Catégorie : Mon oeil de lectrice

  • « la lumière du monde »


    La musique de la mer me suffit; c’est de l’éternité dans l’oreille. Olivier De Kersauson

    Emerveillable.


    C’est ma grande aptitude. Comme on disait « apte au service militaire », je suis apte à l’émerveillement. En quête. Je me fabrique des étonnements heureux. Je veux toujours voir apparaître le soleil à travers les arbres.

    Je suis sans cesse en recherche de lieux, d’instants qui vont déclencher ma capacité d’enchantement. C’est mon savoir-vivre. Je jubile fréquemment.

    Ma capacité jubilatoire peut naître sur un coup de vent, sur le ronflement particulier de la mer.
    Certaines lumières m’enflamment. Alors je vibre. Mais ça peut être aussi bien le chant d’une alouette.

    De l’urgent, du presque rien et du rien du tout, Olivier de Kersauson, Le Cherche-​Midi

    Imaginez que la mer ne revienne plus…on aurait l’air de quoi ?
    Olivier De Kersauson

    « Bonheur d’une balade à Clohars-Carnoët et ses environs accompagné des mots si résonnants d’Olivier De Kersauson. Talent d’un auteur que j’aime, un cœur tendre caché dans le corps d’un fabuleux marin au visage tanné par les embruns.. Eveline56

    Belle semaine ensoleillée, BISOUS.

  • La Nature en bord de chemin..

    La Nature en bord de chemin..

    Promenade bleu caillou

    Les pierres craquent sous les semelles
    L’herbe transpire ce matin
    Un beau soleil de printemps éclate au firmament
    Sous ce ciel bleu, on perçoit la couleur du vent

    Au pied de la colline va s’élevant un chemin près d’un étang
    Les cyprès dansent à l’horizon au dessus des vignes et des blés

    On entend un petit bruit de moteur tout juste près, tout juste doux
    Une petite fourgonnette passe, c’est le marchand du village d’à côté

    On marche sur un mur de pierres, un petit pont est devant nous
    Dessous passe une rivière, couleur de pluie, souffle d’antan

    Cette promenade bleu caillou, couleur d’amour, je l’aime tant
    c’est pour moi tout ce qu’il y a de plus pur et de plus beau dans cette vie
    Couleur d’argent

    Élodie Santos, 2006

     » Je vous offre les mots d’Elodie Santos qui expriment avec tant de talent ce que je ressens au fond de moi :

    Cette promenade bleu caillou, couleur d’amour, je l’aime tant
    c’est pour moi tout ce qu’il y a de plus pur et de plus beau dans cette vie
    Couleur d’argent
    ..

    Belle semaine, bises bretonnes.

    photos Eveline56

  • En bord de plage..

    En bord de plage..

    « L’émotion que me donne le poème de Sandra Dulier, mêlée aux photos de bord de mer , prises tout près, à moins de 10 kilomètres comme nous demande ceux qui ne savent pas rêver et qui oublient la beauté de l’horizon, voilà mon partage de cette semaine. Bientôt.. bientôt.

    Belle semaine à tous (tes)

    BISES BRETONNES

  • Ici et maintenant !

    Élève tes mots,

    Pas ta voix,

    La pluie fait grandir les roses

    Pas le tonnerre.

    Butine la vie

    L’amour en est le miel

    Si tu es sensible à la beauté

    Ne soit pas blessé par les épines.

    Stéphen Moysan@StephenMoysan·15 févr.

    Les reflets

    Comme un reflet
    Dans les yeux du pêcheur
    La couleur de la mer,

    En cette fin de soirée,
    Il a offert à son fils
    Le meilleur anniversaire,

    Heureux de l’avoir attrapée
    Dans son seau d’eau
    L’enfant repart avec la lune.

    Stéphen Moysan

    Faire le vide en soi –
    Puis laisser le bien-être
    Envahir notre esprit.

    Plus d’envie d’ailleurs,
    Plus de passé ou futur,

    • Ici et maintenant !

    Profiter de l’instant
    Pendant des heures
    Le temps du bonheur.

    Stéphen Moysan

    Je partage avec vous les mots si touchants de Stéphen Moysan et deux photos de « ma plage », le soir..

