Catégorie : Mon oeil de lectrice

  • Tout doit disparaître

    Tout doit disparaître

    LIQUIDATION

    Extraits de François de Cornière, Tout doit disparaître,
    © Le dé bleu, 1984

    parfois on recherche un poème
    pour une phrase
    qu’on a lue on ne sait plus quand
    mais qui revient – pourquoi –
    à la mémoire
    à cause peut-être d’une impression
    pareille à celles qui font croire
    qu’on a déjà vécu ce moment-là
    alors on feuillette des livres
    on s’arrête sur des mots des images
    et on s’aperçoit qu’au fond
    on n’a jamais rien lu
    ou plutôt que c’est jamais fini la poésie
    quand bien même on passe des nuits
    à courir le long des rails
    pour rattraper ce qui s’en va
    comme un jour on s’arrête
    devant une boutique de souvenirs
    avant la saison sur la côte
    pour une pancarte en lettres bâtons
    qui dit que TOUT DOIT DISPARAÎTRE

    François de Cornière

    À tous mes amies et amis fidèles, je souhaite une excellente semaine !!! Eveline

  • Quand le soleil se couche..

    Quand le soleil se couche..

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    Soirée au bord de l’Océan, entourée des miens.. Nous regardons le soleil se coucher, mes petites fées construisent des châteaux de sable. la magie est là qui nous entoure et nous sommes heureux. Beauté irréel du ciel, comme un rêve, j’aimerais que ce moment dure longtemps. Il sera là dans ma mémoire comme une consolation pour les jours gris, ceux de l’inquiétude…….

    Je vous souhaite des moments harmonieux à tous (tes),

    BEL ÉTÉ !

    bises

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    Photos: Eveline56

     

  • la mer et la lumière !

    la mer et la lumière !

     

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    J’ouvre les yeux, la mer et la lumière me brûlent jusqu’au fond de mon corps, mais j’aime cela. Je respire, je suis libre. Déjà je suis portée par le vent, par les vagues. Le voyage a commencé.

    J.M.G Le Clézio

    Bonne et douce soirée.    

    Éveline fa3063be69b2c3437c5feb6efc9b1a27

     

    PHOTOS: Eveline56

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Ombre et lumière..

    Ombre et lumière..

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    Après l’Homme

    Après l’Homme, après l’Homme,
    Qui dira aux fleurs comment elles se nomment ?
    Après l’Homme, après l’Homme,
    quand aura passé l’heure de vie du dernier Homme.

    Qui dira aux fleurs
    combien elles sont belles ?
    N’y aura de cœur
    à battre pour elles.

    Après l’Homme, après l’Homme,
    que sera encore le mot « merveilleux » ?
    Après l’Homme, après l’Homme,
    quand le dernier des hommes aura vidé les lieux.

    Qui dira de la Terre
    Qu’elle est sans pareille
    et que dans l’Univers
    elle est fleur de Soleil ?

    Après l’Homme, après l’Homme…

    Viens-t’en donc pour lors,
    viens-t’en donc l’ami,
    et chantons encore
    le jour d’aujourd’hui.

    Esther Granek, De la pensée aux mots, 1997

    Je souhaiterais partager avec vous  ce si précieux et salvateur poème d’Esther Granek qui nous parle de la terre et nous fait réfléchir à l’importance de l’humain  dans ce bas monde. Mais nous lui devons le respect à notre terre. Préservons là pour les générations futures afin qu’elles chantent longtemps le jour d’aujourd’hui………

    Photos: Eveline56

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  • A l’intérieur de mon jardin..

    A l’intérieur de mon jardin..

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    Parmi le vert
    et la floraison
    de toutes les plantes les plus belles
    je flâne.
    Je délibère ici
    Je rêve par là.
    L’heure s’arrête
    ou plutôt s’étend pleinement,
    se déplier et s’amplifier.

    Ces tournoiements et ondulations soudaines
    de brises d’été,
    envoient tous les parfums
    dans l’air chaud.
    Contempler une feuille
    ou le motif sur le mur
    créés par des branches les plus près.

    Ces têtes-là de fleurs dansantes
    exposent délicatement
    toute leur gloire

    Quelle simplicité à se perdre.
    Et quelle aisance à respirer
    doucement.
    Et quelle aisance
    à avoir des pensées profondes.

