Auteur : Dans l’oeil d’une flâneuse Bretonne….

  • Poussière de Noël…. Elodie Santos

    Poussière de Noël…. Elodie Santos

    sans-titre.png
    Edward Robert Hughes, night

    Poussière de Noël

    Frotte, frotte
    cette petite étoile
    à l’écorce blanche
    C’est tant de souvenirs qu’on oublie
    Quand on voit au loin, la lumière de Noël

    Poussière d’infini
    qui se disperse au fond du cœur
    et revient chanter
    comme un ange
    qui pleure

    Monte, monte,
    Au ciel
    et revient nous consoler
    comme on console un enfant
    qui attend
    la nuit éternelle….             Elodie Santos, 2010

    millet nuit etoilee1.jpg
    Jean-François Millet (1814-1875), « Nuit Etoilée »
    nuit-etoilee.jpg
    Vincent Van Gogh, La Nuit étoilée, 1889

    Chloé, Dessin « étoiles de Noël » pour mamie, dimanche 16/12/2018

     

    DSC03141.JPG

     

    Je partage avec vous ce  poème si sensible accompagné de ces tableaux somptueux.

    Devinez quel est mon préféré ? Bien sur et c’est évident ,  c’est le dessin de Chloé ma petite fée. Je l’ai reçu de ses mains ce midi avec de gros bisous. Il n’a pas de prix pour moi,

    Merci petit cœur, mon tourbillon, mon petit poussin….

    Prochaine note pour Léane dit « mon amour » mais le dessin n’est pas fini….

    Douce semaine, bises bretonnes  ap,550x550,12x12,1,transparent,t.u1 Eveline56

     

  • C’est un merle, chanteur crédule..

    C’est un merle, chanteur crédule..

    DSC03140DSC03133DSC03107DSC03102DSC03103DSC03104DSC03110DSC03115DSC03128

    Un oiseau siffle dans les branches
    Et sautille gai, plein d’espoir,
    Sur les herbes, de givre blanches,
    En bottes jaunes, en frac noir.

    C’est un merle, chanteur crédule,
    Ignorant du calendrier,
    Qui rêve soleil, et module
    L’hymne d’avril en février.

    Pourtant il vente, il pleut à verse …. Théophile Gautier

    “Que ceux qui ont faim aient du pain ! Que ceux qui ont du pain aient faim de justice et d’amour”

    l’Abbé Pierre

    Inked249562b6454446e6ddf289f2a330ff3b_LI.jpg

    Je regarde ce merle dans le jardin, il retourne les tapis de feuilles mortes, picore et arrache les mousses. Il se régale…. J’aimerais, et je suis sans doute crédule  comme le merle de Théophile Gautier, que nous mangions tous à notre faim et que nous ayons un toit pour nous réchauffer. j’écoute et j’entends tous ces témoignages si tristes de misère et d’injustice vécus, tous les jours…. Eveline56

     

     

     

  • Malzenn détective….

    Malzenn détective….

    Septembre 2018,

    20181024_115019 (Copier).jpg

    Ouaf…. Ouaf

    20181024_115045 (Copier)

    SNIFF

    20181024_115031 (Copier).jpg

    SNIFF20181024_115116 (Copier)

    SNIFF 

    20181024_115120

    Pfiou …Pfiou… Tout ça pour rien… J’suis crevée moi… Vite à la mer… Ahouahou….
    thMODDF8HHMalzenn56

  • Couleurs d’automne

    Couleurs d’automne

     

    DSC03046 (Copier)DSC03041 (Copier).JPGDSC03060 (Copier)DSC03058 (Copier)DSC03073 (Copier)

    DSC03072 (Copier)DSC03075 (Copier)


    C’est l’heure exquise et matinale
    Que rougit un soleil soudain.
    A travers la brume automnale
    Tombent les feuilles du jardin.
    Leur chute est lente. On peut les suivre
    Du regard en reconnaissant
    Le chêne à sa feuille de cuivre,
    L’érable à sa feuille de sang.
    Les dernières, les plus rouillées,
    Tombent des branches dépouillées ;
    Mais ce n’est pas l’hiver encore.
    Une blonde lumière arrose
    La nature, et, dans l’air tout rose,
    On croirait qu’il neige de l’or.

    François Coppée (1842-1908)

    Toutes les couleurs de l’automne pour vous, merci d’être là…. Eveline

     

  • Richard Ashcroft « Natural Rebel »

    Richard Ashcroft « Natural Rebel »

    « That’s How Strong »….