    « Je vous souhaite une semaine douce et paisible. Bises de Bretagne 🙂

    Photos: Eveline56

  • JE CONTINUERAI À CROIRE, ABBÉ PIERRE..

    JE CONTINUERAI À CROIRE, ABBÉ PIERRE..


    « Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.
    Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine.
    Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.
    Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre.
    Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité.
    Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte.
    Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent.
    Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.
    Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur.
    Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse.
    J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter…
    Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés. » 

    Abbé Pierre

    Je vous souhaite, à vous et à vos proches, de passer de très belles fêtes de Pâques !

    Eveline

    PHOTOS EVELINE56

  • Molène, « Seul le bleu demeure » ..

    Molène, « Seul le bleu demeure » ..

    L’île insaisissable
    
    cousue
    
    de vents et de mystères
    
    trône
    
    au creux du silence.
    
    Vivre
    
    à son bord
    
    est tout un art.. 
    
    Chantal Couliou
    
    "Seul le bleu demeure" éditions de la Lune Bleue, 2017
    Au large de Molène /2021
    Au large de Molène/ 2021
    Au large de Molène/2021

    photos Eveline56

    Quelques photos au large de Molène, le soir tombe. Beauté irréelle de ce moment de rêve.. je vous souhaite de la douceur pour la semaine à venir.. bises bretonnes, 

    Eveline56  

  • l’île de Sein (Finistère)..

    l’île de Sein (Finistère)..

    ÎLE DE SEIN

    Entre ciel et soleil
    s’étale un grand rocher
    lissé dessus la mer
    comme une crêpe en terre
    à la jupe effilochée
    aux formes singulières

    Mon île est posée là
    au sein de l’infini
    désert bleu marine
    Mais la mer qui dessine
    au bas de sa jupe rêche
    un éternel feston
    de marguerite blanches
    semble dire au poète
    un secret douloureux

    Et le poète va
    sur la vague enjôleuse
    vers le pays mystique
    où règne une pleureuse

    Lorsqu’au loin le guéveur
    gémit et fend la brume
    mon île au creux des flots
    sent venir un vertige

    Les vagues sont rebelles
    et les bateaux fragiles
    La dentelle est bannie
    des coiffes de mon île
    Le ballet des tempêtes
    déploie son âme vile
    et sa beauté mortelle
    pour les parer de noir

    Quand la mouette passe
    bousculant les nuages
    la pleureuse aux pieds nus
    s’échoue sur le rivage
    On entend sa complainte
    jaillir des algues mauves
    et se mêler au vent
    comme une litanie

    Les pêcheurs burinés
    pêchent dans les abysses
    et les pleurs de l’aimée
    sur les joues brunes glissent
    tandis qu’un grand soleil
    réchauffe ce rocher
    qui emprunte à la mer
    liberté et danger

    Mon île solitaire
    a ôté sa vareuse
    pour me montrer son cœur
    Et j’ai vu un jardin
    enclos d’un mur de pierres
    où poussait une fleur
    dans une terre de sable.

    Silviane Le Menn

    île de Sein
    île de Sein
    Le Grand phare de l’île de Sein ( Goulenez )
    Le phare d’Ar-Men  » Ar Mên Brial « 

    Quelques photos récentes de l’île de Sein, entre le monde et l’eau. Merci Manu..

    BELLE SEMAINE.. BIZH

  • La mer de sable..

    La mer de sable..

     » La mer de sable « 

    Dans mon souvenir assoiffé,

    La mer se rêve encore déchaînée

    Je me souviens de ces vagues inassouvies

    Qui s’envolaient vers l’infini.

    Dans mon esprit assoiffé,

    Les pluies du soleil se sont asséchées.

    L’océan a changé son bleu azur

        Et s’est englouti dans la dune de sable obscure.

    Il fut un temps jadis où la mer a disparu,

    Emportée par une vague de sable inconnu.

    Elle a creusé sa tombe et s’est perdue.

    Dans mon esprit assoiffé,

    Je me suis écroulée sur la plage de sable désertée.

    J’ai regardé au loin les dunes, le vague à l’âme,

    Et j’ai pleuré devant l’étendue de poussière infâme.

    Dans mon esprit assoiffé,   

    Les dernières pluies se sont épuisées.

    Nous étions issus de la terre délectée

    Mais la mère morte appauvrie s’est tuée.

