Auteur : Dans l’oeil d’une flâneuse Bretonne….

  • Il neige sur la mer..

    Il neige sur la mer..



    Il neige sur la mer,
    Il neige des étoiles,
    Il neige autour des voiles
    Et sur le quai désert.

    Il neige depuis l’aube
    Sur le sable doré,
    Il neige sur la robe
    Des dunes étonnées.

    Il neige, et l’univers
    Semble coupé en deux
    Tout juste en son milieu.
    D’un coté c’est la mer

    A la fois bleu et verte
    Et de l’autre, la terre,
    La terre large offerte
    Aux bras blancs de l’hiver.

    Il neige sur la mer
    Qui s’en moque, éperdue.
    Elle rit toute nue,
    Le long du quai désert.

    Et l’on dirait vraiment
    Que ses vagues endorment
    La terre étendue, morne,
    Dans son grand berceau blanc.

                                                      Maurice CAREME
    Pokoù bras : Gros bisous !

  • Hanno Edelmann

    Hanno Edelmann

    Hanno Edelmann

    Hanno Edelmann ( 1923 / 2013) est un peintre, sculpteur, graphiste né à Hambourg.

    Hanno Edelmann et son épouse Erika Estag

    « Avec toutes ses peintures à l’huile, statues en bronze, estampes graphiques et aquarelles, Edelmann s’est montré l’un des artistes les plus polyvalents de sa génération.« 

    Hanno et Erika Edelmann

     » On se sert des couleurs mais on peint avec le sentiment.« 
    Jean Chardin

    Belle semaine colorée, bises bretonnes 💓💙

  • paysages de Bretagne, Yvonne Jean-Haffen..

    paysages de Bretagne, Yvonne Jean-Haffen..

    « Je partage avec vous cette semaine le grand talent de la peintre,dessinatrice et céramiste Yvonne Jean Haffen (1895 – 1993).

    « Son regard et la poésie de son œuvre sont un si bel hommage à la Bretagne que je revis l’époque racontée par mes grands- parents et mes parents avec un mélange de passion et d’émotions ! Eveline56

    Dinan-Yvonne Jean-Haffen –

    Mon grand chêne ..

    Dinan sous la neige-Yvonne Jean-Haffen –
    La cueillette des fraises à Plougastel -Yvonne Jean-Haffen –
    Feu de Joie à Guingamp -Yvonne Jean-Haffen
    Les Traouïeros à Ploumanac’h-
    Yvonne JEAN-HAFFEN

    Yvonne Jean-Haffen débute sa carrière artistique à Paris dans le tournant des années 1920.
    En 1925, elle fait la connaissance du peintre, décorateur et illustrateur Mathurin Méheut qui l’encourage à découvrir la Bretagne, sa région natale pour laquelle il nourrit une grande passion.

    Yvonne Jean-Haffen tombe aussitôt amoureuse du pays breton.
    Elle y séjourne régulièrement, sillonne la région, le carnet à la main, pour croquer les pardons, les costumes, les modes de vie traditionnels bretons.
    L’ancrage breton d’Yvonne Jean-Haffen se confirme avec l’achat, en 1936, d’une maison à Dinan: La Grande Vigne.

    Tout au long de sa carrière, Yvonne Jean-Haffen produit des peintures, des céramiques, des gravures, elle travaille aux décors de paquebots, d’architectures, et illustre plusieurs ouvrages.
    A la fin de sa vie, elle donne à la Ville de Dinan son fonds d’atelier et sa maison afin de l’ouvrir au public et d’y organiser, chaque année, une exposition de son œuvre.
    Le lieu est désormais connu sous le nom de Musée Yvonne Jean-Haffen.

    à visiter:

    Musée Yvonne Jean-Haffen – Maison d’artiste de La Grande Vigne 103, rue du Quai, 22100, Dinan Côtes-d’Armor.

    « Musée Yvonne Jean-Haffen.« 
    Yvonne Jean-Haffen.
    Je vous souhaite le meilleur pour cette semaine. Bises bretonnes

  • « Kalon aour », le cœur d’or..