    Richard Ashcroft est l’artiste pop que je préfère depuis les années 2000 et son  inoubliable album « Song For The Lovers« … J’aime infiniment sa voix inimitable qui donne des frissons et bien sûr  son talent de « songwriter » !!!!

    Mon petit conseil du dimanche soir 😉 écoutez vite cet artiste si talentueux et ce très bel album « Natural Rebel« ….. »Ce nouveau CD met son don des arrangements et sa voix supérieure au service de chansons au lyrisme universel » ( lu dans les Inrocks 😉  )

    45965139_10156098112013668_71471326707056640_n55111A4939B86DC78DA39AE208A85170

    Souvenir des années 2000

    100_8822

    « A Song For The Lovers » dédiée à son épouse Kate, tout comme « That’s How Strong », 18 ans après…. 

    ap,550x550,12x12,1,transparent,t.u1.png

    44931432_10156071930613668_5694479881140699136_n.jpg

    Douce semaine , bises bretonnes 🙂  Eveline ….

  • Au tour du feu invisible….

    Au tour du feu invisible….

    « Au tour du feu invisible »

    Ce jour là,
    Il faisait froid,
    Un froid glacial,
    Un froid à mourir,
    Le soldat
    ne sentait rien.

    Un cri silencieux
    au ralenti.
    Son arme lourde,
    un lourd engourdi.
    Une bouche crevassée
    et un goût trop sec.

    Le blanc de la terre
    jusqu’à l’horizon.
    Une douleur sans fin
    et sans raison.

    Partout déchets de corps,
    et du sang mélangé.

    Parmi ce ravage,
    En duo chantent
    une cornemuse et une voix,
    illuminées,
    par un feu invisible.
    Silhouettes d’homme
    s’approchent de la musique
    Comme des étincelles de feu
    dans une neige gelée,

    Cet instant unique
    dans l’histoire du monde.
    Hommes réchauffés
    pour survivre une journée.
    Courageuse et inspirée,
    Cette harmonie des ennemis.

    « Au tour du feu invisible », Chloé DOUGLAS, 2009

    119966733.jpg

    ob_b58c42_mathurin-meheut-le-salut-au-mort.jpg
    Les Brancardiers, Mathurin Meheut

     

     

    sauterelle.jpg
    Mathurin Méheut, Un guetteur, Bois de la Gruerie, Argonne, septembre 1915, musée Mathurin Meheut

    11 Novembre 2018… Eveline 56

     

     

     

     

  • Folk….Nolwenn

    Folk….Nolwenn

     

    1541086288-folder

    DSC03002.JPG
    DSC03009.JPG

    Touchante surprise de Frédéric vendredi matin, il est arrivé avec dans les mains un album: FOLK de Nolwenn Leroy. Et c’était pour moi sa maman !!!!
    « Ces chansons intemporelles, susurrées par la très jolie voix de Nolwenn, me rappellent de doux souvenirs de cette époque de ma vie !
    J’ai beaucoup aimé me ressourcer à l’écoute de ces chansons folks des années 70 et au delà, comme: « so Far Away From L.A » Nicolas PEYRAC, « je ne peux plus dire je t’aime » Higelin, « virages » Yves DUTEIL, « ma petite fille de rêve » la si jolie chanson de Jean Michel Caradec ou encore « diabolo menthe » Yves Simon …..J’ai apprécié aussi »Sacré Géranium » Dick Annegarn, « Jolie Louise » Dan Lanois, « Marions les roses » Malicorne, et par dessus tout , avec ses violons, « Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai » de notre si talentueux Cabrel. »

    On s’envolera du même quai
    Les yeux dans les mêmes reflets
    Pour cette vie et celle d’après
    Tu seras mon unique projet
    Je m’en irai poser tes portraits
    À tous les plafonds de tous les palais
    Sur tous les murs que je trouverai
    Et juste en dessous, j’écrirai
    Que seule la lumière pourrait …
    Et mes doigts pris sur tes poignets
    Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai…. Cabrel

    « Le but, c’était de replonger dans des chansons qui sont dans le cœur des gens, des chansons un peu oubliées et autour de cet esprit et de ce style musical qu’est la folk. Ce sont des chansons qui réconfortent les jours de pluie et qui réchauffent le cœur et l’âme, ce sont des chansons lumineuses. On a enregistré à l’ancienne, en live, de manière authentique » Nolwenn Leroy

    DSC03011

    « Coup de foudre pour cet album, pour le choix des chansons, les arrangements, les illustrations du livret, les hortensias de la pochette 😉 et bien sûr pour la voix si unique de Nolwenn, comme un murmure…. A écouter cet hiver au coin du feu  » . Eveline 56

    Douce semaine, Karantez dan all…

    20180420_194341images

     

     

     

     

  • La mer chante….

