Petit âne… azen (e brezhoneg)

Petit âne au regard de feu Emmène-moi dans tes jeux Dans tes ruées dans tes gambades Dans tes trots et dans tes balades

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Petit âne au regard de feu
Emmène-moi dans tes jeux
Dans tes ruées dans tes gambades
Dans tes trots et dans tes balades

Je te confierai mes paniers
Je te confierai mes secret
Je te confierai mes regrets
Petit âne au regard de feu
Emmène-moi dans tes jeux

Petit âne au regard de soie
Emmène-moi dans ta joie
Nous partirons à mille lieues
Dans la douceur d'un matin bleu

Tu porteras mes paniers
Tu porteras mes secrets
Tu porteras mes regrets
Petit âne au regard de soie
Emmène-moi dans ta joie

Petit âne au regard de fleur
Emmène-moi dans ton cœur
J'y cueillerai mille couleurs
J'y cueillerai mille senteurs

Tu enchanteras mes paniers
Tu enchanteras mes secrets
Tu enchanteras mes regrets
Petit âne au regard de fleur
Emmène-moi dans ton cœur

Christiane Richard

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  • Cette semaine, place aux vacances… j’aimerais vous présenter l’âne « Trotro » ( surnom choisi par les petites fées). il vit dans le village et nous l’aimons tous notre petit Trotro :). Son environnement est apaisant, un petit étang borde son territoire avec deux barques échouées sous les arbres.

    Malzenn tient à le saluer tous les jours 😉  les petites fées lui apportent des sourires mais pas de nourriture, Trotro a ce qu’il faut et une pancarte indique de ne pas lui jeter de la nourriture… Voilà la jolie histoire de Trotro…

    J’ ai choisi ce doux poème  de Christiane Richard pour accompagner mes photos mais rappelez vous de Francis james: « J’aime l’âne si doux marchant le long des houx » et du chanteur Hugues Aufray ( Le Petit Ane Gris) « Ecoutez cette histoire Que l’on m’a racontée. Du fond de ma mémoire, Je vais vous la chanter »…

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Très bonne semaine, bises bretonnes 🙂  cropped-eve.jpg

Poèmes de nuit, poèmes de jour ….Barzhonegoù noz, Barzhonegoù deiz

Poèmes de nuit, poèmes de jour

Si j’écris à l’ombre de ma lampe
Des vers maladroits et creux
Avec ce petit outil mal assuré dans ma main lasse
Si j’écris le soir au dos d’enveloppes
Des poèmes humbles : camelote
Où l’on ne trouve que des fleurs sauvages…
Et quelques miettes d’amour.
Car tout cela je le fais pour ceux que j’aime.

Mais j’écris, moi, d’autres poèmes
Et ce n’est pas à l’ombre de ma lampe
Mais à la lumière du soleil
Ce n’est pas au dos d’enveloppes
Mais sur la poitrine nue de Celui que j’aime
Sur la peau nue du Pays que j’aime
Ce n’est pas avec un outil que j’écris
Mais avec des instruments d’acier.
Je ne parle pas de lance ou d’épée
Mes instruments sont de paix et de culture.

Je n’écris pas des vers de douze pieds
En comptant sur mes doigts
Mais de douze fois douze enjambées… et plus.
Mes vers, je les écris avec l’acier tranchant de ma faux
Andain après andain dans les cheveux blonds de mon Pays
Le soleil en fait des poèmes aromatiques
Que mes vaches ruminent pendant les nuits d’hiver

Mes vers je les écris avec le soc de la charrue
Dans la chair vivante de ma Bretagne, sillon après sillon
— J’y dissimule des graines d’or —
Le Printemps en fera des poèmes :
Mers d’émeraude ondulant dans la brise
L’été en fera des étangs d’épis
Le vent d’août les mettra en musique
Et le chœur de la batteuse me chantera
Les journées ardentes du huitième mois
Les journées de peine de poussière de sueur.
Mes Poèmes sacrés et… méprisés !

