Catégorie : Mes Photos au jour le jour

  • La cavale.. Le nouvel Album de Nolwenn Leroy

    La cavale.. Le nouvel Album de Nolwenn Leroy

    Mets tes pieds sur mes pieds, et tes mains là derrière
    Et fermons grand les yeux, et dansons sur la mer
    .. 🌊

    Dans mes yeux d’outre-mer, tu vois des océans
    Ô mon beau corsaire 💙
    Mais les yeux de ta mère, eux ne voient qu’un enfant
    Mille tonnerres
    Attends juste un peu
    Pour prendre la mer
    Tu es courageux, t’as pas besoin
    Non pas besoin d’être téméraire..

    Mon avis sur « La Cavale » de Nolwenn Leroy

    C’est déjà le huitième album pour Nolwenn Leroy et mon admiration pour cette artiste n’est pas prête de prendre fin. Avec Benjamin Biolay aux manettes de « La Cavale » Nolwenn nous surprend et nous touche avec cet album élégant, où on la sent épanouie alors que sa voix n’a jamais aussi bien résonné. Benjamin signe huit titres et lui apporte des chansons très belles comme « Mon beau corsaire » qui parle de son fils Marin, un « Brésil-Finistère » tout en légèreté, un titre solaire, tandis que les mots d’ »Occident », un titre engagé sur le mal logement nous émeuvent. L’autre belle surprise ce sont les chansons de l’artiste Adélaïde Chabannes qui réalise trois titres dont le sublime « Loin » aux accents dansant et aux rythmes hypnotiques. Kevin Camus apporte sa touche bretonne sur trois titres en jouant du Uilleann Pipe et de la flûte irlandaise. La Bretonne que je suis apprécie 😉 Un disque en mode majeur, certainement son plus abouti, se terminant sur le titre éponyme « La Cavale » dont le texte est signé par Benjamin et Nolwenn, un morceau en hommage à Christophe et à Brest. Vous l’aurez compris, j’adore ce nouvel album de Nolwenn qui mérite votre écoute. J’espère vous avoir donné l’envie de le découvrir !

    merci à Frédéric pour ce si beau cadeau 🙏💙

    Belle semaine à vous !! Bizh Eveline56


  • À la vie, à la mer..

    À la vie, à la mer..

    « Eric Tabarly- Cité de la Voile -Lorient« 
    Eric tabarly
    1931 – 1998
     
    Officier de marine, navigateur et marin de légende
    Vainqueur de nombreuses courses..
    "Promenade à la cité de la voile, je partage avec vous quelques photos de ce lieu hommage au plus grand des marins "Eric tabarly".. Je ne sais si je dois regarder la mer ou le ciel tant la beauté des deux se confond en une harmonie de blanc, de gris et de bleu. 
    BELLE SEMAINE, BIZH, Eveline56
     

  • Dans un petit bateau

    Dans un petit bateau

    Dans un petit bateau
    Une petite dame
    Un petit matelot
    Tient les petite
    s rames

    Ils s’en vont voyager
    Sur un ruisseau tranquille
    Sous un ciel passager
    Et dormir dans une île

    C’est aujourd’hui Dimanche
    Il fait bon s’amuser
    Se tenir par la hanche
    Échanger des baisers

    C’est ça la belle vie
    Dimanche au bord de l’eau
    Heureux ceux qui envient
    Le petit matelot

    Robert Desnos (1900-1945)



    Jean-Noël Duchemin (photo Eveline56)
    Jean-Noël Duchemin « un mât d’un bateau d’Ellen Mac Arthur  » ( photo Eveline56)

    J’aimerais partager avec vous, ce dimanche, un doux poème de Robert DESNOS, un tableau de Matisse peint en 1906 « Le Jeune Marin II« et le travail artistique d’un artiste breton Jean-Noël Duchemin qui décore des mâts de voiliers récupérés auprès des équipes de course au large de Lorient et ensuite les transforme en objets d’art afin de leur donner une seconde vie.

    BONNE SEMAINE ! BIZH



    Jean-Noël Duchemin ( photo Eveline56)
  • Automne..