    La mer chante….

    DSC02951.JPGDSC02929.JPGDSC02944.JPG

    La mer chante ?
    Sans arrêt et la bande son qu’elle diffuse est capitale pour le marin. Lorsqu’il fait nuit, il n’a pas d’autre point de repère que sa chanson. Le son de chaque instrument compte, celui du vent, des vagues, leur sifflement déchirant contre la coque.       (Olivier De Kersauson)

    DSC02869.JPGDSC02901DSC02914

     

    La mer est un univers.Si on l’observe, elle prévient de tout. Un coup de vent a toujours un signe annonciateur.

    Il y a une lecture de l’océan et du monde maritime que des années d’observation donnent et développent. Un équateur en Pacifique n’a rien à voir avec un équateur en Atlantique. Les bleus ne sont pas les mêmes, les systèmes éoliens ne circulent pas de la même façon.

    Jusqu’à 1900, il fallait écouter et regarder la mer pour comprendre. Depuis, les marins ne fonctionnent qu’avec les instruments de navigation, et les pêcheurs ont des sondeurs : plus personne ne regarde la mer.

    Océan’s songs.  Olivier de KERSAUSON

    RCBV136842823500_gros   mes photos m’appartiennent…. 😉

    L’automne est là, il faut se couvrir un peu plus mais les balades face à l’océan restent magiques….Bises de Bretagne ! Eveline

     

  • Flânerie en compagnie du goéland argenté, de l’aigrette garzette et de Malzenn…

    Flânerie en compagnie du goéland argenté, de l’aigrette garzette et de Malzenn…

    Du soleil, encore du soleil…. L’été ne veut pas laisser sa place à l’automne et nous en profitons pour flâner le long de l’océan. J’aimerais partager avec vous ces doux moments de vrai bonheur !!! bises du Fort-Bloqué, bonne semaine à tous ! 

    RCBV136842823500_grosMes photos m’appartiennent 😉

     

    DSC02969DSC02970

     

    DSC02894
    L’aigrette garzette

    DSC02893.JPG

    DSC02971
    Le Goéland argenté

    DSC02972DSC02975

    DSC02973.JPG

    DSC02974.JPG

    DSC02876.JPG

    DSC02967
    DSC02958.JPG

  • Pierre, patron pêcheur à 18 ans….

    Pierre, patron pêcheur à 18 ans….

     

    2fd699c2203b7344bcdbe7cac0f16522-recit-pierre-18-ans-jeune-marin-pecheur-de-saint-nazaire_6

    À seulement 18 ans, Pierre est marin-pêcheur à son compte. À Saint-Nazaire, c’est lorsque la nuit tombe qu’il part avec son bateau pêcher la crevette grise. Un métier de passion, d’espoir et de déconvenue.

    La douceur des fins d’après-midi d’été se fait sentir, lorsque Pierre pose le pied sur son bateau pour commencer sa journée de travail. Depuis deux mois, dans le port de Saint-Nazaire, à seulement 18 ans et 3 mois, il est le plus jeune marin pêcheur à son compte. Rien ne laisse cependant transparaître son jeune âge.
    Son regard est grave, son verbe assuré et ses épaules assez larges pour porter les responsabilités qui sont désormais les siennes.

    3fc3e54afc4a0d2a493b8bdfbe9099ee-en-images-patron-pecheur-18-ans-pierre-affronte-les-marees_9.jpg

    1. Après avoir inspecté ses filets, le voilà à la barre de son bateau de 8,72 m. Pendant une trentaine de minutes et en pilotage presque automatique, il rejoint son périmètre de pêche dans l’estuaire de la Loire.
      Les premières inquiétudes apparaissent sur son visage. « Il y a du courant, c’est plus compliqué pour la pêche. En plus, depuis quelques jours, j’ai un problème de réglage avec mon chalut, ça ne pêche pas bien. J’espère que ça ira ce soir », confie le jeune marin en allant mettre à l’eau ses neuf mètres de filet.