    Chloe Douglas, 1995

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    Gilles Clément

                         « Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l’éternité. »

    Bises bretonnes, Éveline         iNR5oA4wYQSWuBE7hVQxFANyA4w

                                                                                                                                                                  

  • L’odeur de la mer, le sable sous les doigts.

    L’odeur de la mer, le sable sous les doigts.

    « On ne peut pas être malheureuse lorsqu’on a ceci : L’odeur de la mer, le sable sous les doigts…l’air, le vent… » Irène Némirovsky

     

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    « Je contemple avec ravissement les douces graminées chatoyantes que le vent de Bretagne agite sans cesse.. Je suis tranquille, j’apprécie cette accalmie après tout le stress de ce moment incroyable que nous venons de vivre.. Respiration!  » Eveline

     

     

    LA MER

    J’ai besoin de la mer car elle est ma leçon :
    je ne sais si elle m’enseigne la musique ou la conscience :
    je ne sais si elle est vague seule ou être profond
    ou seulement voix rauque ou bien encore conjecture
    éblouissante de navires et de poissons.
    Le fait est que même endormi
    par tel ou tel art magnétique je circule
    dans l’université des vagues.

    I1 n’y a pas que ces coquillages broyés
    comme si une planète tremblante
    annonçait une lente mort,
    non, avec le fragment je reconstruis le jour,
    avec le jet de sel, la stalactite,
    et avec une cuillerée de mer, la déesse infinie.

    Ce qu’elle
    m’a appris, je le conserve! C’est
    l’air, le vent incessant, l’eau et le sable………

    Pablo Neruda

     

    Douce semaine.. bises.. Eveline56

  • Matinée verte..

    Matinée verte..

     

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    Je suis heureuse de partager avec vous ma matinée verte sous le soleil, mon chemin de promenade, de paix, de respiration………… Bises bretonnes 😚 Eveline56

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    Marcher dans la nature, c’est comme se trouver dans une immense bibliothèque où chaque livre ne contiendrait que des phrases essentielles. Christian Bobin

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    La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle possède le secret du bonheur, et nul n’a su le lui ravir. George Sand

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    Mais la Nature est là qui t’invite et qui t’aime. Plonge-toi dans son sein qu’elle t’ouvre toujours. Lamartine

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    La nature n’est pas pour nous ; la nature fait partie de nous. Nous sommes une même famille. Proverbe amérindien

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    La nature est un beau livre, ouvert aux regards de tout le monde ; malheureusement, il en est peu qui le lisent et encore moins qui le comprennent. Jean-Napoléon Vernier (Les fables, pensées et poésies, 1865)

    « La nature est tout ce qu’on voit,
    Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime,
    Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
    Tout ce que l’on sent en soi-même.

    Elle est belle pour qui la voit,
    Elle est bonne à celui qui l’aime,
    Elle est juste quand on y croit
    Et qu’on la respecte en soi-même.

    Regarde le ciel, il te voit,
    Embrasse la terre, elle t’aime.
    La vérité c’est ce qu’on croit
    En la nature c’est toi-même.

    Poème de George Sand (Contes d’une grand-mère) »

     

    «Tomorrow Morning» par Aaron

    Album «Waves From The Road» 2011

    Le nouvel album d’Aaron sortira le 5 juin 2020 et portera le nom de “Anatomy of light”..

     

     

     

     

  • Ce que dit le nuage..

    Ce que dit le nuage..

    Tu as suivi
    la danse du Nuage
    Et tu te laisses
    déposer
    sur le rocher
    d’où tu perçois
    le chant des sources

    Tu voyages
    d’un espace à l’autre
    comme s’il n’existait
    qu’un seul espace
    immense et continu

    Enza Palamara    « Ce que dit le nuage« 

     

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    Enza Palamara: « Ce que dit le nuage«  Paru le 11 mars 2020

     

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    Je partage avec vous ce doux poème d’ Enza Palamara et quelques photos d’avant le confinement. Il nous tarde de revoir l’océan mais il faudra patienter encore..

    Bon courage à  tous (tes) !

