La consolation des étoiles,

Marc Chagall, «La Pendule à l’aile bleue», 1949..

LA CONSOLATION DES ÉTOILES


J’ai demandé cette nuit à une étoile
- lumière lointaine dans l’espace inhabité - :
“Pour qui brilles-tu, étoile inconnue?
Tu es si claire et belle.”

Son regard d’étoile,
a fait taire ma plainte:
“Je brille pour une nuit éternelle.
Je brille pour un espace sans vie.

Ma lumière est une fleur qui se fane
à l’automne tardif de l’univers.
Cette lumière est toute ma consolation.
Cette lumière suffit à ma consolation.”

Karin Boye romancière et poétesse suédoise 


Bonne soirée !

Eveline56 



Automne.. Pierre Coran

Automne


Quand les bois ont les cheveux courts,
La lune ceint son abat-jour
De brume pâle


Et le vent vole et le vent court
En tournoyant comme un vautour
Sous les étoiles.


Pourquoi mon cœur es-tu si lourd
Quand les bois ont les cheveux courts ?
Rivé aux cailloux de la cour


Le lierre étreint dans ses doigts gourds
Une hirondelle.


Entends-tu dans le petit jour,
Le gel affûter ses tambours
Et ses chandelles ?


Quand les bois ont les cheveux courts
Pourquoi mon cœur es-tu si lourd ?


Pierre Coran

« Pierre Coran, de son vrai nom Eugène Delaisse, (né en 1934 à Mons) est un poète et romancier belge . Lauréat du prix de la Communauté française pour le rayonnement de la littérature de jeunesse en 2007, ce grand poète de quatre-vingt-sept printemps consigne encore une pensée chaque jour – son carnet n’en totalise pas moins de trois cents. Et reste très actif, multipliant créations et publications dont on ne compte plus le nombre, tant sa bibliographie est impressionnante, comptabilisant plus de cent cinquante titres à ce jour.

Quelques photos du jardin sous la pluie, un poème de Pierre Coran.. Je vous souhaite un bel automne coloré ! Eveline56 ( photos Eveline56 )

“L’automne est une demeure d’or et de pluie.” Jacques Chessex

Rozenn Evain

« Entre mor c’hleï, la mer de gauche
Et mor diou, la mer de droite
Nous sommes au centre de l’Atlantique Océan. »

Il est une île
Encerclée de déferlantes
Qui explosent avec fracas
Contre les maisons du port
Et le cœur endurant des îliens..
Rozenn Evain

L’Île de Sein ( photos Eveline56 )


J’ai la vie


 
J’ai traqué la lune avec les augures
corbeaux fantômes chats noirs
et la barque des morts
 
 
J’ai la vie
 
 
Je pourfendrai les ombres
les frissons s’arracheront
s’arracheront
Entre les mains tu vois
sans répit j’ai la vie
 
 
J’ai une île au croisement
des feux de l’horizon
J’ai une fleur de sang
à l’encontre des marées
J’ai la vie
 
 
j’ai – j’ai
le frémissement des chants de l’océan
le fracas des rives
le plumage du fou
 
 
J’ai le silence bu
J’ai deux oiseaux blancs
et le souffle pour la traversée
 
 
J’ai la vie
 
 
 
Rozenn EVAIN (- février 2012)
« A la lisière du rêve » Rosenn Evain
Sous la lune à moitié
 
La nuit, le phare embrasse les étoiles
Je suis le souffle dans les herbes
Sous la lune à moitié
Je suis devant derrière sur les côtés,
Dessus dessous
Respiration des vagues
Sous la lune à moitié
 
Le phare retourne sa face cachée
Au grand large d’ouest
Je suis semblable aux galets
Dans l’obscurité
La lune à moitié
N’espère pas plus que moi
Les vagues se répondent,
Se chahutent, se repoussent, s’enlacent
 