    Automne

    C’est un après-midi d’automne
    Et que mon amour est touchante
    Posée près de moi, elle frissonne
    Automne

    Il reste beaucoup à écrire
    Dans le silence parfumé
    Des mots que je voulais te dire
    Après

    Approche-toi dans la lumière
    Que je te chante ces quelques mots
    Ces mots murmurés, non déclarés
    Encore

    Cette soirée simple et tranquille
    Comme la note de cristal
    Qui grimpe légère et fragile
    Fragile

    Ces mots d’amour que la pudeur
    Que nous partageons bien, ressemblent
    À ces accords majeurs-mineurs
    Étranges

    C’est un après-midi d’automne
    Et que mon amour est touchante
    Posée près de moi, elle frissonne
    Automne

    Je vais sûrement te chanter
    Dans le silence parfumé
    Cette chanson non terminée
    Encore

    texte: Bernard Lavilliers musique: Julien Clerc

    Je vous souhaite une soirée simple et tranquille comme une note de cristal .. Eveline56

  • Les silhouettes bleues,

    Les silhouettes bleues,

    « J’ai eu le grand bonheur de visiter cet été l’exposition de Sara Amato-Gentric, dans une petite chapelle bretonne. L’artiste m’a beaucoup ému et impressionné au travers de ses sculptures! Je partage avec vous les silhouettes pulpeuses parfois, penchées vers l’infini, dansantes, apaisées, agenouillées, toujours porteuses d’émotions partagées. Et ce bleu qui me touche toujours, bleu du ciel, de l’océan, de mon imagination et surtout de celle de Sara.. Bravo .. »
    Eveline56

    « Ces sculptures sont un moyen d’ouvrir une fenêtre et de regarder de petits fragments d’âme, d’y exprimer le mouvement et la douceur de l’amour spirituel. Et surtout de trouver, jour après jour, le chemin intérieur qui mène au vide infini qui s’y trouve et dans lequel se trouve cette si belle matière qu’est l’inspiration.« 

    Sara Amato-Gentric

    Pratiquant son art depuis 1999, l’artiste lorientaise a exposé dans de nombreux pays étrangers.
    https://www.facebook.com/ateliersaraamatogentric/
    KENAVO
  • Les Amours jaunes

    Les Amours jaunes

    Un chant dans une nuit sans air…
    — La lune plaque en métal clair
    Les découpures du vert sombre.
    
    … Un chant ; comme un écho, tout vif
    Enterré, là, sous le massif…
    — Ça se tait : Viens, c’est là, dans l’ombre…
    
    — Un crapaud ! — Pourquoi cette peur,
    Près de moi, ton soldat fidèle !
    Vois-le, poète tondu, sans aile,
    Rossignol de la boue… – Horreur ! —
    
    … Il chante. — Horreur !! — Horreur pourquoi ?
    Vois-tu pas son œil de lumière…
    Non : il s’en va, froid, sous sa pierre.
    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
    Bonsoir — ce crapaud-là c’est moi.
    
    Ce soir, 20 Juillet.
    
    Tristan Corbière Les Amours jaunes
    Tristan Corbière (1845-1875) était un poète cynique et excentrique dans sa vie et dans son œuvre, figure du poète maudit. Peu gâté par la nature, rachitique,se trouvant laid, il souffrait d'une grave maladie osseuse qui lui laissait peu de répit. Il rêvait d'océan, de naviguer sur les mers.. il aimait sans retour une jeune femme mariée, deux grandes blessures qui le rendirent amer,sarcastique.
    
    Il meurt à 29 ans, retranché dans son manoir breton, incompris de ses contemporains..Le dernier jour de février 1875, il se fait apporter des brassées de bruyère avant de mourir.
    
    Sa poésie novatrice ne sera reconnue que bien après sa mort. Son recueil, "Les Amours jaunes", est ironique, dur envers lui-même,  il est ce crapaud. Tristan Corbière  sera tiré de l'ombre, dix ans après sa disparation. Verlaine parlera de son talent dans son étude des Poètes maudits.
     

    Je partage avec vous les mots de Tristan Corbière et les photos d’un petit crapaud aux yeux de lumière se promenant dans le jardin, à l’abri de la citronnelle..Kénavo

    Photos: Eveline56

  • Le Temps des Fleurs..

    Le Temps des Fleurs..

    Dialogue de fleurs

    Ce n’est pas une vie,
    De toujours vivre empoté
    Dit le mauve pétunia

    Ce n’est pas une vie,
    De toujours vivre sous verre
    Dit la botte d’œillets

    Ce n’est pas une vie,
    De toujours vivre sous cloche
    Dit la rose du Petit Prince

    Comme ils sont heureux
    Les asphodèles et les volubilis
    Avec leur nom à coucher dehors !

    Robert FABBRI

    Bel été fleuri ! Eveline56

    PHOTOS Eveline56

  • Beg Ar Van (La Pointe Du Van)

    Beg Ar Van (La Pointe Du Van)

    Le phare de Trenevez

    « Balade mythique au bout de la terre, à la Pointe du Raz et du Van, au milieu de la lande. Les larmes coulent devant cette merveille unique à mes yeux, souvenirs heureux et tristes se mélangent en regardant cette vue incroyable !

