Auteur : Dans l’oeil d’une flâneuse Bretonne….

  • Comme deux cygnes..

    Comme deux cygnes..

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    Photos Eveline56

    Poème de l’amour

    Ce fut long, difficile et triste
    De te révéler ma tendresse;
    La voix s’élance et puis résiste,
    La fierté succombe et se blesse.

    Je ne sais vraiment pas comment
    J’ai pu t’avouer mon amour;
    J’ai craint l’ombre et l’étonnement
    De ton bel œil couleur du jour.
    Je t’ai porté cette nouvelle!

    Je t’ai tout dit! je m’y résigne;

    Et tout de même, comme un cygne,
    Je mets ma tête sous mon aile……..

    Anna De Noailles

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    « J’ai aperçu un couple de cygnes sur l’étang, mirant leurs reflets majestueux dans l’eau,

    Moment magique et silencieux, surtout ne pas les déranger..Clic Clac.. photos ..

    Douce semaine à tous, prenez soin de vous, bises bretonnes t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

     


     

  • A bien regarder les nuages..

    A bien regarder les nuages..

    Liliane ROSATI

    A bien regarder les nuages

    A bien regarder les nuages,
    On peut voir des milliers d’images,
    Fantastiques et irréelles,
    Éphémères, étranges, et belles. Un visage de vieillard,
    Ou un dieu menant son char,
    La mer et la montagne,
    Une coupe à champagne.

    Puis les formes se fondent,
    En quelques secondes,
    Avant de s’étirer,
    En nouveaux clichés.

    Un ange, un éléphant,
    Un cheval ou un paon,
    Un arbre, une chaumière,
    Un lit, une rivière.

    C’est un charmant spectacle,
    Fait de petits miracles,
    Qui viennent et disparaissent,
    Comme quelques caresses.

    Mais si je passe autant de temps,
    Les yeux au ciel et l’air absent,
    A observer les nuages,
    C’est parce que j’y cherche toujours la plus belle des images : Ton visage…….

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    Tout est dit dans cette magnifique poésie. Moi aussi, je passe du temps
      Les yeux au ciel et l’air absent,
      à observer les nuages »,  mon imaginaire s’envole……

    Je vous souhaite une semaine de rêves, « la tête dans les nuages »………….

                                   bises de Bretagne……..t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

    photos: Eveline56

     

     

     

  • Et toujours les Forêts.. Sandrine Collette

    Et toujours les Forêts.. Sandrine Collette

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    Résumé:

    Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
    À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.

    Extrait :

    « Il y eut un signe.Un après-midi que Corentin harassé marchait les yeux crochetés au sol – cela rétrécissait l’horizon, il ne voulait pas regarder trop loin, trop loin cela l’effrayait, il n’y arriverait pas – un après-midi, il y eut une lumière au bout de ses chaussures. Et ce n’était pas une erreur, pas un mirage – mais un minuscule bout d’herbe qui avait émergé de la terre morte, et dont le vert faisait presque mal aux yeux tant la couleur avait disparu du monde. Il s’accroupit pour l’observer. Elle faisait peut-être deux centimètres. Il la toucha du bout du doigt, pour être sûr…………..

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    Mon avis:

    « Ce livre est un choc pour moi, un coup de cœur..
    Je regarde le vert des arbres, le bleu du ciel, je contemple la nature. Je savoure:
    le soleil, la pluie, le vent, une pomme, tout ce qui m’entoure…
    Lisez « et toujours les forêts » de Sandrine Collette et vous comprendrez!  

    Éveline 56

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    En 2015, je découvre un paysage apocalyptique lors de l’asséchement du lac de Guerlédan, situé dans le centre Bretagne….En lisant « et toujours les forêts« ,  je me suis souvenue de cette impression de fin du monde qui m’avait saisie à la découverte de la vallée engloutie!

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    Seule l’ombre des arbres qui s’étire sur ces vieilles pierres semblent donner de la vie dans cette vallée désertée… Pierre-Yves Nicolas 

     

    www.filimages.wordpress.com


     

  • Poèmes pour les enfants!

    Poèmes pour les enfants!

    Le cheval applaudit

     
    Le plus important dans la vie,
    mon garçon,
    c’est l’air pour respirer,
    c’est l’eau pure pour boire,
    c’est le lait pour se nourrir,
    c’est le temps pour bien le remplir.
    Mon garçon, parfois
    l’air s’appelle liberté,
    l’eau pure est synonyme d’amitié,
    le lait est pour tous ceux qu’on aime,
    la terre est un devoir,
    le temps est une conscience.

     Alain Bosquet

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    Les mois de l’année

    Janvier pour dire à l’année « bonjour »
    Février pour dire à la neige « il faut fondre »
    Mars pour dire à l’oiseau migrateur « reviens »
    Avril pour dire à la fleur « ouvre-toi »
    Mai pour dire « ouvriers nos amis »
    Juin pour dire à la mer « emporte-nous très loin »
    Juillet pour dire au soleil « c’est ta saison »
    Août pour dire « l’homme est heureux d’être homme »
    Septembre pour dire au blé « change-toi en or »
    Octobre pour dire « camarades la liberté »
    Novembre pour dire aux arbres « déshabillez-vous »
    Décembre pour dire à l’année « adieu, bonne chance. »
    Et douze mois de plus par an,
    mon fils,
    Pour te dire que je t’aime.