Le phare balaie les étoiles
Ar Men, Créac’h, la Jument, Kéréon
Saint Mathieu, Tévennec, Ar Groac’h,
La Plate et les Chats,
Forment les contours de notre cœur éclairé
 
Je suis la lune à moitié
Semblable aux herbes brûlées
Sans frontière, je suis le vent
Je circule dans les veines dures
Des galets
 
 
 
Rozenn EVAIN
L’Île de Sein ( photos Eveline56 )

je ramasse les mots

Le soleil se dresse
et la tête lui tourne
il coule en fontaine
sur le miroir incendié
 
le temps au loin
s’endort devant lui
 
irradié
 
l’air a la couleur
d’un fauve
dans un palais
 
les mains se lavent
dans les nuages impossibles
 
les pierres se perdent
au fond de la mer
 
seules
les peines surnagent
 
je ramasse les mots
tombés
dans les interstices
du plancher
en espérant en trouver un
qui me console



 Rozenn EVAIN
« À la lisière du rêve » Rozenn EVAIN
L’Île de Sein ( photos Eveline56 )

Je suis heureuse de vous présenter  Rozenn EVAIN, artiste de grand talent qui a vécu son enfance et son adolescence à l’île de SEIN et à l’île Molène dans le Finistère.

Elle a toujours ressenti la nécessité d’une activité artistique, la peinture et surtout l’écriture, « les couleurs, les odeurs, les sensations, les rires et les peurs, la vie et la mort en traversées et métamorphoses », comme elle l’exprime si bien dans son art.

Sa poésie me bouleverse, l’âme bretonne est bien là, dans ses mots.

« Des jours, des nuits à oublier
L’existence du silence
« 

Je vous souhaite une belle semaine automnale 🌦 Eveline56


photos Eveline56

En octobre 2012, paraît « Le bruit de fond de la mer » aux éditions Sac à Mots.

En décembre 2020, « L’île, des jours durant » aux éditions du Passavant.

 Rozenn EVAIN

Solitude des latitudes..

Solitude des latitudes
Se glisse dans tes draps
Solitude
Ce soir te quittera
Solitude
Solitude

La nuit semble douce et magique
Ça ressemble aux Amériques
Ce qu'on lit quand on est enfant
Belliou-la-Fumée, Croc blanc
La nuit semble douce et tranquille
Mais tu trembles, que t'arrive-t-il ?
Solitude et feu qui s'éteint
Coup de feu dans le lointain

Solitude des latitudes
Se glisse dans tes draps
Solitude
Ce soir te quittera
Solitude des longitudes
Solitude

La nuit semble douce et tranquille
Ça ressemble à une ville
Dont on rêve quand on est enfant
Carthage et ses éléphants
La nuit semble douce et pourtant
Tu te réveilles de temps en temps
Solitude et feu qui s'éteint
Coup de feu dans le lointain

Te glisse entre les doigts
Solitude...

 Paroles et musique: Gérard Manset, 1989. 


 
Solitude des latitudes (Remasterisé en 2016)

J’aimerais partager avec vous cette semaine une magnifique chanson « Solitude des latitudes » extraite de l’album de Gérard Manset paru en 1989 : Matrice. Cet artiste atypique, dans une démarche hors système, a écrit des textes pour les plus grands ( Bashung « , Julien Clerc etc ). En attendant son nouvel album  » Le crabe aux pinces d’homme », voici « Solitude des latitudes » à écouter pour la poésie du texte, la magie de la voix, le rêve, les frissons.. »

La nuit semble douce et tranquille Mais tu trembles, que t’arrive-t-il ? »

Douce semaine.. Eveline56

Paru le 09/09/2022

Acquis, par Dominique Ané

J’ai chaque jour une idée plus nette
de ce qui se perd en chemin..

Je retiens peu des jours passés
et je veux bien
retenir encore moins

Mais qu’on n’en déduise pas
que je n’ai rien appris

J’ai chaque jour une idée plus nette
de ce qui se perd en chemin

Dominique Ané
« Le présent impossible »

Salvador Dali, La Persistance de la Mémoire, 1931.