    J’aimerais aussi partager une nouvelle et très jolie chanson de Nolwenn Leroy, de retour avec un nouveau titre, « Brésil, Finistère« , signé Benjamin Biolay.« 

    Je vous souhaite un bel été !! Que ces jours de repos soient l’occasion de vous ressourcer , de respirer, de retrouver ceux que vous aimez !

    Kenavo .. Des bisous : Pokigoù Eveline56

    (PHOTOS Eveline56)

    Nolwenn Leroy – Brésil, Finistère

  • « la lumière du monde »


    La musique de la mer me suffit; c’est de l’éternité dans l’oreille. Olivier De Kersauson

    Emerveillable.


    C’est ma grande aptitude. Comme on disait « apte au service militaire », je suis apte à l’émerveillement. En quête. Je me fabrique des étonnements heureux. Je veux toujours voir apparaître le soleil à travers les arbres.

    Je suis sans cesse en recherche de lieux, d’instants qui vont déclencher ma capacité d’enchantement. C’est mon savoir-vivre. Je jubile fréquemment.

    Ma capacité jubilatoire peut naître sur un coup de vent, sur le ronflement particulier de la mer.
    Certaines lumières m’enflamment. Alors je vibre. Mais ça peut être aussi bien le chant d’une alouette.

    De l’urgent, du presque rien et du rien du tout, Olivier de Kersauson, Le Cherche-​Midi

    Imaginez que la mer ne revienne plus…on aurait l’air de quoi ?
    Olivier De Kersauson

    « Bonheur d’une balade à Clohars-Carnoët et ses environs accompagné des mots si résonnants d’Olivier De Kersauson. Talent d’un auteur que j’aime, un cœur tendre caché dans le corps d’un fabuleux marin au visage tanné par les embruns.. Eveline56

    Belle semaine ensoleillée, BISOUS.

  • La Nature en bord de chemin..

    La Nature en bord de chemin..

    Promenade bleu caillou

    Les pierres craquent sous les semelles
    L’herbe transpire ce matin
    Un beau soleil de printemps éclate au firmament
    Sous ce ciel bleu, on perçoit la couleur du vent

    Au pied de la colline va s’élevant un chemin près d’un étang
    Les cyprès dansent à l’horizon au dessus des vignes et des blés

    On entend un petit bruit de moteur tout juste près, tout juste doux
    Une petite fourgonnette passe, c’est le marchand du village d’à côté

    On marche sur un mur de pierres, un petit pont est devant nous
    Dessous passe une rivière, couleur de pluie, souffle d’antan

    Cette promenade bleu caillou, couleur d’amour, je l’aime tant
    c’est pour moi tout ce qu’il y a de plus pur et de plus beau dans cette vie
    Couleur d’argent

    Élodie Santos, 2006

     » Je vous offre les mots d’Elodie Santos qui expriment avec tant de talent ce que je ressens au fond de moi :

    Cette promenade bleu caillou, couleur d’amour, je l’aime tant
    c’est pour moi tout ce qu’il y a de plus pur et de plus beau dans cette vie
    Couleur d’argent
    ..

    Belle semaine, bises bretonnes.

    photos Eveline56

  • En bord de plage..

    En bord de plage..

    « L’émotion que me donne le poème de Sandra Dulier, mêlée aux photos de bord de mer , prises tout près, à moins de 10 kilomètres comme nous demande ceux qui ne savent pas rêver et qui oublient la beauté de l’horizon, voilà mon partage de cette semaine. Bientôt.. bientôt.

    Belle semaine à tous (tes)

    BISES BRETONNES

  • Ici et maintenant !

    Élève tes mots,

    Pas ta voix,

    La pluie fait grandir les roses

    Pas le tonnerre.

    Butine la vie

    L’amour en est le miel

    Si tu es sensible à la beauté

    Ne soit pas blessé par les épines.

    Stéphen Moysan@StephenMoysan·15 févr.

    Les reflets

    Comme un reflet
    Dans les yeux du pêcheur
    La couleur de la mer,

    En cette fin de soirée,
    Il a offert à son fils
    Le meilleur anniversaire,

    Heureux de l’avoir attrapée
    Dans son seau d’eau
    L’enfant repart avec la lune.

    Stéphen Moysan

    Faire le vide en soi –
    Puis laisser le bien-être
    Envahir notre esprit.