ANJELA DUVAL, Janvier1966

(Traduit du breton par Paol Keineg)

 

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Promenade au bord de la mer si belle…. Le soir tombe et je pense à ce poème d’Anjela qui parle d’amour et de paix : « Mes instruments sont de paix et de culture ».

Poèmes de nuit, poèmes de jour…. Barzhonegoù noz, Barzhonegoù deiz

cropped-eve.jpg           a-greiz kalon… Du fond du cœur… Eveline56

 

 

 

Tereza… Le fil du temps  » red an amzer »

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photo Eveline M.
Divagations 

 

Dans mon vocabulaire
Il est d’étranges synonymes
Mer, maison, sécurité, soleil . 
Mer, mort, angoisse, nuit.
Et comme la nuit succède au jour
C’est inéluctable ,
L’angoisse est fille du soleil.
J’ose penser à ma mère
Dans la sécurité de la maison
Qui tient à distance l’angoisse.
La mort atteint toujours quelqu’un que j’aime
Ma propre mort je n’y pense jamais.
Peut être suis je morte une première fois
Quand mourut ma mère ?

 

Monde étrange des mots
Devenus des symboles :
La maison est un ventre chaud
Qui rassure les vieux enfants
Et la nuit est supportable
Parce que l’aube ramènera la lumière.
Le soleil et la mort se donnent la main
Comme frères jumeaux.
L’angoisse  m’enveloppe d’ombre
Au plus haut du soleil .
Ainsi toujours il faut vivre
En mêlant le blanc et le noir
La lumière et l’obscurité.
Et le bonheur c’est d’accepter
Que toutes ces choses entrelacées
Fassent  la trame de la vie.

 

TEREZA

Livre bilingue. Textes bretons avec traduction française en regard.

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Tereza

Tereza Desbordes est une éditrice et écrivain en langue bretonne qui a travaillé pendant 28 ans pour Mouladurioù Hor Yezh. Au long des années, elle a écrit des poèmes. Voici rassemblés un choix d’entre eux qui témoignent de ses sources d’inspiration: la nature, la mer, la vie, l’amour sous toutes ses formes, avec de temps en temps une pointe d’angoisse car l’angoisse fait partie de notre quotidien…………….. Son engagement militant en faveur de la culture bretonne passe par l’Institut culturel de Bretagne. Elle a présidé durant plusieurs années la section Littérature écrite. Elle est décorée de l’ordre de l’Hermine…

«  Je découvre Téréza à la médiathèque et j’ai un vrai coup de foudre pour ses poèmes qui nous parlent du temps qui passe… Certains de ses écrits m’émeuvent aux larmes.  » Divagation » en fait partie. je partagerai avec vous certains de ces trésors au fil du temps »…….

Ici grand soleil !  Je vous souhaite de belles journées  dorées . Bises bretonnes

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Image à la une: Nicoletta Ceccoli 🙂

Joyeuses fêtes de Pâques….

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<< bleu de Concarneau >> Patrice Cudennec
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<< Doëlan >> Patrice Cudennec
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<<le Guilvinec>> Patrice Cudennec
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<<4 pêcheurs>> Patrice Cudennec

« Quand je travaille dans mon atelier, je cherche à restituer les émotions que je ressens à travers mes aquarelles, mes pastels, mes gravures et mes créations en général. J’ai envie que le spectateur ressente à son tour ces émotions. Je suis, en quelque sorte, le passeur d’émotions colorées »

http://www.patrice-cudennec.com/

J’ai découvert Patrice Cudennec en 2013, ses tableaux étaient exposés dans la petite chapelle de notre village lors du mariage de nos enfants. J’ai eu un coup de foudre immédiat  pour son univers poétique, ses tableaux  » bleu océan » représentant des pêcheurs bretons humbles et doux. D’abord peintre, Patrice Cudennec est aussi graveur, sculpteur et tapissier. Il s’est lancé dans la céramique en décorant des pièces uniques à la Faïencerie d’art breton à Quimper puis chez HB Henriot. Poésie colorée d’humilité et de tendresse…. je partagerai  avec vous d’autres facettes de son talent….