Je vous souhaite une belle semaine ! Eveline56


Premier recueil de poésie, Dominique A..

Mes livres se sont envolés
une fois dans leur vie de livres
ils auront quitté la terre ferme

Dans un virage
ils se sont écrasés au sol
certains sont écornés

J’ai presque l’impression
d’entendre l’un d’eux dire
« J’ai mal »

Pourvu qu’on n’apprenne pas
que les objets souffrent aussi
pourvu qu’on n’apprenne pas

Dominique Ané

Mots sans la musique

Mes mots sans la musique
cherchent les cailloux sur le sol

cherchent la forêt

Le terrain est nu
le sol ras, comme usé

Ils croisent la route
d’autres qui leur ressemblent tant
qu’on pourrait les confondre

ils ne sont bientôt plus très sûrs
de m’appartenir

et je ne peux rien promettre
pour les en convaincre
aucun vêtement chaud
aucune oreille

Ils se défient de moi
n’ont aucune confiance
envers le chemin pris

et ils craignent jusqu’aux regards
qui pourraient les sauver

Alors je les prends à part
un par un
et je supplie chacun
d’accueillir un secret

Dominique Ané

Le premier recueil de poésie de Dominique A

Illustrations Edmond Baudoin

DOUCE SEMAINE …. Eveline56

Premier recueil de poésie, Dominique A..

Bonne nuit ! Noz vat !

Évanescence

Quand le vent souffle le bal
Sur les landes armoricaines
Et que sa mélodie s’emballe
En orchestrant les pollens
Tel un arc-en-ciel végétal
Au parfum des sept couleurs
La bruyère des bords de mer
Mêlée aux cerisiers en fleurs
C’est un air qui réverbère
Les reflets de l’esprit rêveur

Stephen Moysan.

Extrait de La mélodie citée du silence

BIZH

Laissons filer ..

«  Habiter poétiquement le monde  » dit Arthur Teboul, c’est le message que j’aimerais partager avec vous cette semaine, laissons le lyrisme entrer dans notre vie.. Eveline56

Feu! Chatterton : Palais d’argile Date de parution mars 2021

Dis, quelle heure est-il ? Le jour me fend, pourtant je sens qu’il est en bout de course
Ah, dis, quelle heure est-il ? Le jour me fend mais doucement
Que trouveras-tu dans le jeu rebattu des cartes du matin?
Un fou, une dame, un chien ou rien d’autre qu’un destin

le sens des choses se dérobe comme l’eau dans la main
Laissons donc, laissons filer des yeux la raide loi souveraine
Ni sable dans le vent, laissons couler

Le sens des choses nous échappe comme l’eau dans la main
Laissons venir, retrouvons la nature des choses
Qu’on appelait par leur nom secret parfois
Souviens-toi des métamorphoses qu’on vivait autrefois

Laisse, laisse-toi porter
Fais comme le sable et le vent
Retrouve la vérité nue
Et tous les éléments

Laisse, laisse-toi porter
Sois comme le sable et le vent
Retrouve la vérité nue
Et tous les éléments

Laisse couler
Laisse filer
Laisse couler
Laisse couler
L’eau fugitive

Alors je m’abandonne aux signes insensés de la ville
De la ville sinueuse
Je deviens loup des métamorphoses, le sable et la rose
Tout pantelant
Mais j’suis pas fou pour un sou
Non, j’suis pas fou pour un sou

J’t’emmène danser sur la ligne de l’horizon
Ouais, j’t’emmène valser sur la ligne de l’horizon
Puis j’t’envois promener, y a rien à faire à Paris
Mais j’suis pas fou pour un sou
Non, j’suis pas saoul pour un fou