     Alain Bosquet

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    Poème pour un enfant lointain
    Tu peux jouer au caillou :
    il suffit de ne pas bouger,
    très longtemps, très longtemps.

    Tu peux jouer à l’hirondelle :
    il suffit d’ouvrir les bras
    et de sauter très haut, très haut.

    Tu peux jouer à l’étoile :
    il suffit de fermer l’œil,
    puis de le rouvrir,
    beaucoup de fois, beaucoup de fois.

    Tu peux jouer à la rivière :
    il suffit de pleurer,
    pas très fort, pas très fort.

    Tu peux jouer à l’arbre :
    il suffit de porter quelques fleurs
    qui sentent bon, qui sentent bon.

     Alain Bosquet

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    « Tempête sur l’Ouest, vent fort.. J’en profite pour lire quelques poèmes d’Alain Bosquet qui nous parlent des enfants. Il a beaucoup écrit de poèmes douloureux et souvent complexes mais là, il nous enchante avec ses mots sur l’enfance.. je vous souhaite de la douceur pour la semaine à venir.. bises bretonnes,  Eveline56  

    Photos Eveline56 📸

     

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  • Hommage à Gérard Philipe !  Le Dernier Hiver du Cid..

    Hommage à Gérard Philipe ! Le Dernier Hiver du Cid..

     

    biographie de Gérard Philipe

     

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    Acteur français né le 4 décembre 1922 à Cannes, Gérard Philipe a étudié le théâtre au Conservatoire national d’art dramatique de Paris. C’est en 1943 qu’il se fait connaître du grand public en interprétant le rôle de l’ange dans Sodome et Gomorrhe, de Jean Giraudoux. Il brillera également en 1945 dans Caligula, d’Albert Camus.
    Il fait ses premiers pas au cinéma dans le film Le diable au corps, aux côtés de Micheline Presle. En 1951, il intègre la troupe du Théâtre national populaire, menée par Jean Vilar. Il joue avec cette dernière des pièces classiques comme Le Cid ou Le Prince de Hombourg. Il poursuit en parallèle sa carrière sur le grand écran, avec Fanfan la Tulipe, en 1952, qui lui vaut un succès international. Il tourne ensuite avec de très grands réalisateurs comme Luis Buñuel, Roger Vadim ou Yves Allégret.
    L’amour de sa vie, c’est Nicole Navaux, connue par la suite sous le nom d’Anne Philipe, une ethnologue qu’il rencontre en 1942, lors d’un dîner. Ils se marient en 1951 à Neuilly-sur-Seine et ont deux enfants : Anne-Marie (née en 1954) et Olivier (né en 1956). Cependant, leur belle histoire sera arrêtée net avec la mort du comédien, emporté en 1959 par un cancer du foie.

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    « Le Dernier Hiver du Cid », de Jérôme Garcin

    Il y a soixante ans, le 25 novembre 1959, disparaissait Gérard Philipe. Il avait trente-six ans. Juste avant sa mort, ignorant la gravité de son mal, il annotait encore des tragédies grecques, rêvait d’incarner Hamlet et se préparait à devenir, au cinéma, le Edmond Dantès du Comte de Monte-Cristo. C’est qu’il croyait avoir la vie devant lui. Du dernier été à Ramatuelle au dernier hiver parisien, semaine après semaine, jour après jour, l’acteur le plus accompli de sa génération se préparait, en vérité, à son plus grand rôle, celui d’un éternel jeune homme.

     

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    Anne Philipe:  » le temps d’un soupir »

    Il y a quelques années déjà, je découvrais avec une très grande émotion le livre bouleversant de pudeur et de souffrances écrit par Anne Philipe:  » le temps d’un soupir ». Elle nous parlait des souvenirs heureux près de son mari Gérard Philipe et   leurs deux enfants puis du deuil si cruel avec la mort prématurée de l’immense comédien, la laissant désemparée.. » Notre vie entière, qu’était-elle dans le cours du monde ? A peine le temps d’un soupir « écrivait elle. Ce récit raconte le bonheur intense puis en si peu de temps la douleur à l’annonce de la maladie et le deuil qui arrive comme un éclair de malheur.  je vous conseille vraiment de lire  Anne Philipe:  » le temps d’un soupir ». Intemporel Eveline56

    Extrait du « temps d’un soupir 

    « La douceur de l’air me fait rêver, à ce qui fut et à ce qui serait si tu étais là. Je sais que cette rêverie n’est qu’une inaptitude à vivre le présent. Je me laisse entraîner par ce courant sans regarder trop loin ou trop profondément. J’attends le moment où je retrouverai la force. Il viendra. Je sais que la vie me passionne encore. Je veux me sauver, non me délivrer de toi. »

    « Le Dernier Hiver du Cid », Jérôme Garcin

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    Mon avis:

    « Avec son livre, « Le Dernier Hiver du Cid »Jérôme Garcin prolonge le si déchirant témoignage d’Anne Philipe, « Le Temps d’un soupir ». L’auteur a épousé Anne Marie, la fille de Gérard et d’Anne Philipe. Il nous parle avec délicatesse et pudeur des derniers jours de l’immense acteur de théâtre et de cinéma qu’était Gérard Philipe. Il nous dévoile aussi, par bribes, sa jeunesse et plus tard sa carrière, mais aussi la grande humanité de cet homme très proche de ses enfants et de son épouse, de ses amis Jean Vilar du TNP et de l’écrivain Georges Perros et des gens tout simplement. Le bonheur était là, la tragédie arrivait….