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    Bises bretonnes,  Eveline56

  • Le coût de soigner.. Chloé Douglas

    Le coût de soigner.. Chloé Douglas

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    Le coût de soigner

    Parce que cela coûte
    De soigner,
    De se débrouiller,
    D’essayer d’apaiser le fardeau.

    Parce que cela coûte
    D’être mondain,
    D’avoir ce dont on a besoin,
    Pour faire fonctionner les choses.

    Parce que cela coûte
    D’aider,
    Et cela dépend du soignant.
    Nous semblons
    Tomber dans le piège,
    De soigner le montant.

    Chloé Douglas, 2018

     

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    Poème prémonitoire écrit en 2018 par Chloé Douglas..

    « Ce moment étrange m’inquiète, inquiétude pour les personnes âgées confinées, pour les enfants qui reprennent l’école, peur pour tous, manque de confiance dans les acteurs de notre vie politique et sociale et dans les médias. L’argent roi, la dette ): face aux morts du coronavirus, à  la douleur des familles qui ne peuvent pas accompagner leurs proches, je recherche l’humanité et la compassion, je ne les trouve pas. Il me reste la citation de Sri Chinmoy » ..

    « Mon cœur plein d’espoir ne se soumet jamais à mon mental emplit de doutes. »

    Sri Chinmoy

    Ah, et aussi l’oiseau qui vole dans le ciel, près de la tour Eiffel !!!!!!!

    Prenez soin de vous et des vôtres, gardons espoir.. Bises bretonnes t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

     

     

     

  • Mes Lectures..

    Mes Lectures..

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    « La mère morte » Blandine De Caunes

    Une mère, âgée, mais indépendante, se trompe de jour, de lieu de rendez-vous avec ses filles, achète des objets superflus et coûteux, oublie dans le coffre de sa voiture les fruits de mer bretons, et se lève la nuit, croyant partir pour une destination inconnue. Cette femme est la romancière Benoîte Groult, la mère de l’auteure Blandine de Cannes.

    Benoîte s’éteint en juin 2016, à 96 ans, écrivaine comblée, femme de combats remportés. Mais ce que ce livre raconte, ce n’est pas juste le deuil, hélas prévisible, d’une mère admirée et aimée, mais un double deuil : voici le sens du titre, La mère morte. Le 1er avril 2016, la fille de Blandine de Cannes, Violette, 36 ans, est morte dans un accident de voiture. L’ordre du monde est renversé : Benoîte s’accroche à la vie, Blandine sombre, Violette n’est plus.

    Mon avis :

    « Blandine de Caunes a perdu sa fille Violette, puis sa mère Benoîte Groult, romancière. Elle nous raconte, dans ce récit, le combat de sa maman contre Alzheimer et sa lente descente vers l’oubli et la mort. Mais le destin est cruel et la fille unique de l’auteur va mourir dans un accident de voiture juste avant sa grand mère.
    « J’ai perdu le 1er avril ma fille unique et le 20 juin ma mère unique. Maman est un mot qui a disparu de ma vie. Je ne le dirai plus et je ne l’entendrai plus. »
    J’ai beaucoup aimé ce livre, mon émotion est monté crescendo, avec des sourires pour finir par des larmes…. Bonheur et injustice de la vie, Ainsi soit-il…….

    livre de Benoîte Groult« Ainsi soit -elle »  (1977) à (re) découvrir..
     

     
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    Le pays des autres : Leila Slimani

    Couvrant une décennie de l’histoire marocaine de l’après-guerre, Le pays des autres débute en 1944 par la rencontre de Mathilde, une française Alsacienne, et d’Amine, un Marocain engagé dans l’armée française. Mariés à la Libération, les époux s’installent au Maroc dans la ferme familiale des plateaux arides du Rif. Commence alors une vie rurale d’une grande rudesse où la violence du déracinement, du patriarcat, de la ségrégation coloniale et de la décolonisation, vont fracasser les rêves du couple

    Mon avis :

    « Ce nouveau livre  » le pays des autres  » de Leila Slimani nous parle de la vie d’un couple mixte au Maroc après la seconde guerre mondiale. J’ai aimé suivre le parcours difficile de Mathilde, de l’Alsace au Maroc, auprès de son mari Amine et plus tard de leurs deux enfants.
    Émotions, souffrances, incompréhensions.. Quel beau moment de lecture!
    Je suis impatiente de lire la suite.. »

    « Le pays des autres » est la première partie d’une trilogie..