J’rends juste à l’espèce, la monnaie de sa pièce
J’me promène, j’te l’promets, j’me balade en palabres
En mots d’homo sapiens malade
J’me promène, j’te l’promets, j’fais pas l’aumône
J’rends juste à l’espèce, la monnaie de sa pièce

Photos Eveline56 (soir du19/07/ 2022 )

Laisse, laisse-toi porter
Fais comme le sable et le vent
Retrouve la vérité nue
Et tous les éléments

LAISSE LAISSE TOI PORTER
FAIS COMME LE SABLE ET LE VENT
RETROUVE LA VÉRITÉ NUE
DE TOUS LES ÉLÉMENTS

Feu Chatterton

Oete – La tête pleine

Cette semaine, j’aimerais partager avec vous mon coup de coeur musical.

il s’appelle Oete (à prononcer Eut) et sa chanson: « la tête pleine ».
Ce jeune chanteur de 23 ans , né à Beauvais, s’évade très jeune de l’ennui par sa créativité. “Je voulais faire de la scène à tout prix, donc ça a débuté par le théâtre, puis par le cirque après, et la danse …”
Oete a décidé d’abandonner le « P » de Poète. Belle idée pour se faire un nom dans le monde musical.L’univers d’Oete s’exprime aussi par le vêtement et là je pense à David Bowie pour la créativité.
Il incarne pour moi le renouveau de la variété française avec sa voix si singulière. “J’ai envie de montrer qu’on peut faire de la très bonne variété comme Christophe, Bashung… Je suis bien sur sensible à ses références car ces artistes me manquent beaucoup.
Oete nous dit « faire danser la tristesse »! C’est très réussi et je suis heureuse de voir la relève de ces grands artistes arrivée . La sortie de son premier album, enregistré dans le studio de Daniel Darc est prévu pour Septembre 2022. Eveline56

C’est la chanson que j’aimais dès le départ. Depuis petit, je savais que c’était la musique qui m’habitait. Mais ça me paraissait trop grand et impossible”. Oete

Très beau clip..

La tête pleine

Oete

Corps contre corps entrelacés
De tout, de toi, de nous, de moi et
Corps contre corps encore lacés
L’hiver sans froid, l’hier en joie meurt

Que restera-t-il quand tout sera fébrile?
Que restera-t-il de nous?
Que restera-t-il des âmes en péril?
Que restera-t-il de nous?

Car j’ai la tête pleine, pleine de toi
Faudrait que tu reviennes, reviennes à moi
Car j’ai la tête pleine, pleine de toi
Faudrait que tu reviennes, reviennes à moi

Peau contre peau, ils ne font que glisser
Peur à l’erreur de te blesser
Fauter des faux sans dévoiler
Mais les éloges restent bien cachées
Quand les fleurs de l’adresse te caressent et que je songe enfin
Tes prouesses, tes promesses j’en ai que faire, en vain
Je délaisse mes faiblesses dès que je croise ta main

Car j’ai la tête pleine, pleine de toi
Faudrait que tu reviennes, reviennes à moi
Car j’ai la tête pleine, pleine de toi
Faudrait que tu reviennes, reviennes à moi

Car j’ai la tête pleine, pleine de toi
Faudrait que tu reviennes, reviennes à moi
Car j’ai la tête pleine, pleine de toi
Il faut que tu reviennes, reviennes à moi

Que restera-t-il quand tout sera fébrile?
Que restera-t-il de nous?

Oete fera prochainement les premières parties de Fishbach, Feu ! Chatterton ou encore Julien Doré. 💛💛💛💛💛

Seule la ronce..

photo Eveline56

« Nul faucon / nulle prairie / nul nuage // Seule la ronce / se souviendra de mon passage / elle qui a conservé de moi / une goutte de sang. »
Christian Viguié

photo Eveline56

Pourquoi faut-il s’ingénier à devenir
rhinocéros ou tigre
fleuve sombre
aussi puissant que le voyage aveugle d’un serpent ?

