
Il est encore riche,


un peuple devient pauvre et esclave
Lorsqu’on lui enlève la langue parlée par ses pères
Alors il est perdu pour toujours


Il devient pauvre et esclave
lorsque les mots deviennent stériles
Et se dévorent entre eux


Je m’en aperçois maintenant, en accordant la guitare
Du dialecte qui perd chaque jour une corde


Ignazio Buttitta
poète sicilien, 1970

Ignazio Buttitta est un poète dialectal italien du XXᵉ siècle. Il est resté toute la vie attaché à sa Sicile natale, écrivant en Sicilien. Ses sujets de prédilection sont la guerre, les fermiers, les ouvriers, les pauvres de sa région et les problèmes quotidiens de la vie.


« je collectionne les marques-pages, ils embellissent mes lectures et j’ai un immense plaisir à les choisir suivant mes livres. J’en achète pour les colorier mais j’adore aussi les trouver au hasard des librairies, des lieux de culture. Mon fils m’a si intentionnellement 😉 et gentiment 😙 offert ce signet qui m’a ému, J’y ai vu un petit signe à mes aïeux. »

merci 🙏

Bonnes vacances !

Vakañsoù laouen !

Eveline56 🌞

Maman d’avant.. Maman du jour..

photos Eveline56

Maman

Maman que j’aime
Maman d’avant
Maman du jour
ou Maman d’un moment
Maman qui viendra
fleurir mon printemps
Maman de l’Amour
ou Maman de l’Enfant
Maman restera toujours
dans mon coeur
tout le temps

Elodie Santos, 2020


La beauté des mères dépasse infiniment la gloire de la nature. Le visage d’une mère est pour l’enfant son premier livre d’images. Les hommes tiennent le monde. Les mères tiennent l’éternel qui tient le monde et les hommes. Les mères n’ont pas de rang, pas de place. Elles naissent en même temps que leurs enfants.
Christian Bobin

« Et pourtant, partout où je vais, même là où il n’y a personne, c’est toi que je vois me faire des signes au fond des horizons. Tantôt étoile filante dans le ciel soudain triste que tu lui fausses compagnie, tantôt île de mes rêves au milieu d’un océan de tendresse aussi limpide que ton cœur, tu demeures mon aurore boréale à moi. Si je devais un jour te rejoindre, maman, je voudrais qu’il y ait une part de nous deux dans tout ce qui nous survivrait. Puisque seul l’amour sait nous raconter à ceux qui savent écouter. »
Yasmina Khadra

« Quand vous êtes mère, vous n’êtes jamais vraiment seule dans vos pensées. Une mère doit toujours penser à deux fois, une fois pour elle et une fois pour son enfant.« 
Sophia Loren


Bonne fête à toutes les mamans !

Pour ma maman, là haut : “Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout où je suis” Victor Hugo








Regard..

je regarde le monde,

je regarde le sable,

je regarde l’Océan,

je regarde le ciel,

j’oublie..

Eveline56


La légende de la ville d’Ys.. 

la belle complainte de Ker-Is, La ville d’Is, la grande cité morte,
d’autant plus vivante il me semble, que, comme tous ceux de ma race, je la porte en moi. »

LA LÉGENDE DE LA VILLE D’YS

« Il n’est pas de ferme, il n’est pas de maison de marin,
depuis les Glénans jusqu’aux Sept-Îles, où ne se chante le soir, à la veillée,
la belle complainte de Ker-Is, La ville d’Is, la grande cité morte,
d’autant plus vivante il me semble, que, comme tous ceux de ma race, je la porte en moi. »


Anatole Le Braz, Ker-Is.


Huile sur toile de Pierre Péron représentant la ville d’Ys engloutie (en haut à gauche, un poisson sous-marin)..


En ce temps là, Gradlon le Grand, roi de Cornouailles, fit construire pour sa fille Dahut la merveilleuse cité d’Ys. Élevée plus bas que la mer, Ys en était protégée par une puissante digue. Une écluse fermait le port et seul Gradlon pouvait décider de son ouverture ou fermeture, permettant ainsi aux habitants d’aller pêcher.

La terrible et jeune Dahut, profondément attachée au culte des anciens dieux celtiques, accusait Corentin, évêque de Quimper, d’avoir rendu la ville triste et ennuyeuse. Elle rêvait d’une cité où seules règneraient richesse, liberté et joie de vivre.

Aussi, Dahut donna-t-elle à la ville un dragon qui s’empara de tous les navires marchands. Ainsi, la ville d’Ys devint la plus riche et la plus puissante de toutes les cités de Bretagne. Dahut y régnait en maîtresse absolue, gardienne de l’ancienne religion des Celtes. Chaque soir, elle faisait venir un nouvel amant au palais, l’obligeant à porter un masque de soie. Mais le masque était enchanté et, à l’aube, il se transformait en griffes de métal, tuant ainsi ses amants dont le corps était jeté du haut d’une falaise dans l’océan.

