Avec le Temps………….

 

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DSC00705.JPGAvec le temps…

Avec le temps, va, tout s’en va

On oublie le visage et l’on oublie la voix

Le coeur, quand ça bat plus, c’est pas la peine d’aller

Chercher plus loin, faut laisser faire et c’est très bien

Avec le temps…

Avec le temps, va, tout s’en va

L’autre qu’on adorait, qu’on cherchait sous la pluie

L’autre qu’on devinait au détour d’un regard

Entre les mots, entre les lignes et sous le fard

D’un serment maquillé qui s’en va faire sa nuit

Avec le temps tout s’évanouit

Avec le temps…

Avec le temps, va, tout s’en va

Même les plus chouettes souvenirs ça t’as une de ces gueules

A la Galerie je farfouille dans les rayons de la mort

Le samedi soir quand la tendresse s’en va tout seule

Avec le temps…

Avec le temps, va, tout s’en va

L’autre à qui l’on croyait pour un rhume, pour un rien

L’autre à qui l’on donnait du vent et des bijoux

Pour qui l’on eût vendu son âme pour quelques sous

Devant quoi l’on se traînait comme traînent les chiens

Avec le temps, va, tout va bien

Avec le temps…

Avec le temps, va, tout s’en va

On oublie les passions et l’on oublie les voix

Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens

Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

Avec le temps…

Avec le temps, va, tout s’en va

Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu

Et l’on se sent glacé dans un lit de hasard

Et l’on se sent tout seul peut-être mais peinard

Et l’on se sent floué par les années perdues

Alors vraiment

Avec le temps on n’aime plus.

«Avec le temps» de Léo Ferré : Paroles écrites et chanson composée en 1969……..

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https://www.youtube.com/watch?v=9TvDyVhXv58

J’ai choisi une femme pour cette version, Dalida …………

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Eveline56

Demoiselle COCCINELLE « buocʼhig-Doue « 

20170510_142413J’aimerais vous offrir ces photos d’une demoiselle coccinelle tranquillement installée dans mon jardin; je n’ai pas voulu la déranger longtemps et en deux petits « clic clac »:  souhait de  bonheur pour vous mes amies (amis) du blog ….Eveline56

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forêt…..ar c’hoad

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Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme.
Victor Hugo
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Penser, c’est chercher des clairières dans une forêt.
Jules Renard

 

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Légèreté de l’oiseau qui n’a pas besoin pour chanter de posséder la forêt, pas même un seul arbre.
Christian Bobin
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« La civilisation est un produit naturel, tout comme l’état sauvage ; ce sont des fleurs différentes poussées dans la même forêt »
       Remy de Gourmont
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« il y a dans la forêt des bruits qui ressemblent à des paroles »
       Jean Giono
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« La ville écrase la forêt pour y installer son décor sans songer au bruit que ferait le chant de tous les oiseaux morts…..
Francis Blanche
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Merlin avait besoin de solitude, de silence et de recharger ses forces. Il sourit à l’évocation de ses amis les arbres et se retrouva au milieu d’eux, dans sa chère forêt de Brocéliande. Il s’assit sur son pommier……….. BARJAVEL  » L’Enchanteur »

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« Dans le silence du vent »

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Dans une réserve obijwé du Dakota du Nord, à la fin des années 1980, Geraldine est agressée, battue, violée. Traumatisée, elle s’enferme dans le silence. Pour Joe, son fils, 13 ans, la vie ne sera plus comme avant. Devant la lenteur de l’enquête, il décide, avec ses amis, de mener ses propres recherches. Qui a violé sa mère ? Où l’agression a-t-elle été commise ? Pourquoi son père, juge au tribunal tribal, ne peut-il poursuivre des non-amérindiens ? Une quête qui marquera pour Joe la fin de l’innocence.

Récompensé par la plus prestigieuse distinction littéraire des Etats-Unis, le National Book Award, élu meilleur livre de 2012 par les libraires américains, le roman de Louise Erdrich explore avec une remarquable intelligence la notion de justice à travers la voix d’un adolescent indien.