Pourquoi devenir
torche ou feu
murmure halluciné d’un ruisseau
alors qu’il convient simplement
de se perdre ou d’inventer un chemin
afin de traverser la vie ?

Christian Viguié
Ballade du vent et du roseau, La Table Ronde.

Christian Viguié, né en 1960 à Decazeville, est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages – recueils de poèmes, romans, nouvelles et pièces de théâtre. Il a reçu de nombreux prix.

Je vous souhaite le meilleur pour cette semaine ! BIZH

La fée qui rend les filles belles..

La fée qui rend les filles belles
A bégayé devant ton berceau
Le vent qui froisse les ombrelles
N’a pas soufflé sur ton trousseau
Mais l’amour qui rend les femmes belles
Dans ton lit fera son nid

Laisse donc rentrer les moissons
Ne pleure pas sur les saisons
Rien ne sert de geindre et gémir
Le bonheur finit par venir


Laisse bien ouverte ta maison
Aux enfants et aux papillons
Souris toujours aux vagabonds
Et un beau jour viendra le bon

La fée des histoires cruelles
A bégayé devant ton berceau
Le vent qui froisse les ombrelles
N’a pas soufflé sur ton trousseau
Mais l’amour des histoires éternelles
Dans ton lit fera son nid

(Étienne Roda-Gil /Julien Clerc) 1972

Warwick Goble (22 novembre 1862 – 22 janvier 1943) était un illustrateur britannique de livres pour enfants.

j’aimerais partager avec vous cette semaine une chanson de 1972, écrite par un parolier « poète » que j’admire beaucoup, auteur de nombreuses chansons pour Julien Clerc. il s’agit d’Étienne Roda-Gil: « Moi je donne un ruisseau. Si derrière ça, tu as la mélodie et le grain de voix, tu fais un fleuve ». Disparu en 2004, les paroles oniriques de Roda-Gil manquent beaucoup à la chanson Française. Reste la musique de Julien.

Belle semaine, bizh Eveline 56

Au cœur de la culture bretonne

Moments de douceur, charme désuet d’un temps pas si lointain qui tombe dans l’oubli, mémoire de mes aïeux.. c’est ce bonheur simple que je souhaite partager avec vous cette semaine !

Edouard Doigneau, peintre Français (1865-1954 ) aimait croquer ces scènes pittoresques de Bretagne ! Belle semaine à tous, bises bretonnes 💙 Eveline56

« Jument et son poulain »

« Jument et son poulain »

« Port de Concarneau pêcheurs« 

« Pardon breton »
« cueillette de pommes »
« La ronde des petites bigoudènes« 
« Jeune bretonne assise sur l’herbe »
« Ramassage du goémon »

« le cirque à Plouharnel« 
Edouard Doigneau

LES MARINS

Les vieux de chez moi ont des îles dans les yeux
Leurs mains crevassées par les chasses marines
Et les veines éclatées de leurs pupilles bleues
Portent les songes des frêles brigantines

Xavier Grall

En armes ! Sylvain Pattieu

On s’en prend des trucs dans la vie
Des tristesses et des gens qui partent
Souvent, ça cloche, ça dérape, ça fait mal.

On résiste on fait ce qu’on peut
On se serre on se carapace
Il nous faudrait un lieu pour se retrouver
Avec celles et ceux qu’on a aimés
Ce serait autre part que la nuit et les rêves
Un vrai lieu.

On ne veut pas s’extraire des malheurs du monde
S’isoler et se mettre à part
On pleure mais on est là
On est dedans
On se bagarre
On se donne les moyens
Coup pour coup autant qu’on peut.

On a nos corps qui bougent et nos mots qui résonnent.

On est en armes.