     


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    De pierre et d’os : Berangere Cornut:
    En plein cœur de la longue nuit arctique, une jeune Inuit est séparée des siens par la glace qui se fend. Elle se retrouve seule avec quelques jeunes chiens affamés face auxquels elle va devoir s’imposer pour survivre, trouver un refuge. Une longue quête solitaire qui va lui ouvrir les portes de son monde intérieur.
    Mon avis :

    De pierre et d’os » de Bérengère Cournut a été , pour moi,un merveilleux moment de lecture dans le pays inuit, si loin, si froid ..
    Nous suivons le chemin d’Uqsuralik, jeune fille inuite. Nous découvrons à travers son parcours, les coutumes et croyances d’un peuple courageux , silencieux, vivant de peu. Une leçon de vie!

    Magnifique, poétique, un bonheur de lecture…. »

     

     

     

     »  Quelques livres… Je pense très fort à vous, soyez prudents (tes) s’il vous plaît.  BISES     

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  • Anjela Duval

    Anjela Duval

    Papillon et Abeille

    —S’’il fait beau
    Dit le papillon volage
    S’’il fait beau
    Je battrai bientôt la campagne.
    —Et moi, dit l’’abeille
    Au papillon écervelé
    Je me mettrai au travail
    S’’il fait beau.

    Juin 1967

    (Traduction Paol Keineg)

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    photo: Eveline56


    Une petite fleur d’ajonc parlait

    — Tu étais pressée de me cueillir, hein ?

    Et tu t’es piquée le doigt à mes épines !

    Un petit peu de rouge a coulé

    Sur mon habit doré

    Et tu t’es dit : voilà qui est bien !

    Et tu m’as enfermée dans ta lettre…

    Si tu avais fait un petit trou dans l’enveloppe

    J’aurais pu voir pendant le voyage.

    Les royaumes celtiques d’outre-mer

    Et j’aurais salué

    Le chardon d’Écosse

    Avec ses bruyères roses

    Le trèfle d’Irlande et mes sœurs jaunes

    M’auraient répondu à coups de parfum

    Que j’aurais emporté là-bas

    Chez les Celtes en Exil

    Au bout du Monde :

    — En toi se mêlent tous les parfums de la Celtie

    Ton cœur de miel doux dans l’âpreté des épines.

    Anjela Duval

    lien pour:

    Anjela Duval….

    30 janvier 1971

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    Jean-Yves Couliou
    (1916-1994)
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  • Comme deux cygnes..

    Comme deux cygnes..

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    Photos Eveline56

    Poème de l’amour

    Ce fut long, difficile et triste
    De te révéler ma tendresse;
    La voix s’élance et puis résiste,
    La fierté succombe et se blesse.

    Je ne sais vraiment pas comment
    J’ai pu t’avouer mon amour;
    J’ai craint l’ombre et l’étonnement
    De ton bel œil couleur du jour.
    Je t’ai porté cette nouvelle!

    Je t’ai tout dit! je m’y résigne;

    Et tout de même, comme un cygne,
    Je mets ma tête sous mon aile……..

    Anna De Noailles

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    « J’ai aperçu un couple de cygnes sur l’étang, mirant leurs reflets majestueux dans l’eau,

    Moment magique et silencieux, surtout ne pas les déranger..Clic Clac.. photos ..

    Douce semaine à tous, prenez soin de vous, bises bretonnes t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

     


     

  • A bien regarder les nuages..

    A bien regarder les nuages..

    Liliane ROSATI

    A bien regarder les nuages

    A bien regarder les nuages,
    On peut voir des milliers d’images,
    Fantastiques et irréelles,
    Éphémères, étranges, et belles. Un visage de vieillard,
    Ou un dieu menant son char,
    La mer et la montagne,
    Une coupe à champagne.

    Puis les formes se fondent,
    En quelques secondes,
    Avant de s’étirer,
    En nouveaux clichés.