Extrait:

« Et voilà ce que je n’ai pas compris à l’époque, mais que je comprends aujourd’hui – la solitude. J’avais raison, dans cette histoire, il n’y avait que nous trois. Ou nous deux. Personne d’autre, ni Clémence, ni même maman, ne se souciaient autant que nous de ma mère. Personne d’autre ne pensait à elle jour et nuit. Personne d’autre ne savait ce qui lui arrivait. Personne d’autre ne voulait à tout prix autant que nous deux, mon père et moi ,retrouver notre vie. Revenir au Temps d’Avant. »

“Elle s’était éloignée en flottant, de sorte que nous ne savions comment la récupérer.”


Comment sortir indemne de ce livre qui nous parle de la communauté amérindienne et de l’agression sexuelle d’une femme sur une réserve. L’époux, juge, s’en remet à la justice, un système légal particulier aux Indiens mais établi par les Blancs. Joe, leur fils de 13 ans, mène l’enquête de son côté et rêve de venger sa mère……. C’est noir, puissant et plein d’espoir !!!! EVELINE56


 

 

 

 

 

 

An hini a garan : Chanson à celle que j’aime tant………..

An hini a garan

An hini a garan, gwechall bihan er gêr,
Pa oamp tostig an eil, an eil ouzh egile ! 
Va c’halon ne gare, gare nemet unan
Pa oan bihan er gêr an hini a garan.

An hini a garan, ‘m eus kollet da viken,
‘Mañ degouezhet pell ha ne zistroio ken,
Ha setu ma kanan, kanan keti ketañ ,
Ha setu ma kanan d’an hini a garan.

An hini a garan, un deiz ‘n eus va losket
Aet eo d’ar broioù pell, d’ur vro n’an’vezan ket
Aet eo d’ar broioù pell da c’hounit e vara.
Kollet, kollet un deiz, an hini a garan…

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chant:  Denez PRIGENT

Celle que j’aime tant

Celle que j’aime tant, j’aimais sa douce voix
Quand nous étions si près, elle si près de moi,
Mon cœur n’en aimait qu’une, une seule, et j’entends
Toujours sa douce voix, celle que j’aime tant.

Celle que j’aime tant est perdue à jamais ;
Elle est partie si loin, ne reviendra pas mais
Je l’appelle en chantant, et je chuchote au vent,
Je l’appelle en chantant, celle que j’aime tant.

Celle que j’aime tant, un soir elle m’a laissé,
Pour des pays lointains qui n’ont pas de passé,
Pour des pays lointains et leur pain du migrant ;
Perdue, perdue un soir, celle que j’aime tant……

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J’aimerais vous faire découvrir la chanson traditionnelle Bretonne à travers la voix de l’un de nos plus talentueux chanteur breton, Denez Prigent.

Mon premier clip photos avec MALZENN « en invitée spéciale » ….

 

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Un homme debout !!!!

Si je m’endors me réveillerez-vous ?
Il fait si froid dehors le ressentez-vous ?
Il fut un temps où j’étais comme vous
Malgré toutes mes galères je reste un homme debout

Priez pour que je m’en sorte
Priez pour que mieux je me porte
Ne me jetez pas la faute
Ne me fermez pas la porte

Oui je vis de jour en jour
De squat en squat un troubadour
Si je chante c’est pour qu’on m’regarde,
Ne serait-ce qu’un p’tit bonjour
J’vous vois passer quand j’suis assis
Vous êtes debout, pressés, j’apprécie
Un p’tit regard, un p’tit sourire
Ne prennent le temps, ne font que courir

Si je m’endors me réveillerez-vous ?
Il fait si froid dehors le ressentez-vous ?
Il fut un temps où j’étais comme vous
Malgré toutes mes galères je reste un homme debout

