Auteur : Dans l’oeil d’une flâneuse Bretonne….

  • Cinéma : « Marie Madeleine » de Garth Davis avec Joaquin Phoenix et Rooney Mara

    Cinéma : « Marie Madeleine » de Garth Davis avec Joaquin Phoenix et Rooney Mara

    Je partage avec vous cette note de Frédéric…. MERCI à lui 🙂

    Avatar de Frédéric (La culture dans tous ses états)La Culture Dans Tous Ses Etats


    4388125.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxL’Histoire :
    Marie Madeleine est un portrait authentique et humaniste de l’un des personnages religieux les plus énigmatiques et incompris de l’histoire. Ce biopic biblique raconte l’histoire de Marie, une jeune femme en quête d’un nouveau chemin de vie. Soumise aux mœurs de l’époque, Marie défie les traditions de sa famille pour rejoindre un nouveau mouvement social mené par le charismatique Jésus de Nazareth. Elle trouve rapidement sa place au cœur d’un voyage qui va les conduire à Jérusalem.

    Peu de films ont subi ces dernières années une telle somme de critiques. On a fait le procès du « Marie Madeleine » de Garth Daviscomme ont intente celui au fond de la foi, cette chose très intime qui nous constitue.. ou pas. Les critiques cinéma ont pour la plupart signifié leur désintérêt pour un sujet que je trouve pour ma part passionnant. Pour camper Marie Madeleine, il fallait une…

    Voir l’article original 270 mots de plus

  • Offrande….

    DSC02641

     

    DSC02634 (Copier)

    Offrande

    Au creux d’un coquillage
    Que vienne l’heure claire
    Je cueillerai la mer
    Et je te l’offrirai.
    Y dansera le ciel
    Que vienne l’heure belle.
    Y dansera le ciel
    Et un vol d’hirondelle
    Et un bout de nuage
    Confondant les images
    En l’aurore nouvelle
    Dans un reflet moiré
    Dans un peu de marée
    Dans un rien de mirage
    Au fond d’un coquillage.
    Et te les offrirai.

    Esther Granek, Je cours après mon ombre, 1981

    DSC02627 (Copier)

    Ce court moment de poésie, moment précieux où je lis ce poème d’ Esther Granek, je le partage avec vous….

    photos Eveline56 ( coquillages )

    Miou14150970922022_art (Copier)

     

  • Le fond du jardin ….

    Le fond du jardin ….

    DSC02322

    Attente… Patience… Soleil ardent… Et soudain la danse des papillons m’enchante …. Partage de ce moment de douceur avec vous….Bises 🙂

    Tile2DSC02321.JPGDSC02341.JPGDSC02331.JPGdsc02329.jpg

    “Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles.”

    Christian Bobin

    DSC02327

    Mes photos Eveline56

     277bd5339850f082033498a6353345a0--bretagne-france-breton                                                                                                                                              

     

  • La voix d’or de Geoffrey Oryema s’est éteinte….

    La voix d’or de Geoffrey Oryema s’est éteinte….

    Pendant sept ans, « Yé yé yé » est passé chaque nuit de la semaine sur Antenne 2, indispensable marqueur de l’émission culturelle de Michel Field.
    La chanson figure sur le premier album du musicien ougandais, réfugié à Paris en 1977.  Geoffrey Oryema avait quitté l’Ouganda et fui la dictature d’Amin Dada, suite à l’assassinat de son père, numéro 2 du pays…..
    « Exile », sorti en 1990, édité par le réputé label Real World de Peter Gabriel, est un succès en France comme à l’étranger. Il permet de découvrir la merveilleuse voix de Geoffrey Oryema, sur des musiques qui mélangent les instruments traditionnels africains avec des instruments rock.

    Un des grands musiciens africains de Paris
    Geoffrey Oryema rejoint alors la cohorte de tous ses musiciens africains installés à Paris, à l’abondante créativité. Dans les années 1980-1990, Paris est la capitale mondiale de la musique africaine, avec Mory Kanté, Alpha Blondy  et le « Leonard Cohen africain » Geoffrey Oryema. Il enregistre quatre autres albums dans les années 1990 et 2000. Il se fait aussi aimer du grand public français en signant la bande-son du film « Un Indien dans la ville », aux côtés de Manu Katché et de Tonton David – il est le O du groupe KOD.

    ploemeur-le-musicien-geoffrey-oryema-est-decede-a-l-age-de-6_4016812_540x270p.jpg