    Un ange, un éléphant,
    Un cheval ou un paon,
    Un arbre, une chaumière,
    Un lit, une rivière.

    C’est un charmant spectacle,
    Fait de petits miracles,
    Qui viennent et disparaissent,
    Comme quelques caresses.

    Mais si je passe autant de temps,
    Les yeux au ciel et l’air absent,
    A observer les nuages,
    C’est parce que j’y cherche toujours la plus belle des images : Ton visage…….

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    Tout est dit dans cette magnifique poésie. Moi aussi, je passe du temps
      Les yeux au ciel et l’air absent,
      à observer les nuages »,  mon imaginaire s’envole……

    Je vous souhaite une semaine de rêves, « la tête dans les nuages »………….

                                   bises de Bretagne……..t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

    photos: Eveline56

     

     

     

  • Et toujours les Forêts.. Sandrine Collette

    Et toujours les Forêts.. Sandrine Collette

    Et-toujours-les-Forets

    Résumé:

    Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
    À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.

    Extrait :

    « Il y eut un signe.Un après-midi que Corentin harassé marchait les yeux crochetés au sol – cela rétrécissait l’horizon, il ne voulait pas regarder trop loin, trop loin cela l’effrayait, il n’y arriverait pas – un après-midi, il y eut une lumière au bout de ses chaussures. Et ce n’était pas une erreur, pas un mirage – mais un minuscule bout d’herbe qui avait émergé de la terre morte, et dont le vert faisait presque mal aux yeux tant la couleur avait disparu du monde. Il s’accroupit pour l’observer. Elle faisait peut-être deux centimètres. Il la toucha du bout du doigt, pour être sûr…………..

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    Mon avis:

    « Ce livre est un choc pour moi, un coup de cœur..
    Je regarde le vert des arbres, le bleu du ciel, je contemple la nature. Je savoure:
    le soleil, la pluie, le vent, une pomme, tout ce qui m’entoure…
    Lisez « et toujours les forêts » de Sandrine Collette et vous comprendrez!  

    Éveline 56

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    En 2015, je découvre un paysage apocalyptique lors de l’asséchement du lac de Guerlédan, situé dans le centre Bretagne….En lisant « et toujours les forêts« ,  je me suis souvenue de cette impression de fin du monde qui m’avait saisie à la découverte de la vallée engloutie!

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    Seule l’ombre des arbres qui s’étire sur ces vieilles pierres semblent donner de la vie dans cette vallée désertée… Pierre-Yves Nicolas 

     

    www.filimages.wordpress.com


     

  • Poèmes pour les enfants!

    Poèmes pour les enfants!

    Le cheval applaudit

     
    Le plus important dans la vie,
    mon garçon,
    c’est l’air pour respirer,
    c’est l’eau pure pour boire,
    c’est le lait pour se nourrir,
    c’est le temps pour bien le remplir.
    Mon garçon, parfois
    l’air s’appelle liberté,
    l’eau pure est synonyme d’amitié,
    le lait est pour tous ceux qu’on aime,
    la terre est un devoir,
    le temps est une conscience.

     Alain Bosquet

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    Les mois de l’année

    Janvier pour dire à l’année « bonjour »
    Février pour dire à la neige « il faut fondre »
    Mars pour dire à l’oiseau migrateur « reviens »
    Avril pour dire à la fleur « ouvre-toi »
    Mai pour dire « ouvriers nos amis »
    Juin pour dire à la mer « emporte-nous très loin »
    Juillet pour dire au soleil « c’est ta saison »
    Août pour dire « l’homme est heureux d’être homme »
    Septembre pour dire au blé « change-toi en or »
    Octobre pour dire « camarades la liberté »
    Novembre pour dire aux arbres « déshabillez-vous »
    Décembre pour dire à l’année « adieu, bonne chance. »
    Et douze mois de plus par an,
    mon fils,
    Pour te dire que je t’aime.

     Alain Bosquet

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    Poème pour un enfant lointain
    Tu peux jouer au caillou :
    il suffit de ne pas bouger,
    très longtemps, très longtemps.

    Tu peux jouer à l’hirondelle :
    il suffit d’ouvrir les bras
    et de sauter très haut, très haut.