    Emportée par les vagues aux couleurs du désert,

    Elle a creusé notre tombe et s’est engloutie dans la misère.

    Myriam Ghibaudo

    Myriam Ghibaudo est passionnée d’écriture depuis des années. Auteure d’une grande sensibilité, elle signe après « La caresse d’une plume » et son ouvrage « Suspendu » un roman « L’ombre du miroir »..

    Triste poème mais si beau, si profond..

    Bonne semaine ensoleillée, bises bretonnes..

    Photos Eveline56

    Geoffrey Oryema – Ye Ye Ye (1990)

    Geoffrey Oryema a accompagné mon après-midi de son immense talent. Il vivait là, tout près de chez moi. Il nous manque beaucoup.

    Geoffrey Oryema, né le 16 avril 1953 à Soroti en Ouganda et mort le 22 juin 2018 à Lorient..

  • Aurore

    Aurore

    Je partage avec vous deux très beaux poèmes de Kamal Zerdoumi,
    Je vous souhaite une semaine de douceur et de poésie.. Eveline56

    Aurore

    Beau est Le monde malgré la nuit
    secrète ta propre lumière
    intense
    Malgré l’opacité
    du silence
    Il y aura toujours
    éphémère
    cette chance
    de se nourrir d’espérance
    Ni la démence ni le sang
    avec leur laideur et leurs transes
    n’éteindront le chant
    de l’oiseau
    au soleil levant

    kamal Zerdoumi, 2018

    Kamal Zerdoumi est l’auteur de deux très beaux recueils de poèmes :  » Au gré de la lumière  » et  » L’exil et la mémoire ».

    « Avez-vous envie de dire quelque chose à vos lecteurs ou futurs lecteurs?

    Je dirai à mes lecteurs : la lecture et l’écriture donnent un sens à notre vie si brève. En lisant, en écrivant, l’on témoigne de notre présence sur Terre. Quant à celles et ceux qui me lisent ou me liront, qu’ils en soient ici remerciés . Qu’ils sachent que les mots sont des arabesques sur l’ invisible tapisserie de l’âme.« 

    Ecrivain(s)

    Il a des fruits d’or
    pour tresser son verbe
    des lettres entrelacées
    dans l’alcôve
    de sa mémoire
    Il craint le cyprès
    qui murmure
    au-dessus des tombes
    on ne sait quel secret
    Son jardin est gorgé
    de lumière
    Parfois y fulgure l’ombre
    C’est un être double
    comme nous tous
    qui rêvons d’unité
    androgynes notoires
    jusqu’au désespoir

    Kamal Zerdoumi, 2018

  • La Première feuille..

    La Première feuille..

    La Première feuille

    C’est peut- être
    La première feuille
    Que je vois

    Se tromper
    De saison
    Cette année

    Elle manque de lumière
    Comme nous
    Les êtres humains

    Un peu végétaux
    Un peu divins
    Beaucoup mortels .

    Yvon Le Men

    L’auteur breton Yvon Le Men a été récompensé du Goncourt de la poésie 2019 pour l’ensemble de son œuvre.

    Je vous souhaite une belle soirée..

    Photos Eveline56

  • Il neige sur la mer..

    Il neige sur la mer..



    Il neige sur la mer,
    Il neige des étoiles,
    Il neige autour des voiles
    Et sur le quai désert.

    Il neige depuis l’aube
    Sur le sable doré,
    Il neige sur la robe
    Des dunes étonnées.

    Il neige, et l’univers
    Semble coupé en deux
    Tout juste en son milieu.
    D’un coté c’est la mer

    A la fois bleu et verte
    Et de l’autre, la terre,
    La terre large offerte
    Aux bras blancs de l’hiver.

    Il neige sur la mer
    Qui s’en moque, éperdue.
    Elle rit toute nue,
    Le long du quai désert.

    Et l’on dirait vraiment
    Que ses vagues endorment
    La terre étendue, morne,
    Dans son grand berceau blanc.

                                                      Maurice CAREME
    Pokoù bras : Gros bisous !

  • « Kalon aour », le cœur d’or..