Joyeuse fête de Pâques !!!!
Je vous souhaite une beau week-end printanier    Eveline56

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Au pied de la première racine…

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Au pied de la première racine

Au pied de la première racine,
De la première herbe,
Du premier sous-bois
Du temps premier
Dormait la paix.
Et tournent les nuits, et tournent les jours,
Navigue la vie, navigue l’amour,
Sur l’aile du vent les rêves trépassent,
Sur la mer du temps se ride l’espace,
Vogueront les jours, vogueront les nuits,
Tournera l’amour, tournera la vie,
Dans les bras du vent tournera la terre,
Dans la mer du temps sombre le mystère.
Au bout de la dernière feuille,
De la dernière branche,
Du dernier arbre
De la dernière forêt
Du dernier temps
Eclatera le jour
S’éveillera la Paix.

Madeleine Guimont

 

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« Triste temps où l’on voit des hommes de courage, innocents et silencieux, nous quitter »  Eveline56

photos Eveline Malonda


 

 

Joyeux printemps ! nevez amzer

Le grand cavalier au veston vert, court le monde.

Il habille la lande, les bois et les pâturages d’or et d’argent.

Il sème le long des talus, le long des chemins, des diamants, des perles, des étoiles et des clochettes.

le printemps est arrivé (…)  Anjela duval

 

 

Joyeux printemps !  Eveline56rené-magritte-le-printemps

Rene MAGRITTE – Le Printemps

 

 » Image à la une:  étang de nymphéas par le peintre Claude Monet »

Claude Monet commence la réalisation de cette toile aux prémices de la 1ère Guerre Mondiale et a la volonté de créer un décor de paix et de quiétude dans un monde à l’aube d’une guerre qui touchera l’Europe et le monde.

 

 

 

Phanette Savouré, sculptrice…

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Argile agile…

Instant fragile…

Leger voile volé…

Le temps…

                  Qui passe…

                  Un ange…

Marie- Laure Benoit

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 « Phanette Savouré, sculptrice , est l’invitée de l’espace culturel « Passe Ouest » à la médiathèque de Ploemeur
« Je me laisse guider par ma main, non par ma tête. Lorsque la pièce prend forme, je la laisse venir. »
« J’ai beaucoup aimé cette exposition, les formes et les courbes de ses oeuvres si attendrissantes, le thème de la maternité en particulier. Bravo à « ma super médiathèque » !!!! Eveline56  🙂
Douce semaine à vous …. Bises de Bretagne  277bd5339850f082033498a6353345a0--bretagne-france-breton

 

 

 

 

 

 

J’ai toute une maison de mots….

TandAime
Déborah Chock

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Déborah Chock
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Déborah Chock
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Benjamin Vautier, Ben

« Cette semaine , j’aimerais partager avec vous tous les mots dans l’art de la poésie, de la peinture, ces mots de tous les jours, si beaux et que nous prononçons sans y penser…. Choisissons les avec délicatesse pour ne pas blesser mais pas seulement, avec force contre l’injustice, en chantant quand nous sommes heureux, de drôles de mots pour rire et des mots bleus pour pleurer » …. DOUCE SEMAINE …. Eveline56

Artistes: Benjamin Vautier Déborah Chock….

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L’arbre va tomber….

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L’arbre va tomber
Les branches salissaient les murs
Rien ne doit rester
Le monsieur veut garer sa voiture
Nous, on l’avait griffé
Juste pour mettre des flèches et des cœurs
Mais l’arbre va tomber
Le monde regarde ailleurs

L’arbre va tomber
Ça fera de la place au carrefour
L’homme est décidé
Et l’homme est le plus fort, toujours
C’est pas compliqué
Ça va pas lui prendre longtemps
Tout faire dégringoler
L’arbre avec les oiseaux dedans!