    En 2009, par amour, il s’installe en Bretagne, à Ploemeur près de Lorient. Il y sort « From The Heart« , son dernier album, en 2012, sur le petit label indépendant La Mouche. Il y dénonce, dans un titre, les enfants-soldats. Geoffrey Oryema se produit à la fois dans de grands concerts à l’étranger et de petits concerts en Bretagne.
    Il est invité à chanter à l’ONU en 2010, à New York. En 2016, il monte les marches du festival de Cannes, Sean Penn ayant choisi l’un de ses titres pour la B.O. de son film « The Last Face ». La même année, il retourne pour la première fois en Ouganda chanter.

    maxresdefault

    À 65 ans, c’est un homme grand, doux, aux yeux bleu clair et au sourire chaleureux qui vient de disparaître, victime d’une longue maladie. « J’essaye de voyager léger dans mes nuits pleines d’aiguilles », racontait-il dans l’une des dernières chansons qu’il a écrit. (le Télégramme)

    Cet humaniste, homme de conviction,  épris de liberté, vivait dans la commune voisine de la mienne.  « Ici, j’ai trouvé la sérénité et la tranquillité pour créer. Avec, en plus, de vrais amis. Et regardez cette mer: elle me rappelle le lac Victoria!» disait-il encore récemment dans le Télégramme. Une part d’universalité s’en est allée avec lui. Nous reste sa musique, éternelle et à jamais dans nos cœurs !

    Eveline56.

    cropped-img_7661

     

  • Le secret…. Bel été ….

    Le secret…. Bel été ….

     DSC02292.JPG

    Le secret

    Ecoute mon enfant
    Les verts secrets des branches
    Et ceux de la sève
    Qui irrigue l’arbre

    Regarde danser l’abeille
    Perce le secret de cet alchimiste
    Qui transforme en miel
    La poudre d’or des fleurs

    Mets ton oreille
    Contre la mousse du rocher
    Pour capter le grand secret
    Des pierres

    Cours vite à la mer
    Et laisse-toi bercer
    Par le secret du chant
    Des vagues….

    Joseph Paul Schneider

    DSC02286

    DSC02287.JPGDSC02282.JPG

     

    J’aimerais vous souhaiter mes fidèles blogueuses ( blogueurs) un bel été accompagné de douceurs …. Mes petites fées vous envoient des bisous….

    bises bretonnes…. IMG_7661  Eveline56

    photos : Eveline Malonda

     

     

     

  • « La petite fille sur la banquise »Adélaïde Bon

    « La petite fille sur la banquise »Adélaïde Bon

    CouvsurfondnoirAdélaïde

    « J’ai neuf ans. Un dimanche de mai, je rentre seule de la fête de l’école, un monsieur me suit. Un jour blanc. Après, la confusion. Année après année, avancer dans la nuit. Quand on n’a pas les mots, on se tait, on s’enferme, on s’éteint, alors les mots, je les ai cherchés. Longtemps. Et de mots en mots, je me suis mise à écrire. Je suis partie du dimanche de mai et j’ai traversé mon passé, j’ai confronté les faits, et phrase après phrase, j’ai épuisé la violence à force de la nommer, de la délimiter, de la donner à voir et à comprendre. Page après page, je suis revenue à la vie. » Adélaïde Bon.

    « Vingt ans après, Adélaïde reçoit un appel de la brigade des mineurs. Une enquêtrice a rouvert l’affaire dite de l’électricien, classée, et l’ADN désigne un cambrioleur bien connu des services de police. On lui attribue 72 victimes mineures de 1983 à 2003, plus les centaines de petites filles qui n’ont pas pu déposer plainte. Au printemps 2016, au Palais de justice de Paris, au côté de 18 autres femmes, Adélaïde affronte le violeur en série qui a détruit sa vie. » HORREUR

    Extraits du livre :

    « Viol. Quatre lettres et dedans, mon billet retour pour la terre natale. On ne sait rien des mots, à neuf ans, à neuf ans, on prend les mots comme ils viennent. Dans l’escalier, ce jour-là, les mots se sont renversés, je n’ai pas su parler qu’à l’envers et ma langue maternelle m’est devenu une langue étrangère. J’ai parlé toutes ces années à tort et à travers, j’ai couru de toutes mes forces derrière des mots qui fourchaient sur ma langue, je me suis esquintée à chercher les mots d’aplomb, les mots d’avant, les mots d’enfance.
    Les mots dessinent l’horizon de nos pensées, alors quand les mots mentent, quand on remplace ennemi par ami, violence par plaisir, viol par attouchement, pédo-criminel par pédophile et victime par coupable, l’horizon est une ligne de barbelés qui interdit toute sortie du camp. »
    « La juge lui demande quelles conséquences les faits ont eues sur sa vie. Elle énumère quelques méduses, mais elle n’a pas de mots pour raconter ce que c’est, ce que ça vous fait, année après année, vivre à l’envers. Ne rien confier à ses parents, à ses frère et sœurs, à ses amies. Se couper des autres, Sourire. Dissimuler. S’épuiser. Passer chaque journée en dehors de soi. Se vivre déportée, sans que nul ne sache. »

    Mon Avis :

    J’ai découvert Adélaïde Bon lors de son passage à « La grande librairie ». Je suis restée muette, en larmes,  face à son témoignage bouleversant. Sa vie de petite fille a été brisée par un inconnu dans la cage d’escalier de son immeuble.