    CDU20180816A

    • Je fais ce que mon père n’a pas pu finir »
      La pêche est une histoire de famille chez lui. Le port et ses marins ont vu naître et grandir Pierre jusqu’à l’accueillir aujourd’hui comme l’un des leurs. Son père, marin-pêcheur lui aussi, est décédé alors qu’il n’avait que 2 ans. Plus qu’une passion, c’est un héritage que Pierre a voulu reprendre. « Depuis tout petit, je veux être pêcheur. Aujourd’hui, je fais ce que mon père n’a pas pu finir », sourit-il timidement.
      Il fait ses armes à l’école de pêche, mais quitte l’école un an avant ses examens, pressé de rejoindre la mer. Il travaille alors au Croisic sur des langoustiers à bord desquels il part au large pendant six jours. « C’est là que tu apprends le métier, c’est des choses qu’on ne t’enseigne pas à terre. » Il n’a alors que 17 ans mais rêve déjà d’être le patron de son propre bateau. « La langoustine, ça m’a permis pendant un an de mettre de l’argent de côté », explique-t-il.
      Désormais, ce rêve, un bateau devenu sa « deuxième maison », se nomme Le P’tit Paluche, un hommage à son père. « Paluche était son surnom, donc moi, ici, c’est Petit Paluche. »

    8e3059aca25c0c2bbf6618583c377b43-en-images-patron-pecheur-18-ans-pierre-affronte-les-marees_8.jpg

    • Les vagues se sont calmées face à la plage de Saint-Brévin. Pendant près d’une heure et demie, le chalut est traîné pour attraper les fameuses crevettes grises dans les fonds marins. Pour passer le temps, dans sa petite cabine où résonnent des notes de rap, Pierre grille cigarette après cigarette et joue avec son téléphone. « Bientôt, je vais mettre une télé là », s’amuse-t-il en pointant depuis son siège l’espace à côté des commandes.
      « Faut en pêcher pour être rentable »
      Lorsqu’il remonte ses filets, son visage se durcit. La pêche semble maigre. Dans le bac de tri, crabes, poissons et étoiles de mer gisent au milieu des crevettes grises. Pierre commence le triage tout en renvoyant à la mer ces poissons indésirables qui feront le festin des goélands rassemblés autour du bateau.

    CDU20180816A

    • Avant de lancer une deuxième fois le filet, il tente d’y ajouter plus de poids à l’aide de chaînes. Une heure plus tard, une fois remonté, le deuxième filet n’est pas plus heureux que le premier. « C’est minable », soupire Pierre, inquiet. Il actionne pour la troisième fois son chalut, pessimiste : « D’habitude, je fais 15 ou 20 kg de crevettes par chalut ; là, je fais 1 à 2 kg. J’appelle les autres ; eux, tout va bien, je ne comprends pas. »
      À seulement 18 ans, Pierre  doit tenir le cap dans un métier qui laisse peu de répit. Six jours par semaine, il travaille près de douze heures par nuit jusqu’à 6 h du matin, soumis aux aléas des courants et des marées. Il lui faudra du temps pour atteindre la rentabilité. « Je pense dans dix ans, confie-t-il. À 9 € le kilo de crevettes grises, faut en pêcher pour être rentable. » Plus de 50 à 100 kg à chaque sortie en mer. « C’est fini ce métier de m… »
    • Crevettes roses
      Alors, comme son père avant lui, il veut voir plus loin et se diversifier. Dans quelques mois, il posera ses 500 casiers à Mesquer pour pêcher la crevette rose.  « Avec la crevette rose, tu mets tes casiers et tu reviens deux jours après, ça te prend trois heures. Là, à la crevette grise, je passe douze heures à gagner la moitié. »  Puis, il y aura la pêche à la civelle en hiver, petite anguille devenue l’or blanc de la Loire, à 350 € le kilo. Pierre doit bientôt obtenir la licence, un sésame convoité pour cette pêche très réglementée. Un soulagement.