    Ce matin, hommage à la plante emblème de la Bretagne, l’ajonc. Une promenade en famille, sous le soleil hivernal, nous a aéré l’esprit et fait chaud au cœur. En traversant cette lande sauvage, « Coeur d’or et épine d’acier de la Bretagne » nous chantait la poétesse Anjela Duval, le bonheur était là.. bises, douce semaine.. Éveline 😘 💓

  • Tu es ma terre, ma mère et mon hiver..

    Tu es ma terre, ma mère et mon hiver..

    Etienne Roda-Gil / julien clerc « terre de France »

    Nous sommes des gens
    Parfois gais
    Quand on est triste
    Il fait mauvais
    Ce sont les choses du temps
    Qui ont fait nos tempéraments

    Tu peux bien changer de nom
    Le visage de tes régions, de nos frontières
    Accrocher des fleurs fanées sur nos calvaires,
    Sur nos calvaires

    Tu es ma terre
    Mon désert qui s’en va
    Tu es ma terre, ma mère et mon hiver.

    Nous sommes des oiseaux géants
    Nous ne voyageons pas souvent
    Nous avons l’amour du nid
    Que certains appellent patrie

    Tu peux bien changer de nom
    Et le cours de tes saisons, de nos rivières
    Parsemer de tâches bleues le blé qui lève
    Le blé qui lève
    Tu es ma terre, mon désert qui s’en va
    Tu es ma terre, ma mère et mon combat

    Tu peux bien changer de nom
    Inventer des religions et des chimères
    J’ai dessiné sur ton dos comme un étang
    Où flotte mes rêves

    Tu es ma terre, mon désert qui s’en va
    Tu es ma terre, ma mère qui est là.

    Nous sommes des gens
    Parfois gais
    Quand on est triste
    Il fait mauvais
    Ce sont les choses du temps
    Qui ont fait nos tempéraments
    ..

    Terre de France est le sixième album studio de Julien Clerc sorti en 1974
    les paroles sont signées Étienne Roda-Gil..

    « Promenade au bord de l’étang gelé, une mélodie me revient, Julien chante « terre de France.. » bises .. Eveline56

    Photos: eveline56 ( 🙏 Sylvie )

  • une heure pour la planète..

    une heure pour la planète..

    Une heure pour la Planète
    C’est ce que j’ai donné
    A notre amie Nature
    Pour la préserver

    Éteindre la lumière
    Et l’ombre apprivoiser
    Pour allumer la Vie
    Continuer de s’aimer

    Élodie Santos, 2009

       Très bon week-end à tous. Eveline 
    
    Photos: EVELINE56

  • Plénitude..

    Plénitude..

    Magie de l’instant présent au fil de l’Océan..

    Bonheur immense face à la mer ..

    Plénitude

    Faire le vide en soi –
    Puis laisser le bien-être
    Envahir notre esprit.

    Plus d’envie d’ailleurs,
    Plus de passé ou futur,
    – Ici et maintenant !

    Profiter de l’instant
    Pendant des heures
    Le temps du bonheur.

    Stéphen Moysan

    « Je vous souhaite des moments de plénitude tout au long de la semaine, des instants de joie immense. »….

    « Merci à vous pour votre fidélité »

    Éveline..


  • Vision..

    Vision..

    « Devant l’eau profonde, tu choisis ta vision ; tu peux voir à ton gré le fond immobile ou le courant, la rive ou l’infini ; tu as le droit ambigu de voir et de ne pas voir ; tu as le droit de vivre avec le batelier ou de vivre avec « une race nouvelle de fées laborieuses, douées d’un goût parfait, magnifiques et minutieuses ». La fée des eaux, gardienne du mirage, tient tous les oiseaux du ciel dans sa main. Une flaque contient un univers. Un instant de rêve contient une âme entière. »

    Gaston Bachelard, L’eau et les rêves — Essai sur l’imagination de la matière (1942)

    Je vous souhaite une douce semaine, beaucoup de courage pour affronter ce vilain virus avec toutes les complications qu’il entraîne !

    Photos Eveline56 ( merci Sylvie )
  • L’univers de Pascal  Jaouen, l’enchanteur..

    L’univers de Pascal Jaouen, l’enchanteur..