    J’ai beaucoup aimé redécouvrir cet acteur connu dans le monde entier et dont mes parents me parlaient avec fierté. Gérard Philipe aurait mérité un bel hommage pour les 60 ans de la disparition en 2019. Sa beauté, une vie brève et une carrière incroyable n’empêchent pas l’oubli dans ce monde d’aujourd’hui mais une étoile telle que Gérard Philipe n’a sans doute pas besoin de reconnaissance… Je suis entrée avec bonheur et curiosité dans l’univers « cinéma et théâtre des années 50 », j’ai été très émue par la détresse d’Anne son épouse, si digne dans son immense douleur.. A lire pour (re) découvrir ce grand comédien.. Eveline56

     

    Extraits du  » dernier hiver du cid « :

    « Dans la chambre numéro 7, le chirurgien entend alors Anne, qui a bon espoir, demander à son mari : « As-tu le trac comme lorsque tu vas jouer ? »
    « Oui, répond-il sur le ton de la boutade, mais, ici, j’ai moins de soucis. » C’est une pièce inédite, et sans texte, que Gérard s’apprête en effet à jouer couché.
    Il va devoir, en dormant, en s’abandonnant, tout donner de lui. Et il ne connaît même pas l’épilogue…….

     

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    « Les siens l’ont emporté dans le ciel des dernières vacances, à Ramatuelle, près de la mer, pour qu’il soit à jamais le songe du sable et du soleil, hors des brouillards, et qu’il demeure éternellement la preuve de la jeunesse du monde.
    Et le passant, tant il fera beau sur sa tombe, dira : non, Perdican n’est pas mort
    Simplement, il avait trop joué, il lui fallait se reposer d’un long sommeil. »
    Louis Aragon

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    « Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être. » Gérard Philipe

     

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  • menhirs, mégalithes, croix et dolmens..

    menhirs, mégalithes, croix et dolmens..

    Cette semaine, je souhaiterais partager avec vous l’univers de Loic Le Groumellec..  Accompagné par Alan Stivell, voici le chemin de ce peintre entre le sacré et le profane. Douce semaine à tous (tes)  Eveline56

    «J’appartiens à cette catégorie d’artistes qui pense qu’on peut faire un même tableau toute sa vie sans jamais se répéter.  » Loïc Le Groumellec

     

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    Loïc Le Groumellec, Chapelle / Reposoir, 2018, Huile sur toile, bois, 66 x 24 x 25 cm

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    Mégalithes et Maison, 2016, Diorite orbiculaire, pierre et bois
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    Portrait de Loïc Le Groumellec, peintre francais, dans son atelier de Pantin, le 27 février 2012.

    « Depuis les années quatre-vingt, cet artiste tient une place particulière dans la peinture française. Ses toiles saturées de blancs et de noirs s’impriment immédiatement dans nos esprits par leur beauté plastique et leur singularité. Sa peinture est sans concession, travail obsessionnel hanté par la spiritualité où les motifs refusent toute projection psychologique ou narrative ; menhirs, mégalithes, croix et dolmens peuplent et révèlent un univers minimaliste à mi-chemin entre le sacré et le profane. «Conscient du peu de pertinence du cloisonnement entre figuratif et abstrait, le peintre s’arrête à la forme graphique et chromatique qui lui semble la mieux susceptible, non pas d’imiter un motif, mais d’en donner l’essentiel » »  

    Itzhak Goldberg.

     

     

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    Loïc Le Groumellec Mégalithes et maison, 2010

     

     

  • Les aventures à l’eau,

    Les aventures à l’eau,

    LES AVENTURES À L’EAU

     Dis que c’est pas certain
    Que l’amour s’éteint
    Comme l’or des musées
    Le bleu des vieux blue jeans usés

    Dis–moi que c’est pas sûr
    Que les initiales sur
    Les arbres enlacées
    Finissent un jour par s’effacer

    Dis–moi que c’est vrai
    Que tous les cœurs à la craie
    Qu’on voit quand on est enfant
    Dans les cours de récré
    Disaient qu’on s’aimait vraiment
    Ces cœurs à la craie
    Disaient qu’on s’aimait vraiment

    Moi je veux des tableaux
    Comme peignait Pablo
    Les peintures à l’huile
    C’est plus difficile
    Mais plus beau
    Bien plus beau que les aventures à l’eau

    Dis–moi où passent–elles
    Ces peintures pastel
    Ces mots griffonnés
    Sur un bristol de fleurs fanées

    Moi je veux des serments
    Des marbres et des monuments
    Mais pas toutes ces aquarelles
    Belles ne fût–ce qu’un moment
    Dis que tu m’aimes, même si tu mens
    Ne fût–ce qu’un moment
    Dis que tu m’aimes, même si tu mens

    David McNeil Julien ClercMatt Clifford

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    Chagall magnifie la relation amoureuse dans « Les deux pigeons » (gouache 1925).

