Catégorie : Mon oeil poétique

  • Septembre !

    Septembre !

    Septembre

    Le ciel s’est libéré de ses vapeurs torrides,
    Les jours se sont défaits des trop vives clartés,
    L’air s’est enfin rempli d’une tiédeur humide,
    Le calme est revenu, l’été s’en est allé.

    L’été s’en est allé. Tout revit. Tout respire
    Le suave parfum de la douce saison
    Et pourtant je perçois, dans l’ombre qui s’étire,
    Un étrange regret et de légers frissons.

    Isabelle Callis-Sabot

    Photos Eveline56

    « La passiflore est la plus rustique des fleurs de la passion, elle est si agréable à photographier 💙

    Je vous souhaite une belle rentrée !

    Bises de Bretagne


  • Peintures en lumière …. Soaze

    Peintures en lumière …. Soaze

    « C’était un réel plaisir de rencontrer Soaze lors de son exposition. J’ai été profondément touchée par ses peintures qui ont ravivé en moi les merveilleux souvenirs de mes grands-mères disparues. J’ai évoqué mon admiration pour l’œuvre de Patrice Cudennec, un peintre très populaire en Bretagne pour ses toiles de pêcheurs rêveurs, empreintes de poésie, tout comme les peintures des bretonnes de Soaze. Elle a aimé cette comparaison car elle est admirative du travail de Cudennec. Et j’ai vu sur le banc de la chapelle ce livret avec un tableau de ce peintre avec ces mots  » suis parti à la pêche aux rêves » … je reviens plus tard !

    Je ne suis pas encore revenue de vos merveilleuses bretonnes et de leurs cafetières Soaze. Merci 🙏

    Bonne fin de semaine ! Eveline56


  • Ça frappe…. Eugène GUILLEVIC

    Ça frappe…. Eugène GUILLEVIC

    J’entends qu’on frappe.
    Disons : ça frappe.

    Ne sais pas quoi,
    Pas où, pas qui.

    Astilbes du jardin

    Je vous souhaite une belle et douce semaine ! Éveline


  • Le soupir des roses..

    Le soupir des roses..

    Mon amie la rose Françoise Hardy



    On est bien peu de chose
    Et mon amie la rose
    Est morte ce matin
    La lune cette nuit
    À veillé mon amie
    Moi en rêve j’ai vu
    Éblouissante et nue
    Son âme qui dansait
    Bien au-delà des nues
    Et qui me souriait
    …………..

    • Je tiens à vous exprimer mon admiration pour Françoise Hardy et ma tristesse suite à son départ. Elle était une icône absolue de la chanson française, adoubée mondialement par d’innombrables artistes comme Mick Jagger et David Bowie. Elle m’enchantait et chaque album était une belle découverte ! Il est certain que ses chansons resteront à mes côtés pour toujours… Eveline56

    🌟🌟🌟🌟🌟

    Un beau message d’espérance à l’heure où Françoise nous a quittée, peut-être ma chanson préférée  » Éveline 🙏😪

    Françoise Hardy – Tant de Belles Choses

    Même s’il me faut lâcher ta main
    Sans pouvoir te dire « À demain »
    Rien ne défera jamais nos liens
    Même s’il me faut aller plus loin
    Couper les ponts, changer de train
    L’amour est plus fort que le chagrin
    L’amour qui fait battre nos cœurs, va sublimer cette douleur


  • Bleu sourire 💙⛵

    Bleu sourire 💙⛵

    Bleu sourire

    BLEU SOURIRE

    le bleu
    règle d’avance
    la note du jour

    un oiseau
    s’envole
    le ciel ouvre le feu

    ombre et lumière
    font la roue
    les heures tournent
    comme les aubes
    sur la rivière

    un morceau de soleil
    s’est posé sur la rive

    écoute
    l’eau sourit

    Alain Freixe

    Les Mains heureuses, La rumeur libre, 108 p., 12 €

    Photos Eveline 56

    Je vous souhaite une belle semaine ! Bizh 😚🙏

  • A mon étoile disparue..