    Pascal Jaouen 

    photos: Eveline56

    « J’aimerais partager avec vous une exposition vue ce samedi matin. J’ai eu la chance d’admirer les créations de Pascal Jaouen. Quel moment de bonheur intense, féérique!!!! Broderies du passé et d’aujourd’hui, le talent intemporel du « brodeur bleu », comme on le surnomme, m’a enchanté. » Eveline

    Pascal Jaouen, brodeur et styliste…

    Avec l’école de broderie d’Art de Quimper qu’il a créée, Pascal Jaouen a donné un sérieux coup de jeune à la broderie traditionnelle : « Brodeur styliste » iconoclaste et facétieux, il sait mieux que quiconque inscrire la broderie traditionnelle dans notre époque avec des créations (vêtements, arts de la table,…) d’une modernité saisissante.

    D’abord connu en tant que brodeur, il s’est fait sa place dans le haut de gamme du prêt à porter en invitant le public à découvrir ses collections lors de ses défilés spectacles. Il imagine ses créations portées par des hommes et des femmes d’aujourd’hui, qui osent et se plaisent à porter des vêtements qui ont une âme.

    Son travail, sa passion est d’apprivoiser la culture bretonne, ses traditions et son patrimoine débarrassés de tous clichés et de la transmettre à ses élèves. L’Ecole de Broderie d’Art enseigne à tous et à toutes, débutant(e)s comme initié(e)s, la broderie Glazig, le passé empiétant, la broderie blanche, les jours anciens,… Elle propose des cours réguliers hebdomadaires, bi-mensuels ou mensuels, de septembre à juin, dans différentes villes de Bretagne : Quimper, Brest, Lorient, Rennes, Vannes, Nantes… Pascal Jaouen anime également des stages de manière ponctuelle dans d’autres grandes villes de France.

    https://www.pascaljaouen.com/collections/pascaljaouen

  • Lumière !

    Lumière !

    Ambre et Olivier sont voisins : elle se débat dans les difficultés, il a le bonheur insolent, une famille unie, des amis présents. Ce déséquilibre, trop difficile à supporter, devient un véritable point de crispation pour Ambre qui nourrit peu à peu un ressentiment tenace à l’égard de son voisin. Un jour, elle s’en prend à lui, pour déverser sa douleur, avant de venir lui présenter ses excuses. Elle découvre alors une faille dans la vie parfaite d’Olivier et le bonheur auquel elle aspire se lie curieusement au destin de cet homme si longtemps détesté…

    Extraits:

    « Il pose sur moi un regard tendre et son visage s’éclaire d’un sourire immédiat et généreux, bordé de deux larges fossettes, qui le transfigure. Ce sourire, je ne l’attendais pas, ou plus. C’est la vie qui jaillit magnifiquement et sans bruit à travers une rangée de canines, d’incisives, de molaires et de prémolaires. La vie qui claque et frappe un jeu de quilles. »

    « J’ai honte de mon corps… En descendant l’escalier, je remarque froidement que mes pas ne produisent plus le moindre bruit. Corps sans pesanteur, maigre, spectre sans éclat ni présence.« 

    critique:

    « LUMIERE » de Christelle Saïani a illuminé mes soirées. En ces moments troubles que nous vivons, il est bon de se plonger dans une histoire d’une telle humanité. La rencontre d’Ambre et d’Olivier nous entraîne très loin. Ils nous parlent de souffrances, celle d’un désamour mais aussi celles de la maladie et du temps qui passe si vite face à la mort.
    Bouleversant, merci à Christelle Saïani pour son grand talent.
    Eveline56

  • Vers l’automne..

    Vers l’automne..

    Je me promène et marche vers la cabane au toit de chaume,

    tout près de l’étang de Lannénec,

    sérénité..

    les senteurs de l’automne arrivent, légères encore

    personne à l’horizon

    je respire..

    Eveline56

  • D’un jardin.. d’une pierre..

    D’un jardin.. d’une pierre..

    D’un jardin

    D’un jardin de pierres

    car il ne faudrait pas oublier les pierres

    écouter celui qui les connaît

    qui vous dira qu’elles vivent

    qu’elles respirent

    c’est une autre science

    qu’on loge au creux de la paume

    sur le rebord d’une fenêtre

    d’un muret au fond de la poche

    comme les étoiles

    on ne doute pas qu’il s’en trouve une

    à soi

    Anne Brousseau

    Je vous souhaite de passer une très belle semaine et de regarder les pierres autour de vous comme un message d’authenticité et d’espoir.. Éveline