Sylvain Pattieu

En armes ! Ed. L’iconopop, 80 p., 13 €

Sylvain Pattieu  en armes

Quand les mythes éclairent les violences d’aujourd’hui
Héraclès, Ulysse ou Caïn : tous illustrent à leur façon la violence. En empruntant aux histoires universelles des mythes, Sylvain Pattieu tend un miroir à la brutalité de notre monde et la met à distance, en montrant qu’elle est un invariant de l’histoire humaine.

La poésie est une réponse et peut-être la plus belle des armes.

Autour De Ton Cou.. Stephan Eicher

Coup de coeur :

« J’aimerais partager avec vous cette sublime chanson de Stephan Eicher « Autour De Ton Cou« . Les mots de Philippe Djian nous livrent la douleur de cette période que nous vivons, si sombre et mélancolique. Irrespirable! La musique et la voix d’Eicher nous envoûtent une fois de plus. « Ce mini-album disponible en version digital, l’artiste l’a imaginé au printemps 2021, quand la planète vivait au ralenti et que l’isolement devenait une figure imposée. »

C’est pas moi qui serre
Autour de ton cou
C’est dans l’atmosphère
C’est bien fait pour nous

Si nous manquons d’air
Si nous devenons fou
Jetons-nous des pierres
Éclaboussons-nous

« Pour ses fans, et les autres, entendre sa musique maintenant sera comme remonter à la surface pour prendre une bouffée d’oxygène. « C’est pas moi qui serre autour de ton cou/C’est dans l’atmosphère/C’est bien fait pour nous« , entend-on dans le morceau titre. Un texte, encore une fois couché sur le papier par l’écrivain Philippe Djian après ses conversations avec le chanteur, qui sonne comme un écho aux crises, qu’elles soient sanitaire ou militaire avec l’invasion russe en Ukraine.  » franceinfo Culture

Stephan Eicher diffuse ses nouveaux titres exclusivement sur Internet

L’artwork de l’EP « Autour de ton cou » est une œuvre de Sophie Calle.

BIZH Eveline56

Cap sur la Poésie..

Entre Océan et étang côtier , merveilleuse balade au coeur de la nature ! Quel bonheur de vivre là !

BIZH, Eveline56 🕊🕊🕊🕊🕊🕊🕊

Cap sur la Poésie

Cap sur la Poésie

Eh, capitaine au fond de moi,
ajoute ce point cardinal
à ton compas !

Ajoute cette étoile
au ciel de nuit !
Ajoute cette île sur la carte !

Ordonne enfin
qu’on largue les amarres
prenons le large et sans tarder !

Eh, capitaine emmène-moi
je veux t’entendre crier à l’équipage :
cap sur la Poésie !

Olivier Deck, Le Printemps des Poètes 2020.

Le tunnel d’or.. AARON

Une chanson d’amour triste comme nous les aimons souvent, le très talentueux groupe Aaron nous chante le « tunnel d’or » dans une nouvelle version de 2021. Écoutons le chagrin dans la voix de Simon Buret.
Eveline

« Ce n’est pas moi qui parle, ce sont les oiseaux que j’ai vus. Ce n’est pas moi qui chante, c’est le vent que j’ai bu. Ce n’est pas moi qui pleure, c’est mon amour qui est parti. » AARON

Le tunnel d’or


Regarde, il gèle
Là sous mes yeux
Des stalactites de rêves
Trop vieux
Toutes ces promesses
Qui s’évaporent
Vers d’autres ciels
Vers d’autres ports

Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort
Mon ange, mon ange

De mille saveurs
Une seule me touche
Lorsque tes lèvres
Effleurent ma bouche
De tous ces vents
Un seul me porte
Lorsque ton ombre
Passe ma porte

Prends mes soupirs
Donne moi des larmes
À trop mourir
On pose les armes
Respire encore
Mon doux mensonge
Que sous ton souffle
Le temps s’allonge

Seul sur nos cendres
En équilibre
Mes poumons pleurent
Mon cœur est libre
Ta voix s’efface
De mes pensées
J’apprivoiserai
Ma liberté
..