Un beau matin, un prince, tout de rouge vêtu, arriva dans la cité. Dahut tomba aussitôt amoureuse de l’étranger. Or (il fallait s’en douter) c’était le diable que Dieu envoyait pour châtier la ville pècheresse. Par amour pour lui, elle lui donna la clé de l’écluse qu’elle déroba à son père pendant son sommeil. Le prince ouvrit l’écluse et l’océan en furie envahit la ville en déferlant dans les rues et étouffant ainsi les cris d’horreur des habitants

Seul, le roi Gradlon réussit à s’échapper de cet enfer avec l’aide de saint Gwenolé. Sur son cheval marin, il se mit à chevaucher péniblement dans les vagues, alourdi par un poids qui n’était autre que sa fille. Sommé par saint Gwenolé, il abandonna sa fille et parvint à regagner le rivage.

Aujourd’hui encore, il arrive que, par temps calme, les pêcheurs de Douarnenez entendent souvent sonner les cloches sous la mer et disent qu’un jour Ys renaitra. Plus belle que jamais.

La Fuite du Roi Gradlon, 1884 –Evariste-Vital Luminais (1822-1896)


Je partage avec vous ce soir la légende de La cité d’Ys, ville engloutie. De multiples versions existent suivant l’époque, version chrétienne contre version païenne .. La plus ancienne version écrite connue est celle de Pierre Le Baud en 1480.

je vous laisse sur les traces de la légende de la ville d’Ys…. BIZH



L’amitié..

Il y a cette chose
que je ne te dis pas et qui me fait souffrir
Il y a cette chose
que tu ne me dis pas et qui te fait souffrir

L’amitié, Terez Bardaine

Il y a cette chose que je voudrais te dire
mais que je ne te dirai pas
pour ne pas te faire souffrir

Il y a cette chose que tu voudrais me dire
mais que tu ne me diras pas
pour ne pas me faire souffrir

Il y a cette chose
que je ne te dis pas et qui me fait souffrir
Il y a cette chose
que tu ne me dis pas et qui te fait souffrir

Nous restons côte à côte
sans tomber
bringuebalants sur la crête
jusqu’au bout du chemin
jusqu’au précipice
d’où nous pourrons nous relever.

Terez Bardaine

Il fait un temps de poème, 80 poètes par temps d’urgence, La rumeur libre, 428 p., 20 €

« Les poètes rassemblés par Yvon Le Men annoncent que le temps du poème continuerait contre vents et marées, entre ombres et lumières…….

Je vous souhaite une belle semaine !  » Eveline56


Avril..

Louise AttaqueLa Valse

De jolies fleurs du jardin, une valse délicate composée par le groupe Louise Attaque ( extraite de l’album « À plus tard crocodile ».. Écoutons.. vole.. vole.. vole..

Joyeux 1er avril !
Que cette journée soit remplie de rires et de bonheur!
bises bretonnes


La danse du feu 🔥

Rêve

Ce feu de bois me fascine
Je pourrais rester là éternellement
A regarder le chêne qui se calcine
Si lentement, si doucement, en crépitant

Ces flammes qui enveloppent la bûche
Dansent autour d’elle et s’élèvent
Comme la caresse d’un amour sans embûche
L’amour tant espéré: celui dont je rêve

Laetitia GENEVRIER

Belle semaine a tous, Bisous 🤩 🌖 💙💛

Cerf-volant, par Joyce Carol Oates..

cerf-volant

Il y a
quelque chose
dans l’âme américaine
qui s’élève avec
les cerfs-volants qui s’envolent !
Quelque chose qui vit quand vrombit
le vent soulevant le cerf-volant
qui s’élève au-dessus des toits, du faîte
des arbres et des têtes fascinées ! Et pourtant –
il n’y a pas dans l’âme américaine
quelque chose qui adore le
cerf-volant ratant son envol.

Celui dont la queue
se déchiquète à
l’antenne de télé
.

Celui qui monte
follement
à l’aube
puis s’abat

verticalement
à vos pieds
en tas
.

Joyce Carol Oates
Mélancolie américaine. Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Claude Seban, Éd. Philippe Rey. 128 p., 17 €

« Je suis une grande admiratrice de l’œuvre de Joyce Carol Oates et je découvre son premier recueil de poèmes avec ce cri du cœur :  » cerf volant ». Je suis troublée par la justesse de ses mots sur l’Amérique. Et si non seulement l’Amérique mais le monde entier était une terre sans pitié avec des hommes ivres de pouvoir oubliant la compassion, le sens de l’humanité…. Reste heureusement le mot « espoir » !