    7d50718e5e3e4c46da6a12622637ad58-recit-pierre-18-ans-jeune-marin-pecheur-de-saint-nazaire_7.jpg

    • 21 h 30. Le jeune marin sort pour la troisième fois son filet. Cette fois-ci, la prise n’ira pas jusqu’au bac de tri. Désabusé, Pierre rejette à la mer le maigre butin. « Que des crabes », souffle-t-il. Il préfère désormais retourner au port. « Je ne veux pas perdre d’argent avec le gasoil. Là, j’ai 18 € de pêche pour 13 € de gasoil. »
      En rentrant, il passera quelques coups de fil. « Faut demander des conseils à mes petits anciens », comme il aime à surnommer les autres marins du port, ses aînés.
    • Claire Duhamel/Ouest-France 26/08/2018
    « Suite au poème d’ Anatole LE BRAZ, j’aimerais partager, avec vous, un reportage sur un jeune pêcheur d’aujourd’hui. Pierre, 18 ans et 3 mois, nous parle de son métier avec beaucoup de franchise. Il affronte les marées comme il le dit si bien : « c’est un métier de passion, d’espoir et de déconvenue. » Je rajoute que c’est un métier de grand courage pour un si jeune homme. ADMIRATION !!!!
    Nous sommes très loin du monde politique et de ses arrangements ): dispute
    Nous sommes là « dans la vraie vie. » 

     

  • L’éternelle histoire….

    L’éternelle histoire….

    s-l1600.jpg
    François GUEHO

    L’éternelle histoire

    Ils avaient dit bonsoir aux femmes
    En train de coucher les petits ;
    Et, sur le dos mouvant des lames,
    A la brune, ils étaient partis.
    Ils étaient partis, à mer haute,
    Pour conquérir le pain amer
    Qu’il faut gagner loin de la côte,
    Au péril de la haute mer.
    Dans la nuit, la nuit sans étoiles,
    Ils disparurent… A Dieu vat !
    Le Guilvinec pleure cinq voiles,
    Et cinq autres Leskiagat.
    Pêle-mêle, mousses imberbes,
    Patrons chenus, fiers matelots
    Roulent, fauchés comme des herbes
    Par le vent, ce faucheur des flots.
    Oh ! la triste chanson d’automne,
    Et qu’il fera froid, cet hiver,
    Dans le cœur dolent des Bretonnes,
    Veuves tragiques de la mer !

     Anatole LE BRAZ (1859-1926)

    dezdzejkblg
    François GUEHO (1881-1952)

    Image à la une: « A ma dame 1904 », François GUEHO….

     » Toutes ces tempêtes éternelles aujourd’hui comme hier,

    mes pensées attristées s’en vont vers ceux qui souffrent des intempéries à travers le monde et tout près de chez nous »….

    Eveline56

     

     

  • Ils sont tombés…. Aznavour

    Ils sont tombés…. Aznavour

     

     Ils sont tombés (paroles Aznavour, musique de Georges Garvarentz)  

    Ils sont tombés sans trop savoir pourquoi
    Hommes, femmes et enfants qui ne voulaient que vivre
    Avec des gestes lourds comme des hommes ivres
    Mutilés, massacrés les yeux ouverts d’effroi
    Ils sont tombés en invoquant leur Dieu
    Au seuil de leur église ou le pas de leur porte
    En troupeaux de désert titubant en cohorte
    Terrassés par la soif, la faim, le fer, le feu

    Nul n’éleva la voix dans un monde euphorique
    Tandis que croupissait un peuple dans son sang
    L’ Europe découvrait le jazz et sa musique
    Les plaintes de trompettes couvraient les cris d’enfants
    Ils sont tombés pudiquement sans bruit
    Par milliers, par millions, sans que le monde bouge
    Devenant un instant minuscules fleurs rouges
    Recouverts par un vent de sable et puis d’oubli

    Ils sont tombés les yeux pleins de soleil
    Comme un oiseau qu’en vol une balle fracasse
    Pour mourir n’importe où et sans laisser de traces
    Ignorés, oubliés dans leur dernier sommeil
    Ils sont tombés en croyant ingénus
    Que leurs enfants pourraient continuer leur enfance
    Qu’un jour ils fouleraient des terres d’espérance
    Dans des pays ouverts d’hommes aux mains tendues

    Moi je suis de ce peuple qui dort sans sépulture
    Qu’a choisi de mourir sans abdiquer sa foi
    Qui n’a jamais baissé la tête sous l’injure
    Qui survit malgré tout et qui ne se plaint pas
    Ils sont tombés pour entrer dans la nuit
    Éternelle des temps au bout de leur courage
    La mort les a frappés sans demander leur âge
    Puisqu’ils étaient fautifs d’être enfants d’Arménie

    En 2003, dans sa biographie Le temps des Avants, publiée chez Flammarion, Charles Aznavour s’adresse à un ami turc, l’enjoignant à reconnaître le génocide arménien perpétré sur ordre du gouvernement Jeune-Turc en 1915. Un génocide toujours nié par l’État turc. Auparavant, en 1975, Aznavour avait chanté « Ils sont tombés » en hommage aux 1.500.000 victimes arméniennes, un génocide alors totalement oublié sauf par les descendants des victimes ou des rescapés. Seule la Turquie, qui n’était pourtant pas désignée dans les paroles de la chanson, protesta officiellement contre ce texte, reconnaissant ainsi implicitement sa responsabilité dans le meurtre d’une nation.