    « David McNeil, le fils du peintre Marc Chagall, est le parolier de cette si belle chanson de Julien Clerc. Je l’écoute très souvent, elle m’émeut par sa vision candide mais sincère de l’amour. Dans son texte, David McNeil nous parle de Pablo mais ma préférence va à Chagall, son père, qui m’éblouit par son talent immense. Je n’oublie pas le talent de compositeur de Julien Clerc, son interprétation si particulière. C’est celui qui m’a accompagné depuis mon enfance avec ses boucles brunes !!!!!!!

    French singer Julien Clerc. (Photo by Tony Frank/Sygma via Getty Images)

    Je vous souhaite beaucoup d’amour.. Bises bretonnes 1f421 Eveline56

  • Un petit roseau m’a suffi.. ( 4 ans de blog)

     

     

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    Un petit roseau m’a suffi,

    Un petit roseau m’a suffi
    Pour faire frémir l’herbe haute
    Et tout le pré
    Et les doux saules
    Et le ruisseau qui chante aussi ;
    Un petit roseau m’a suffi
    À faire chanter la forêt.

    Ceux qui passent l’ont entendu
    Au fond du soir, en leurs pensées,
    Dans le silence et dans le vent,
    Clair ou perdu,
    Proche ou lointain..
    Ceux qui passent en leurs pensées
    En écoutant, au fond d’eux-mêmes,
    L’entendront encore et l’entendent
    Toujours qui chante.

    Il m’a suffi
    De ce petit roseau cueilli
    À la fontaine où vint l’Amour
    Mirer, un jour,
    Sa face grave
    Et qui pleurait,
    Pour faire pleurer ceux qui passent
    Et trembler l’herbe et frémir l’eau ;
    Et j’ai, du souffle d’un roseau,
    Fait chanter toute la forêt.
    Henri de Régnier, « Odelette 1 », Les jeux rustiques et divins, [1897]

     

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    Un poème pour vous, quelques photos prises cet après-midi lors d’une balade venteuse .. BISES

    ANNIVERSAIRE DU BLOG:  4 ANS

    « Déjà 4 ans que  » dans l’œil d’une flâneuse bretonne » existe. Je n’en reviens pas 🙄😮🙃

    Je suis si heureuse de nos partages et ce n’était pas évident pour moi car je suis très pudique. Je réfléchis afin d’employer le bon mot, celui qui sera juste, qui ne trahira pas ma pensée et surtout ne blessera pas. ça prends du temps tout cela. LOL  C’est la raison pour laquelle mes textes sont souvent courts. Je préfère les mots et les couleurs des artistes de tout genre. Il me plait que ces créateurs soient parfois inconnus et proches de la Bretagne. Ainsi vous découvrez l’amour que j’ai pour ma terre Bretonne mais tout en restant ouverte sur le monde. 

    J’aimerais vous remerciez pour tout, les échanges avec vous me sont si précieux. C’est une belle aventure….. KENAVO

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  • Un bisou pour ta joue,

    Un bisou pour ta joue,

    Un bisou pour ta joue

     

    Un bisou pour ta joue
    Une fleur pour ton cœur
    Un câlin pour ta main
    Un baiser pour ton nez
    Un sourire pour te dire
    Bonne année!

    Michèle Bertrand 💙💚💛💜💖💗💟

     

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    Patrice Cudennec 

     

    Image mise en avant: Mik Jegou

    Je vous souhaite une année 2020 illuminée de sourires et de bonheur,

    Eveline56 😙

     

  • Neige de mer pour Noël !

    Neige de mer pour Noël !

     

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    « La mer.. Il te faut l’imaginer ici violente, mais amoureuse, telle une divinité de la mythologie.
    Elle lèche les rochers de son écume blanche, rampe, glisse, s’insinue, monte, descend, remonte : elle caresse de ses longues lames l’âpre et mâle rocher, lui parle à l’oreille et, dépitée enfin, se brise dans un râle d’amour comme le cœur se brise, dit-on, de désir inassouvi. » 
    Michel del Castillo

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    « C’est la fin de l’année, des vents forts, de grosses vagues, l’Océan tourbillonne et l’écume s’échoue sur le sable..      
                Telle est la neige de mer qui nous offre un spectacle magique, éblouissant.
    Mon œil de flâneuse vous envoie ces flocons précieux et éphémères de mousse d’eau en vous souhaitant de joyeuses et belles fêtes de Noël !
    Avec toute mon amitié et un merci pour nos échanges si précieux pour moi, »
    BISES BRETONNES    
    Eveline56 

     


    Hommage à Alain Barrière : « A regarder la mer………..

     

     

     

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    Et je reste des heures à regarder la mer
    Le cœur abasourdi, les pensées de travers
    Et je ne comprends rien à ce triste univers
    Tout est couleur de pluie tout est couleur d’hiver
    Je suis ce fier bateau qu’on vit un jour partir
    Et qui n’en finit plus de ne plus revenir
    La mer a ses amants qui s’enivrent de vent
    La mer a ses amants qui se grisent à ses fêtes

    Qui ne me comprend pas ne comprend pas la mer
    Je n’aurai donc été en ce grand univers
    Qu’un de ces marins-là qui vont en solitaire
    Et l’inutile cri d’une inutile fête
    Et je reste des heures
    Et je reste des heures à regarder la mer

  • Le fort de Kéragan.. Arc en ciel !