    Ce matin, hommage à la plante emblème de la Bretagne, l’ajonc. Une promenade en famille, sous le soleil hivernal, nous a aéré l’esprit et fait chaud au cœur. En traversant cette lande sauvage, « Coeur d’or et épine d’acier de la Bretagne » nous chantait la poétesse Anjela Duval, le bonheur était là.. bises, douce semaine.. Éveline 😘 💓

  • Tu es ma terre, ma mère et mon hiver..

    Tu es ma terre, ma mère et mon hiver..

    Etienne Roda-Gil / julien clerc « terre de France »

    Nous sommes des gens
    Parfois gais
    Quand on est triste
    Il fait mauvais
    Ce sont les choses du temps
    Qui ont fait nos tempéraments

    Tu peux bien changer de nom
    Le visage de tes régions, de nos frontières
    Accrocher des fleurs fanées sur nos calvaires,
    Sur nos calvaires

    Tu es ma terre
    Mon désert qui s’en va
    Tu es ma terre, ma mère et mon hiver.

    Nous sommes des oiseaux géants
    Nous ne voyageons pas souvent
    Nous avons l’amour du nid
    Que certains appellent patrie

    Tu peux bien changer de nom
    Et le cours de tes saisons, de nos rivières
    Parsemer de tâches bleues le blé qui lève
    Le blé qui lève
    Tu es ma terre, mon désert qui s’en va
    Tu es ma terre, ma mère et mon combat

    Tu peux bien changer de nom
    Inventer des religions et des chimères
    J’ai dessiné sur ton dos comme un étang
    Où flotte mes rêves

    Tu es ma terre, mon désert qui s’en va
    Tu es ma terre, ma mère qui est là.

    Nous sommes des gens
    Parfois gais
    Quand on est triste
    Il fait mauvais
    Ce sont les choses du temps
    Qui ont fait nos tempéraments
    ..

    Terre de France est le sixième album studio de Julien Clerc sorti en 1974
    les paroles sont signées Étienne Roda-Gil..

    « Promenade au bord de l’étang gelé, une mélodie me revient, Julien chante « terre de France.. » bises .. Eveline56

    Photos: eveline56 ( 🙏 Sylvie )

  • Nouvel An, sois le bienvenu..

    Nouvel An, sois le bienvenu..

    Nouvel An, sois le bienvenu

    Tout grelottant et tout nu
    Nouvel an ! Sois le bienvenu !
    Peut-être as-tu deux fils de laine
    Pour la pauvre Madeleine ?
    Un grain de blé pour le champ
    Du vieux paysan ?
    sans doute as-tu un peu de bien
    Un peu de riz pour l’indien ?
    Et cachée sous ta mante brune
    La pierre de Lune ?
    Pour le Désert la moitié
    D’ une goutte … d’ une goutte …
    Et pour le monde entier
    Qui t’ écoute … qui t’ écoute …
    Du nord au sud, de branche en brin
    De l’ Amour … un brin.

    Tout grelottant et tout nu
    Nouvel an ! Sois le bienvenu !

    Maud-Élisa Givaudan (« Sur trois notes de soleil » – Éditions Saint-Germain des Prés, 1980)

    ANNE TERRIOU (dessin)

    « Et pour le monde entier Qui t’ écoute … qui t’ écoute …

    Du nord au sud,

    de branche en brin De l’ Amour … un brin. »

    Je vous souhaite une année 2021 lumineuse.. bises bretonnes 💓

    Eveline56

  • Quel est ce chant si pur..

    Quel est ce chant si pur..

    Pe trouz war an douar,
    Pekan a glévan mé
    Na kaer èo ar moueziou
    A zeu eus lein an nenu
    Aeled, oh! Laret d’imp
    ‘Vit, petra e kanet
    Peberzh burzug eta
    Zo digouezet er bed?