Merci bien pour la pièce
En c’moment c’est dur, je confesse
Quand j’vais m’en sortir je l’atteste
J’veux avoir un toit, une adresse
Si de toi à moi c’est dur, je stresse
Le moral n’est pas toujours bon, le temps presse
Mais bon comment faire à part l’ivresse comme futur
Et des promesses en veux-tu

Voilà ma vie j’me suis pris des coups dans la tronche
Sois sûr que si j’tombe par terre tout l’monde passe mais personne ne bronche
Franchement à part les gosses qui m’regardent étrangement
Tout l’monde trouve ça normal que j’fasse la manche
M’en veuillez pas mais parfois j’ai qu’une envie: abandonner

Si je m’endors me réveillerez-vous ?
Il fait si froid dehors le ressentez-vous ?
Il fut un temps où j’étais comme vous
Malgré toutes mes galères je reste un homme debout

Priez pour que je m’en sorte
Priez pour que mieux je me porte
Ne me jetez pas la faute
Ne me ferme pas la porte

Si je m’endors me réveillerez-vous ?
Il fait si froid dehors le ressentez-vous ?
Il fut un temps où j’étais comme vous
Malgré toutes mes galères je reste un homme debout

Si je m’endors me réveillerez-vous ?
Il fait si froid dehors le ressentez-vous ?
Il fut un temps où j’étais comme vous
Malgré toutes mes galères je reste un homme debout

Claudio Capéo

Deux photos de votre œil de flâneuse, cette chanson entendue ce matin à la radio et qui me bouleverse à chaque fois, mots simples mais abrupts, mots de la vie d’aujourd’hui encore. Pas beaucoup entendu parler de la misère dans les meetings de ces messieurs-dames de la politique  ….  ):  Eveline56

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Les vieilles pierres …….

 Les vieilles pierres

Elles sont toujours là malgré le temps qui passe,
Gorgées de ces printemps qui ne se comptent plus ;
Fières et fidèles et que rien ne déplace,
Elles sont le témoin d’un passé révolu.

Elles ont la couleur de ces matins d’automne
Quand le brouillard étend son épais manteau gris ;
Et lorsque le soleil, sur elles, s’abandonne,
Elles se parent d’ocre au cœur des murs meurtris.

À l’abri des regards elles cachent parfois
Des cœurs ensanglantés des affres d’une guerre,
Blessures profondes d’un monde d’autrefois,
Qui se dissimulent sous un rideau de lierre.

Et si vous les voyez pleurer des larmes noires,
C’est la sueur de ceux qui les ont posées là ;
Celle des bâtisseurs que gardent en mémoire
Les âmes de pierres que le temps mutila.

Écoutez-les parler, raconter leurs histoires,
Celles des temps passés, celles des temps présents,
Celles des mauvais jours, celles des jours de gloire ;
Amoureux qui passez, arrêtez-vous un temps.

Touchez et caressez ces pierres séculaires,
Nobles et si belles que rien n’a remplacées ;
Elles vous laisseront, sur elles, pour vous plaire,
Graver au fond d’un cœur vos prénoms enlacés

Denis Lajeunesse

 

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Eveline56

Le gang des rêves ! Luca Di Fulvio

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Une italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt…. L’histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s’achève quelques heures plus tard sans qu’on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio. Roman de l’enfance volée, Le Gang des rêves brûle d’une ardeur rédemptrice : chacun s’y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l’illusion de la pureté.

Dramaturge, le Romain Luca Di Fulvio est l’auteur de dix romans.

Extrait:

«Tu es un loup, mon amour. Et le loup qui est en toi te rendra fort et invincible quand tu seras grand. Mais comme Croc Blanc, il faut que tu écoutes la voix de l’amour. Si tu ignores cette voix, tu deviendras comme tous les jeunes de notre quartier, ces délinquants qui ne sont pas des loups sauvages, mais juste des chiens enragés.»

