Auteur : Dans l’oeil d’une flâneuse Bretonne….

  • Autour De Ton Cou.. Stephan Eicher

    Autour De Ton Cou.. Stephan Eicher

    Coup de coeur :

    « J’aimerais partager avec vous cette sublime chanson de Stephan Eicher « Autour De Ton Cou« . Les mots de Philippe Djian nous livrent la douleur de cette période que nous vivons, si sombre et mélancolique. Irrespirable! La musique et la voix d’Eicher nous envoûtent une fois de plus. « Ce mini-album disponible en version digital, l’artiste l’a imaginé au printemps 2021, quand la planète vivait au ralenti et que l’isolement devenait une figure imposée. »

    C’est pas moi qui serre
    Autour de ton cou
    C’est dans l’atmosphère
    C’est bien fait pour nous

    Si nous manquons d’air
    Si nous devenons fou
    Jetons-nous des pierres
    Éclaboussons-nous

    « Pour ses fans, et les autres, entendre sa musique maintenant sera comme remonter à la surface pour prendre une bouffée d’oxygène. « C’est pas moi qui serre autour de ton cou/C’est dans l’atmosphère/C’est bien fait pour nous« , entend-on dans le morceau titre. Un texte, encore une fois couché sur le papier par l’écrivain Philippe Djian après ses conversations avec le chanteur, qui sonne comme un écho aux crises, qu’elles soient sanitaire ou militaire avec l’invasion russe en Ukraine.  » franceinfo Culture

    Stephan Eicher diffuse ses nouveaux titres exclusivement sur Internet

    L’artwork de l’EP « Autour de ton cou » est une œuvre de Sophie Calle.

    BIZH Eveline56

  • Cap sur la Poésie..

    Entre Océan et étang côtier , merveilleuse balade au coeur de la nature ! Quel bonheur de vivre là !

    BIZH, Eveline56 🕊🕊🕊🕊🕊🕊🕊

    Cap sur la Poésie

    Cap sur la Poésie

    Eh, capitaine au fond de moi,
    ajoute ce point cardinal
    à ton compas !

    Ajoute cette étoile
    au ciel de nuit !
    Ajoute cette île sur la carte !

    Ordonne enfin
    qu’on largue les amarres
    prenons le large et sans tarder !

    Eh, capitaine emmène-moi
    je veux t’entendre crier à l’équipage :
    cap sur la Poésie !

    Olivier Deck, Le Printemps des Poètes 2020.

  • Danse avec les jonquilles..

    Danse avec les jonquilles..

    J’errais solitaire comme un nuage
    Qui flotte au-dessus des vallées et des monts,
    Quand tout-à-coup je vis une nuée,
    Une foule de jonquilles dorées ;
    À côté du lac, sous les branches,
    Battant des ailes et dansant dans la brise.

    Drues comme les étoiles qui brillent
    Et scintillent sur la Voie lactée,
    Elles s’étendaient en une ligne sans fin
    Le long du rivage d’une baie :
    J’en vis dix mille d’un coup d’œil,
    Agitant la tête en une danse enjouée.

    Les vagues dansaient à leurs côtés ; mais
    Elles surpassaient les vagues étincelantes en allégresse :
    Un poète ne pouvait qu’être gai,
    En une telle compagnie :
    Je les contemplais, les contemplais mais pensais peu
    Au présent qu’elles m’apportaient 

    Car souvent, quand je m’allonge dans mon lit,
    L’esprit rêveur ou pensif,
    Elles viennent illuminer ma vie intérieure
    Qui est la béatitude de la solitude ;
    Et mon cœur alors, s’emplit de plaisir
    Et danse avec les jonquilles.