    A mon étoile disparue..

    A mon étoile disparue

    Sur l’appui de la fenêtre du vieux logis
    Trois faux, une pierre à aiguiser
    Un marteau, une enclume.
    Par-dessus — l’un sur l’autre
    Deux petits sabots de bois jaune
    Aux brides de cuir noir.
    Ils avaient ramassé de la boue là-bas
    Dans les ruines du Chemin des Améthystes
    Petits sabots de bois jaune !
    Petits souliers de mon étoile !
    Et ses chaussons bleu nuit
    Sur lesquels l’araignée a tramé
    Son filet aérien et solaire !
    — Quand le retrouvera-t-elle
    Mon étoile, son pied agile ?
    … Mon étoile est malade
    Mes jours sont noirs, noires mes nuits !
    … Vous regardez par la fenêtre du vieux logis
    Petits sabots de bois jaune
    Notre étoile reviendra-t-elle ?

    21 novembre 1970

    Anjela Duval (Traduction Paol Keineg)



  • Du gris au bleu..

    Du gris au bleu..

    biographie

    Nationalité : Breton 😉
    Né(e) à : LARMOR PLAGE (56) , le 07/10/1948
    Mort(e) le : 06/05/2013 à Ploemeur

    Marin-pêcheur lorientais pendant 28 ans et poète, Alain Jégou (1948-2013) est né le 7 octobre 1948 à Larmor-Plage. Inspiré par les vents et les Amérindiens, il est proche des poètes de la beat generation (mouvement littéraire et artistique né dans les années 1950, aux États-Unis). Auteur d’une trentaine d’ouvrages, la médiathèque de Quimperlé lui a dédié un site Internet qui évoque son univers poétique.Il est également lauréat du prix Xavier Grall pour l’ensemble de son oeuvre poétique.

    Quelques photos de Larmor Plage pour un hommage au poète Alain Jégou !
    Belle semaine !


  • Les mots..

    Les mots..

    Les mots


    Les mots n’ont pas de prix
    ils ont la taille et la dimension
    de la lumière qu’ils contiennent

    Ils étincèlent comme des éclats de cristal
    quand le verbe cisèle l’amour

    Chaque mot est noyau d’univers
    chaque pensée qu’il contient
    est parcelle du tout

    Les mots ont la largeur du vent
    l’étroitesse de la haine
    l’immensité de la passion
    la hauteur du projet

    Ils sont à la taille du temps
    aucun livre ne les enferme

    Chaque mot est un cri
    qui défie le néant
    chaque mot porte plus loin que lui

    Jamais je ne vénèrerai
    les mots qui excluent l’autre
    seul le mot respect est mon maitre

    lui seul m’enseigne la certitude d’être en paix avec l’univers
    lui seul m’affirme que je n’ai d’autre boussole que ma conscience

    J’ai l’intime conviction que je serai en paix avec l’univers
    tant que je n’aurai d’autre boussole que ma conscience.

    Jean-Michel Sananes

    Jean-Michel Sananès est poète et directeur des Éditions Chemins de Plume.

    Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois, Felix Salten et Benjamin Lacombe

    Bambi

    "Bambi retrace les premières années d’un faon et, à côté de ses émerveillements, les épreuves qu’il affronte et qui le construisent : dangers, deuil, solitude, métamorphoses, défis, et toujours l’angoisse d’être chassé et tué.L’histoire, oscillant entre anthropomorphisme (les animaux parlent) et naturalisme (les observations sont magnifiques), nous plonge dans une forêt qui bruisse de multiples émotions, d’expériences intenses, de sensations contrastées vécues par une société d’animaux, miroir de notre humanité, tout à la fois violente, cruelle et fragile, et dotée d’une prodigieuse résilience."