    Le fort de Kéragan.. Arc en ciel !

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    Le Fort de Keragan

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    « Il est fort, il est fier, le beau fortin entouré par la mer. Le Fort-Bloqué est le nom d’un village emblématique de la côte. Son nom provient du fort construit sur un îlot. Accessible à pied à marée basse, il redevient une île à marée haute.
    Un peu d’histoire : le 1er octobre 1746, quarante navires anglais débarquent 4500 hommes sur la plage du Loc’h. Ils prennent les bourgs de Guidel et Ploemeur avant d’attaquer Lorient. Ils seront repoussés quelques jours plus tard. Pour parer à un nouveau débarquement, une batterie est construite en 1748 sur l’îlot de Keragan. Un siècle plus tard, un fortin est bâti avec des remparts, c’est le Fort Bloqué que l’on connaît maintenant. Il n’y avait pas d’habitations auparavant, juste de la lande. Un hôtel-restaurant a commencé à faire venir les lorientais grâce à son fameux homard au curry. Peu à peu les habitants se sont installés à partir des années 60. »
    Erwan Simon

    « L’âme de l’homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler. Elle vole vers l’arc-en-ciel, vers la lumière de l’espoir. »

                 Charlie Chaplin

     

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    Le ciel après la pluie.. Violet, Indigo, Bleu, Vert, Jaune, Orange, Rouge..Arc en ciel !!!!!!!

    Douce semaine à tous (tes), bises bretonnes… Eveline56

    OIP

     

  • Ma seule amour.. Laurent Voulzy

    Ma seule amour.. Laurent Voulzy

     

      Extrait France2  janvier 2013 
    « concert église St Eustache-Paris »  Laurent Voulzy

     

     » J’aime aller dans les églises et les cathédrales, surtout quand il y a peu de monde, ou même personne, dans ce silence habité, où les bruits de l’extérieur qu’on entend parfois semblent irréels. On franchit le porche, et on est hors du temps, entre ciel et terre. Plantés là, au milieu des villes et des villages parfois depuis des siècles, l’église est un vaisseau spatial. Y jouer, et y chanter est un bonheur, et le lieu n’est pas neutre, car ses murs, voûtes, vitraux, piliers nous imposent leur résonance, et sont des partenaires avec qui il faut compter. » Laurent Voulzy

    Cette semaine, je partage avec vous quelques photos prises ce matin, ciel gris, vent fort automne-gifs-animes-1182679[1] 

    C’est le temps idéal pour écouter Laurent Voulzy qui donne, depuis quelques mois, des concerts exceptionnels dans les églises. Il vient de sortir un magnifique album: « MONT SAINT-MICHEL » .. Que c’est lyrique et apaisant, un réel bonheur pour les oreilles😍 .  Bises de Bretagne à tous et toutes 😚 

     

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  • LES SENTIERS DE LA PAIX: Lidia Chiarelli

    LES SENTIERS DE LA PAIX: Lidia Chiarelli

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    Blue Bird
    By Lidia Chiarell

     

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    « Chagall’s Magic Lantern »

     

    Night-of-the-Steppe

    LES SENTIERS DE LA PAIX

    Envoie-moi des mots d’amour
    et ensemble
    nous construirons
    des sentiers de paix

    envoie-moi des mots d’espoir
    et ensemble
    nous remplirons
    des milliers de pages vierges

    Nos voix à l’unisson
    deviendront
    les doux sons d’une harpe
    et des prières
    transportés par le vent

    ils deviendront
    un nouveau chant
    dans le bleu profond du ciel
    qui ne cessera pas
    dans l’obscurité de la nuit                     Lidia Chiarelli

     

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    « La più bella » (L’isola non trovata) 

    « Novembre s’en va, vive décembre!  J’aimerais partager avec vous les mots et les collages de Lidia Chiarelli, si talentueuse, pour vous emporter vers le bleu de la paix et du bonheur  « 

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    Lidia Chiarelli:

    « Artiste, écrivain et fondatrice du Mouvement artistique littéraire Image & Poésie. Poète lauréate du Prix littéraire Naji Naaman’s Literary Prizes 2019. Aussi appréciée comme artiste de collages: ses collages ont été sélectionnés pour le symposium sur le compte Filippo di San Martino à Agliè (Turin, Italie) – octobre 2017. »

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    https://lidiachiarelli.jimdo.com/

     

     

     

     

     

     

     

  • ♪ Les fous de Bassan ♪ Françoise Hardy

    ♪ Les fous de Bassan ♪ Françoise Hardy

     

     

     

    Françoise Hardy a écrit et interprété la chanson « Les Fous de Bassan » sur l’album « L’Amour fou » paru en 2012. Cet artiste me bouleverse, quel talent !!!! Actuellement, comment ne pas penser au cauchemar de ces victimes disparus mais aussi en ce moment à la violence sur les enfants, les femmes. Qui sont ces anges noirs?