    Le lendemain, je lisais son livre et j’aimerais remercier Adélaïde Bon pour le courage qu’il lui a fallu afin de nous parler de son viol, de ses années de malaises, de son mal-être, de ses psychothérapies, de sa vie qu’elle brûle car la mémoire traumatique fait que les souvenirs s’effacent avant de resurgir encore plus horribles. C’est une lecture cruciale pour comprendre le calvaire d’un enfant abusé.

    J’ai pensé à tous ces enfants innocents victimes du pire.

    Le viol sur enfant est un crime!!!!

    EVELINE M.

  • « Rencontres » avec Ange Le Bruchec

    « Rencontres » avec Ange Le Bruchec

    Cette semaine, je souhaiterais partager avec vous les œuvres chargées d’émotions d’un peintre breton originaire de Quistinic (Morbihan) : Ange le Bruchec.

     » Je ne peins pas un arbre mais un symbole de la vie », tel est son message, sa philosophie de vie.

    Ces tableaux me touchent par leur douceur. J’apprécie le choix des couleurs, leur harmonie, leur lumière . A les voir, je suis saisie par l’humanité émanant de ses toiles.

    Douce semaine à vous… Eveline56   cropped-img_76611.jpg

    20180601_184910                                              » Résonnance du passé »

    20180601_184539                                                « Jardin parfumé »

    20180601_185408                                                   « Eternité de l’instant »

    20180601_200411.jpg                                              « Symbole de mémoire »

    Le bruchec 2

    Biographie :

    Ange Le Bruchec, né en 1932 à Quistinic au cœur de la campagne morbihannaise. Architecte, puis peintre, poète de la couleur, Il a été tout au long de sa vie à la recherche d’absolu. D’une inlassable curiosité, refusant toute routine et animé du goût du changement, cet éternel voyageur, randonneur du désert et pèlerin de Saint Jacques de Compostelle, a parcouru la vie avec sa solitude intérieure, à la rencontre de l’autre.

     

    20180601_200537.jpg                                                « Le peintre et son épouse »

    « Le phénomène de la créativité est censé traduire le visuel comme le font les écrivains, les poètes, les philosophes et les musiciens.  » Ange Le Bruchec

    « L’artiste se complaît dans le figuratif et le symbolique. Un peu à la manière de Magritte, quand il peint une chaise, ça n’est pas une chaise ; c’est celle occupée par sa mère, celle de l’enfance. Cette chaise vide, elle représente aussi l’absence. La lumière projetée au sol est le reflet de tout l’amour reçu de ses parents.  » Ange Le Bruchec

    « J’existe en m’éloignant des gesticulations de ce monde. Cette force tranquille est une source d’éveil à la création artistique. J’ai travaillé et je continue de le faire, ne serait-ce que pour créer des œuvres qui me sont propres. Au travers de cet art, je me construis, près de celles et ceux qui se nourrissent de la même passion. Aimer, c’est apprécier le bonheur simple. Il faut savoir s’éloigner des bavardages, des certitudes et de toutes les choses négatives afin de rester libre et authentique. » Ange Le Bruchec

     

    FullSizeRender
     » Rencontres « 
    Ange Le Bruchec
    parution : 2016

       

    FullSizeRender.jpg
     » Regards, entre peinture et poésie « 
    Ange Le Bruchec – Jean Tanguy
    Parution :1999

    https://angelebruchec.blogspot.com/



     

  • Le bonheur du jardin !

    Le bonheur du jardin !

    DSC02159

    Tile1

    DSC02164

    DSC02143

    À Aurore

    La nature est tout ce qu’on voit,
    Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
    Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
    Tout ce que l’on sent en soi-même.
    Elle est belle pour qui la voit,
    Elle est bonne à celui qui l’aime,
    Elle est juste quand on y croit
    Et qu’on la respecte en soi-même.
    Regarde le ciel, il te voit,
    Embrasse la terre, elle t’aime.
    La vérité c’est ce qu’on croit
    En la nature c’est toi-même.
    George Sand 

    Mon  jardin, mon antre de paix et de douceur…. Je l’aime libre, mélange de fleurs sauvages,  plantes grimpantes ou tapissantes, arbres, arbustes, rosiers. Les abeilles et les bourdons butinent, les oiseaux virevoltent et mes petites fées s’amusent à chercher les korrigans bienveillants  pendant que notre malzenn veille sur tous …. J’aimerais partager avec vous mes photos prises ce dimanche et le si beau poème de George Sand toujours si actuel.