Y avait pourtant tellement de gens
Qui s’y abritaient
Et tellement qui s’y abritent encore
Toujours sur nous penché
Quand les averses tombaient
Une vie d’arbre à coucher dehors

L’arbre va tomber
L’homme veut mesurer sa force
Et l’homme est décidé
La lame est déjà sur l’écorce

Y avait pourtant tellement de gens
Qui s’y abritaient
Et tellement qui s’y abritent encore
Toujours sur nous penché
Quand les averses tombaient
Une vie d’arbre à coucher dehors

L’arbre va tomber
On se le partage déjà
Y a rien à regretter
C’était juste un morceau de bois
Un bout de forêt
Avancé trop près des maisons
Et pendant qu’on parlait
L’arbre est tombé pour de bon!

Y avait pourtant tellement de gens
Qui s’y abritaient
Et toutes ces nuits d’hiver
Quand les averses tombaient
T’as dû en voir passer
Des cortèges de paumés
Des orages, des météores
Et toutes ces nuits d’hiver
Quand les averses tombaient
Une vie d’arbre à coucher dehors
À perdre le nord
À coucher dehors… à coucher dehors

Francis Cabrel

Ces arbres sont tombés, sous la tempête….Attention danger, ils penchent…. Pauvres vieux arbres près de la chapelle, ils me manquent déjà…. Eveline56

BISES BRETONNES105731892e53985

 

 ♪ Donne-moi Une Seconde ♪

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Froid sur ma Bretagne! Jonquilles, primevères brillent sous le soleil qui peine à les réchauffer…. Et j’écoute Stephan Eicher, sa belle voix et cette douce mélodie que je souhaiterais partager avec vous ! Bises bretonnes 277bd5339850f082033498a6353345a0--bretagne-france-breton

Extrait de l’album  « L’Envolée ». 

 ♪ Donne-moi Une Seconde ♪
Donne-moi tout ton moi
Donne-moi l’éternité
Tout me va

Donne-moi la lumière
De l’ombre écarte-moi
Mets-moi dans tes prières
Pardonne-moi

Demande-moi de grandir
Demande-moi d’être là
Que faire pour te tenir dans mes bras
Aide-moi à te mentir, à me servir de toi
Laisse l’imbécile sourire qui est en moi

Quel chemin parcourir?
Et mener quel combat?
Quel serment trahir?
Je suis là
Presque prêt à mourir
Sur un seul mot de toi
Vivre sans mal finir
Mais je peux pas

Demande-moi de grandir
Demande-moi d’être là
Que faire pour te tenir dans mes bras
Aide-moi à te mentir, à me servir de toi
Laisse l’imbécile sourire qui est en moi

 

Stephan Eicher

Palais de glace ….

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Ce matin dans le jardin, dentelle de glace…. Incroyable de beauté et de fragilité.

clic clac…. zoom …

J’aimerais partager avec vous ce beau moment et l’associer au livre de Tarjei Vesaas « Palais de glace »….  chef d’oeuvre poétique !

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Dans un paysage de légende façonné par le froid et la glace, au coeur de l’interminable automne norvégien, deux fillettes se découvrent et se reconnaissent. Siss et Unn, Unn et Siss. De caractère apparemment opposé, elles s’attirent et se troublent, jusqu’au soir où, les yeux plongés dans un même miroir, elles scellent un pacte, un lien aussi indéfectible qu’inexplicable, ténu comme un cristal de givre et puissant comme le palais de glace figé au pied de la cascade. Le lendemain, Unn disparaît…

bonne semaine, attention au froid, bises bretonnes ….

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Arts du Japon

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Sumi e……..

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Le terme japonais « sumi » signifie encre noire, « e » signifie peinture.
L’histoire du sumie :
Le sumie est apparu au Japon au XIVème siècle dans les temples zen. Les touches naissent spontanément, elles témoignent directement de la concentration, de l’énergie, de la profondeur, parce que dans cette technique il ne faut pas chercher à embellir les choses mais plutôt à les simplifier. Les sujets essentiels comme les herbes, les animaux, les fleurs, les nature-mortes sont totalement isolés de leur milieu.