    Il faut parfois partager la noirceur et espérer la couleur, merci à tous…. Eveline56

     

    Les fous de Bassan

    C’est par une nuit sans lune
    Qu’elle s’est enfuie vers les dunes
    Vers son sort
    Le vent du nord
    Soufflait si fort
    Nul n’a revu
    Son corps

    Belle
    Mais sans défense
    Les mains nues
    Folle
    Comme l’espérance

    Voulait-elle gagner la mer?
    Dans quel but, pour quelle chimère?

    Un corsaire
    Un ange noir
    Au cœur de pierre
    Surgit
    Un soir

    Douce
    Comme innocence
    Sans retenue
    Tuée
    Par quelle violence,
    Quel inconnu ?

    Si belle
    Si seule
    Endormi dans quel linceul ?
    Si pure
    Si jeune

    Vit-elle au ciel
    L’amour éternel

    Loin des cris berçants
    Des fous de Bassan

    Loin défunte
    Si loin des pièges
    De l’atteinte
    Des sortilèges

    Françoise Hardy

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    Aquarelle de Gaëlle GUEVEL artiste peintre de Bretagne.

  • À un vieil arbre échoué..

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    À un vieil arbre

    Tu réveilles en moi des souvenirs confus.
    Je t’ai vu, n’est-ce pas? moins triste et moins modeste.
    Ta tête sous l’orage avait un noble geste,
    Et l’amour se cachait dans tes rameaux touffus.

    D’autres, autour de toi, comme de riches fûts,
    Poussaient leurs troncs noueux vers la voûte céleste.
    Ils sont tombés, et rien de leur beauté ne reste;
    Et toi-même, aujourd’hui, sait-on ce que tu fus?

    Ô vieil arbre tremblant dans ton écorce grise;
    Sens-tu couler encore une sève qui grise?
    Les oiseaux chantent-ils sur tes rameaux gercés?

    Moi, je suis un vieil arbre oublié dans la plaine,
    Et, pour tromper l’ennui dont ma pauvre âme est pleine,
    J’aime à me souvenir des nids que j’ai bercés.

    Pamphile Le May, (1837-1918), « À un vieil arbre », Les gouttelettes, 1904.

     

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    Entre marées hautes et marées basses, la laisse de mer et son bois flotté, Malzenn se demande d’où viennent ce tronc échoué et cette grosse branche ornée de  goémon. Je partage avec vous ce moment, cette belle balade au bord de l’océan. Geoffrey Oryema – Land Of Anaka – m’accompagne de sa magnifique voix.

    Belle et douce semaine à vous..                                1f421.png

     

     

  • La sentinelle tranquille sous la lune Soazig Aaron

     

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    Résumé:

    Un homme jeune, Jean, revient chez lui plusieurs mois après l’armistice de 1918. De ce retour tardif, on apprend peu à peu les raisons. Comme il a été prévu, sa mère attend qu’il reprenne le domaine, dirigé pendant la durée de la guerre par son frère infirme, Aristide. Mais il refusera cette place programmée et partira.
    Des décennies plus tard, les actes de la vie de Jean seront racontés à une enfant qui elle-même prendra en charge l’histoire et l’écrira.
    La narration circule ainsi sur un demi-siècle, avec les découvertes, les doutes, les interrogations, les ajustements et l’imagination nécessaires à la construction de ce qui devient un roman, évoluant entre drame, humour et émotion.

    Prix littéraire
    Prix Michel-Dard 2010

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    André Mazeyrie « soldat blessé »

     

    Extrait :
    « le revenant n’a plus de passé, on ne le reconnaît plus, tu comprends, il ne peut pas redevenir, seulement devenir parce qu’il est quelqu’un d’autre, d’une autre espèce peut-être, quelque chose de cet ordre, c’est ce que je crois, disait-il, et ce n’est pas facile à comprendre, petite. « 

    « Une guerre honteuse, mère, comme toutes les guerres, et nous avons tout perdu. Des millions de morts, des mutilés par milliers, des orphelins et des veuves en pagaille, vous trouvez que c’est une victoire ?

     

    « c’est juste qu’il a fallu enregistrer tous ces morts, et leurs noms qu’on traîne derrière nous avec des croix dessus. Il faut bien, mère, que cela cesse un jour, tout ce qu’on a avalé sans broncher. Il faut que tous ces morts cessent de nous emmerder, cessent de mourir toutes les nuits et maintenant le jour… je ne vais pas tenir, mère. »

    « … il est satisfait et heureux d’être seul, enfin seul à marcher seul. Depuis presque cinq ans, calcule-t-il, ils ne l’ont plus jamais été. Cette promiscuité qu’ils ont dû subir, avec les rats et toutes les bestioles, avec les morts, avec les vivants –  La paix, c’est pouvoir être seul, dirait-il plus tard à Amandine. »

     

    Mon avis:

    J’avais lu le premier livre de Soazig Aaron en 2002: « Le Non de Klara ». J’avais tant aimé ce roman extrêmement touchant. Le retour d’une jeune femme des camps. Il m’avait laissé une empreinte indélébile sur le cœur. Je le relie encore .. 