    Douce semaine, bises bretonnes 

    277bd5339850f082033498a6353345a0--bretagne-france-breton

     

  • Maurane…Dernier voyage…

    Maurane…Dernier voyage…

    0602498453537

     

    Ce sera comme un dernier voyage
    Un changement de paysage, ensemble
    Ce sera notre dernière odeur
    On se sent proche de cet amour qui meurt

    Et sans éloigner nos visages
    Sans se détourner des images
    Ne pas rayer les souvenirs
    Ce sera comme un dernier désir ensemble

    Inutile de s’aimer sans se voir
    Inutile d’avancer dans le noir
    C’est la fin de notre histoire

    Ce sera comme s’aimer davantage
    Avoir le temps et une page en plus
    Ce sera plonger dans la rivière
    Naviguer loin en plein hiver, en plein hiver

    Et sans oublier qu’on se quitte
    Que notre amour a ses limites
    Ne pas se blesser le sourire
    Ce sera difficile à tenir, ensemble

    Inutile de s’aimer sans se voir
    Inutile d’avancer dans le noir
    Impossible de donner sans recevoir
    Dans nos yeux les étoiles sont trop rares
    C’est la fin de notre histoire
    Ce sera comme un dernier voyage
    Un changement de paysage, ensemble
    Ce sera notre dernier regard
    La fin de notre histoire….

    Hommage de Daran à Maurane :

    « Par ta gentillesse, ta générosité, ton ouverture sur les autres, ton humour, par une sorte de magnétisme enveloppant inexplicable, tu faisais et feras pour toujours l’unanimité auprès de tous ceux qui ont un jour croisé ta route.
    J’ai été de ceux-là. Ça a été pour moi une chance et un honneur inouï.
    Quand la vie m’a fait ce cadeau merveilleux, je me souviens avoir travaillé dur pour élever mon niveau de composition à la hauteur d’une des plus belles voix de ce monde (et de sûrement bien d’autres mondes à découvrir…).
    Réaliser un album, c’est un peu comme fabriquer un écrin de velours autour d’une voix. Mais comment fabriquer du velours sur du velours?
    Comment faire de la direction de voix quand on perd tout son sens critique à la seconde où les premières volutes d’une mélodie passent par le philtre envoûtant d’une telle puissance d’interprétation et d’une telle sensibilité artistique? »  Daran

    024eb464476733c1e2eebe33b65fa736-1374416130.jpg

    52771_main

    Je suis triste… Maurane s’est envolée pour toujours et déjà sa voix me manque… j’ai choisi de partager avec vous un album que j’apprécie ( il y en a plusieurs), qui s’appelle « Si aujourd’hui » et plus particulièrement une chanson « Dernier voyage » qu’elle interprète avec Daran. ( sur la fin d’un amour… ) Eveline56

    dearest_deer_13

     

     

  • Les cœurs de Jim Dine…

    Les cœurs de Jim Dine…

     

    capture-20130218-233530.png
    « Coeur après le déluge »    Jim Dine

     

    dine-1
    Jim Dine

     

     

    Jim-Dine-Mural
    Jim Dine
    Dine_Cottonwoods
    Jim Dine

    dine-monotypes-gravures-1983.jpg

     

     

    Artiste et poète américain de renommée mondiale, Jim Dine, né en 1935, rejoint New York en 1958. Il délaisse alors le happening pour la peinture, ses sujets mêlant expressionnisme abstrait et pop, sans se réclamer du mouvement. À l’occasion de l’importante donation faite par l’artiste au Musée national d’art moderne, le Centre Pompidou consacre une exposition inédite à son œuvre.
    À travers la peinture et la sculpture sous toutes leurs formes, développant une iconographie puissamment personnelle, l’artiste fait entendre depuis soixante ans sa voix singulière.