    Plus d’envie d’ailleurs,
    Plus de passé ou futur,

    • Ici et maintenant !

    Profiter de l’instant
    Pendant des heures
    Le temps du bonheur.

    Stéphen Moysan

    Je partage avec vous les mots si touchants de Stéphen Moysan et deux photos de « ma plage », le soir..

    « Je vous souhaite une semaine douce et paisible. Bises de Bretagne 🙂

    Photos: Eveline56

  • JE CONTINUERAI À CROIRE, ABBÉ PIERRE..

    JE CONTINUERAI À CROIRE, ABBÉ PIERRE..


    « Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.
    Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine.
    Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.
    Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre.
    Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité.
    Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte.
    Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent.
    Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.
    Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur.
    Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse.
    J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter…
    Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés. » 

    Abbé Pierre

    Je vous souhaite, à vous et à vos proches, de passer de très belles fêtes de Pâques !

    Eveline

    PHOTOS EVELINE56

  • Molène, « Seul le bleu demeure » ..

    Molène, « Seul le bleu demeure » ..

    L’île insaisissable
    
    cousue
    
    de vents et de mystères
    
    trône
    
    au creux du silence.
    
    Vivre
    
    à son bord
    
    est tout un art.. 
    
    Chantal Couliou
    
    "Seul le bleu demeure" éditions de la Lune Bleue, 2017
    Au large de Molène /2021
    Au large de Molène/ 2021
    Au large de Molène/2021

    photos Eveline56

    Quelques photos au large de Molène, le soir tombe. Beauté irréelle de ce moment de rêve.. je vous souhaite de la douceur pour la semaine à venir.. bises bretonnes, 

    Eveline56  

  • l’île de Sein (Finistère)..

    l’île de Sein (Finistère)..

    ÎLE DE SEIN

    Entre ciel et soleil
    s’étale un grand rocher
    lissé dessus la mer
    comme une crêpe en terre
    à la jupe effilochée
    aux formes singulières

    Mon île est posée là
    au sein de l’infini
    désert bleu marine
    Mais la mer qui dessine
    au bas de sa jupe rêche
    un éternel feston
    de marguerite blanches
    semble dire au poète
    un secret douloureux

    Et le poète va
    sur la vague enjôleuse
    vers le pays mystique
    où règne une pleureuse

    Lorsqu’au loin le guéveur
    gémit et fend la brume
    mon île au creux des flots
    sent venir un vertige

    Les vagues sont rebelles
    et les bateaux fragiles
    La dentelle est bannie
    des coiffes de mon île
    Le ballet des tempêtes
    déploie son âme vile
    et sa beauté mortelle
    pour les parer de noir

    Quand la mouette passe
    bousculant les nuages
    la pleureuse aux pieds nus
    s’échoue sur le rivage
    On entend sa complainte
    jaillir des algues mauves
    et se mêler au vent
    comme une litanie

    Les pêcheurs burinés
    pêchent dans les abysses
    et les pleurs de l’aimée
    sur les joues brunes glissent
    tandis qu’un grand soleil
    réchauffe ce rocher
    qui emprunte à la mer
    liberté et danger

    Mon île solitaire
    a ôté sa vareuse
    pour me montrer son cœur
    Et j’ai vu un jardin
    enclos d’un mur de pierres
    où poussait une fleur
    dans une terre de sable.

    Silviane Le Menn

    île de Sein
    île de Sein
    Le Grand phare de l’île de Sein ( Goulenez )
    Le phare d’Ar-Men  » Ar Mên Brial « 

    Quelques photos récentes de l’île de Sein, entre le monde et l’eau. Merci Manu..

    BELLE SEMAINE.. BIZH

  • La mer de sable..

    La mer de sable..

     » La mer de sable « 

    Dans mon souvenir assoiffé,

    La mer se rêve encore déchaînée

    Je me souviens de ces vagues inassouvies

    Qui s’envolaient vers l’infini.

    Dans mon esprit assoiffé,

    Les pluies du soleil se sont asséchées.

    L’océan a changé son bleu azur

        Et s’est englouti dans la dune de sable obscure.

    Il fut un temps jadis où la mer a disparu,

    Emportée par une vague de sable inconnu.

    Elle a creusé sa tombe et s’est perdue.

    Dans mon esprit assoiffé,

    Je me suis écroulée sur la plage de sable désertée.

    J’ai regardé au loin les dunes, le vague à l’âme,

    Et j’ai pleuré devant l’étendue de poussière infâme.

    Dans mon esprit assoiffé,   

    Les dernières pluies se sont épuisées.