« Ce livre est un cadeau ! C’est le récit bouleversant de la lutte quotidienne d’une toute  jeune mère quittant la Calabre pour New-York et qui se bat ,seule, sans argent, afin d’offrir une meilleure vie à son fils….. Ce roman sera certainement une référence sur le monde des gangs dans les années 20. Il va devenir un film , je ne suis pas étonnée, il se lit comme un scénario avec des séquences ….. 

 Eveline56

 

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Le temps des fraises…..

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Matthieu Dorval  « Une Fraise » 2014

Un Sonnet à Saveur de Fraise

Une petite fraise, au matin du printemps
Rouge et rayonnante comme l’éclat du soleil
Belle et charmante comme la magie du ciel
De sa chair a laissé une offrande aux gourmands

Et je fus le premier, qui les yeux grand ouverts
Contempla cette enfant de la verte contrée
La cueillant gentiment de mes doits envoûtés
Je fus vite charmé par son parfum d’hier

Je ne puis que penser à ces chaudes journées
De ma courte jeunesse où la beauté d’un fruit
Me faisait rêvasser aux couleurs infinis

C’est alors que je vis, que ce fruit n’était seul
Puisque Dame Nature, à laissé en mon œil
Les reflets de cents fraises en la ferveur de mai

Eric Vaillancourt

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Matthieu Dorval
Août 1714. Après 2 ans de voyage en Amérique
du Sud, l’explorateur Amédée Frezier (un nom
sacrément prédestiné) débarque à Marseille avec
5 plants de fraises blanches du Chili.
 L’un d’entre eux

sera planté au jardin botanique de Brest.
Un infirmier originaire de Plougastel, féru de botanique,
rapporte chez lui un plant de ces fameuses fraises blanches
et le plante dans son propre jardin. Résultat, la fraise chilienne
se croise avec les fraises locales et une nouvelle espèce voit le jour : la Freizh (1740)
Miracle ! La Freizh de Plougastel se multiplie comme des
petits pains.
Enfin, comme des petites Fraises. Alors qu’elle

dépérit partout ailleurs. On commence même à la vendre
au marché aux fraises de Brest.
Y aurait-il un micro climat

fraisier à la pointe Finistère ? Mystère. (1760)
L’ouverture de la fameuse  ligne  ferroviaire et pâtissière
Paris-Brest marque le début du développement
de la freizhiculture.
 Les premières Freizh débarquent à Paris. ( 1865)
Désormais regroupés en coopératives,
les freizhiculteurs de Plougastel se lancent à la
conquête de l’Angleterre et le marché de Londres
devient vite le plus important.
 God save the Freizh ! (1920)
1er producteurs de fraises en France,
les freizhiculteurs de Plougastel produisent désormais
1 millier de tonnes par an.
 La Freizh est partout. (1930/1950)
Fini les récoltes à genoux. Avec l’invention
des jardins suspendus à Plougastel, la Freizh
se récolte désormais à hauteur d’homme par des femmes. (1995)
7 juin 1996. Un vent de renouveau souffle à la pointe du
Finistère. Toute la région se mobilise pour que la fraise
entre au patrimoine régional
et que son nom soit définitivement

associé à Plougastel……………….

Article site Saveol 🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓

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Petit conseil de votre flâneuse bretonne:

A DEGUSTER SANS MODERATION …….  😉

 

 

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Escaliers ( du site « encre papier clavier »)

« Suite de degrés qui servent à monter et à descendre. » Chaque marche nous fait avancer plus loin, plus haut. Il y a des fois où l’on monte les marches deux par deux pressés d’arriver aux sommets sans mesurer l’émotion qui sera d’être en haut. L’impression de tout posséder, d’être au dessus de tous, être au […]

via Escaliers — Encre, papier, clavier…

Vannes la médiévale ….. »ker GWENED »

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BALADE AU COEUR DE VANNES, capitale du golfe du Morbihan…… j’aimerais partager avec vous son architecture avec ces photos prises ce matin, sous un beau soleil……….. Eveline56

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Quelques magasins :

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quelques photos au hasard :

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Le port de plaisance

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L’aubépine

 

« Petit poème un peu désuet mais si doux à l’oreille »….. Eveline56

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L’aubépine

Simone, tes mains douces ont des égratignures,
Tu pleures, et moi je veux rire de l’aventure.