    Quel est ce chant si pur
    Qui descend sur la terre?
    D’où vient ce doux murmure
    Qui monte dans les airs?
    Serait-ce la voix d’un ange
    Aux orgues de lumière
    Qui chante les louanges
    D’une nuit de mystère?

    Écoutez ce silence
    Qui règne sur la nuit
    Voyez comme il s’avance
    Ce couple qui s’enfuit.
    Dans le sable et la neige
    Il cherche un simple abri
    Et sur ce petit âne
    C’est la Vierge Marie.

    Sous une étoile étrange
    Voilà que s’accomplit
    Le miracle de l’ange,
    L’annonce faite à Marie.
    Sous le regard des Mages,
    Des bergers éblouis
    Au terme du voyage
    L’enfant Jésus sourit.

    Chantons, chantons Noël
    L’enfant Jésus est né
    D’amour universel
    Il vient pour nous parler
    Chantez peuples fidèles,
    Enfants du monde entier
    Chantons, chantons Noël
    L’amour des hommes est né!


    Retour à l’enfance.. Émotion.. chant de Noël traditionnel de Bretagne.

    Duo Nolwenn Leroy, Hugues Aufray

    Eveline56
  • une heure pour la planète..

    une heure pour la planète..

    Une heure pour la Planète
    C’est ce que j’ai donné
    A notre amie Nature
    Pour la préserver

    Éteindre la lumière
    Et l’ombre apprivoiser
    Pour allumer la Vie
    Continuer de s’aimer

    Élodie Santos, 2009

       Très bon week-end à tous. Eveline 
    
    Photos: EVELINE56

  • Plénitude..

    Plénitude..

    Magie de l’instant présent au fil de l’Océan..

    Bonheur immense face à la mer ..

    Plénitude

    Faire le vide en soi –
    Puis laisser le bien-être
    Envahir notre esprit.

    Plus d’envie d’ailleurs,
    Plus de passé ou futur,
    – Ici et maintenant !

    Profiter de l’instant
    Pendant des heures
    Le temps du bonheur.

    Stéphen Moysan

    « Je vous souhaite des moments de plénitude tout au long de la semaine, des instants de joie immense. »….

    « Merci à vous pour votre fidélité »

    Éveline..


  • Tu ne savais pas..

    Tu ne savais pas..

    « Gaëtan Roussel revient en musique et nous dévoile « Tu ne savais pas », un nouveau single puissant avant un quatrième album solo qui sortira en 2021.

    C’est mon coup de cœur du moment, j’ai aimé cette chanson dès la première écoute, dès les premières notes, les premiers mots. Elle m’a bouleversé..

    Gaëtan Roussel est aussi la voix d’un groupe de légende  que j’adore « Louise Attaque » .

    Eveline

    Tu n’savais pas que tu naîtrais un jour
    Avec une face, un profil
    Sur un continent, sur une île
    C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
    Tu n’savais pas que tu naîtrais un jour

    Tu n’savais pas que tu aimerais un jour
    A en perdre le sommeil
    A lui souffler des merveilles
    C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
    Tu n’savais pas que tu aimerais un jour

    Tu n’savais pas que tu partirais un jour
    Sans regarder demain
    Sans un petit geste de la main
    C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
    Tu n’savais pas que tu partirais un jour

    Tu n’savais pas que tu pleurerais un jour
    La tête sur son épaule
    L’épaule d’attraction folle
    C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
    Tu n’savais pas que tu pleurerais un jour

    Tu n’savais pas que tu rirais un jour
    Sur la photo, sur une île
    A la campagne, à la ville
    C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
    Tu n’savais pas que tu rirais un jour

    Tu n’savais pas que tu courirais un jour
    C’est vrai le temps passe
    Elle est fou cette faute d’orthographe
    C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
    Tu n’savais pas que tu courrais un jour

    Tu n’savais pas que tu mourrais un jour
    Plus d’esprit, plus de corps (corps)
    Tu n’aurais ni raison ni tort (tort, tort…)

    C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
    Tu n’savais pas que tu mourrais un jour
    ..