Les arts du Japon, petit clin d’œil à Joëlle et à son voyage au pays du Soleil levant ….

Je vous souhaite à tous une belle semaine pleine de créativité et de bonheur…. Bises de Bretagne !!!!

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Instants de Noel….

Bises bretonnes 💗💖💗💖

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Chloé 😙
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Léane 😙

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Cadeaux  pour nos petites fées ….. chut
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Envol…. arbre de vie….

 

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Épiphanie…..
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Et la grippe 😷😳😴😩

Dans les saisons en marche….

promenade au bord de l'etang.... Lannenec....Dans les saisons en marche

Nous mûrissons des légendes

Nous enfonçant dans les sentiers

qui ouvrent la forêt 

Nous devenons mémoire d’arbres

et nos rêves comme des oiseaux

battent des ailes au dessus des fougères.

Joseph-Paul Schneider (Sous le chiffre impassible du soleil) 1988.

Meilleurs vœux pour l’année 2018 ! Je vous souhaite bonheur et santé et de précieuses étincelles dans la vie. Bises bretonnes 🙂

Eveline.

Joyeux Noël !

Et dans mes bottes ?
 
Dans mes chaussures ?
Une voiture,
Dans mes chaussons ?
Un ourson.
Dans mes baskets ?
Une dînette.
Dans mes sandales ?
Un cheval.
Dans mes ballerines ?
Des pralines,
Et dans mes bottes ?
Des papillotes !
 
Corinne Albaut  ( poème appris par Chloé )

Joyeux Noël à tous et à toutes ! Je vous souhaite de l’amour, de la joie et aussi de la bienveillance. BISES BRETONNES

Les petites bougies sous les coquelicots brillent pour Ayden; c’est un petit garçon de 3 ans atteint de la leucodystrophie de type KRABBE, Ayden était en parfaite santé jusqu’à l’ âge de 8 mois…..  http://espoir-pour-ayden.com/

 

 

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Mon beau sapin ………………………………..

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« Poème sur la 7ème » Johnny H.

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 » J’aimerais rendre hommage à Johnny Hallyday en  partageant avec vous une chanson peu connue du grand public, écrite par Philippe Labro (en 1970) et accompagnée par  la magnifique « 7ème symphonie de Beethoven »…. Labro décrit, avec des paroles puissantes et simples, l’angoisse d’un être humain dans un monde post-apocalyptique et l’interprétation de Johnny est bouleversante.       (chanson culte 100% écolo  )

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J’aimais aussi quand il nous chantait Diego, l’envie, Quelque chose de Tennessee etc…. et surtout « oh Marie » ma préférée…. et vous votre chanson préférée de Johnny  ? Eveline56

POEME SUR LA 7ème

Johnny Hallyday
Paroles: Philippe Labro. Musique: Ludwig van Beethoven  

 

Qui a couru sur cette plage ?
Elle a dû être très belle
Est-ce que son sable était blanc ?
Est-ce qu’il y avait des fleurs jaunes
Dans le creux de chaque dune ?
J’aurais bien aimé toucher du sable
Une seule fois entre mes doigts

Qui a nagé dans cette rivière ?
Vous prétendez qu’elle était fraîche
Et descendait de la montagne ?
Est-ce qu’il y avait des galets
Dans le creux de chaque cascade ?
J’aurais aimé plonger mon corps
Une seule fois dans une rivière

Dites, ne me racontez pas d’histoires !
Montrez-moi des photos pour voir
Si tout cela a vraiment existé

Vous m’affirmez
Qu’il y avait du sable
Et de l’herbe
Et des fleurs
Et de l’eau
Et des pierres
Et des arbres
Et des oiseaux ?
Allons, ne vous moquez pas de moi !