    Un poème bienfaisant, sensible et généreux de Jean-Michel Sananes accompagné d'une image émouvante de solitude, extraite de Bambi, l'histoire d'une vie dans les bois, de Félix Salten, dirigé et illustré par Benjamin Lacombe, c'est mon partage avec vous cette semaine. BIZH Eveline56

  • Automne..

    Automne..

    Automne,

    La rivière s’écoule avec lenteur. Ses eaux
    Murmurent, près du bord, aux souches des vieux aulnes
    Qui se teignent de sang ; de hauts peupliers jaunes
    Sèment leurs feuilles d’or parmi les blonds roseaux.

    Le vent léger, qui croise en mobiles réseaux
    Ses rides d’argent clair, laisse de sombres zones
    Où les arbres, plongeant leurs dômes et leurs cônes,
    Tremblent, comme agités par des milliers d’oiseaux.

    Par instants se répète un cri grêle de grive,
    Et, lancé brusquement des herbes de la rive,
    Étincelle un joyau dans l’air limpide et bleu ;

    Un chant aigu prolonge une note stridente ;
    C’est le martin-pêcheur qui fuit d’une aile ardente
    Dans un furtif rayon d’émeraude et de feu.

    Jules Breton

     Kenavo an distro !

    Au revoir, à bientôt ! Eveline56


  • Offrande..

    Offrande

    Au creux d’un coquillage
    Que vienne l’heure claire
    Je cueillerai la mer
    Et je te l’offrirai.

    Y dansera le ciel
    Que vienne l’heure belle.
    Y dansera le ciel
    Et un vol d’hirondelle
    Et un bout de nuage
    Confondant les images
    En l’aurore nouvelle
    Dans un reflet moiré
    Dans un peu de marée
    Dans un rien de mirage
    Au fond d’un coquillage.

    Et te les offrirai.

    « c’est avec un beau coucher de soleil sur l’océan que je vous souhaite une belle semaine. » Eveline56

    Photos: Eveline56


  • Le Silence qui roule..

    Le Silence qui roule..

    Marie 🌟

    Chapelle de Saint Mathieu ( photo Eveline56 )

    Personnes, par Gilles Lades

    Gilles Lades Ouvrière durée, Le Silence qui roule, 104 p., 15 €

    Je vous souhaite une belle semaine !   Eveline56


  • L’étrange douceur

    Comme un oiseau dans la tête
    Le sang s’est mis à chanter
    Des fleurs naissent, c’est peut-être
    Que mon corps est enchanté

    Que je suis lumière et feuilles
    Le dormeur des porches bleus
    L’églantine que l’on cueille
    Les soirs de juin quand il pleut

    Dans la chambre un ruisseau coule
    Horloge au caillou d’argent
    On entend le blé qui roule
    Vers les meules du couchant

    L’air est plein de pailles fraîches
    De houblons et de sommeils
    Dans le ciel un enfant pêche
    Les ablettes du soleil

    C’est le toit qui se soulève
    Semant d’astres la maison
    Je me penche sur tes lèvres
    Premiers fruits de la saison.

    René-Guy CADOU, Hélène ou le règne végétal, Paris, Seghers 1952

    Un des plus beaux chants d’amour de la poésie française !

    Je t’attendais ainsi qu’on attend les navires
    Dans les années de sécheresse, quand le blé
    Ne monte pas plus haut qu’une oreille dans l’herbe
    Qui écoute apeurée la grande voix du temps

    Je t’attendais, et tous les quais toutes les routes
    Ont retenti du pas brûlant qui s’en allait
    Vers toi que je portais déjà sur mes épaules
    Comme une douce pluie qui ne sèche jamais

    Tu ne remuais encor que par quelques paupières,
    Quelques pattes d’oiseaux dans les vitres gelées
    Je ne voyais en toi que cette solitude
    Qui posait ses deux mains de feuille sur mon cou

    Et pourtant c’était toi dans le clair de ma vie
    Ce grand tapage matinal qui m’éveillait
    Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays
    Ces astres ces millions d’astres qui se levaient

    Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres
    Pétillaient dans le soir ainsi qu’un vin nouveau,
    Quand les portes s’ouvraient sur des villes légères
    Où nous allions tous deux enlacés par les rues

    Tu venais de si loin derrière ton visage
    Que je ne savais plus à chaque battement
    Si mon cœur durerait jusqu’au temps de toi-même
    Où tu serais en moi plus forte que mon sang.

