La nature est tout ce qu’on voit, Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime. Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit, Tout ce que l’on sent en soi-même. Elle est belle pour qui la voit, Elle est bonne à celui qui l’aime, Elle est juste quand on y croit Et qu’on la respecte en soi-même. Regarde le ciel, il te voit, Embrasse la terre, elle t’aime. La vérité c’est ce qu’on croit En la nature c’est toi-même. George Sand
Mon jardin, mon antre de paix et de douceur…. Je l’aime libre, mélange de fleurs sauvages, plantes grimpantes ou tapissantes, arbres, arbustes, rosiers. Les abeilles et les bourdons butinent, les oiseaux virevoltent et mes petites fées s’amusent à chercher les korrigans bienveillants pendant que notre malzenn veille sur tous …. J’aimerais partager avec vous mes photos prises ce dimanche et le si beau poème de George Sand toujours si actuel.
Ce sera comme un dernier voyage
Un changement de paysage, ensemble
Ce sera notre dernière odeur
On se sent proche de cet amour qui meurt
Ce sera comme un dernier voyage Un changement de paysage, ensemble Ce sera notre dernière odeur On se sent proche de cet amour qui meurt
Et sans éloigner nos visages Sans se détourner des images Ne pas rayer les souvenirs Ce sera comme un dernier désir ensemble
Inutile de s’aimer sans se voir Inutile d’avancer dans le noir C’est la fin de notre histoire
Ce sera comme s’aimer davantage Avoir le temps et une page en plus Ce sera plonger dans la rivière Naviguer loin en plein hiver, en plein hiver
Et sans oublier qu’on se quitte Que notre amour a ses limites Ne pas se blesser le sourire Ce sera difficile à tenir, ensemble
Inutile de s’aimer sans se voir Inutile d’avancer dans le noir Impossible de donner sans recevoir Dans nos yeux les étoiles sont trop rares C’est la fin de notre histoire Ce sera comme un dernier voyage Un changement de paysage, ensemble Ce sera notre dernier regard La fin de notre histoire….
Hommage de Daran à Maurane :
« Par ta gentillesse, ta générosité, ton ouverture sur les autres, ton humour, par une sorte de magnétisme enveloppant inexplicable, tu faisais et feras pour toujours l’unanimité auprès de tous ceux qui ont un jour croisé ta route. J’ai été de ceux-là. Ça a été pour moi une chance et un honneur inouï. Quand la vie m’a fait ce cadeau merveilleux, je me souviens avoir travaillé dur pour élever mon niveau de composition à la hauteur d’une des plus belles voix de ce monde (et de sûrement bien d’autres mondes à découvrir…). Réaliser un album, c’est un peu comme fabriquer un écrin de velours autour d’une voix. Mais comment fabriquer du velours sur du velours? Comment faire de la direction de voix quand on perd tout son sens critique à la seconde où les premières volutes d’une mélodie passent par le philtre envoûtant d’une telle puissance d’interprétation et d’une telle sensibilité artistique? »Daran
Je suis triste… Maurane s’est envolée pour toujours et déjà sa voix me manque… j’ai choisi de partager avec vous un album que j’apprécie ( il y en a plusieurs), qui s’appelle « Si aujourd’hui » et plus particulièrement une chanson « Dernier voyage » qu’elle interprète avec Daran. ( sur la fin d’un amour… ) Eveline56
Artiste et poète américain de renommée mondiale, Jim Dine, né en 1935, rejoint New York en 1958. Il délaisse alors le happening pour la peinture, ses sujets mêlant expressionnisme abstrait et pop, sans se réclamer du mouvement. À l’occasion de l’importante donation faite par l’artiste au Musée national d’art moderne, le Centre Pompidou consacre une exposition inédite à son œuvre.
À travers la peinture et la sculpture sous toutes leurs formes, développant une iconographie puissamment personnelle, l’artiste fait entendre depuis soixante ans sa voix singulière.
Entretien avec l’artiste Bernard Blistène – Vous offrez à la France quelque vingt-cinq œuvres couvrant votre parcours. Quel est le sens de cette donation exceptionnelle ? Jim Dine – La France m’a tant apporté que cette donation me paraît naturelle. Elle est un signe de reconnaissance envers la culture française, sa peinture, son histoire, mes liens profonds avec des interlocuteurs depuis tant d’années – je pense ici entre autres, au grand Aldo Crommelynck avec qui j’ai réalisé tant de gravures… J’ai toujours eu ma bicyclette avec moi à Paris, avec l’idée de découvrir quelque chose dans ce pays où je vis et travaille plusieurs mois de l’année ! Je n’ai été nulle part ailleurs avec tant de plaisir. BB – Si je vous demandais quel est le sens de votre travail, que me répondriez-vous ? JD – Chaque œuvre a une signification propre. Je travaille tout simplement parce que je ne sais rien faire d’autre ! Je n’ai jamais cessé de faire des choses, depuis l’âge de deux ans ! Je suis sans doute né ainsi ! BB – Au milieu des années 1980, un changement radical s’opère dans votre œuvre. Comment l’expliqueriez-vous ? JD – Curieusement, aujourd’hui que je suis devenu un vieux bonhomme, j’ai le sentiment qu’il n’y a pas de différence entre ma façon de faire des objets et ma façon actuelle de peindre. Je fais et refais sans cesse. Appelez ça une alchimie ! Il y a toujours eu une dimension physique dans mon travail, qu’il s’agisse en son temps de performances ou de mes travaux actuels, y compris dans mon œuvre poétique. BB – Pour tout un chacun, vous êtes d’abord l’homme d’une image : celle de ce cœur que vous dessinez et peignez sans cesse, tel un leitmotiv au milieu de mille autres choses qui sont apparues au fil des années. Comment l’expliquer ? JD – J’ai vieilli, j’ai changé, j’ai évolué comme tout être humain ! Duchamp ne me suffisait pas, l’expressionisme abstrait ne me suffisait pas ! Peindre seulement ne me suffisait pas ! J’ai ajouté des images et puis j’ai eu le sentiment d’avoir trop d’images. Alors, j’en ai enlevé… Tout cela n’est rien d’autre que ce que vous êtes quand vous vous réveillez le matin et que vous rêvez de nouvelles expériences. BB – Que sont-elles aujourd’hui ? JD – Je fais de l’art ! J’aime faire des choses plus que jamais ! J’aime rassembler ce que je faisais, il y a soixante ans et ce que je découvre toujours et encore. Lorsque j’étais gamin, je ne voyais pas la différence entre un pinceau et un marteau. J’adorais entremêler des objets et des outils du quotidien. Je vivais cela de façon naturelle. Il n’y a pas de raison pour que j’y renonce aujourd’hui …
(Centre Pompidou… Paris )
« Cette semaine, j’aimerais partager avec vous l’oeuvre poétique de Jim Dine. Tous ces cœurs, toutes ces couleurs me bouleversent, un vrai bonheur pour nos yeux tristes et fatigués, une vraie récréation face au monde d’aujourd’hui. »
Jim Dine et ses Pinocchio, la semaine prochaine… Bises bretonnes
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.