    William WORDSWORTH (1770 – 1850)

    Karantez BIZH Eveline56

  • Drame 🙏

    « Une pensée pour l’Ukraine » avec ce dessin si touchant du dessinateur Benjamin Lacombe! Eveline56 😔
    La guerre n'est pas une aventure. La guerre est une maladie. Comme le typhus. - Antoine de Saint-Exupéry

    https://www.facebook.com/BenjaminLacombeofficial

  • Lydie Allaire (artiste-peintre)

    Coin de sapins /Lydie Allaire
    Champ de colza/Lydie Allaire

    « Par une peinture sobre et puissante, dans un univers de couleurs acidulées, ma démarche est de susciter un autre regard sur la nature de l’admirer comme une œuvre d’Art, d’observer les arbres comme des sculptures, et le ciel comme un spectacle.
    Sans cesse en quête de nouvelles matières, je souhaite montrer le résultat de mes recherches sur la lumière et le mouvement, dans des compositions aux ambiances sobres et puissantes à la fois.
    Le détail est banni pour aller à l’essentiel, et laisser à chacun de nous le désir de s’y perdre en toute liberté.«  Lydie ALLAIRE artiste-peintre

    J’aimerais partager avec vous, ce dimanche, les délicieux et très colorés tableaux de Lydie Allaire. J’apprécie, en premier lieu, la lumière qui jaillit telle une éruption de couleurs nous éblouissant tout d’abord, avant que l’on aperçoive en second lieu, le fondu agité renforçant les détails du sujet, ici un bateau où là un arbre, comme autant d’instantanés pris sur le vif bousculant notre vision de l’œuvre. Eveline56

    Belle semaine à tous

    Lydie Allaire

  • Mon arbre..

    Dimanche matin.. de ma fenêtre..mon arbre..

    Être arbre. Un arbre ailé. Dénuder ses racines dans la terre puissante et les livrer au sol et quand, autour de nous, tout sera bien plus vaste, ouvrir en grand nos ailes et nous mettre à voler. Pablo Neruda

    Je vous souhaite une excellente semaine ! Eveline

  • Marguerite,

    Vas-y : dis ce que tu penses. Le jardin
    n’est pas le monde réel. Les machines
    sont le monde réel. Dis honnêtement ce que n’importe quel idiot
    pourrait lire sur ton visage : nous éviter,
    résister à la nostalgie
    a du sens. Ce n’est
    pas assez moderne, le bruit que fait le vent
    dans un champ de marguerites : l’esprit
    ne peut briller à sa poursuite. Et l’esprit
    veut briller, de façon brute, comme
    les machines brillent, plutôt
    qu’aller en profondeur, comme, par exemple, des racines.
    C’est très émouvant,
    tout de même, te voir t’approcher
    prudemment de la bordure de la prairie au petit matin,
    lorsque personne ne peut
    te voir.

    Plus tu restes au bord,
    plus tu sembles angoissé. Personne ne veut entendre parler
    des impressions du monde de la nature : on se
    moquera encore de toi ; on t’affublera de mépris.
    Quant à ce que tu entends là,
    ce matin : réfléchis à deux fois
    avant de confier à quiconque ce qui s’est dit dans ce pré,
    et par qui.

    Louise Glück prix Nobel de littérature 2020

    L’Iris sauvage, traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie Olivier, Gallimard, coll. « Du monde entier », 160 p., 17 €

    Les vers de Louise Glück nous entraînent dans un étrange quotidien à l’aide d’une parabole mettant en scène un jardin et celui (ou celle) le cultivant, poète, dieu ou un peu des deux. Grande poétesse américaine jusqu’ici très peu traduite en français, le prix Nobel de littérature qui lui a été décerné en 2020 a permis la sortie de deux recueils dans la collection « Du monde entier » (Gallimard) : Nuit de foi et de vertu et L’iris sauvage. Sa poésie transcende volontairement le genre, en brouillant souvent l’identité de celui ou celle qui parle, pour mieux toucher le cœur de l’expérience humaine, du deuil, de la vieillesse ou d’une joie savourée avec la conscience de son extrême fragilité. Stéphane Bataillon

    Je vous confie ces jolies fleurs précoces photographiées hier après-midi sous le soleil d’hiver ! Le jardin dans le monde réel est peut-être cet endroit magique, là sous nos pieds enracinés, qui chaque jour nous rassure et nous berce de sa beauté. éden..Eveline56