    Extrait de: 1951: Hélène ou le Règne Végétal, (Seghers)

    les amoureux Marc Chagall


    • Derniers jours d’août, bientôt la rentrée.. peut-être le bon moment pour partager avec vous ces magnifiques poèmes d’amour de René Guy Cadou, le poète enseignant, dédié à Hélène la femme de sa vie… Douce semaine, Eveline56
  • Libre..

    Libre..

    Blé de Bretagne (photo Eveline56)


    Enchaînez un peuple
    Privez-le de ses vêtements
    Empêchez-le de parler
    Il est encore libre


    enlevez-lui le travail
    Le passeport
    La table ou il mange
    Le lit ou il dort
    Il est encore riche,


    un peuple devient pauvre et esclave
    Lorsqu’on lui enlève la langue parlée par ses pères
    Alors il est perdu pour toujours


    Il devient pauvre et esclave
    lorsque les mots deviennent stériles
    Et se dévorent entre eux


    Je m’en aperçois maintenant, en accordant la guitare
    Du dialecte qui perd chaque jour une corde


    Ignazio Buttitta
    poète sicilien, 1970

    Ignazio Buttitta est un poète dialectal italien du XXᵉ siècle. Il est resté toute la vie attaché à sa Sicile natale, écrivant en Sicilien. Ses sujets de prédilection sont la guerre, les fermiers, les ouvriers, les pauvres de sa région et les problèmes quotidiens de la vie.


    « je collectionne les marques-pages, ils embellissent mes lectures et j’ai un immense plaisir à les choisir suivant mes livres. J’en achète pour les colorier mais j’adore aussi les trouver au hasard des librairies, des lieux de culture. Mon fils m’a si intentionnellement 😉 et gentiment 😙 offert ce signet qui m’a ému, J’y ai vu un petit signe à mes aïeux. »

    merci 🙏

    Bonnes vacances !

    Vakañsoù laouen !

    Eveline56 🌞

  • Popcorn salé..

    Popcorn salé..

    SANTA – Popcorn Salé (Clip Officiel)

    Paroles

    J’pourrais jouer l’faux héros au milieu des flammes
    Repartir à zéro pour un supplément d’âme
    J’pourrais t’regarder dans les yeux, te dire que tout ira mieux
    J’mettrai la musique plus fort pour plus entendre dehors

    Allez viens, je t’emmène loin
    Regarder le monde s’écrouler
    Y aura du
    Y aura un nouveau monde à nos pieds

    J’pourrais jouer les beaux mots au milieu des femmes
    Le premier domino de ton cœur qui s’emballe
    J’pourrais t’regarder dans les yeux, te dire qu’avant c’était mieux
    Remettre la musique plus fort pour plus entendre nos remords

    J’entendrai les bravos, étouffer les flammes
    J’éteindrai le chaos, tu seras ma femme
    Et en se regardant dans les yeux, dire que demain sera mieux
    Je chanterai toujours plus fort pour qu’on m’entende dehors

    Allez viens, je t’emmène loin
    Regarder le monde s’écrouler
    Y aura du popcorn salé
    Y aura un nouveau monde à nos pieds

    Allez viens, je t’emmène loin
    Regarder le monde s’écrouler
    Y aura du popcorn salé
    Y aura un nouveau monde à nos pieds

    Allez viens, je t’emmène loin
    Regarder le monde s’écrouler
    Y aura du popcorn salé
    Y aura un nouveau monde à nos pieds

    Paroliers : Samantha Cotta

    Paroles de Popcorn Salé © Strictly Songs France

    « JE SUIS SANTA.. L’autre moitié de mon visage est dans mes chansons.« 

    « Avec cette chanson « Popcorn salé », Santa nous offre une chanson qui parle d’amour, d’espoir et de lumière qui transperce l’obscurité du monde.« 


    Takashi Murakami

    Takashi Murakami est un artiste japonais né en 1962 à Tokyo. A première vue ludique, son œuvre porte également un regard critique sur la société et la créativité du Japon contemporain. Observateur minutieux de la société nippone, l’artiste mène une carrière internationale.