    Entretien avec l’artiste
    Bernard Blistène – Vous offrez à la France quelque vingt-cinq œuvres couvrant votre parcours. Quel est le sens de cette donation exceptionnelle ?
    Jim Dine La France m’a tant apporté que cette donation me paraît naturelle. Elle est un signe de reconnaissance envers la culture française, sa peinture, son histoire, mes liens profonds avec des interlocuteurs depuis tant d’années – je pense ici entre autres, au grand Aldo Crommelynck avec qui j’ai réalisé tant de gravures… J’ai toujours eu ma bicyclette avec moi à Paris, avec l’idée de découvrir quelque chose dans ce pays où je vis et travaille plusieurs mois de l’année ! Je n’ai été nulle part ailleurs avec tant de plaisir.
    BB – Si je vous demandais quel est le sens de votre travail, que me répondriez-vous ?
    JD – Chaque œuvre a une signification propre. Je travaille tout simplement parce que je ne sais rien faire d’autre ! Je n’ai jamais cessé de faire des choses, depuis l’âge de deux ans ! Je suis sans doute né ainsi !
    BB – Au milieu des années 1980, un changement radical s’opère dans votre œuvre. Comment l’expliqueriez-vous ?
    JD – Curieusement, aujourd’hui que je suis devenu un vieux bonhomme, j’ai le sentiment qu’il n’y a pas de différence entre ma façon de faire des objets et ma façon actuelle de peindre. Je fais et refais sans cesse. Appelez ça une alchimie ! Il y a toujours eu une dimension physique dans mon travail, qu’il s’agisse en son temps de performances ou de mes travaux actuels, y compris dans mon œuvre poétique.
    BB – Pour tout un chacun, vous êtes d’abord l’homme d’une image : celle de ce cœur que vous dessinez et peignez sans cesse, tel un leitmotiv au milieu de mille autres choses qui sont apparues au fil des années. Comment l’expliquer ?
    JD – J’ai vieilli, j’ai changé, j’ai évolué comme tout être humain ! Duchamp ne me suffisait pas, l’expressionisme abstrait ne me suffisait pas ! Peindre seulement ne me suffisait pas ! J’ai ajouté des images et puis j’ai eu le sentiment d’avoir trop d’images. Alors, j’en ai enlevé… Tout cela n’est rien d’autre que ce que vous êtes quand vous vous réveillez le matin et que vous rêvez de nouvelles expériences.
    BB – Que sont-elles aujourd’hui ?
    JD – Je fais de l’art ! J’aime faire des choses plus que jamais ! J’aime rassembler ce que je faisais, il y a soixante ans et ce que je découvre toujours et encore. Lorsque j’étais gamin, je ne voyais pas la différence entre un pinceau et un marteau. J’adorais entremêler des objets et des outils du quotidien. Je vivais cela de façon naturelle. Il n’y a pas de raison pour que j’y renonce aujourd’hui …                   

    (Centre Pompidou… Paris )

     

    « Cette semaine, j’aimerais partager avec vous l’oeuvre poétique de Jim Dine. Tous ces cœurs, toutes ces couleurs me bouleversent, un vrai bonheur pour nos yeux tristes et fatigués, une vraie récréation face au monde d’aujourd’hui. »

    Jim Dine  et ses Pinocchio, la semaine prochaine… Bises bretonnes 277bd5339850f082033498a6353345a0--bretagne-france-breton

  • Petit âne…  azen (e brezhoneg)

    Petit âne… azen (e brezhoneg)

    CIMG0174 CIMG0176

    Petit âne au regard de feu
    Emmène-moi dans tes jeux
    Dans tes ruées dans tes gambades
    Dans tes trots et dans tes balades
    
    Je te confierai mes paniers
    Je te confierai mes secret
    Je te confierai mes regrets
    Petit âne au regard de feu
    Emmène-moi dans tes jeux
    
    Petit âne au regard de soie
    Emmène-moi dans ta joie
    Nous partirons à mille lieues
    Dans la douceur d'un matin bleu
    
    Tu porteras mes paniers
    Tu porteras mes secrets
    Tu porteras mes regrets
    Petit âne au regard de soie
    Emmène-moi dans ta joie
    
    Petit âne au regard de fleur
    Emmène-moi dans ton cœur
    J'y cueillerai mille couleurs
    J'y cueillerai mille senteurs
    
    Tu enchanteras mes paniers
    Tu enchanteras mes secrets
    Tu enchanteras mes regrets
    Petit âne au regard de fleur
    Emmène-moi dans ton cœur
    
    Christiane Richard

    CIMG0175

    • Cette semaine, place aux vacances… j’aimerais vous présenter l’âne « Trotro » ( surnom choisi par les petites fées). il vit dans le village et nous l’aimons tous notre petit Trotro :). Son environnement est apaisant, un petit étang borde son territoire avec deux barques échouées sous les arbres.