    Tu peux jouer à l’étoile :
    il suffit de fermer l’œil,
    puis de le rouvrir,
    beaucoup de fois, beaucoup de fois.

    Tu peux jouer à la rivière :
    il suffit de pleurer,
    pas très fort, pas très fort.

    Tu peux jouer à l’arbre :
    il suffit de porter quelques fleurs
    qui sentent bon, qui sentent bon.

     Alain Bosquet

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    « Tempête sur l’Ouest, vent fort.. J’en profite pour lire quelques poèmes d’Alain Bosquet qui nous parlent des enfants. Il a beaucoup écrit de poèmes douloureux et souvent complexes mais là, il nous enchante avec ses mots sur l’enfance.. je vous souhaite de la douceur pour la semaine à venir.. bises bretonnes,  Eveline56  

    Photos Eveline56 📸

     

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  • Hommage à Gérard Philipe !  Le Dernier Hiver du Cid..

    Hommage à Gérard Philipe ! Le Dernier Hiver du Cid..

     

    biographie de Gérard Philipe

     

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    Acteur français né le 4 décembre 1922 à Cannes, Gérard Philipe a étudié le théâtre au Conservatoire national d’art dramatique de Paris. C’est en 1943 qu’il se fait connaître du grand public en interprétant le rôle de l’ange dans Sodome et Gomorrhe, de Jean Giraudoux. Il brillera également en 1945 dans Caligula, d’Albert Camus.
    Il fait ses premiers pas au cinéma dans le film Le diable au corps, aux côtés de Micheline Presle. En 1951, il intègre la troupe du Théâtre national populaire, menée par Jean Vilar. Il joue avec cette dernière des pièces classiques comme Le Cid ou Le Prince de Hombourg. Il poursuit en parallèle sa carrière sur le grand écran, avec Fanfan la Tulipe, en 1952, qui lui vaut un succès international. Il tourne ensuite avec de très grands réalisateurs comme Luis Buñuel, Roger Vadim ou Yves Allégret.
    L’amour de sa vie, c’est Nicole Navaux, connue par la suite sous le nom d’Anne Philipe, une ethnologue qu’il rencontre en 1942, lors d’un dîner. Ils se marient en 1951 à Neuilly-sur-Seine et ont deux enfants : Anne-Marie (née en 1954) et Olivier (né en 1956). Cependant, leur belle histoire sera arrêtée net avec la mort du comédien, emporté en 1959 par un cancer du foie.

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    « Le Dernier Hiver du Cid », de Jérôme Garcin

    Il y a soixante ans, le 25 novembre 1959, disparaissait Gérard Philipe. Il avait trente-six ans. Juste avant sa mort, ignorant la gravité de son mal, il annotait encore des tragédies grecques, rêvait d’incarner Hamlet et se préparait à devenir, au cinéma, le Edmond Dantès du Comte de Monte-Cristo. C’est qu’il croyait avoir la vie devant lui. Du dernier été à Ramatuelle au dernier hiver parisien, semaine après semaine, jour après jour, l’acteur le plus accompli de sa génération se préparait, en vérité, à son plus grand rôle, celui d’un éternel jeune homme.

     

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    Anne Philipe:  » le temps d’un soupir »

    Il y a quelques années déjà, je découvrais avec une très grande émotion le livre bouleversant de pudeur et de souffrances écrit par Anne Philipe:  » le temps d’un soupir ». Elle nous parlait des souvenirs heureux près de son mari Gérard Philipe et   leurs deux enfants puis du deuil si cruel avec la mort prématurée de l’immense comédien, la laissant désemparée.. » Notre vie entière, qu’était-elle dans le cours du monde ? A peine le temps d’un soupir « écrivait elle. Ce récit raconte le bonheur intense puis en si peu de temps la douleur à l’annonce de la maladie et le deuil qui arrive comme un éclair de malheur.  je vous conseille vraiment de lire  Anne Philipe:  » le temps d’un soupir ». Intemporel Eveline56

    Extrait du « temps d’un soupir 

    « La douceur de l’air me fait rêver, à ce qui fut et à ce qui serait si tu étais là. Je sais que cette rêverie n’est qu’une inaptitude à vivre le présent. Je me laisse entraîner par ce courant sans regarder trop loin ou trop profondément. J’attends le moment où je retrouverai la force. Il viendra. Je sais que la vie me passionne encore. Je veux me sauver, non me délivrer de toi. »