    Kenavo, « au revoir » !

    Eveline

  • Maman d’avant.. Maman du jour..

    photos Eveline56

    Maman

    Maman que j’aime
    Maman d’avant
    Maman du jour
    ou Maman d’un moment
    Maman qui viendra
    fleurir mon printemps
    Maman de l’Amour
    ou Maman de l’Enfant
    Maman restera toujours
    dans mon coeur
    tout le temps

    Elodie Santos, 2020


    La beauté des mères dépasse infiniment la gloire de la nature. Le visage d’une mère est pour l’enfant son premier livre d’images. Les hommes tiennent le monde. Les mères tiennent l’éternel qui tient le monde et les hommes. Les mères n’ont pas de rang, pas de place. Elles naissent en même temps que leurs enfants.
    Christian Bobin

    « Et pourtant, partout où je vais, même là où il n’y a personne, c’est toi que je vois me faire des signes au fond des horizons. Tantôt étoile filante dans le ciel soudain triste que tu lui fausses compagnie, tantôt île de mes rêves au milieu d’un océan de tendresse aussi limpide que ton cœur, tu demeures mon aurore boréale à moi. Si je devais un jour te rejoindre, maman, je voudrais qu’il y ait une part de nous deux dans tout ce qui nous survivrait. Puisque seul l’amour sait nous raconter à ceux qui savent écouter. »
    Yasmina Khadra

    « Quand vous êtes mère, vous n’êtes jamais vraiment seule dans vos pensées. Une mère doit toujours penser à deux fois, une fois pour elle et une fois pour son enfant.« 
    Sophia Loren


    Bonne fête à toutes les mamans !

    Pour ma maman, là haut : “Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout où je suis” Victor Hugo








  • Regard..

    Regard..

    je regarde le monde,

    je regarde le sable,

    je regarde l’Océan,

    je regarde le ciel,

    j’oublie..

    Eveline56


  • L’amitié..

    L’amitié..

    L’amitié, Terez Bardaine

    Il y a cette chose que je voudrais te dire
    mais que je ne te dirai pas
    pour ne pas te faire souffrir

    Il y a cette chose que tu voudrais me dire
    mais que tu ne me diras pas
    pour ne pas me faire souffrir

    Il y a cette chose
    que je ne te dis pas et qui me fait souffrir
    Il y a cette chose
    que tu ne me dis pas et qui te fait souffrir

    Nous restons côte à côte
    sans tomber
    bringuebalants sur la crête
    jusqu’au bout du chemin
    jusqu’au précipice
    d’où nous pourrons nous relever.

    Terez Bardaine

    Il fait un temps de poème, 80 poètes par temps d’urgence, La rumeur libre, 428 p., 20 €

    « Les poètes rassemblés par Yvon Le Men annoncent que le temps du poème continuerait contre vents et marées, entre ombres et lumières…….

    Je vous souhaite une belle semaine !  » Eveline56


  • Cerf-volant, par Joyce Carol Oates..

    Cerf-volant, par Joyce Carol Oates..

    cerf-volant

    Il y a
    quelque chose
    dans l’âme américaine
    qui s’élève avec
    les cerfs-volants qui s’envolent !
    Quelque chose qui vit quand vrombit
    le vent soulevant le cerf-volant
    qui s’élève au-dessus des toits, du faîte
    des arbres et des têtes fascinées ! Et pourtant –
    il n’y a pas dans l’âme américaine
    quelque chose qui adore le
    cerf-volant ratant son envol.