      Malzenn tient à le saluer tous les jours 😉  les petites fées lui apportent des sourires mais pas de nourriture, Trotro a ce qu’il faut et une pancarte indique de ne pas lui jeter de la nourriture… Voilà la jolie histoire de Trotro…

      J’ ai choisi ce doux poème  de Christiane Richard pour accompagner mes photos mais rappelez vous de Francis james: « J’aime l’âne si doux marchant le long des houx » et du chanteur Hugues Aufray ( Le Petit Ane Gris) « Ecoutez cette histoire Que l’on m’a racontée. Du fond de ma mémoire, Je vais vous la chanter »…

    CIMG0178.JPGCIMG0184CIMG0186

    Très bonne semaine, bises bretonnes 🙂  cropped-eve.jpg

  • Poèmes de nuit, poèmes de jour ….Barzhonegoù noz, Barzhonegoù deiz

    Poèmes de nuit, poèmes de jour ….Barzhonegoù noz, Barzhonegoù deiz

    Poèmes de nuit, poèmes de jour

    Si j’écris à l’ombre de ma lampe
    Des vers maladroits et creux
    Avec ce petit outil mal assuré dans ma main lasse
    Si j’écris le soir au dos d’enveloppes
    Des poèmes humbles : camelote
    Où l’on ne trouve que des fleurs sauvages…
    Et quelques miettes d’amour.
    Car tout cela je le fais pour ceux que j’aime.

    Mais j’écris, moi, d’autres poèmes
    Et ce n’est pas à l’ombre de ma lampe
    Mais à la lumière du soleil
    Ce n’est pas au dos d’enveloppes
    Mais sur la poitrine nue de Celui que j’aime
    Sur la peau nue du Pays que j’aime
    Ce n’est pas avec un outil que j’écris
    Mais avec des instruments d’acier.
    Je ne parle pas de lance ou d’épée
    Mes instruments sont de paix et de culture.

    Je n’écris pas des vers de douze pieds
    En comptant sur mes doigts
    Mais de douze fois douze enjambées… et plus.
    Mes vers, je les écris avec l’acier tranchant de ma faux
    Andain après andain dans les cheveux blonds de mon Pays
    Le soleil en fait des poèmes aromatiques
    Que mes vaches ruminent pendant les nuits d’hiver

    Mes vers je les écris avec le soc de la charrue
    Dans la chair vivante de ma Bretagne, sillon après sillon
    — J’y dissimule des graines d’or —
    Le Printemps en fera des poèmes :
    Mers d’émeraude ondulant dans la brise
    L’été en fera des étangs d’épis
    Le vent d’août les mettra en musique
    Et le chœur de la batteuse me chantera
    Les journées ardentes du huitième mois
    Les journées de peine de poussière de sueur.
    Mes Poèmes sacrés et… méprisés !

    ANJELA DUVAL, Janvier1966

    (Traduit du breton par Paol Keineg)

     

    20180420_194334.jpg

    Promenade au bord de la mer si belle…. Le soir tombe et je pense à ce poème d’Anjela qui parle d’amour et de paix : « Mes instruments sont de paix et de culture ».

    Poèmes de nuit, poèmes de jour…. Barzhonegoù noz, Barzhonegoù deiz

    cropped-eve.jpg           a-greiz kalon… Du fond du cœur… Eveline56

     

     

     

  • Tereza… Le fil du temps  » red an amzer »

    Tereza… Le fil du temps  » red an amzer »

    P1010007
    photo Eveline M.
    Divagations 

     

    Dans mon vocabulaire
    Il est d’étranges synonymes
    Mer, maison, sécurité, soleil . 
    Mer, mort, angoisse, nuit.
    Et comme la nuit succède au jour
    C’est inéluctable ,
    L’angoisse est fille du soleil.
    J’ose penser à ma mère
    Dans la sécurité de la maison
    Qui tient à distance l’angoisse.
    La mort atteint toujours quelqu’un que j’aime
    Ma propre mort je n’y pense jamais.
    Peut être suis je morte une première fois
    Quand mourut ma mère ?

     

    Monde étrange des mots
    Devenus des symboles :
    La maison est un ventre chaud
    Qui rassure les vieux enfants
    Et la nuit est supportable
    Parce que l’aube ramènera la lumière.
    Le soleil et la mort se donnent la main
    Comme frères jumeaux.
    L’angoisse  m’enveloppe d’ombre
    Au plus haut du soleil .
    Ainsi toujours il faut vivre
    En mêlant le blanc et le noir
    La lumière et l’obscurité.
    Et le bonheur c’est d’accepter
    Que toutes ces choses entrelacées
    Fassent  la trame de la vie.