    « Le Dernier Hiver du Cid », Jérôme Garcin

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    Mon avis:

    « Avec son livre, « Le Dernier Hiver du Cid »Jérôme Garcin prolonge le si déchirant témoignage d’Anne Philipe, « Le Temps d’un soupir ». L’auteur a épousé Anne Marie, la fille de Gérard et d’Anne Philipe. Il nous parle avec délicatesse et pudeur des derniers jours de l’immense acteur de théâtre et de cinéma qu’était Gérard Philipe. Il nous dévoile aussi, par bribes, sa jeunesse et plus tard sa carrière, mais aussi la grande humanité de cet homme très proche de ses enfants et de son épouse, de ses amis Jean Vilar du TNP et de l’écrivain Georges Perros et des gens tout simplement. Le bonheur était là, la tragédie arrivait….

    J’ai beaucoup aimé redécouvrir cet acteur connu dans le monde entier et dont mes parents me parlaient avec fierté. Gérard Philipe aurait mérité un bel hommage pour les 60 ans de la disparition en 2019. Sa beauté, une vie brève et une carrière incroyable n’empêchent pas l’oubli dans ce monde d’aujourd’hui mais une étoile telle que Gérard Philipe n’a sans doute pas besoin de reconnaissance… Je suis entrée avec bonheur et curiosité dans l’univers « cinéma et théâtre des années 50 », j’ai été très émue par la détresse d’Anne son épouse, si digne dans son immense douleur.. A lire pour (re) découvrir ce grand comédien.. Eveline56

     

    Extraits du  » dernier hiver du cid « :

    « Dans la chambre numéro 7, le chirurgien entend alors Anne, qui a bon espoir, demander à son mari : « As-tu le trac comme lorsque tu vas jouer ? »
    « Oui, répond-il sur le ton de la boutade, mais, ici, j’ai moins de soucis. » C’est une pièce inédite, et sans texte, que Gérard s’apprête en effet à jouer couché.
    Il va devoir, en dormant, en s’abandonnant, tout donner de lui. Et il ne connaît même pas l’épilogue…….

     

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    « Les siens l’ont emporté dans le ciel des dernières vacances, à Ramatuelle, près de la mer, pour qu’il soit à jamais le songe du sable et du soleil, hors des brouillards, et qu’il demeure éternellement la preuve de la jeunesse du monde.
    Et le passant, tant il fera beau sur sa tombe, dira : non, Perdican n’est pas mort
    Simplement, il avait trop joué, il lui fallait se reposer d’un long sommeil. »
    Louis Aragon

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    « Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être. » Gérard Philipe

     

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  • Un petit roseau m’a suffi.. ( 4 ans de blog)

     

     

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    Un petit roseau m’a suffi,

    Un petit roseau m’a suffi
    Pour faire frémir l’herbe haute
    Et tout le pré
    Et les doux saules
    Et le ruisseau qui chante aussi ;
    Un petit roseau m’a suffi
    À faire chanter la forêt.

    Ceux qui passent l’ont entendu
    Au fond du soir, en leurs pensées,
    Dans le silence et dans le vent,
    Clair ou perdu,
    Proche ou lointain..
    Ceux qui passent en leurs pensées
    En écoutant, au fond d’eux-mêmes,
    L’entendront encore et l’entendent
    Toujours qui chante.

    Il m’a suffi
    De ce petit roseau cueilli
    À la fontaine où vint l’Amour
    Mirer, un jour,
    Sa face grave
    Et qui pleurait,
    Pour faire pleurer ceux qui passent
    Et trembler l’herbe et frémir l’eau ;
    Et j’ai, du souffle d’un roseau,
    Fait chanter toute la forêt.
    Henri de Régnier, « Odelette 1 », Les jeux rustiques et divins, [1897]

     

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    Un poème pour vous, quelques photos prises cet après-midi lors d’une balade venteuse .. BISES

    ANNIVERSAIRE DU BLOG:  4 ANS

    « Déjà 4 ans que  » dans l’œil d’une flâneuse bretonne » existe. Je n’en reviens pas 🙄😮🙃