    Soazig Aaron a écrit, des années après, le plus bouleversant des romans sur le retour d’un soldat de  la guerre de 14/18 avec ce titre si beau:  « La sentinelle tranquille sous la lune ».  Capitaine de l’armée française durant la 1ère guerre mondiale, Jean est revenu plusieurs mois après l’armistice avec ses cauchemars et d’horribles remords. Il tente de survivre. Mais son chemin ne le mènera pas à ce qu’il était avant la guerre, contrairement au choix de son entourage proche. Jean passera par un difficile combat de survie au jour le jour, avec cette culpabilité d’être là alors que tant sont morts. Ce récit aux multiples narrateurs ( Jean, Amandine son épouse et la petite-fille de Jean bien plus tard) est un gros coup de cœur qui demande une attention particulière du lecteur ; n’est ce pas normal pour un tel livre!

    Je vous souhaite une semaine paisible.. Eveline 

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    photo Eveline56

     

    « Il faut faire une place aux morts pour que les vivants puissent continuer à vivre. »

    Jean-Yves Le Naour

    fugues02.png Soazig Aaron     417HN39G9TL._SX304_BO1,204,203,200_

    voici le lien vers ma note sur le si beau livre :

    https://ael56.blog/2017/07/15/soazig-aaron/

     

     

     

  • J’aime la Terre, j’aime les feuilles..

    J’aime la Terre, j’aime les feuilles..

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    Balade aérienne

    Automne
    Le bruit des couleurs
    Sous la pluie.

    Comme il est étonnant
    Celui qui dans ce monde
    Ne s’émerveille pas.

    Aussi, avec légèreté,
    À travers les flaques,
    Marcher sur les nuages

    Stephen Moysan

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    1er Novembre

    Alors que pour rire
    Des enfants jouent
    À la guerre,

    Ciel de Toussaint –
    Les nuages pleurent
    Les morts.

    Au cimetière
    L’envol d’un corbeau
    Accompagne les prières.

    Stephen Moysan

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    Un homme ratisse des feuilles

    Un homme ratisse des feuilles
    en tas dans sa cour, un monceau,
    appuyé sur son râteau, il les brûle
    absolument toutes.
    Le parfum emplit la forêt
    des enfants s’arrêtent et respirent
    l’odeur qui, dans quelques années,
    deviendra nostalgie.

    Jim Morrison

    Un chagrin n’arrive jamais seul
    Mais la Terre reste mon amie
    J’aime la Terre, j’aime les feuilles
    Les rouges, les jaunes, les mortes aussi
    Je rêve avec le vent qui passe

    Parfois au-dessus de ma tête
    Avec le temps dans sa besace
    Comme l’âme trouée des poètes
    J’irai où les chemins me disent
    À demi-mot dans un murmure
    Même si au bout mon corps se brise
    Comme le cœur en contre-lumière
    Il y a des matins ou la lune
    Me manque comme une enfant lune
    Une herbe folle sous la dune
    Où mes espoirs se sont perdus

    Alléluia..

    Nous partirons un jour ou l’autre
    Se retrouver au même endroit
    Un peu les mêmes, un peu un autre
    Où le chagrin n’existe pas
    Un chagrin n’arrive jamais seul
    Tu le sais bien, toi qui me pleure
    Le ciel est devenu linceul
    Il était temps que vienne l’heure

    Alléluia..

    Alléluia, nous partirons un jour ou l’autre
    Alléluia, se retrouver au même endroit
    Alléluia, un peu les mêmes, un peu un autre
    Alléluia..


     Quelques photos prises lors d’une balade en forêt, merveilleux décors pour ce message de la toussaint.. Alléluia fredonne Marc Lavoine.. Emotions..

    Merci d’être là…. Eveline

     

  • Virginie Matz.. mes demoiselles!

    Cette semaine, j’aimerais partager avec vous l’univers poétique de Virginie Matz. Que de gaité et de charme dans  ses tableaux!!!!  Nous nous reconnaissons toutes dans ces demoiselles évaporées et coquettes, passage insouciant  à un moment de notre vie. Bises 🙂   

     

     

    Collection Citadines :

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     » Coco »

     



     

    Collection les amoureux:

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     « Les inséparables »


     

    Collection les baigneuses:

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          » la baignade »
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    Collection les baigneuses  « Le parasol jaune » 

    Pour Angeline, avec de gros bisous: « Le parasol jaune » …. 

     



     

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    Sculpture: Valentine
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    « Les pipelettes en statuettes »

     Virginie Matz présente de petites statuettes peintes. « Elles sont forgées par un ferronnier d’art du pays de Brocéliande: Jean Michel Darras ..



     

    http://virginie-matz.com/fr/home-copy/

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    Virginie Matz peint depuis sa plus tendre enfance. Elle dessine de bien jolies demoiselles aux couleurs chatoyantes, le plus souvent en rouge, bleu marine, blanc… Des tonalités en acrylique, qu’elle applique à la brosse et aux couteaux, en y ajoutant du collage et des pastels. Son style est proche de l’univers de Coco Chanel, des années 1930, ou encore celui de Jean-Paul Gaultier, dans l’élégance de ses marinières.