    « Elle me rappelle musicalement mon ADN, parce que j’ai l’impression que cette chanson était en moi depuis longtemps, parce qu’elle parle de ce que je ressens, parce qu’elle parle de moi et que je me dis qu’elle parle de nous » explique Gaëtan Roussel.

    « Courage courage ! Les beaux jours reviendront.
    Dans ma chanson, nous n’échappons pas à la fatalité. Mais c’est bien la seule chose qui est inévitable pour l’être humain, tout le reste est perpétuellement à construire. Nous ne savions pas que nous vivrions ces moments si difficiles. Accrochons nous, regardons nous, sourions nous, même du regard. Je vous embrasse donc très fort du bout des yeux.
    Merci du fond du ❤️ 
     » Gaëtan Roussel.

    L’album de Gaëtan Roussel, le quatrième en solo, est prévu pour le printemps prochain.

    Douce semaine à vous mes amis (es) , BISES BRETONNES..

    Eveline56

  • Bretonnes.. photographies de Charles Fréger..

    Bretonnes.. photographies de Charles Fréger..

    https://livre.fnac.com/a8209330/Charles-Freger-Bretonnes

    « Car à l’époque, et ce n’est pas si vieux, toutes les femmes bretonnes portaient la coiffe. Ainsi il pouvait en exister une ou deux, voire trois différentes, sur un même terroir. Pour un même clan pourrait-on dire, une coiffe pour la vie de tous les jours, une autre coiffe pour les événements et parfois une troisième coiffe pour exprimer le deuil. Parfois il pouvait aussi exister une coiffe sensiblement différente selon que qu’il s’agisse d’une jeune fille ou d’une femme mariée.
    Les coiffes étaient un langage très expressif pour tous. ( NHU Bretagne)

    Elles étaient si belles nos grands-mères portant avec fierté leurs costumes et coiffes. Reste nos cercles celtiques, Charles Fréger a tout compris avec les ombres du passé sur ses photos.

     Pas de tristesse, juste un magnifique hommage !!!!

    « Voici le doux regard photographique que pose Charles Freger sur les coiffes bretonnes,

    bonnets de labeur, coiffes de maison.. coiffes de cérémonie, cathédrales de dentelle,

    Bises Bretonnes, Eveline56


  • Vision..

    Vision..

    « Devant l’eau profonde, tu choisis ta vision ; tu peux voir à ton gré le fond immobile ou le courant, la rive ou l’infini ; tu as le droit ambigu de voir et de ne pas voir ; tu as le droit de vivre avec le batelier ou de vivre avec « une race nouvelle de fées laborieuses, douées d’un goût parfait, magnifiques et minutieuses ». La fée des eaux, gardienne du mirage, tient tous les oiseaux du ciel dans sa main. Une flaque contient un univers. Un instant de rêve contient une âme entière. »

    Gaston Bachelard, L’eau et les rêves — Essai sur l’imagination de la matière (1942)

    Je vous souhaite une douce semaine, beaucoup de courage pour affronter ce vilain virus avec toutes les complications qu’il entraîne !

    Photos Eveline56 ( merci Sylvie )
  • S’il vous plaît, disait l’étoile…….

    S’il vous plaît, disait l’étoile…….

    Jean Michel Folon

    Les enfants de la Terre



    « S’il vous plaît, disait l’étoile,

    Laissez-moi briller encore,

    Il n’y a que mille siècles

    Que j’ai bondi dans un rêve.



    Laissez-moi bien regarder

    Cette planète aux cieux bleus,

    Ces beaux enfants de la Terre

    Qui ne veulent pas dormir.



    Lorsque je me sens trop seule

    Dans le noir désert des astres,

    J’aime errer sur leur sourire

    Et m’apaiser dans leurs yeux. »

    Gérard BOCHOLIER

    Jean Michel FOLON

    « Partager un poème de Gérard BOCHOLIER qui nous parle d’une étoile, des yeux d’enfants, retrouver les dessins de JEAN-MICHEL FOLON (1934-2005) son univers si poétique et son imaginaire si créatif, voilà pour oublier, quelques instants seulement, la noirceur du monde en ce moment et tous ceux qui s’envolent là-haut, innocents, nous laissant dans la douleur, l’incompréhension.