  • Le tunnel d’or.. AARON

    Le tunnel d’or.. AARON

    Une chanson d’amour triste comme nous les aimons souvent, le très talentueux groupe Aaron nous chante le « tunnel d’or » dans une nouvelle version de 2021. Écoutons le chagrin dans la voix de Simon Buret.
    Eveline

    « Ce n’est pas moi qui parle, ce sont les oiseaux que j’ai vus. Ce n’est pas moi qui chante, c’est le vent que j’ai bu. Ce n’est pas moi qui pleure, c’est mon amour qui est parti. » AARON

    Le tunnel d’or


    Regarde, il gèle
    Là sous mes yeux
    Des stalactites de rêves
    Trop vieux
    Toutes ces promesses
    Qui s’évaporent
    Vers d’autres ciels
    Vers d’autres ports

    Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
    Je t’aime trop fort, ça te dérange
    Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
    Je t’aime trop fort
    Mon ange, mon ange

    De mille saveurs
    Une seule me touche
    Lorsque tes lèvres
    Effleurent ma bouche
    De tous ces vents
    Un seul me porte
    Lorsque ton ombre
    Passe ma porte

    Prends mes soupirs
    Donne moi des larmes
    À trop mourir
    On pose les armes
    Respire encore
    Mon doux mensonge
    Que sous ton souffle
    Le temps s’allonge

    Seul sur nos cendres
    En équilibre
    Mes poumons pleurent
    Mon cœur est libre
    Ta voix s’efface
    De mes pensées
    J’apprivoiserai
    Ma liberté
    ..

    Eveline56
  • Mila Boréal – La non-demande en mariage (Georges Brassens)

    « On ose ? Oui, on ose une reprise électro-rock d’une chanson qui s’accommodait certes très bien d’une simple guitare… Mais on avait envie de lui donner d’autres atours, de la redécouvrir, de l’aimer à nouveau. Avec bien sûr un infini respect. » MILA BOREAL

    j’aimerais partager avec vous une célèbre chanson de Brassens que j’adore: « la non demande en mariage ». Par hasard, au gré de mes écoutes, j’ai entendu cette nouvelle version chantée par une artiste qui s’appelle Mila Boréal. J’ai eu un vrai coup de foudre ! Eveline

    🌟🌟🌟🌟🌟 « Une rêverie électro-acoustique au service de la poésie »… Mila Boréal

    Ma mie de grâce ne mettons
    Pas sous la gorge à Cupidon
    Sa propre flèche
    Tant d’amoureux l’ont essayé
    Qui, de leur bonheur, ont payé
    Ce sacrilègeJ’ai l’honneur de
    Ne pas te de-
    Mander ta main
    Ne gravons pas nos noms au bas d’un parchemin….

  • L’horloge du cœur

    L’horloge du cœur

    L’horloge du cœur

    Quand chaque jour un mot

    est le début d’une légende

    si un sourire anéantit le temps

    tout tourne dans le ciel

    les oiseaux les nuages les étoiles

    c’est la fête joyeuse de l’espoir

    l’envol vers l’avenir des rêves

    que scande l’horloge du cœur .

    Jean Bouhier



    Voie lactée à Belle- Île- en -Mer.. photo Benoit Danieau
    Pointe des Poulains à Belle-Île-en-Mer.. photo Benoit Danieau
    Voie lactée Belle-ile-en-mer.. PHOTO Benoît Danieau

  • VŒUX..

    VŒUX..

    Voeux

    Il vous faudra tout aimer
    Tout chérir
    Vous avez à portée de main
    Des printemps radieux
    Des jours merveilleux
     
    Il vous faudra tout aimer
    Tout chérir
    L’herbe et la libellule
    Le chant de l’oiseau
    Ces bras
    Qui se tendront vers vous
     
    Cette vie à croquer à belles dents
    Toutes les mains de la terre
    À serrer
    Il vous faudra tout aimer
    Tout chérir
     
    La chaumine de pierres
    Le feu qui crépite
    Et la pluie sur le toit
    Les graines que l’on jette
    Dans le profond sillon du labour
    Les belles moissons
     
    Vous avez un chemin radieux devant vous
    Les levers de soleil
    Dans la brume
    Quand le jour écarquille ses yeux
    Ces sentes de Bretagne
    Qui mènent à l’amitié
    Chaque jour est à prendre
    Que la vie vous soit belle
     

    « Un poème  de Yann Erwan Paveg qui parle de jours merveilleux, un tableau de mon peintre breton préféré ,Patrice Cudennec, aux toiles si douces à l’œil et au coeur , voilà mon partage avec vous en cette fin d’année 2021. »

    Je vous souhaite de très joyeuses fêtes de fin d’année !  MERCI pour tout.

    Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est f16f6ae4-5e3e-4a37-b2a4-bfe57cd5487a_570-2.webp composition aux trois visages : Patrice Cudennec
     
    Pieta des pêcheurs: Patrice Cudennec
  • THE VERVE (Richard Ashcroft)

    THE VERVE (Richard Ashcroft)

    « Sit and wonder » est extraite de L’album de « The Verve » sorti en août 2008 sous le nom de « Forth ». Richard Ashcroft et sa voix sublime 🌟🌟🌟🌟🌟

    Je l’écoute souvent en ce moment, j’ai besoin de lumière dans cette période si tourmentée.

    give me the light ! give me the light !

    Sit and Wonder

    LIVE : THE VERVE

    Lord, give me the light
    Oh, give me the light
    Yeah, give me some light
    And give me some lightI’ve been having trouble in my head, Lord (oh, oh, oh, oh)

    I’ve been having demons in my mind, Lord (oh, oh, oh, oh)
    Something’s going on inside my head, Lord (oh, oh, oh, oh)
    Something’s going on inside my head, Lord (oh, oh, oh, oh)I could be searching all my life

    Searching all my lifeKeep that candle on at night, candle on at night
    Keep that candle on at night, candle on at night
    I could be hurting all the while, hurting all the while
    Lord, give me the light

    Richard Ashcroft – J V G – Art –


    The Verve
    Richard Ashcroft revient avec un nouvel album de reprises acoustiques de ses plus grandes chansons couvrant à la fois sa carrière solo et l’ère The Verve. A ÉCOUTER D’URGENCE

    Eveline56 🕯

  • La cavale.. Le nouvel Album de Nolwenn Leroy

    La cavale.. Le nouvel Album de Nolwenn Leroy

    Mets tes pieds sur mes pieds, et tes mains là derrière
    Et fermons grand les yeux, et dansons sur la mer
    .. 🌊

    Dans mes yeux d’outre-mer, tu vois des océans
    Ô mon beau corsaire 💙
    Mais les yeux de ta mère, eux ne voient qu’un enfant
    Mille tonnerres
    Attends juste un peu
    Pour prendre la mer
    Tu es courageux, t’as pas besoin
    Non pas besoin d’être téméraire..

    Mon avis sur « La Cavale » de Nolwenn Leroy

    C’est déjà le huitième album pour Nolwenn Leroy et mon admiration pour cette artiste n’est pas prête de prendre fin. Avec Benjamin Biolay aux manettes de « La Cavale » Nolwenn nous surprend et nous touche avec cet album élégant, où on la sent épanouie alors que sa voix n’a jamais aussi bien résonné. Benjamin signe huit titres et lui apporte des chansons très belles comme « Mon beau corsaire » qui parle de son fils Marin, un « Brésil-Finistère » tout en légèreté, un titre solaire, tandis que les mots d’ »Occident », un titre engagé sur le mal logement nous émeuvent. L’autre belle surprise ce sont les chansons de l’artiste Adélaïde Chabannes qui réalise trois titres dont le sublime « Loin » aux accents dansant et aux rythmes hypnotiques. Kevin Camus apporte sa touche bretonne sur trois titres en jouant du Uilleann Pipe et de la flûte irlandaise. La Bretonne que je suis apprécie 😉 Un disque en mode majeur, certainement son plus abouti, se terminant sur le titre éponyme « La Cavale » dont le texte est signé par Benjamin et Nolwenn, un morceau en hommage à Christophe et à Brest. Vous l’aurez compris, j’adore ce nouvel album de Nolwenn qui mérite votre écoute. J’espère vous avoir donné l’envie de le découvrir !

    merci à Frédéric pour ce si beau cadeau 🙏💙

    Belle semaine à vous !! Bizh Eveline56


  • À la vie, à la mer..