Qui a marché dans ce chemin ?
Vous dites qu’il menait à une maison
Et qu’il y avait des enfants qui jouaient autour ?
Vous êtes sûrs que la photo n’est pas truquée ?
Vous pouvez m’assurer que cela a vraiment existé ?
Dites-moi, allons, ne me racontez plus d’histoires !
J’ai besoin de toucher et de voir pour y croire

Vraiment, c’est vrai !
Le sable était blanc ?
Vraiment, c’est vrai !
Il y avait des enfants
Des rivières
Des chemins
Des cailloux
Des maisons ?
C’est vrai ?
Ça a vraiment existé ?
Ça a vraiment existé, vraiment…

 

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J’ai choisi Les créations de « Brin Levinson » en illustration….
« Une vision onirique et envoûtante de la fin du monde où les animaux sauvages   viennent peupler les vestiges de notre civilisation. « 

 

Marie-Noël ….

Marie Noël, de son vrai nom Marie Rouget…..

Née à Auxerre en 1883. est l’une des grandes poétesses du XXème siècle, admirée par Valéry, Montherlant ou Aragon.

Elle a chanté Auxerre dans ses recueils de poèmes et ses écrits en prose. Sa poésie, tour à tour tourmentée ou enjouée, s’inspire de la vie quotidienne ou exprime le combat du doute et de la foi. « J’aurais aimé être lièvre, et j’aurais été toute ma vie chien attaché » peut-on lire sur le socle de la statue élevée en son honneur par François Brochet, près de la Tour de l’Horloge. En 1960, le Général de Gaulle lui décerne la Croix d’Officier de la Légion d’Honneur. Elle fut également Commandeur des Arts et des Lettres. Elle s’éteignit à Auxerre en 1967 et légua la toute propriété de son œuvre littéraire à la Société des Sciences Historiques et Naturelles de l’Yonne à Auxerre.

 

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« Le plus beau chant est celui qui contient le plus grand silence. « 

 

 

 

« Pourquoi n’avons-nous pas en poésie des demi-soupirs, des soupirs, des pauses, des points d’orgue pour marquer le temps plus ou moins prolongé de ces silences qui sont presque tout en poésie comme ils sont tout en musique (…) En vers, un point, une virgule qui indiquent l’arrêt du sens n’ouvrent pas assez d’entrée et de durée d’un silence. Faute de mieux j’ai souvent employé le point suspensif (…) On ne pourrait pas régler par le nombre de points suspensifs la durée plus ou moins pathétique du silence ? mais ce serait toute une révolution ! » 

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 » J’ai cherché un pays pour vivre. J’ai longtemps marché, je vieillis, je ne l’ai pas trouvé encore.
Je cherche un pays pour mourir.
J’y veux un grand soleil pour qu’en m’endormant mon cœur ait chaud, j’y veux une terre douce et secrète qui me prenne, me couvre, me cache.
O bonne terre, tous m’ont fait mal – mes amis plus que les autres – mais ne le dis à personne. Sur moi fais pousser l’épine pour que nul ne trouve ma tombe et que n’y puissent couler sur moi les larmes de ceux que j’aimai, leurs gentilles larmes sans douleur… Elles me feraient trop mal encore.
Laisse plutôt tomber sur moi la longue pluie triste, la pluie vraie. « 

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Lors de mon séjour à Auxerre, j’ai découvert cette statue !!!! Intriguée par cette dame avec chapeau et écharpe, petite Mary Poppins d’Auxerre, j’ai découvert qu’elle était poète. A la lecture du texte ci-dessus, quelle émotion….

Je vous souhaite une belle semaine …. Bises bretonnes  🙂

Gros bisous à ma famille d’Auxerre et de ses environs….. 😉

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La dernière pomme….

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La dernière pomme
Vais-je tomber, ne pas tomber ?
Se disait la dernière pomme.
J’ai résisté aux vents d’automne,
Aux pluies, aux premières gelées :

– Il ne faut pas que j abandonne
Mon fidèle ami, le verdier.
Vais-je tomber, ne pas tomber ?
Il y va de mon cœur de pomme.