Eveline56


Je me trouve face à la mer..

  • « Chaque fois que je me trouve face à la mer, je m’ouvre aux dons de l’air, et les couleurs, les formes et les vibrations entrent et ressortent de ma poitrine avec la même facilité avec laquelle elles traversent une fenêtre. »
  • (Fabrizio Caramagna)
  • « Je me demande qui console la mer lorsqu’elle est agitée et que les sirènes cherchent un abri dans quelques phares abandonnés. »
  • (Fabrizio Caramagna)

  • « Moi, la mer, je l’écouterais à l’infini. À plein volume. Les yeux fixés vers le plafond du ciel. En m’imaginant la vie. »
  • (Fabrizio Caramagna)

  • « La mer est le seul être infini à se jeter humblement à nos pieds, sans jamais perdre une once de sa grandeur. »
  • (Fabrizio Caramagna)

Fabrizio Caramagna est aphoriste et fondateur du site « Aforisticamente ».

"Je partage avec vous ,en ce début d'année, une balade au bord de l'océan, le chant des vagues dans les oreilles, la beauté de l'écume sous les yeux . Au loin caché par la brume, le fort de Keragan,  si fier fortin, trône entouré par la mer ! "  BIZH ! Eveline56

Nivôse.. Sabine Sicaud

Nivôse

Sabine Sicaud

Laissez tomber les plumes de la neige…
Les oiseaux qui les ont perdues
apportent des nouvelles toutes blanches…

Les ailes qui les ont perdues
ont plané sur les Finlande et les Norvège.

Elles ont caressé des forêts blanches
et les vertigineuses étendues
où le soleil frileux, si peu de temps, se penche…

Oh ! pourquoi balayer les plumes de la neige !

Elles parlent de soleils blancs comme la lune
et de lacs blancs où les traîneaux courent si vite…

Elles parlent de légendes au clair de lune
et de cabanes où les « Tomtes » nous invitent.

Des ailes ont semé leurs plumes, une à une…

Tendez les mains aux plumes de la neige !
C’est comme l’âme de pays qui nous invitent,
de pays racontés par Selma Lagerlöf…

Sabine Sicaud, Poèmes d’enfant, 1926

« Sabine Sicaud est née dans une famille lettrée du Sud-Ouest de la France. Elle présente dès sa plus tendre enfance des dons littéraires rares. A la suite d’un accident, blessée elle est atteinte de gangrène et meurt à seulement 15 ans. Elle laisse derrière elle une œuvre d’une grande profondeur, des poèmes d’une rare émotion »…. Ses Poèmes d’enfant, préfacés par Anna de Noailles ont été publiés lorsqu’elle avait treize ans.

Nivôse

Le mois de nivôse est le quatrième mois du calendrier républicain français correspondant à quelques jours près à la période allant du 21 décembre au 19 janvier du calendrier grégorien. Il suit le mois de frimaire et précède pluviôse.

La consolation des étoiles,

Marc Chagall, «La Pendule à l’aile bleue», 1949..

LA CONSOLATION DES ÉTOILES


J’ai demandé cette nuit à une étoile
- lumière lointaine dans l’espace inhabité - :
“Pour qui brilles-tu, étoile inconnue?
Tu es si claire et belle.”

Son regard d’étoile,
a fait taire ma plainte:
“Je brille pour une nuit éternelle.
Je brille pour un espace sans vie.

Ma lumière est une fleur qui se fane
à l’automne tardif de l’univers.
Cette lumière est toute ma consolation.
Cette lumière suffit à ma consolation.”

Karin Boye romancière et poétesse suédoise 


Bonne soirée !

Eveline56 



Automne.. Pierre Coran

Automne


Quand les bois ont les cheveux courts,
La lune ceint son abat-jour
De brume pâle


Et le vent vole et le vent court
En tournoyant comme un vautour
Sous les étoiles.


Pourquoi mon cœur es-tu si lourd
Quand les bois ont les cheveux courts ?
Rivé aux cailloux de la cour


Le lierre étreint dans ses doigts gourds
Une hirondelle.


Entends-tu dans le petit jour,
Le gel affûter ses tambours
Et ses chandelles ?


Quand les bois ont les cheveux courts
Pourquoi mon cœur es-tu si lourd ?