    À la vie, à la mer..

    « Eric Tabarly- Cité de la Voile -Lorient« 
    Eric tabarly
    1931 – 1998
     
    Officier de marine, navigateur et marin de légende
    Vainqueur de nombreuses courses..
    "Promenade à la cité de la voile, je partage avec vous quelques photos de ce lieu hommage au plus grand des marins "Eric tabarly".. Je ne sais si je dois regarder la mer ou le ciel tant la beauté des deux se confond en une harmonie de blanc, de gris et de bleu. 
    BELLE SEMAINE, BIZH, Eveline56
     

  • Dans un petit bateau

    Dans un petit bateau

    Dans un petit bateau
    Une petite dame
    Un petit matelot
    Tient les petite
    s rames

    Ils s’en vont voyager
    Sur un ruisseau tranquille
    Sous un ciel passager
    Et dormir dans une île

    C’est aujourd’hui Dimanche
    Il fait bon s’amuser
    Se tenir par la hanche
    Échanger des baisers

    C’est ça la belle vie
    Dimanche au bord de l’eau
    Heureux ceux qui envient
    Le petit matelot

    Robert Desnos (1900-1945)



    Jean-Noël Duchemin (photo Eveline56)
    Jean-Noël Duchemin « un mât d’un bateau d’Ellen Mac Arthur  » ( photo Eveline56)

    J’aimerais partager avec vous, ce dimanche, un doux poème de Robert DESNOS, un tableau de Matisse peint en 1906 « Le Jeune Marin II« et le travail artistique d’un artiste breton Jean-Noël Duchemin qui décore des mâts de voiliers récupérés auprès des équipes de course au large de Lorient et ensuite les transforme en objets d’art afin de leur donner une seconde vie.

    BONNE SEMAINE ! BIZH



    Jean-Noël Duchemin ( photo Eveline56)
  • Jan Zrzavý, le plus breton des peintres tchèques..

    J’aimerais partager avec vous, cette semaine, les œuvres du peintre Jan Zrzavý. ⛵

    ⛵ Les paysage désertiques de ses tableaux, comme une Bretagne inhabitée, sa vision onirique des petits ports bretons, la couleur et la lumière de son œuvre me fascinent et m’enchantent.

    Belle semaine à tous (tes) ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ Eveline56

    Locronan (1937) Jan Zrzavý

    Jan Zrzavý,

    « J’ai découvert la Bretagne à peu près deux après m’être installé à Paris. Avant, j’avais envie d’y aller, mais je n’ai jamais osé, je ne parlais pas encore suffisamment bien le français et ça m’a paru compliqué. Mais quand mes amis tchèques qui étaient là-bas m’ont écrit et m’ont invité chez eux, je me suis alors rendu à Camaret. En fait, je rêvais de la Bretagne depuis mon enfance. Petit, je me souviens avoir lu dans une revue une histoire de deux garçons bretons. Plus tard, j’ai réalisé que cette histoire se passait sur l’île de Sein, où je voulais m’installer. Je l’aurais sans doute fait, s’il n’y avait pas eu les Accord de Munich. (…) En Bretagne, je me sentais extrêmement heureux.


    Jan Zrzavý, « Les bateaux dormants « 1935

    Camaret (1940) : Jan Zrzavy

    Le paysage breton, 1928 : Jan Zrzavý

    Camaret 1940

    Camaret:Jan Zrzavý

    jan zrzavý (1890-1977)


  • Automne..

