MAMM ♥♥ merc’h

« Les mères n’ont pas de rang, pas de place. Elles naissent en même temps que leurs enfants. »
Citation de Christian Bobin

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« Je l’appelais  » mamm », elle me répondait  » merc’h »….
Maman ne portait pas la coiffe mais elle me parlait souvent de notre famille et surtout des femmes qui portaient différentes coiffes à différentes occasions. ( Pas de folklore là mais la vie de tous les jours …….)
Mamm n’est plus là, plus personne ne m’appelle « merch »..
charles_freger_bretonnes_2011_2014_136Je suis si triste !

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photos : Charles Freger

 

François DILASSER « LIVOUR »

 

 

1 (Copier)                                                                               têtes (2005)                                                                    


2 (Copier)

Planètes dites à plumeaux (2001)


3 (Copier)nuages (2006/2007)


François Dilasser est né en 1926 à Lesneven, Finistère.(disparu en 2012),

 

 

 « François Dilasser semble l’artiste qui ait le mieux repris cette dimension essentielle de l’héritage breton qu’est le conte. Tous ses tableaux disent des histoires : celles de son pays pudiques et la sienne, plus secrète encore. Il a vécu et travaillé à Lesneven où il est décédé en 2012. » René Le Bihan

 » Un jour d’octobre, François Dilasser s’est arrêté de peindre. Antoinette, son épouse, ne sait pas pourquoi. Sur l’agenda que tient François et sur lequel il note chaque jour le temps qu’il fait et l’avancée du tableau en cours, il écrit, le 2 octobre 2007 : « Ciel gris toute la journée un peu de pluie l’après-midi toujours peinture noir bleu rouge. » Puis il n’écrit plus rien. François est alors âgé de 81 ans. L’épuisement, pense Antoinette,son épouse.

François Dilasser est mort cinq ans plus tard. Dans le livre-catalogue édité pour l’exposition que le Domaine de Kerguéhennec consacre à son oeuvre (1) , Antoinette trace son portrait. Elle le décrit. Elle raconte les joies et les souffrances. Elle dit : « Il était réduit à l’état de zombie » lorsqu’il sortait de l’atelier. C’est parce qu’alors « je ne sais plus parler », répond François. La peinture exige une concentration extrême. Elle ronge. Elle use. « Autrement ça ronronne. Il faut sortir tout ce qu’on peut, ­aller jusqu’au bout », explique encore François. Puis il ajoute à l’intention d’Antoinette : « Parfois, je sens que c’est dangereux. » Ainsi naît l’épuisement. » Télérama.

4

 

 

 

 

 

 

FLEURS DES CHAMPS

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« Cette promenade bleu caillou, couleur d’amour, je l’aime tant
c’est pour moi tout ce qu’il y a de plus pur et de plus beau dans cette vie
Couleur d’argent »

Elodie Santos, 2006

DSC00001 (Copier) (Copier)DSC00004 (1) (Copier) (Copier)DSC00009 (1) (Copier) (Copier)Ces petites fleurs si modestes, tout au long des chemins,  me ravissent …..

Leur beauté, souvent ignorée des promeneurs, me touche.

Ces petits riens qui font mon bonheur quotidien, je les partage avec vous ♥

2016-16-5--20-07-12

Sacs à mots

Moi
je n’ai pas de nom
        je
ne suis personne
               rien
qu’une voix
                       dans le vent
                                                juste
une trace
sur du sable
                                                             rien
qu’une des voix
du vent
quand se disperse
                                                                                  le sable .
Martine Morillon Carreau
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Laisse de mer

    D’une laisse de mer à l’autre
sans se lasser l’enfant court
cherchant d’autres galets
plus petits plus plats
galets légers à ricochets
Tout en riant d’une adresse
à laquelle il ne croyait pas
buste un peu penché de côté
sur le juste arrondi
de son bras
un par un
il les a lancés loin sur l’eau
tranquille à souhait
Non il ne s’attendait pas
croisé au détour de sa quête
à ce regard de pierre
Alors il referme très fort le poing
sur le froid lisse de cette face
désolée dans sa paume
Il étouffe le cri brusque du galet  

Martine Morillon- Carreau  (Pierres d’attente, Petit Pavé 2013)


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