      Le résistant, Missak Manouchian, que la famille Aznavourian avait aidé et caché durant l’occupation nazie à Paris, avait écrit à propos du jeune Charles Aznavour : « tu deviendras l’honneur du peuple arménien et la fierté de la France ». Une prédiction parfaitement réalisée. « Adieu Monsieur Aznavour. Arméniens ou Français, nous sommes tous orphelins depuis ce 1er octobre 2018. »

    Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] 

    Lettre à un ami turc

    Tu as une épine dans le pied
    Mon frère
    J’en ai une dans le cœur,
    Pour toi
    Comme pour moi
    Elle rend les choses difficiles
    Inconfortable

    La rose a des épines
    Si l’on n’y prend garde
    Une goutte de sang peut perler au bout des doigts
    Mais si l’on fait attention
    Elle fait don de sa beauté,
    Embellit et parfume nos jours
    Allant même
    Jusqu’à flatter notre palais
    Par ses douceurs.

    J’aime les roses
    Leurs épines existent
    Nous n’y pouvons rien
    Mon frère….
    Si tu décidais d’extraire
    L’épine que j’ai au cœur
    Celle que tu as dans le pied
    Disparaîtrait d’elle-même
    Et nous serions toi et moi
    Libérés et frères … 

    Charles Aznavour

    « Extrait de son livre « Le temps des Avants », Flammarion

    Quand Aznavour a reçu, en 2016, une étoile d’honneur à Hollywood, remise par la communauté arménienne de Los Angeles, il a dit :
    « Ce qui m’amuse beaucoup, c’est que la Turquie a raté quelque chose, ils n’ont pas un seul grand chanteur, ce qui prouve que les génocides ne servent à rien, il y a toujours des survivants. »
    belle leçon Mr Aznavour….

    Je voulais partager, avec vous, cette bouleversante chanson  de Charles Aznavour et ce texte si émouvant de Charles à son ami ! N’oublions jamais le génocide Arménien et prenons conscience aussi que d’autres pays vivent aujourd’hui encore cet enfer…. 

    Essayons de garder l’espoir d’un monde en paix… 

    Eveline56 thumbnail_1395320175

    image à la une: l’œuvre « 24 Avril 1915 » du peintre d’Arménie Hovhannès Haroutiounian

  • Le monde pleure Charles Aznavour !

    Diaporama des unes de journaux !!!!

    Ce diaporama nécessite JavaScript.

     

     

    Charles Aznavour vient de nous quitter à l’âge de 94 ans mais un artiste aussi talentueux ne s’en va pas vraiment, il reste près de nous et continuera à nous chanter ses magnifiques chansons au creux de l’oreille….
    Eveline56

     

     

  • ♪ La Quête ♪

    ♪ La Quête ♪

    DSC02841
    ♪ La Quête ♪
    
    Rêver un impossible rêve
    Porter le chagrin des départs
    Brûler d'une possible fièvre
    Partir où personne ne part
    
    Aimer jusqu'à la déchirure
    Aimer, même trop, même mal,
    Tenter, sans force et sans armure,
    D'atteindre l'inaccessible étoile
    
    Telle est ma quête,
    Suivre l'étoile
    Peu m'importent mes chances
    Peu m'importe le temps
    Ou ma désespérance
    Et puis lutter toujours
    Sans questions ni repos
    Se damner
    Pour l'or d'un mot d'amour
    Je ne sais si je serai ce héros
    Mais mon cœur serait tranquille
    Et les villes s'éclabousseraient de bleu
    Parce qu'un malheureux
    
    Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
    Brûle encore, même trop, même mal
    Pour atteindre à s'en écarteler
    Pour atteindre l'inaccessible étoile
    
    JACQUES BREL

     

    DSC02852

    DSC02850

    La Quête est une chanson interprétée par Jacques Brel en 1968, extraite de L’Homme de la Mancha, adaptation française par Jacques Brel de la comédie musicale américaine Man of La Mancha.