    Automne

    C’est un après-midi d’automne
    Et que mon amour est touchante
    Posée près de moi, elle frissonne
    Automne

    Il reste beaucoup à écrire
    Dans le silence parfumé
    Des mots que je voulais te dire
    Après

    Approche-toi dans la lumière
    Que je te chante ces quelques mots
    Ces mots murmurés, non déclarés
    Encore

    Cette soirée simple et tranquille
    Comme la note de cristal
    Qui grimpe légère et fragile
    Fragile

    Ces mots d’amour que la pudeur
    Que nous partageons bien, ressemblent
    À ces accords majeurs-mineurs
    Étranges

    C’est un après-midi d’automne
    Et que mon amour est touchante
    Posée près de moi, elle frissonne
    Automne

    Je vais sûrement te chanter
    Dans le silence parfumé
    Cette chanson non terminée
    Encore

    texte: Bernard Lavilliers musique: Julien Clerc

    Je vous souhaite une soirée simple et tranquille comme une note de cristal .. Eveline56

  • Le cœur du monde..

    Le cœur du monde..

    "Le Cœur du Monde est le premier extrait du nouvel album de Bernard Lavilliers . Son nouveau titre nous parle de son inquiétude face à notre époque si trouble. Sur une belle et insouciante musique latino, la gravité du texte est bouleversante. Bernard Lavilliers fait un triste constat de notre société si violente où l'argent est roi ...."des milliards, des centaines".." 
    Quel talent 🌟🌟🌟🌟🌟
    Eveline56

    Le cœur du monde par Bernard Lavilliers

    J’entends le cœur du monde battre de plus en plus fort
    Celui des multitudes
    Et de la solitude
    Je croise de plus en plus la haine, la peur, la mort
    C’est presque une attitude,
    Ça devient l’habitude

    Quand nos amours
    N’auront plus cours
    Sous ce soleil énorme
    Alors viendra
    Le compte à rebours
    Sur ces désirs brûlés
    Sur ces désirs brûlés

    La tête du dictateur , la tête du fusilleur
    Toujours en embuscade,
    Dans les rues de Bagdad
    Si la démocratie peut tomber en dix heures
    Si les banques surnagent,
    Attendant le naufrage

    Alors nos amours
    N’auront plus cours
    Sous ce soleil énorme
    Tu ne pourras plus
    Faire demi-tour,
    Enchaîné, enchaîné
    Enchaîné, enchaîné

    C’est juste après la guerre on est dans l’entre deux

    On attend la prochaine,
    La dernière, la certaine
    La guerre économique au fond c’est pas sérieux
    Faudra bien que ça saigne,
    Des milliards, des centaines

    Quand nos amours
    N’auront plus cours
    Sous ce soleil énorme
    Alors viendra
    Le compte à rebours
    Sur ces désirs
    Alors viendra
    Le compte à rebours
    Sur ces désirs brûlés
    Sur ces désirs brûlés
    Brûlés

    Brûlés

    Bernard Lavilliers


    Saint-Etienne : Bernard Lavillier

    Je me souviens de cette magnifique chanson  "Saint-Étienne" datant de 1975, Lavilliers  nous parlait déjà  de la dignité  du monde ouvrier,  de cette voix puissante, poignante et  avec cette lucidité  dans les mots ! 
    Bernard Lavilliers  est l'un de nos plus grands artistes. Admiration pour ce poète 🌟🌟🌟🌟🌟Eveline56  

    On n’est pas d’un pays mais on est d’une ville
    Ou la rue artérielle limite le décor
    Les cheminées d’usine hululent à la mort
    La lampe du gardien rigole de mon style

    La misère écrasant son mégot sur mon cœur
    A laissé dans mon sang sa trace indélébile
    Qui a le même son et la même couleur
    Que la suie des crassiers, du charbon inutile

    Les forges de mes tempes ont pilonné les mots
    J’ai limé de mes mains le creux des évidences
    Les mots calaminés crachent des hauts fourneaux
    Mes yeux d’aciers trempés inventent le silence

    Je me saoule à New York et me bats à Paris
    Je balance à Rio et ris à Montréal
    Mais c’est quand même ici que poussa tout petit
    Cette fleur de grisou à tige de métal

    On n’est pas d’un pays mais on est d’une ville
    Ou la rue artérielle limite le décor
    Les cheminées d’usine hululent à la mort
    La lampe du gardien rigole de mon style


    BIZH
  • Feu! Chatterton

    Feu! Chatterton

     

    Je t’aime fort
    Et je veux te protéger crois-moi
    De ce que tu ne vois pas
    Ce que tu n’ sais pas encore