    Je suis si heureuse de nos partages et ce n’était pas évident pour moi car je suis très pudique. Je réfléchis afin d’employer le bon mot, celui qui sera juste, qui ne trahira pas ma pensée et surtout ne blessera pas. ça prends du temps tout cela. LOL  C’est la raison pour laquelle mes textes sont souvent courts. Je préfère les mots et les couleurs des artistes de tout genre. Il me plait que ces créateurs soient parfois inconnus et proches de la Bretagne. Ainsi vous découvrez l’amour que j’ai pour ma terre Bretonne mais tout en restant ouverte sur le monde. 

    J’aimerais vous remerciez pour tout, les échanges avec vous me sont si précieux. C’est une belle aventure….. KENAVO

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  • Neige de mer pour Noël !

    Neige de mer pour Noël !

     

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    « La mer.. Il te faut l’imaginer ici violente, mais amoureuse, telle une divinité de la mythologie.
    Elle lèche les rochers de son écume blanche, rampe, glisse, s’insinue, monte, descend, remonte : elle caresse de ses longues lames l’âpre et mâle rocher, lui parle à l’oreille et, dépitée enfin, se brise dans un râle d’amour comme le cœur se brise, dit-on, de désir inassouvi. » 
    Michel del Castillo

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    « C’est la fin de l’année, des vents forts, de grosses vagues, l’Océan tourbillonne et l’écume s’échoue sur le sable..      
                Telle est la neige de mer qui nous offre un spectacle magique, éblouissant.
    Mon œil de flâneuse vous envoie ces flocons précieux et éphémères de mousse d’eau en vous souhaitant de joyeuses et belles fêtes de Noël !
    Avec toute mon amitié et un merci pour nos échanges si précieux pour moi, »
    BISES BRETONNES    
    Eveline56 

     


    Hommage à Alain Barrière : « A regarder la mer………..

     

     

     

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    Et je reste des heures à regarder la mer
    Le cœur abasourdi, les pensées de travers
    Et je ne comprends rien à ce triste univers
    Tout est couleur de pluie tout est couleur d’hiver
    Je suis ce fier bateau qu’on vit un jour partir
    Et qui n’en finit plus de ne plus revenir
    La mer a ses amants qui s’enivrent de vent
    La mer a ses amants qui se grisent à ses fêtes

    Qui ne me comprend pas ne comprend pas la mer
    Je n’aurai donc été en ce grand univers
    Qu’un de ces marins-là qui vont en solitaire
    Et l’inutile cri d’une inutile fête
    Et je reste des heures
    Et je reste des heures à regarder la mer

  • Le fort de Kéragan.. Arc en ciel !

    Le fort de Kéragan.. Arc en ciel !

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    Le Fort de Keragan

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    « Il est fort, il est fier, le beau fortin entouré par la mer. Le Fort-Bloqué est le nom d’un village emblématique de la côte. Son nom provient du fort construit sur un îlot. Accessible à pied à marée basse, il redevient une île à marée haute.
    Un peu d’histoire : le 1er octobre 1746, quarante navires anglais débarquent 4500 hommes sur la plage du Loc’h. Ils prennent les bourgs de Guidel et Ploemeur avant d’attaquer Lorient. Ils seront repoussés quelques jours plus tard. Pour parer à un nouveau débarquement, une batterie est construite en 1748 sur l’îlot de Keragan. Un siècle plus tard, un fortin est bâti avec des remparts, c’est le Fort Bloqué que l’on connaît maintenant. Il n’y avait pas d’habitations auparavant, juste de la lande. Un hôtel-restaurant a commencé à faire venir les lorientais grâce à son fameux homard au curry. Peu à peu les habitants se sont installés à partir des années 60. »
    Erwan Simon

    « L’âme de l’homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler. Elle vole vers l’arc-en-ciel, vers la lumière de l’espoir. »

                 Charlie Chaplin

     

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    Le ciel après la pluie.. Violet, Indigo, Bleu, Vert, Jaune, Orange, Rouge..Arc en ciel !!!!!!!

    Douce semaine à tous (tes), bises bretonnes… Eveline56

    OIP