Je suis d’or rouge et de miel jaune
Comme une lune à son lever
Et j’éclaire tout le pommier.
Non, non, verdier, je me cramponne,
J’attendrai l’hiver pour tomber….
Maurice Carême

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Décembre arrive à grands pas…. Et si c’était la dernière pomme….

 

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Douce Semaine !!!! Bises Bretonnes    Eveline56cropped-paperartist_2016-01-12_21-34-40-copier

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Mirabelles

J’suis un village, comme quelques autres en France
Ma naissance se situe vers la renaissance
Moins d’une centaine quelque soit le recensement
Bien avant les pansements, je n’avais que des paysans
J’en ai vu glutiner, flâner ou glaner
Des pelletés de mirabelles vers la fin de l’été
Je crois que l’unique chose qui a changé ma vie
Fut l’arrivée des taxis
Ils sont plein selon mes recoupements
Il y a des gueules cassées, pour les blessés prothèses et pansements
Face à face ils se font front dans les tranchés
Avant tout ce manège, j’étais un village enchanté

On ne me croit pas ça semble irréel
Avant tout ce manège j’étais un village enchanté
Les seuls témoins sont les mirabelles
Avant tout ce manège

Ils se sont préparés pour la bataille
Dans l’artère principale c’est la pagaille
Ils portent des uniformes bleus rouges voyants
Avec montre à gousset, couvre-chef flamboyant
La grosse bertha fait face au Crapouillot
Le flot de feu est continu, soutenu par les artiflots
Comme à Valmy nous répétait l’académie
Une bataille, des acclamations et c’est l’accalmie
Les murs ont des oreilles, c’est la fête au village
Le théâtre aux armées nous fait découvrir le jazz
Il y a des fanions, des litrons, du tapage
Et cette odeur maudite, le vent nous ramène les gaz
Il y a de la joie, des pleurs, des fleurs, la peur
Tout à l’heure on a fusillé un déserteur
Il avait ce poème dans sa vareuse
Adieu, Meuse endormeuse

On ne me croit pas ça semble irréel
Avant tout ce manège j’étais un village enchanté
Les seuls témoins sont les mirabelles
Avant tout ce manège
Les seuls témoins sont les mirabelles

Maintenant que la guerre est passée
Il n’y a plus de soldats terrés dans les tranchées
Les taxis de la Marne s’en sont retournés
Qui aurait pu penser que je les regretterais
En l’an quatorze ils étaient des milliers
Démobilisés je ne les ai pas oubliés
Je repense au boulanger, je sens le pain au millet
Des blessés, des macchabés mais là au moins je vivais
Ça fait plus de cent ans que je n’ai plus d’habitant
Quelques mots sur une plaque et puis des ossements
Je le dis franchement c’est pas lattent, j’attends
Le retour de la vie dans la paix ou le sang

Trop court était l’enlisement
Je n’ai plus aucun habitant
Les mirabelles sont en déshérences
Je suis un village mort… Pour la France

Allons enfants
On ne me croit pas, ça semble irréel
Allons enfants
Les seuls témoins sont les mirabelles
Allons enfants
Les seuls témoins
Allons enfants
Sont les mirabelles….

 

 

 

 

Je n’écoute pas de rap, je trouve souvent cette musique trop violente…. Mais MC Solaar est le poète du rap, ses textes sont toujours aussi beaux, son talent est là intact et c’est un plaisir d’écouter ce nouvel album «Géopoétique». Eveline56          

« Les mirabelles » raconte l’histoire d’un village Français décimé par la Première Guerre mondiale…. Allons enfants  …. 

« Le rap est un océan. Il y en a qui veulent être dans le grand bain, d’autres dans le petit bain, moi je préfère être dans mon bocal. Je fais mon truc, qui ne ressemble pas à quoi que ce soit. » MC SOLAAR

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