     

    TEREZA

    Livre bilingue. Textes bretons avec traduction française en regard.

    le-fil-du-temps-red-an-amzer
    Tereza

    Tereza Desbordes est une éditrice et écrivain en langue bretonne qui a travaillé pendant 28 ans pour Mouladurioù Hor Yezh. Au long des années, elle a écrit des poèmes. Voici rassemblés un choix d’entre eux qui témoignent de ses sources d’inspiration: la nature, la mer, la vie, l’amour sous toutes ses formes, avec de temps en temps une pointe d’angoisse car l’angoisse fait partie de notre quotidien…………….. Son engagement militant en faveur de la culture bretonne passe par l’Institut culturel de Bretagne. Elle a présidé durant plusieurs années la section Littérature écrite. Elle est décorée de l’ordre de l’Hermine…

    «  Je découvre Téréza à la médiathèque et j’ai un vrai coup de foudre pour ses poèmes qui nous parlent du temps qui passe… Certains de ses écrits m’émeuvent aux larmes.  » Divagation » en fait partie. je partagerai avec vous certains de ces trésors au fil du temps »…….

    Ici grand soleil !  Je vous souhaite de belles journées  dorées . Bises bretonnes

    images 

    Image à la une: Nicoletta Ceccoli 🙂

  • Bambi…. Felix Salten

    Bambi…. Felix Salten

    Le dessin animé que je préfère est, depuis toujours,  « Bambi « . Dans mon enfance,  la douceur de ses traits  m’a ému et je continue à fondre sur ce petit animal qui nous parle des saisons, de la naissance, de la vie, de la mort. Il découvre le monde de la forêt et apprend L’amitié, le respect, l’amour  mais aussi la douleur, la solitude. 

    Bonne semaine ! Bises bretonnes,

    Eveline56

    77e8b77922c79db6b3c38eddd2d19488

    51xJC6TdDGL._SL500_

     Felix Salten est l’auteur de « Bambi l’histoire d’une vie dans les bois » paru en 1923. Lors d’un voyage dans les Alpes, charmé par la nature environnante, Felix Salten imagina l’histoire d’un chevreuil baptisé « Bambi » d’après le mot italien bambino, qui signifie à la fois « bébé » et « enfant ». 

     

    813cRkd6LBL
    Bambi, le livre du 75e anniversaire

     

    91C127sIOGL81f5fRFQLSL

     

    « Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois » est une œuvre interdite en Allemagne nazie en 1936, parce que considérée comme une « allégorie politique sur le traitement des Juifs en Europe». De nombreux exemplaires de ce dernier ont été brûlés, ce qui rend les premières éditions originales très difficiles à trouver. 

    Son œuvre a été traduite en anglais dès 1928 et adaptée en film d’animation en 1942 par les studio Disney sous le nom Bambi.

    8728_fr_bambi__1942__1454332845209
    Affiche « Bambi » 1942

    Une scène dépeint les agissements des chasseurs sous un jour noir ; ils se firent entendre à la sortie du film « Bambi » : l’Association des Chasseurs Américains voulait que les projections de Bambi fussent précédées d’un avant-propos réhabilitant l’image des chasseurs, mais fort heureusement, Walt Disney et les projectionnistes résistèrent. 😉

    81XcsvZXI-L

     

  • Joyeuses fêtes de Pâques….

    Joyeuses fêtes de Pâques….

    OLYMPUS DIGITAL CAMERA
    << bleu de Concarneau >> Patrice Cudennec
    OLYMPUS DIGITAL CAMERA
    << Doëlan >> Patrice Cudennec
    vase-guilvinec-1-Copier.jpg
    <<le Guilvinec>> Patrice Cudennec
    OLYMPUS DIGITAL CAMERA
    <<4 pêcheurs>> Patrice Cudennec

    « Quand je travaille dans mon atelier, je cherche à restituer les émotions que je ressens à travers mes aquarelles, mes pastels, mes gravures et mes créations en général. J’ai envie que le spectateur ressente à son tour ces émotions. Je suis, en quelque sorte, le passeur d’émotions colorées »

    Accueil

    J’ai découvert Patrice Cudennec en 2013, ses tableaux étaient exposés dans la petite chapelle de notre village lors du mariage de nos enfants. J’ai eu un coup de foudre immédiat  pour son univers poétique, ses tableaux  » bleu océan » représentant des pêcheurs bretons humbles et doux. D’abord peintre, Patrice Cudennec est aussi graveur, sculpteur et tapissier. Il s’est lancé dans la céramique en décorant des pièces uniques à la Faïencerie d’art breton à Quimper puis chez HB Henriot. Poésie colorée d’humilité et de tendresse…. je partagerai  avec vous d’autres facettes de son talent….