    « Ce matin, à la radio, j’entends la voix de Brel, il chante  » la quête »… Je suis en voiture, il fait beau et j’écoute ce sublime texte, cette mélodie et cette voix, la gorge serrée par l’émotion…

     J’ai voulu partager ce beau moment, comme suspendu, avec vous. Ces photos du ciel matinal ne pouvaient  » rêver » meilleur accompagnement…. » BISES …. Eveline 

     

     

    RCBV136842823500_gros
    photos Eveline56

     

     

     

     

     

  • PETITE POMME … « avaloù e breizh »

    DSC02854.JPG
    PETITE POMME
    La petite pomme s’ennuie
    De n’être pas encor cueillie.
    Les grosses pommes sont parties.
    Petite pomme est sans amie.
    Comme il fait froid dans cet automne,
    Les jours sont courts, il va pleuvoir.
    Comme on a peur au verger noir
    Quand on est seule et qu’on est pomme.
    Je n’en peux plus, viens me cueillir,
    Tu viens me cueillir, Isabelle.
    Ah! que c’est triste de vieillir
    Quand on est pomme et qu’on est belle!
    Prends-moi doucement dans ta main
    Laisse-moi me ratatiner
    Bien au chaud sur ta cheminée
    Et tu me mangeras demain.
    Géo Norge

     

     

    DSC02855DSC02856DSC02857

    Les pommes du jardin tombent, le temps se refroidit et l’automne pointe le bout de son nez »Noz vat » en breton, bonne nuit, Bon week-end à vous…EVELINE56

     

     

  • Mik Jégou   « Empreinte”

    Mik Jégou « Empreinte”

    11709529_993399567346818_2434202777332586534_n

    Après de nombreuses années de danse et des études d’art graphique, Mik Jégou chorégraphie les couleurs.
    Jamais de croquis. Ses images sont toujours, à quelques rares exceptions le fruit de sa mémoire de danseur et de chorégraphe. Il se laisse aller à la spontanéité du geste qu’il soit précis ou imprécis en puisant dans son savoir du monde coloré des parures anciennes. 
    Peintre professionnel depuis 2004 , les jours s’égrènent à l’atelier où bien ailleurs, au grès des voyages et des rencontres.
    L’artiste s’inscrit, alors, dans une volonté profonde et personnelle de ne pas s’attacher au modèle photographique traditionnel (même s’il peut y faire référence) et de tendre vers la création d’une imagerie populaire inscrite dans son époque. Pour lui, la tradition est une connaissance et la toile est le champ d’expérimentation figuratif, métissé d’abstraction ou d’ailleurs. L’important est la sensation de danse et de mouvements exprimée.

    Peindre le mouvement pour peindre l’énergie de la vie

    http://www.mikjegou.com/   didier.robin716_2017083109472317_Goutrophes

     

    de_vent_et_de_couleur_pour_site_ws1038097548

    26231669_1720912731262161_464561922108914136_n.jpg

    28070373_1756485301038237_7038180161352868565_o
    Tourne et tourbillonne… 2018… Mik JEGOU

    J’ai tourné et tourbillonné devant l’exposition de Mik JEGOU « Empreintes d’ici ou d’ailleurs » !!!!

    Quel bonheur de me promener dans son monde de danse, de couleur et de l’écouter nous parler de ses toiles : « « Je ne conçois pas de faire une exposition sans être présent afin d’expliquer mon travail. Les rencontres avec le public sont des moments d’échanges qui contribuent à démystifier la qualité d’artiste ».

    Bravo et merci pour ce beau moment à Mik JEGOU….

    Vign_affichette_pour_site_ws1038120072

     

    26229932_1714797371873697_6092835175420042986_n

    « La dame de Lorient”- 2017.  » (ma toile préférée)

    2011-20_ws23532385.jpg13567278_1184778064875633_2213698173785290547_n.jpg

    BIZH Eveline56

  • Balade…

    Balade…

    DSC02733DSC02770DSC02760DSC02757DSC02755DSC02759DSC02773DSC02778 PHOTOS Eveline56

     Une balade entre bord de mer et falaise ce matin,

    Petite déception pour malzenn … Trop de monde pour tremper ces petites pattes dans l’eau…Pas drôle… Vivement la semaine prochaine et le retour au calme semble-t-elle penser 😉 LOL

    En ce début de rentrée scolaire, je vous souhaite une bonne reprise!  Eveline67814705.jpg

     

     

     

     

  • Made in Breizh….

    Made in Breizh….