  • L’univers de Pascal  Jaouen, l’enchanteur..

    L’univers de Pascal Jaouen, l’enchanteur..

    Pascal Jaouen 

    photos: Eveline56

    « J’aimerais partager avec vous une exposition vue ce samedi matin. J’ai eu la chance d’admirer les créations de Pascal Jaouen. Quel moment de bonheur intense, féérique!!!! Broderies du passé et d’aujourd’hui, le talent intemporel du « brodeur bleu », comme on le surnomme, m’a enchanté. » Eveline

    Pascal Jaouen, brodeur et styliste…

    Avec l’école de broderie d’Art de Quimper qu’il a créée, Pascal Jaouen a donné un sérieux coup de jeune à la broderie traditionnelle : « Brodeur styliste » iconoclaste et facétieux, il sait mieux que quiconque inscrire la broderie traditionnelle dans notre époque avec des créations (vêtements, arts de la table,…) d’une modernité saisissante.

    D’abord connu en tant que brodeur, il s’est fait sa place dans le haut de gamme du prêt à porter en invitant le public à découvrir ses collections lors de ses défilés spectacles. Il imagine ses créations portées par des hommes et des femmes d’aujourd’hui, qui osent et se plaisent à porter des vêtements qui ont une âme.

    Son travail, sa passion est d’apprivoiser la culture bretonne, ses traditions et son patrimoine débarrassés de tous clichés et de la transmettre à ses élèves. L’Ecole de Broderie d’Art enseigne à tous et à toutes, débutant(e)s comme initié(e)s, la broderie Glazig, le passé empiétant, la broderie blanche, les jours anciens,… Elle propose des cours réguliers hebdomadaires, bi-mensuels ou mensuels, de septembre à juin, dans différentes villes de Bretagne : Quimper, Brest, Lorient, Rennes, Vannes, Nantes… Pascal Jaouen anime également des stages de manière ponctuelle dans d’autres grandes villes de France.

    https://www.pascaljaouen.com/collections/pascaljaouen

  • Mesdames.. Grand Corps Malade,

    Mesdames.. Grand Corps Malade,

    « Mesdames, ode aux femmes ou le bonheur d’écouter les mots de  » grand corps malade » dans cette période si trouble »…. Eveline56

    Mesdames,

    Veuillez accepter Mesdames ces quelques mots comme un hommage
    À votre gente que j’admire qui crée en chaque homme un orage
    Au cinéma ou dans la vie vous êtes les plus beaux personnages
    Et sans le vouloir vous tenez nos cœurs et nos pensées en otage

    Veuillez accepter mesdames, cette déclaration
    Comme une tentative honnête de réparation
    Face au profond machisme de nos coutumes, de nos cultures
    Dans le grand livre des humains place au chapitre de la rupture
    Vous êtes infiniment plus subtiles, plus élégantes et plus classes
    Que la gente masculine qui parle fort, prend toute la place
    Et si j’apprécie des deux yeux quand tu balances ton corps
    J’applaudis aussi des deux mains quand tu balances ton porc

    Derrière chaque homme important se cache une femme qui l’inspire
    Derrière chaque grand être humain précède une mère qui respire
    « La femme est l’avenir de l’homme » écrivait le poète
    Eh ben, l’avenir s’est installé et depuis belle lurette

    You are the only one, you are the only
    You are the only one, the only
    You are the only one, you are the only one
    You are, yes you are

    Vous êtes nos muses, nos influences, notre motivation et nos vices
    Vous êtes Simone Veil, Marie Curie, Rosa Parks, Angela Davis
    Vous êtes nos mères, vous êtes nos sœurs
    Vous êtes caissières, vous êtes docteurs
    Vous êtes nos filles et puis nos femmes
    Nous, on vacille pour votre flamme