Avec les scarabées, les guêpes, les frelons blonds,
Avec les libellules, avec les papillons

Et tout ce qui a des ailes, avec les pollens
Qui dansent comme des pensées dans l’air et se promènent ;

Elle communie avec le soleil de midi,
Avec les nues, avec le vent, avec la pluie

Et tout ce qui passe, avec le soleil du soir
Rouge comme une rose et clair comme un miroir,

Avec la lune qui rit et avec la rosée,
Avec le Cygne, avec la Lyre, avec la Voie lactée ;

Elle a le front si blanc et son âme est si pure
Qu’elle s’adore elle-même en toute la nature.

Remy De Gourmont 1897

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« Churchill m’a menti » Caroline Grimm

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C’est une histoire vraie et oubliée. Celle de l’île de Jersey, abandonnée par Churchill en juin 1940, envahie par les Allemands deux mois plus tard. Comment vont survivre les habitants de l’île livrés à l’ennemi ? Pour qui les nazis font-ils construire les seuls camps de concentration de l’Europe de l’Ouest ? Des centaines de Français y seront déportés. Pourquoi Churchill n’en a-t-il jamais parlé ? Ces années de lutte, Caroline Grimm les raconte en suivant le quotidien palpitant de personnages qui n’ont eu d’autre choix que de collaborer avec l’ennemi ou de résister. Un roman passionnant et bouleversant sur un chapitre ignoré de la Seconde Guerre mondiale.

Extrait:

« On nous a laissé le choix de partir pour l’Angleterre nous aussi ou de rester dans nos maisons. Moi je voulais qu’on suive Papa sur le continent, mais Maman a dit pas question, on est en sécurité sur l’île, si Churchill a désarmé Jersey, il sait ce qu’il fait, c’est que les Allemands ne risquent pas de nous attaquer, on est trop petits, on n’intéresse personne. Papa a opiné du chef. « Ecoute ta mère, Victoire. Moi aussi, je préfère savoir mes deux enfants en sécurité avec leur mère ici. Et puis pour aller où ? »

Coup de cœur :

C’est un roman poignant à partir d’un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale, l’invasion allemande des îles Anglo-normandes. Caroline Grimm m’a permis de découvrir la souffrance d’un peuple insulaire abandonné à lui-même et aussi l’existence d’un  camp de concentration sur l’île d’Aurigny. Passionnant ♥♥♥♥ Eveline56

Ce livre existe en poche :churchill-m-a-menti-842796-250-400

 

Tristesse ……. dilevenez

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Tristesse    

« J’ ai photographié ces fleurs aux couleurs vives cet après midi

je suis rentrée, encore un attentat

 je n’ai plus envie de rouge vif mais de gris

 pour qui allons nous pleurer dans l’avenir ? »            Éveline 56  

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« de nos yeux nous ne pouvons voir

tout ce que le vent emporte avec lui

seul le cœur pourrait encore souffler

ce qu’il manque aux hommes » 

CECILE GUIVARCH

nos âmes la nuit Kent Haruf

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Dans la petite ville de Holt, Colorado, dans une Amérique profonde et isolée, Addie, une septuagénaire, veuve depuis des décennies, fait une étrange proposition à son voisin, Louis, également veuf : voudrait-il bien passer de temps à autre la nuit avec elle, simplement pour parler, pour se tenir compagnie ? La solitude est parfois si dure… Bravant les cancans, Louis se rend donc régulièrement chez Addie. Ainsi commence une très belle histoire d’amour, lente et paisible, faite de confidences chuchotées dans la nuit, de mots de réconfort et d’encouragement. Une nouvelle jeunesse apaisée, toute teintée du bonheur de vieillir ensemble. Mais voilà, les choses ne vont pas se passer si simplement, les cancans vont bon train, et les familles s’en mêlent… Que va-t-il advenir de cette bulle de douceur si précieuse qu’Addie et Louis avaient réussi à construire ?