    Joyeuse fête de Pâques !!!!
    Je vous souhaite une beau week-end printanier    Eveline56

    OLYMPUS DIGITAL CAMERA

     

     

     

     

  • Au pied de la première racine…

    Au pied de la première racine…

    20180227_161916

    Au pied de la première racine

    Au pied de la première racine,
    De la première herbe,
    Du premier sous-bois
    Du temps premier
    Dormait la paix.
    Et tournent les nuits, et tournent les jours,
    Navigue la vie, navigue l’amour,
    Sur l’aile du vent les rêves trépassent,
    Sur la mer du temps se ride l’espace,
    Vogueront les jours, vogueront les nuits,
    Tournera l’amour, tournera la vie,
    Dans les bras du vent tournera la terre,
    Dans la mer du temps sombre le mystère.
    Au bout de la dernière feuille,
    De la dernière branche,
    Du dernier arbre
    De la dernière forêt
    Du dernier temps
    Eclatera le jour
    S’éveillera la Paix.

    Madeleine Guimont

     

    20180227_161921.jpg

    « Triste temps où l’on voit des hommes de courage, innocents et silencieux, nous quitter »  Eveline56

    photos Eveline Malonda


     

     

  • Joyeux printemps ! nevez amzer

    Joyeux printemps ! nevez amzer

    Le grand cavalier au veston vert, court le monde.

    Il habille la lande, les bois et les pâturages d’or et d’argent.

    Il sème le long des talus, le long des chemins, des diamants, des perles, des étoiles et des clochettes.

    le printemps est arrivé (…)  Anjela duval

     

     

    Joyeux printemps !  Eveline56rené-magritte-le-printemps

    Rene MAGRITTE – Le Printemps

     

     » Image à la une:  étang de nymphéas par le peintre Claude Monet »

    Claude Monet commence la réalisation de cette toile aux prémices de la 1ère Guerre Mondiale et a la volonté de créer un décor de paix et de quiétude dans un monde à l’aube d’une guerre qui touchera l’Europe et le monde.

     

     

     

  • Phanette Savouré, sculptrice…

    Phanette Savouré, sculptrice…

    1 (Copier)

    20180317_111039 (Copier)

    5 (Copier)20180317_111055 (Copier)

     

    3 (Copier)

    Argile agile…

    Instant fragile…

    Leger voile volé…

    Le temps…

                      Qui passe…

                      Un ange…

    Marie- Laure Benoit

    7 (Copier)

    6 (Copier)

    2 (Copier)

     « Phanette Savouré, sculptrice , est l’invitée de l’espace culturel « Passe Ouest » à la médiathèque de Ploemeur
    « Je me laisse guider par ma main, non par ma tête. Lorsque la pièce prend forme, je la laisse venir. »
    « J’ai beaucoup aimé cette exposition, les formes et les courbes de ses oeuvres si attendrissantes, le thème de la maternité en particulier. Bravo à « ma super médiathèque » !!!! Eveline56  🙂
    Douce semaine à vous …. Bises de Bretagne  277bd5339850f082033498a6353345a0--bretagne-france-breton

     

     

     

     

     

     

  • Dansez les petites fées….

    Dansez les petites fées….

    RONDE
    
    Dansez, les petites filles,
     Toutes en rond.
     En vous voyant si gentilles,
     Les bois riront.
    
    Dansez les petites belles,
     Toutes en rond.
     Les oiseaux avec leurs ailes
     Applaudiront.
    
    Dansez les petites fées,
     Toutes en rond.
     Dansez, de bluets coiffées
     L'aurore au front.
    
    Victor Hugo

     

    « Les petites fées dansent pour chasser les nuages , moment magique…. Demain soleil pour tous…. »

    Bonne semaine, bises bretonnes…277bd5339850f082033498a6353345a0--bretagne-france-breton Eveline56

     

     

  • J’ai toute une maison de mots….

    J’ai toute une maison de mots….

    TandAime
    Déborah Chock

    Un-Jour-elles-Soeuront

    Scan0001

    Ecrire-Mot-à-Maux.jpg
    Déborah Chock
    Nous-sommes-tous-VACA-Terre.jpg
    Déborah Chock
    ben.png
    Benjamin Vautier, Ben

    « Cette semaine , j’aimerais partager avec vous tous les mots dans l’art de la poésie, de la peinture, ces mots de tous les jours, si beaux et que nous prononçons sans y penser…. Choisissons les avec délicatesse pour ne pas blesser mais pas seulement, avec force contre l’injustice, en chantant quand nous sommes heureux, de drôles de mots pour rire et des mots bleus pour pleurer » …. DOUCE SEMAINE …. Eveline56

    Artistes: Benjamin Vautier Déborah Chock….

     images