Pierre Coran

« Pierre Coran, de son vrai nom Eugène Delaisse, (né en 1934 à Mons) est un poète et romancier belge . Lauréat du prix de la Communauté française pour le rayonnement de la littérature de jeunesse en 2007, ce grand poète de quatre-vingt-sept printemps consigne encore une pensée chaque jour – son carnet n’en totalise pas moins de trois cents. Et reste très actif, multipliant créations et publications dont on ne compte plus le nombre, tant sa bibliographie est impressionnante, comptabilisant plus de cent cinquante titres à ce jour.

Quelques photos du jardin sous la pluie, un poème de Pierre Coran.. Je vous souhaite un bel automne coloré ! Eveline56 ( photos Eveline56 )

“L’automne est une demeure d’or et de pluie.” Jacques Chessex

Rozenn Evain

« Entre mor c’hleï, la mer de gauche
Et mor diou, la mer de droite
Nous sommes au centre de l’Atlantique Océan. »

Il est une île
Encerclée de déferlantes
Qui explosent avec fracas
Contre les maisons du port
Et le cœur endurant des îliens..
Rozenn Evain

L’Île de Sein ( photos Eveline56 )


J’ai la vie


 
J’ai traqué la lune avec les augures
corbeaux fantômes chats noirs
et la barque des morts
 
 
J’ai la vie
 
 
Je pourfendrai les ombres
les frissons s’arracheront
s’arracheront
Entre les mains tu vois
sans répit j’ai la vie
 
 
J’ai une île au croisement
des feux de l’horizon
J’ai une fleur de sang
à l’encontre des marées
J’ai la vie
 
 
j’ai – j’ai
le frémissement des chants de l’océan
le fracas des rives
le plumage du fou
 
 
J’ai le silence bu
J’ai deux oiseaux blancs
et le souffle pour la traversée
 
 
J’ai la vie
 
 
 
Rozenn EVAIN (- février 2012)
« A la lisière du rêve » Rosenn Evain
Sous la lune à moitié
 
La nuit, le phare embrasse les étoiles
Je suis le souffle dans les herbes
Sous la lune à moitié
Je suis devant derrière sur les côtés,
Dessus dessous
Respiration des vagues
Sous la lune à moitié
 
Le phare retourne sa face cachée
Au grand large d’ouest
Je suis semblable aux galets
Dans l’obscurité
La lune à moitié
N’espère pas plus que moi
Les vagues se répondent,
Se chahutent, se repoussent, s’enlacent
 
Le phare balaie les étoiles
Ar Men, Créac’h, la Jument, Kéréon
Saint Mathieu, Tévennec, Ar Groac’h,
La Plate et les Chats,
Forment les contours de notre cœur éclairé
 
Je suis la lune à moitié
Semblable aux herbes brûlées
Sans frontière, je suis le vent
Je circule dans les veines dures
Des galets
 
 
 
Rozenn EVAIN
L’Île de Sein ( photos Eveline56 )

je ramasse les mots

Le soleil se dresse
et la tête lui tourne
il coule en fontaine
sur le miroir incendié
 
le temps au loin
s’endort devant lui
 
irradié
 
l’air a la couleur
d’un fauve
dans un palais
 
les mains se lavent
dans les nuages impossibles
 
les pierres se perdent
au fond de la mer
 
seules
les peines surnagent
 
je ramasse les mots
tombés
dans les interstices
du plancher
en espérant en trouver un
qui me console



 Rozenn EVAIN
« À la lisière du rêve » Rozenn EVAIN
L’Île de Sein ( photos Eveline56 )

Je suis heureuse de vous présenter  Rozenn EVAIN, artiste de grand talent qui a vécu son enfance et son adolescence à l’île de SEIN et à l’île Molène dans le Finistère.

Elle a toujours ressenti la nécessité d’une activité artistique, la peinture et surtout l’écriture, « les couleurs, les odeurs, les sensations, les rires et les peurs, la vie et la mort en traversées et métamorphoses », comme elle l’exprime si bien dans son art.

Sa poésie me bouleverse, l’âme bretonne est bien là, dans ses mots.

« Des jours, des nuits à oublier
L’existence du silence
« 

Je vous souhaite une belle semaine automnale 🌦 Eveline56


photos Eveline56

En octobre 2012, paraît « Le bruit de fond de la mer » aux éditions Sac à Mots.

En décembre 2020, « L’île, des jours durant » aux éditions du Passavant.

 Rozenn EVAIN

Bonne nuit ! Noz vat !

Évanescence

Quand le vent souffle le bal
Sur les landes armoricaines
Et que sa mélodie s’emballe
En orchestrant les pollens
Tel un arc-en-ciel végétal
Au parfum des sept couleurs
La bruyère des bords de mer
Mêlée aux cerisiers en fleurs
C’est un air qui réverbère
Les reflets de l’esprit rêveur

Stephen Moysan.

Extrait de La mélodie citée du silence

BIZH