Extrait:

« Puis il se mit à pleuvoir. Je ferai mieux de fermer la fenêtre. Pas complètement. Sens-moi cette odeur exquise. La plus exquise des odeurs… Eh oui. Il se leva pour aller fermer partiellement la fenêtre, puis revint se coucher. Allongés l’un à côté de l’autre, ils écoutaient la pluie. On dirait que, comme pour moi, la vie n’a pas très bien tourné pour toi, en tout cas pas comme on l’espérait, dit-il. Sauf qu’elle me parait douce aujourd’hui, en cet instant. »

coup de cœur :

Ce livre est un bijou d’émotion ! C’est un hymne à la liberté et au droit au  bonheur à tout âge de la vie. Addie et Louis s’aiment tard, après avoir vécu, souffert et perdu leurs conjoints respectifs. Ils partagent sur l’oreiller leurs rêves de jeunesse et leurs regrets. L’amour âgé est possible, à condition d’aller au-delà du regard des autres, à commencer par celui de ses proches, le plus dur de tous……Eveline56

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Kent Haruf (1943 – 2014) est un écrivain américain.  « Nos âmes la nuit » est paru quelques mois à peine après sa mort en 2014. 


Mon œil de lectrice…..

j’ai très envie de partager avec vous mes livres « coup de cœur« , ceux qui m’ont enchanté, attristé, égayé, soulagé, secouru, instruit, bouleversé, dépaysé, désorienté etc…. C’est dire les émotions qui me traversent quand je lis. Nulle envie de trop dévoiler l’histoire mais la couverture du livre, un petit extrait, une critique, juste une fenêtre ouverte sur ma découverte littéraire  ………………
Mon premier coup de cœur ♥

  »  Les règles d’usage   » 

  JOYCE MAYNARD

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Wendy, treize ans, vit à Brooklyn. Le 11 septembre 2001, son monde est complètement chamboulé : sa mère part travailler et ne revient pas. L’espoir s’amenuise jour après jour et, à mesure que les affichettes DISPARUE se décollent, fait place à la sidération. Le lecteur suit la lente et terrible prise de conscience de Wendy et de sa famille, ainsi que leurs tentatives pour continuer à vivre. Le chemin de la jeune fille la mène bientôt en Californie chez son père biologique qu’elle connaît à peine – et idéalise.
Son beau-père et son petit frère la laissent partir le cœur lourd, mais avec l’espoir que cette expérience lui sera salutaire. Assaillie par les souvenirs, Wendy est tiraillée entre cette vie inédite et son foyer new-yorkais qui lui manque.
Extrait:
c’était le parfum qui l’avait achevée. Il y avait des mois que sa mère n’avait pas mis cette robe, mais son odeur imprégnait encore ses plis. Pendant un instant, ce fut comme si elle était présente dans la pièce. Wendy aurait voulu rester toujours là à humer ses effluves……..
Ce roman  a été écrit peu de temps après la catastrophe du 11 septembre 2001. Il est paru en France en 2016. Il aurait été dommage de passer à côté de ce récit qui interroge sur la transmission …. Joyce Maynard que j’apprécie beaucoup, nous livre le beau portrait d’une adolescente de 13 ans, sans pathos, mais avec une humanité et une justesse qui m’a ému jusqu’aux larmes…….
BOULEVERSANT…….. Eveline
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Georges Perros, écrivain et poète….

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1923 – 1978

Georges Perros a vécu cinquante-quatre ans, de Paris à Douarnenez, petit port du Finistère. Il fut comédien à la Comédie française, rédacteur pour la N.R.F., lecteur pour le TNP de Jean Vilar, et surtout écrivain….