    L’exposition de cette jeune et talentueuse artiste, c’est d’abord, au premier coup d’œil : la gaieté et de la spontanéité, tant ses demoiselles sont charmeuses autant qu’ingénues. Toutes offrent une belle joie de vivre au féminin qui parle aussi d’amour, d’amitié et de vie..


     

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    « Lorsque j’ai entendu que l’association « Mon boudoir Rose » faisait une vente aux enchères pour les cancers gynécologiques dans le cadre d’Octobre rose, j’ai souhaité contribuer car j’ai le sentiment que nous sommes tous concernés par cette maladie, nous connaissons tous hélas quelqu’un de notre entourage qui en est atteint. J’ai fait cette toile spécialement à l’occasion de cette journée d’octobre et je l’ai intitulé « Un cœur a prendre ». Elle signifie tendre la main à ceux qui sont en souffrance, les relever et leur dire de toujours avoir la joie de vivre. Et puis, une femme, si elle a confiance en elle, restera belle peu importe la maladie! Virginie Matz
    © Le Télégramme 


     

     

  • Soir d’automne

    Soir d’automne

    Quelques photos du jardin, un poème, douce semaine à tous….

    Le Poème Japonais

    Soir d’automne –
    Il est un bonheur aussi
    Dans la solitude.

    De temps en temps
    Les nuages nous reposent
    De tant regarder la lune.

    Rien qui m’appartienne
    Sinon la paix du cœur
    Et la fraîcheur de l’air.

    Stephen Moysan

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  • L’Envol du moineau ..  Amy Belding Brown

    L’Envol du moineau .. Amy Belding Brown

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    Mon avis:

    J’ai suivi le chemin de Mary tout au long de ce livre. Je l’ai accompagné dans ses doutes et dans sa douleur mais aussi dans ses instants de bonheur et de découverte de l’autre. Ce fut un moment magnifique.. quelle émotion. Je recommande ce roman, un des meilleurs lus cette année.

     


    Résumé:

    Colonie de la baie du Massachusetts, 1672. Mary Rowlandson vit dans une communauté de puritains venus d’Angleterre. Bonne mère, bonne épouse, elle souffre néanmoins de la rigidité morale étouffante qui règne parmi les siens. Si elle essaie d’accomplir tous ses devoirs, elle se sent de plus en plus comme un oiseau en cage. Celle-ci va être ouverte de façon violente lorsque des Indiens attaquent son village et la font prisonnière.
    Mary doit alors épouser le quotidien souvent terrible de cette tribu en fuite, traquée par l’armée. Contre toute attente, c’est au milieu de ces « sauvages » qu’elle va trouver une liberté qu’elle n’aurait jamais imaginée. Les mœurs qu’elle y découvre, que ce soit le rôle des femmes, l’éducation des enfants, la communion avec la nature, lui font remettre en question tous ses repères. Et, pour la première fois, elle va enfin pouvoir se demander qui elle est et ce qu’elle veut vraiment. Cette renaissance pourra-t-elle s’accoutumer d’un retour « à la normale », dans une société blanche dont l’hypocrisie lui est désormais insupportable……….Cette magnifique épopée romanesque, inspirée de la véritable histoire de Mary Rowlandson, est à la fois un portrait de femme bouleversant et un vibrant hommage à une culture bouillonnante de vie, que la  » civilisation  » s’est efforcée d’anéantir.

    Extrait:

    « Petit à petit, Mary découvre dans cette oisiveté une grande dilatation du temps et une conscience de plus en plus grande du monde naturel. Elle commence à observer le vol des moineaux dans l’air hivernal et la danse des écureuils roux sur les branches d’arbre. Elle remarque les changements dans les nuages, l’inclinaison des rayons du soleil lorsqu’ils tombent sur la neige, les bourgeons rouges et serrés mouchetant les arbres en hiver. Toutes ces choses qu’elle a déjà vues, mais qui n’étaient alors que l’arrière plan de ses tâches quotidiennes. A présent, elle prend conscience que les arbres, les oiseaux, les nuages et les animaux possèdent un sens qui leur est propre, qui ne dépend en rien des activités humaines…..

    Critique de Jim Fergus:

    « Dès la première page, Amy Belding Brown propulse le lecteur directement au cœur sombre de l’Amérique puritaine du XVIIe siècle et ne le lâche plus jusqu’à la fin. Ce livre, basé sur un travail de recherche monumental, est une chronique passionnante des premiers antagonismes entre le monde des Indiens et celui des Blancs. Inspiré d’une histoire vraie, c’est un superbe roman à la fois violent, tragique, courageux et édifiant. Notre cœur bat au rythme de celui de l’héroïne, cette femme extraordinaire qui, en dépit de tout, non seulement survit, mais triomphe de son destin. » Jim Fergus ( auteur de la trilogie « Mille femmes blanches » )

     


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    Amy Belding Brown vit dans le Vermont. « L’Envol du moineau » est son premier roman publié en France.

    En mémoire de ma mère,
    Eleanor Kellogg Belding,
    1922-2012

    Face à l’adversité,
    elle a choisi l’espoir, la curiosité et le courage :
    la feuille assoiffée voletant vers la pluie,
    le papillon de nuit guettant le monde à la fenêtre,
    la fleur ne se refermant pas lorsque tombe le jour.

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