    Je t’aime fort
    Mais je ne vois plus
    Ne sais plus qui tu es
    Face à toi je suis perdu

    Toi que je pensais
    Connaître si bien
    Je t’en prie
    Reviens

    Oui je veux te protéger crois-moi
    Je t’aime fort
    J’aimerais te prendre dans mes bras
    Viens dans mes bras

    Je t’aime fort
    Mais je ne sais plus
    Je n’ vois plus qui tu es
    Face à toi je suis perdu
    Toi que je pensais
    Connaître si bien
    Je t’en prie

     

    Je t’en prie
    Reviens à la maison
    Un jour de plus nous t’attendons
    Ces liens que tu aimes
    Ne sont rien que des chaînes

    Mais moi aussi chéri l’orage
    Je t’ai ressemblé à ton âge
    Pris cent fois les corbeaux pour des cygnes
    Vu des étoiles au fond de l’abîme

    Comment te défaire
    De ces bijoux de fer ?
    Je t’en prie dis-moi

    Où as-tu mal ?

    Je t’aime fort
    Et je veux te protéger crois-moi
    De ce que tu ne vois pas
    Ce que tu n’ sais pas encore

    Je t’aime fort
    Mais je ne vois plus
    Ne sens plus qui tu es
    Face à toi je suis perdu

    Toi que je pensais
    Connaître si bien
    Je t’en prie
    Reviens

    Je partage avec vous cette semaine une chanson du groupe Feu! Chatterton extraite de leur très beau troisième album: Palais d’argile. Elle s’appelle « ces bijoux de fer » et nous parle d’amour tourmenté, de cœurs brisés, perdus.. Et moi, j’aime leur univers si original et l’interprétation intense et lyrique du chanteur Arthur Teboul . Les Feu! Chatterton, le plus poétique des groupes de rock français dit-on, c’est ce que je pense aussi.

    Passez une bonne fin de semaine ! BIZH Eveline56

    « J’ai trouvé dans les auteurs des armes mais des armes de paix, de joie, des armes de partage. » Arthur Teboul parlant de littérature.

    « Avant 2020, il y avait de grands festivals où les gens se réunissaient par milliers et qui faisaient office de grande catharsis collective absolument géniale. » Arthur Teboul

  • Une sorcière originale..

    Une sorcière originale..

    Une nuit éclairée par la lune
    Arrive une sorcière au nom de Prune
    Survolant le ciel sans brume
    Sur son balai fait de plumes

    Une sorcière originale…

    Prénom d’un fruit banal
    Elle ne sait pas faire le mal
    Pour Prune rien n’est normal

    Elle lance des sortilèges
    Sa baguette est en liège
    Son chat est blanc comme la neige
    Elle aime le jour qui se lève

    Les gens sont têtus
    L’imaginent avec un nez crochu
    Chapeau turlututu
    Pourquoi serait-il pointu ?

    Une sorcière originale…

    Les plumes de son balai
    Chatouillent votre petit nez
    Les ronrons de son chat botté
    Soignent les blessures de vos âmes tourmentées

    Sans verrue, sans artifice
    Elle ne fait pas de sacrifice
    Abracadabra les flammes crépitent
    Sans araignée dans la marmite

    Sa maison n’est pas hantée
    De la lumière dans son grenier
    Des étoiles avec le fil des araignées
    La voilà enguirlandée

    Une sorcière originale…

    Prune s’envole dans le ciel
    Son cœur réchauffé par le soleil
    Accompagnée d’hirondelles, elle a des ailes
    Mais qui est-elle ?

    Voilà que j’ai trouvé
    C’est une fée
    Parole de sorcier !

    Patricia Besson

    https://short-edition.com/fr/auteur/patricia-besson

    Grand Prix Hiver 2021

    « les poupées de papier  » de Benjamin Lacombe

    Un poème magique et empli de tendresse de Patricia Besson, une illustration bellissime de Benjamin Lacombe, que serait la vie sans l’art sous toutes ses formes ..

    Je vous souhaite une semaine féerique.. Bizh.. Eveline56