    Nous étions issus de la terre délectée

    Mais la mère morte appauvrie s’est tuée.

    Emportée par les vagues aux couleurs du désert,

    Elle a creusé notre tombe et s’est engloutie dans la misère.

    Myriam Ghibaudo

    Myriam Ghibaudo est passionnée d’écriture depuis des années. Auteure d’une grande sensibilité, elle signe après « La caresse d’une plume » et son ouvrage « Suspendu » un roman « L’ombre du miroir »..

    Triste poème mais si beau, si profond..

    Bonne semaine ensoleillée, bises bretonnes..

    Photos Eveline56

    Geoffrey Oryema – Ye Ye Ye (1990)

    Geoffrey Oryema a accompagné mon après-midi de son immense talent. Il vivait là, tout près de chez moi. Il nous manque beaucoup.

    Geoffrey Oryema, né le 16 avril 1953 à Soroti en Ouganda et mort le 22 juin 2018 à Lorient..

  • Aurore

    Aurore

    Je partage avec vous deux très beaux poèmes de Kamal Zerdoumi,
    Je vous souhaite une semaine de douceur et de poésie.. Eveline56

    Aurore

    Beau est Le monde malgré la nuit
    secrète ta propre lumière
    intense
    Malgré l’opacité
    du silence
    Il y aura toujours
    éphémère
    cette chance
    de se nourrir d’espérance
    Ni la démence ni le sang
    avec leur laideur et leurs transes
    n’éteindront le chant
    de l’oiseau
    au soleil levant

    kamal Zerdoumi, 2018

    Kamal Zerdoumi est l’auteur de deux très beaux recueils de poèmes :  » Au gré de la lumière  » et  » L’exil et la mémoire ».

    « Avez-vous envie de dire quelque chose à vos lecteurs ou futurs lecteurs?

    Je dirai à mes lecteurs : la lecture et l’écriture donnent un sens à notre vie si brève. En lisant, en écrivant, l’on témoigne de notre présence sur Terre. Quant à celles et ceux qui me lisent ou me liront, qu’ils en soient ici remerciés . Qu’ils sachent que les mots sont des arabesques sur l’ invisible tapisserie de l’âme.« 

    Ecrivain(s)

    Il a des fruits d’or
    pour tresser son verbe
    des lettres entrelacées
    dans l’alcôve
    de sa mémoire
    Il craint le cyprès
    qui murmure
    au-dessus des tombes
    on ne sait quel secret
    Son jardin est gorgé
    de lumière
    Parfois y fulgure l’ombre
    C’est un être double
    comme nous tous
    qui rêvons d’unité
    androgynes notoires
    jusqu’au désespoir

    Kamal Zerdoumi, 2018

  • La Première feuille..

    La Première feuille..

    La Première feuille

    C’est peut- être
    La première feuille
    Que je vois

    Se tromper
    De saison
    Cette année

    Elle manque de lumière
    Comme nous
    Les êtres humains

    Un peu végétaux
    Un peu divins
    Beaucoup mortels .

    Yvon Le Men

    L’auteur breton Yvon Le Men a été récompensé du Goncourt de la poésie 2019 pour l’ensemble de son œuvre.

    Je vous souhaite une belle soirée..

    Photos Eveline56

  • Il neige sur la mer..

    Il neige sur la mer..



    Il neige sur la mer,
    Il neige des étoiles,
    Il neige autour des voiles
    Et sur le quai désert.

    Il neige depuis l’aube
    Sur le sable doré,
    Il neige sur la robe
    Des dunes étonnées.

    Il neige, et l’univers
    Semble coupé en deux
    Tout juste en son milieu.
    D’un coté c’est la mer

    A la fois bleu et verte
    Et de l’autre, la terre,
    La terre large offerte
    Aux bras blancs de l’hiver.

    Il neige sur la mer
    Qui s’en moque, éperdue.
    Elle rit toute nue,
    Le long du quai désert.

    Et l’on dirait vraiment
    Que ses vagues endorment
    La terre étendue, morne,
    Dans son grand berceau blanc.

                                                      Maurice CAREME
    Pokoù bras : Gros bisous !

  • « Kalon aour », le cœur d’or..


    Ce matin, hommage à la plante emblème de la Bretagne, l’ajonc. Une promenade en famille, sous le soleil hivernal, nous a aéré l’esprit et fait chaud au cœur. En traversant cette lande sauvage, « Coeur d’or et épine d’acier de la Bretagne » nous chantait la poétesse Anjela Duval, le bonheur était là.. bises, douce semaine.. Éveline 😘 💓