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Maison de G. Perros à Douarnenez
« J’aimerais partager avec vous quelques extraits du livre « Poèmes Bleus » de Georges Perros  » …………… Eveline56

(extraits de »Poèmes bleus » de Georges Perros….ci-après )

Respire ami et songe encore à d’autres mots
Ceux-ci câlins, mots de laine
Oiseaux sous la langue
Qui disent le printemps marin
La gentillesse armoricaine
Qui tutoie l’univers entier
A ces mots :
Forêt-Fouesnant
Lannilis
Landudal
Landevennec
Saint-Guénolé
Plouhinec
Clohars-Carnoët
Rozermeur  ……….

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Tes vieilles à coiffe
Qui font du vélo sous la pluie
Mais pleut-il  vraiment en Bretagne
La légende le dit, mais quoi
Le crachin c’est une rosée
Qui vient de là-haut, qui s’enroule
Autour de nos fronts fatigués
Cela nous fait du bien à l’âme
C’est à peine si la route s’en trouve humectée
Le crachin ne va pas jusqu’à terre
Il est volatil, émulsion, neige d’été
Son bruit est doux, c’est de la ouate
Dieu se fait Breton à ce bruit
Mobile et frais….

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Monet

La mer est jeune, quel âge a-t-elle
Elle est ce mur horizontal
Où s’appuyer quand rien ne va
Et rien ne va plus trop souvent
Cette béquille infatigable
Qui n’en finit pas de jeter
Sa parabole au fond des sables
Dans le coeur mat d’un coquillage
On l’entend encore chanter……….

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Il y a un proverbe breton
Qui dit que la poésie est plus forte
Que les trois choses les plus fortes
Le mal le feu et la tempête
Et c’est bien la poésie
Qui s’est enfoncée jusqu’à la garde
Dans la gorge de la Bretagne
De la baie Saint Michel
À Locmariaquer
Mais qu’est-ce que la poésie
Le proverbe ne le dit pas……

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Mise en page 1
Correspondance avec Gérard et Anne Philipe
Georges Perros

Une vie ordinaire
roman- poème

 On m’a bien dit que j’étais né
mais de si drôle de façon
je me méfie des gens qui m’aiment
sans trop pouvoir faire autrement
bref j’attends confirmation
de cet événement suspect
rien ne m’ayant encore donné
l’enviable sensation
d’être tout à fait là sur terre
plutôt que dépendant d’un ciel
qui change souvent de chemise
bien plus que moi.
N’importe allons
Je suis pour le discours humain
Je suis pour la moitié de pain
Le désespoir c’est de se taire
Et si mon langage vous pèse
quoique si léger si fuyant
rien de plus facile à votre aise
que de jeter ce livre au vent.

*


Vivre est assez bouleversant
quoique médisent nos sceptiques
De quoi demain sera-t-il fait
ô plus on va plus on le sait
car enfin le jeu perd sa mise
et les dés meurent dans nos mains
Porte de plus en plus étroite
qu’il est maigre notre destin
pour y trouver de quoi le fuir

*


J’ai force suffisante en moi
pour me lever chaque matin
le dur est de s’acclimater
à nouveau après cette halte
en luminosité lunaire
où le rêve tisse une toile
que l’on déchire dans la rue

Pas à pas ramendons filet
de notre vie imaginaire

Gallimard, 1967



Coiffes bretonnes

Portraits à quatre épingles pour des femmes fières et bien dans leur époque……

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“Ces demoiselles ne sont pas déguisées mais portent ces tenues pour danser et participer à la vie de leur cercle.”

Charles Fréger       http://www.charlesfreger.com/portfolio/bretonnes/

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Coiffe de l’Aven. Ensemble de cérémonie. Région de Fouesnant, 1940.

http://www.charlesfreger.com/portfolio/bretonnes/

CE LIVRE EST UNE MERVEILLE …… Quel doux regard porte Charles Fréger sur le costume traditionnel Breton et sur les coiffes de dentelle de mes aïeules………