    Comment ne pas être en admiration et sans commune mesure
    Pour celles qui portent et fabriquent pendant neuf mois notre futur
    Pour celles qui cumulent plusieurs emplois et ce sans sorcier
    Celui qu’elles jouent dans la journée et le plus grand, mère au foyer

    Veuillez accepter Mesdames cette réelle admiration
    De votre force, votre courage et votre détermination
    Veuillez accepter Mesdames mon aimable faiblesse
    Face à votre fragilité, votre empathie et votre tendresse

    Veuillez accepter Mesdames cette petite intro
    Car l’avenir appartient à celles qu’on aime trop
    Et pour ne pas être taxé de premier degré d’anthologie
    Veuillez accepter Mesdames, cette délicate démagogie

    Vous êtes nos muses, nos influences, notre motivation et nos vices
    Vous êtes Simone Veil, Marie Curie, Rosa Parks, Angela Davis
    Vous êtes nos mères, vous êtes nos sœurs
    Vous êtes caissières, vous êtes docteurs
    Vous êtes nos filles et puis nos femmes
    Nous, on vacille pour votre flamme

    Paroliers : Fabien Marsaud ( Grand Corps Malade )

  • Alfred Guillou.. Bretagne éternelle !

    Alfred Guillou.. Bretagne éternelle !

    Jeune Paysanne (1892)

    La ramasseuse de goémon (1899)

    Le bouquet de primevères – 1890
     Mère et enfant au bord de la mer 

    À Douarnenez en Bretagne

    On respire du sel dans l’air,
    Et la plantureuse campagne
    Trempe sa robe dans la mer,
    À Douarnenez en Bretagne.

    À Douarnenez en Bretagne,
    Les enfants rôdent par troupeaux ;
    Ils ont les pieds fins, les yeux beaux,
    Et sainte Anne les accompagne.

    Les vareuses sont en haillons,
    Mais le flux roule sa montagne
    En y berçant des papillons,
    À Douarnenez en Bretagne.

    À Douarnenez en Bretagne,
    Quand les pêcheurs vont de l’avant,
    Les voiles brunes fuient au vent
    Comme hirondelles en campagne.

    Les aïeux n’y sont point trahis ;
    Le coeur des filles ne se gagne
    Que dans la langue du pays,
    À Douarnenez en Bretagne.

    Sully Prudhomme publié dans ses Stances et Poèmes en 1865

    Quelques jolies toiles du peintre breton Alfred Guillou (1844 – 1926) accompagnées d’un poème de Sully Prudhomme. Nous sommes au XIXème siècle, en Finistère.

    Bises bretonnes

    Eveline56

  • Lumière !

    Lumière !

    Ambre et Olivier sont voisins : elle se débat dans les difficultés, il a le bonheur insolent, une famille unie, des amis présents. Ce déséquilibre, trop difficile à supporter, devient un véritable point de crispation pour Ambre qui nourrit peu à peu un ressentiment tenace à l’égard de son voisin. Un jour, elle s’en prend à lui, pour déverser sa douleur, avant de venir lui présenter ses excuses. Elle découvre alors une faille dans la vie parfaite d’Olivier et le bonheur auquel elle aspire se lie curieusement au destin de cet homme si longtemps détesté…

    Extraits:

    « Il pose sur moi un regard tendre et son visage s’éclaire d’un sourire immédiat et généreux, bordé de deux larges fossettes, qui le transfigure. Ce sourire, je ne l’attendais pas, ou plus. C’est la vie qui jaillit magnifiquement et sans bruit à travers une rangée de canines, d’incisives, de molaires et de prémolaires. La vie qui claque et frappe un jeu de quilles. »

    « J’ai honte de mon corps… En descendant l’escalier, je remarque froidement que mes pas ne produisent plus le moindre bruit. Corps sans pesanteur, maigre, spectre sans éclat ni présence.« 

    critique:

    « LUMIERE » de Christelle Saïani a illuminé mes soirées. En ces moments troubles que nous vivons, il est bon de se plonger dans une histoire d’une telle humanité. La rencontre d’Ambre et d’Olivier nous entraîne très loin. Ils nous parlent de souffrances, celle d’un désamour mais aussi celles de la maladie et du temps qui passe si vite face à la mort.
    Bouleversant, merci à Christelle Saïani pour son grand talent.
    Eveline56

  • Le coucou chante contre mon cœur,

    Le coucou chante contre mon cœur,

    Julien Bosc,

    « Le geai des chênes s’est fait une raison et dort contre ma joue
    Si je prends froid les hirondelles virevoltent autour de mon visage
    L’évente évente tant que la fièvre n’est tombée
    Si la mélancolie survient le coucou chante contre mon cœur
    Si lui est dans la peine je le berce et console en attendant qu’il s’apaise
    Ce que je dois à tous ?
    La fraternité que le monde a perdue
    La tendresse sans forcément demande immédiate de retour
    N’oubliant pas ce qu’eux seuls savent offrir :
    Une multitude de couleurs afin de réjouir l’âme et déchirer la nuit »
    Eveline 56

    « N’avez-vous jamais vu ces vagues qui touchent le ciel ?
    Ces rouleaux d’écume qui font naître les anges ?
    Ces multiples couleurs d’un ciel bleu à l’autre en passant par des verts, des noirs, des gris ?
    Ces voix graves aiguës venus de qui sait où ?
    Ces chants d’un cœur qui conjurent l’impensable ?
    Ces bruits de tous les diables ?
    Le fin filet de voix de la tempête puis le silence immense ?
    Ne les avez-vous entendus ?

    Moi si
    c’est pourquoi je chante
    Sans rien inventer
    Faudrait sinon de l’imagination
    Ah bienheureux tous ceux qui la possèdent
    Je la leur laisse » Julien Bosc..

    « Cette semaine, J’aimerais partager avec vous les mots emplis d’émotion et de tourment d’un poète de grand talent, Julien Bosc.  » Eveline

    Le coucou chante contre mon cœur, Le Réalgar, 2020.

    Julien Bosc est né en 1964 à Boulogne-Billancourt.
    Il s’est d’abord intéressé au théâtre et à la mise en scène. En 1989, il quitte Paris pour s’installer dans la Creuse et se consacrer à l’écriture. Il publie son premier livre, l’Oculus, en 1992. Il se passionne également pour l’ethnographie et pour les Lobi. Reconnu comme spécialiste de l’art lobi du Burkina Faso, il est chargé par le Musée du Quai Branly d’organiser l’espace consacré à cet art. En 2013 il fonde sa maison d’édition : « le phare du cousseix ». Il publie des plaquettes de poésie. Il a lui-même écrit et publié des recueils de poésie chez divers éditeurs.
    Julien Bosc est mort en septembre 2018.

    Goutte d’os, Collodion, 2020.

    Elle avait sur le sein des fleurs de mimosa, la tête à l’envers, 2019.

    Le verso des miroirs, Atelier de Villemorge, 2018.

  • Vers l’automne..

    Vers l’automne..

    Je me promène et marche vers la cabane au toit de chaume,

    tout près de l’étang de Lannénec,

    sérénité..

    les senteurs de l’automne arrivent, légères encore

    personne à l’horizon

    je respire..

    Eveline56

  • D’un jardin.. d’une pierre..

    D’un jardin.. d’une pierre..

    D’un jardin

    D’un jardin de pierres

    car il ne faudrait pas oublier les pierres

    écouter celui qui les connaît

    qui vous dira qu’elles vivent

    qu’elles respirent

    c’est une autre science

    qu’on loge au creux de la paume

    sur le rebord d’une fenêtre

    d’un muret au fond de la poche

    comme les étoiles

    on ne doute pas qu’il s’en trouve une

    à soi

    Anne Brousseau

    Je vous souhaite de passer une très belle semaine et de regarder les pierres autour de vous comme un message d’authenticité et d’espoir.. Éveline