Spered Kelt, esprit celte, rassemble un collectif d’artistes bretons (peintres, calligraphe, créateur textile, graveur, photographes et sculpteur).
Cette semaine, je vous présente Yann QUEMENEUR:
« Je peins des œuvres à la fois figuratives et résolument modernes. Par un jeu de lignes, je transforme la réalité pour ouvrir des espaces de poésie. C’est une peinture sincère positive et énergique. En plus de la force et des histoires qu’ils contiennent, mes tableaux sont porteurs d’une forme de contemplation. »
Symphonie de couleurs, nature, douceur , le talent de Yann Quemeneur m’apporte de la poésie dans mes jours gris et encore plus de lumière dans mes jours clairs. Sa vision onirique de la terre et de la mer me fait rêver.
Douce semaine à vous, qu’elle soit pleine de Lumière !
Eveline
‘arbre et le vent
« La ligne est également primordiale, elle est fluide inspirée par les mouvements du tai-chi. »
« On ne peut pas être malheureuse lorsqu’on a ceci : L’odeur de la mer, le sable sous les doigts…l’air, le vent… » Irène Némirovsky
« Je contemple avec ravissement les douces graminées chatoyantes que le vent de Bretagne agite sans cesse.. Je suis tranquille, j’apprécie cette accalmie après tout le stress de ce moment incroyable que nous venons de vivre.. Respiration! » Eveline
LA MER
J’ai besoin de la mer car elle est ma leçon : je ne sais si elle m’enseigne la musique ou la conscience : je ne sais si elle est vague seule ou être profond ou seulement voix rauque ou bien encore conjecture éblouissante de navires et de poissons. Le fait est que même endormi par tel ou tel art magnétique je circule dans l’université des vagues.
I1 n’y a pas que ces coquillages broyés comme si une planète tremblante annonçait une lente mort, non, avec le fragment je reconstruis le jour, avec le jet de sel, la stalactite, et avec une cuillerée de mer, la déesse infinie.
Ce qu’elle m’a appris, je le conserve! C’est l’air, le vent incessant, l’eau et le sable………
On dirait que c’est mal parti st’ histoire Étranglée par les sanglots Sur un banc sans maquillage et sans fard Elle s’est fait larguer dans le métro Circulez y a vraiment vraiment rien à voir Et même si le monde vient de s’écrouler On n’en parlera pas dans les journaux du soir Car il n’y a qu’elle qui le sait Il n’y a qu’elle qui le sait Rose pleure, toutes les larmes de son corps Rose pleure, encore, encore Ça me fend le cœur Je détourne le regard Quand Rose pleure Quand Rose pleure Je vais prendre mon courage à deux mains Aller m’asseoir à coté d’elle P’t-être que ça ne servira à rien P’t-être que je vais me prendre un coup de pelle C’est étrange comme je me sens bien plus proche Des gens qui pleurent au grand jour Les autres attendent les mains dans les poches Le prochain train le prochain tour Le prochain train le prochain tour
Rose pleure, toutes les larmes de son corps
Rose pleure, encore, encore Ça me fend le cœur Je détourne le regard Quand Rose pleure Quand Rose pleure C’est pas permis ou c’est mal vu On aborde pas les inconnus Mais faudrait pourtant faire quelque chose Tout le monde s’en fout ou personne n’ose Rose pleure, toutes les larmes de son corps Rose pleure, encore, encore J’ai oublié l’heure J’arriverai en retard Car Rose pleure Car Rose pleure
« Dans Rose pleure, on retrouve ce parallèle entre la grande Histoire et ces histoires anonymes du quotidien qui n’en sont pas moins tristes ou troublantes…
C’est certain que c’est troublant de voir une personne tomber en larmes devant soi dans la rue, au grand jour, comme désarmée, mais je crois malheureusement qu’il n’y a pas tellement de gens qui ont cette sensibilité là… Et pourtant, une personne dans cet état là nous rappelle à quel point il n’existe pas de « petits » drames, il n’y a que des souffrances qui, pour ceux qui les vivent, sont insupportables. Et puis, le fait que personne ne prenne quelques minutes de son temps pour s’inquiéter du sort de cette Rose est aussi un miroir de notre société devenue si égoïste aujourd’hui… » Gérald De Palmas
« Cette semaine, je partage avec vous une chanson de Gérald De Palmasque j’écoute souvent. Elle est extraite de son album « La beauté du geste« ( 2017). De Palmas nous parle d’ une histoire d’amour qui finit mal, d’une jeune femme quittée et désespérée. Une pensée pour toutes les Roses sur la terre qui pleurent un amour déçu et ne sommes nous pas toutes Rose à un moment de notre vie !
Écoutons: « Rose pleure, toutes les larmes de son corps, Rose pleure, encore, encore ..
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.