Eveline56

Mila Boréal – La non-demande en mariage (Georges Brassens)

« On ose ? Oui, on ose une reprise électro-rock d’une chanson qui s’accommodait certes très bien d’une simple guitare… Mais on avait envie de lui donner d’autres atours, de la redécouvrir, de l’aimer à nouveau. Avec bien sûr un infini respect. » MILA BOREAL

j’aimerais partager avec vous une célèbre chanson de Brassens que j’adore: « la non demande en mariage ». Par hasard, au gré de mes écoutes, j’ai entendu cette nouvelle version chantée par une artiste qui s’appelle Mila Boréal. J’ai eu un vrai coup de foudre ! Eveline

🌟🌟🌟🌟🌟 « Une rêverie électro-acoustique au service de la poésie »… Mila Boréal

Ma mie de grâce ne mettons
Pas sous la gorge à Cupidon
Sa propre flèche
Tant d’amoureux l’ont essayé
Qui, de leur bonheur, ont payé
Ce sacrilègeJ’ai l’honneur de
Ne pas te de-
Mander ta main
Ne gravons pas nos noms au bas d’un parchemin….

L’horloge du cœur

L’horloge du cœur

Quand chaque jour un mot

est le début d’une légende

si un sourire anéantit le temps

tout tourne dans le ciel

les oiseaux les nuages les étoiles

c’est la fête joyeuse de l’espoir

l’envol vers l’avenir des rêves

que scande l’horloge du cœur .

Jean Bouhier



Voie lactée à Belle- Île- en -Mer.. photo Benoit Danieau
Pointe des Poulains à Belle-Île-en-Mer.. photo Benoit Danieau
Voie lactée Belle-ile-en-mer.. PHOTO Benoît Danieau

Dans un petit bateau

Dans un petit bateau

Dans un petit bateau
Une petite dame
Un petit matelot
Tient les petite
s rames

Ils s’en vont voyager
Sur un ruisseau tranquille
Sous un ciel passager
Et dormir dans une île

C’est aujourd’hui Dimanche
Il fait bon s’amuser
Se tenir par la hanche
Échanger des baisers

C’est ça la belle vie
Dimanche au bord de l’eau
Heureux ceux qui envient
Le petit matelot

Robert Desnos (1900-1945)



Jean-Noël Duchemin (photo Eveline56)
Jean-Noël Duchemin « un mât d’un bateau d’Ellen Mac Arthur  » ( photo Eveline56)

J’aimerais partager avec vous, ce dimanche, un doux poème de Robert DESNOS, un tableau de Matisse peint en 1906 « Le Jeune Marin II« et le travail artistique d’un artiste breton Jean-Noël Duchemin qui décore des mâts de voiliers récupérés auprès des équipes de course au large de Lorient et ensuite les transforme en objets d’art afin de leur donner une seconde vie.

BONNE SEMAINE ! BIZH



Jean-Noël Duchemin ( photo Eveline56)

Automne..

Automne

C’est un après-midi d’automne
Et que mon amour est touchante
Posée près de moi, elle frissonne
Automne

Il reste beaucoup à écrire
Dans le silence parfumé
Des mots que je voulais te dire
Après

Approche-toi dans la lumière
Que je te chante ces quelques mots
Ces mots murmurés, non déclarés
Encore

Cette soirée simple et tranquille
Comme la note de cristal
Qui grimpe légère et fragile
Fragile

Ces mots d’amour que la pudeur
Que nous partageons bien, ressemblent
À ces accords majeurs-mineurs
Étranges

C’est un après-midi d’automne
Et que mon amour est touchante
Posée près de moi, elle frissonne
Automne

Je vais sûrement te chanter
Dans le silence parfumé
Cette chanson non terminée
Encore

texte: Bernard Lavilliers musique: Julien Clerc

Je vous souhaite une soirée simple et tranquille comme une note de cristal .. Eveline56