    Celui dont la queue
    se déchiquète à
    l’antenne de télé
    .

    Celui qui monte
    follement
    à l’aube
    puis s’abat

    verticalement
    à vos pieds
    en tas
    .

    Joyce Carol Oates
    Mélancolie américaine. Traduit de l’anglais (États-Unis)
    par Claude Seban, Éd. Philippe Rey. 128 p., 17 €

    « Je suis une grande admiratrice de l’œuvre de Joyce Carol Oates et je découvre son premier recueil de poèmes avec ce cri du cœur :  » cerf volant ». Je suis troublée par la justesse de ses mots sur l’Amérique. Et si non seulement l’Amérique mais le monde entier était une terre sans pitié avec des hommes ivres de pouvoir oubliant la compassion, le sens de l’humanité…. Reste heureusement le mot « espoir » !

    Eveline56


  • Je me trouve face à la mer..

    Je me trouve face à la mer..

    • « Chaque fois que je me trouve face à la mer, je m’ouvre aux dons de l’air, et les couleurs, les formes et les vibrations entrent et ressortent de ma poitrine avec la même facilité avec laquelle elles traversent une fenêtre. »
    • (Fabrizio Caramagna)
    • « Je me demande qui console la mer lorsqu’elle est agitée et que les sirènes cherchent un abri dans quelques phares abandonnés. »
    • (Fabrizio Caramagna)

    • « Moi, la mer, je l’écouterais à l’infini. À plein volume. Les yeux fixés vers le plafond du ciel. En m’imaginant la vie. »
    • (Fabrizio Caramagna)

    • « La mer est le seul être infini à se jeter humblement à nos pieds, sans jamais perdre une once de sa grandeur. »
    • (Fabrizio Caramagna)

    Fabrizio Caramagna est aphoriste et fondateur du site « Aforisticamente ».

    "Je partage avec vous ,en ce début d'année, une balade au bord de l'océan, le chant des vagues dans les oreilles, la beauté de l'écume sous les yeux . Au loin caché par la brume, le fort de Keragan,  si fier fortin, trône entouré par la mer ! "  BIZH ! Eveline56
  • Nivôse.. Sabine Sicaud

    Nivôse.. Sabine Sicaud

    Nivôse

    Sabine Sicaud

    Laissez tomber les plumes de la neige…
    Les oiseaux qui les ont perdues
    apportent des nouvelles toutes blanches…

    Les ailes qui les ont perdues
    ont plané sur les Finlande et les Norvège.

    Elles ont caressé des forêts blanches
    et les vertigineuses étendues
    où le soleil frileux, si peu de temps, se penche…

    Oh ! pourquoi balayer les plumes de la neige !

    Elles parlent de soleils blancs comme la lune
    et de lacs blancs où les traîneaux courent si vite…

    Elles parlent de légendes au clair de lune
    et de cabanes où les « Tomtes » nous invitent.

    Des ailes ont semé leurs plumes, une à une…

    Tendez les mains aux plumes de la neige !
    C’est comme l’âme de pays qui nous invitent,
    de pays racontés par Selma Lagerlöf…

    Sabine Sicaud, Poèmes d’enfant, 1926

    « Sabine Sicaud est née dans une famille lettrée du Sud-Ouest de la France. Elle présente dès sa plus tendre enfance des dons littéraires rares. A la suite d’un accident, blessée elle est atteinte de gangrène et meurt à seulement 15 ans. Elle laisse derrière elle une œuvre d’une grande profondeur, des poèmes d’une rare émotion »…. Ses Poèmes d’enfant, préfacés par Anna de Noailles ont été publiés lorsqu’elle avait treize ans.

    Nivôse

    Le mois de nivôse est le quatrième mois du calendrier républicain français correspondant à quelques jours près à la période allant du 21 décembre au 19 janvier du calendrier grégorien. Il suit le mois de frimaire et précède pluviôse.