    Mon oeil de flâneuse a été surpris, très curieux et amusé aussi devant ces outils technologiques faits de bois, céramique, ardoise, papier.  Merci à la médiathèque de Ploemeur pour ces minutes de rêve mais aussi de réflexion sur notre société….
    Bises bretonnes à vous 

     

    142m.jpg150[1]20180721_11302120180721_11304320180721_11313820180721_11322820180721_11305620180721_113202

    « Circuit court » à la médiathèque de Passe Ouest:
    Fondée par trois artistes, Thomas Daveluy, Nicolas Desverronnières, Sylvain Le Corre, la startup « Made In » court-circuite le circuit-court pour mettre en avant un label de production d’objets 100% locaux.

    les-plasticiens-thomas-daveluy-yvon-le-corre-et-nicolas_3921836.jpg

    Développés autour de 4 secteurs clé : ressources, économie, communication et alimentation, l’ensemble des prototypes présentés (mobiliers et objets) sont réalisés avec les ressources récoltées sur place. 
    À travers la (re)création d’objets du quotidien, « Made In » propose de questionner nos modes de vie et nos usages devenus détachés de la complexité technologique qui nous entoure. « De la motte de beurre, au téléphone intelligent, d’outils d’extraction de minerais à la chaîne de télévision, en passant par la création d’une monnaie locale, découvrez un showroom 100% made in breizh »
    PLŒMEUR LE MAGAZINE • JUIN JUILLET AOÛT 2018
  • J’ai longtemps marché….

    J’ai longtemps marché….

    J’ai longtemps marché

    Au bord du précipice
    Mon foulard s’est envolé
    Et des souvenirs en pagaille
    Dans ma tête sursautaient.

    J’ai longtemps marché…

    Le ciel sur moi est tombé
    Je ne l’ai pas entendu
    Et la lumière s’est éteinte
    Les projecteurs se sont tus.

    J’ai longtemps marché…

    Des flashbacks enchaînés
    Sur le fil de la vie
    Des cailloux dans les poches
    Égratignaient mes envies.

    J’ai longtemps marché…

    Dans mes paumes de main
    J’ai caché la voie lactée
    En un claquement de doigts
    Les étoiles se sont marrées.

    J’ai longtemps marché…

    Au bord du précipice
    Mon regard s’est fixé
    Un pas en avant
    Trois pas en arrière
    Il n’est pas trop tard
    Pour bien faire
    Non, il n’est pas trop tard…

    J’ai longtemps marché,
    J’ai longtemps marché,
    J’ai longtemps marché…

    ( extrait de Sur un fil…)

    31fEqkVlPbL._SX327_BO1,204,203,200_

    Sandrine Davin est née en 1975 à Grenoble où elle réside toujours.
    Elle est primée par la Société des poètes français pour l’un de ses poèmes, « Lettre d’un soldat ».
    Déjà auteure de huit recueils de poésie, elle renouvelle l’expérience avec un neuvième recueil intitulé « Dans la nuit sourde ».

    Dans la nuit sourde
    Les silences résonnent sans fin
    Et sur les murs d’absence
    Les sourires se figent
    Sans bruit….

    6ee82ea9096ee3139f14ffbb7de64fe6.jpeg

    Kobayashi_Maiko_Tokyo_001 2013s
    maiko Kobayashi

    « Je suis heureuse de vous retrouver et de partager avec vous ce poème de Sandrine Davin que j’ai associé aux  petits êtres de Maiko Kobayashi qui sous leurs airs naïfs cachent dans leurs yeux et leurs attitudes une immense solitude.

    J’ai la chance d’avoir passé un été très entouré par ma famille, mes amis mais j’ai vu tant de solitude et de désarroi dans certains regards croisés au fil de ces mois d’été que j’ai souhaité en parler avec vous. Triste constat mais bien réel. »

    bises bretonnes à tous ………
    de79b5ec88c52e97ec7dd1671750a909

     

     

     

     

  • Poèmes de Guillaume Kergourlay !

    Poèmes de Guillaume Kergourlay !

    20180803_215343

    DSC02659

    20180803_215402

    20180803_214922

    20180803_214807.jpg

    Les « Poèmes et sônes » de Guillaume Kergourlay (né en 1926 à Elliant, dans le Finistère) sont illustrés dans ce livre par son épouse, la peintre Nina Vidrovitch….

    9782359740752-xs[1]

    « Qu’il est difficile de choisir dans l’œuvre de Guillaume Kergourlay !

    Pour vous ces trois poèmes »….Bises de Bretagne 🙂

     Miou14150970922022_art (Copier)