L’arbre va tomber….

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L’arbre va tomber
Les branches salissaient les murs
Rien ne doit rester
Le monsieur veut garer sa voiture
Nous, on l’avait griffé
Juste pour mettre des flèches et des cœurs
Mais l’arbre va tomber
Le monde regarde ailleurs

L’arbre va tomber
Ça fera de la place au carrefour
L’homme est décidé
Et l’homme est le plus fort, toujours
C’est pas compliqué
Ça va pas lui prendre longtemps
Tout faire dégringoler
L’arbre avec les oiseaux dedans!

Y avait pourtant tellement de gens
Qui s’y abritaient
Et tellement qui s’y abritent encore
Toujours sur nous penché
Quand les averses tombaient
Une vie d’arbre à coucher dehors

L’arbre va tomber
L’homme veut mesurer sa force
Et l’homme est décidé
La lame est déjà sur l’écorce

Y avait pourtant tellement de gens
Qui s’y abritaient
Et tellement qui s’y abritent encore
Toujours sur nous penché
Quand les averses tombaient
Une vie d’arbre à coucher dehors

L’arbre va tomber
On se le partage déjà
Y a rien à regretter
C’était juste un morceau de bois
Un bout de forêt
Avancé trop près des maisons
Et pendant qu’on parlait
L’arbre est tombé pour de bon!

Y avait pourtant tellement de gens
Qui s’y abritaient
Et toutes ces nuits d’hiver
Quand les averses tombaient
T’as dû en voir passer
Des cortèges de paumés
Des orages, des météores
Et toutes ces nuits d’hiver
Quand les averses tombaient
Une vie d’arbre à coucher dehors
À perdre le nord
À coucher dehors… à coucher dehors

Francis Cabrel

Ces arbres sont tombés, sous la tempête….Attention danger, ils penchent…. Pauvres vieux arbres près de la chapelle, ils me manquent déjà…. Eveline56

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 ♪ Donne-moi Une Seconde ♪

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Froid sur ma Bretagne! Jonquilles, primevères brillent sous le soleil qui peine à les réchauffer…. Et j’écoute Stephan Eicher, sa belle voix et cette douce mélodie que je souhaiterais partager avec vous ! Bises bretonnes 277bd5339850f082033498a6353345a0--bretagne-france-breton

Extrait de l’album  « L’Envolée ». 

 ♪ Donne-moi Une Seconde ♪
Donne-moi tout ton moi
Donne-moi l’éternité
Tout me va

Donne-moi la lumière
De l’ombre écarte-moi
Mets-moi dans tes prières
Pardonne-moi

Demande-moi de grandir
Demande-moi d’être là
Que faire pour te tenir dans mes bras
Aide-moi à te mentir, à me servir de toi
Laisse l’imbécile sourire qui est en moi

Quel chemin parcourir?
Et mener quel combat?
Quel serment trahir?
Je suis là
Presque prêt à mourir
Sur un seul mot de toi
Vivre sans mal finir
Mais je peux pas

Demande-moi de grandir
Demande-moi d’être là
Que faire pour te tenir dans mes bras
Aide-moi à te mentir, à me servir de toi
Laisse l’imbécile sourire qui est en moi

 

Stephan Eicher

Palais de glace ….

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Ce matin dans le jardin, dentelle de glace…. Incroyable de beauté et de fragilité.

clic clac…. zoom …

J’aimerais partager avec vous ce beau moment et l’associer au livre de Tarjei Vesaas « Palais de glace »….  chef d’oeuvre poétique !

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Dans un paysage de légende façonné par le froid et la glace, au coeur de l’interminable automne norvégien, deux fillettes se découvrent et se reconnaissent. Siss et Unn, Unn et Siss. De caractère apparemment opposé, elles s’attirent et se troublent, jusqu’au soir où, les yeux plongés dans un même miroir, elles scellent un pacte, un lien aussi indéfectible qu’inexplicable, ténu comme un cristal de givre et puissant comme le palais de glace figé au pied de la cascade. Le lendemain, Unn disparaît…

bonne semaine, attention au froid, bises bretonnes ….

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Arts du Japon

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Sumi e……..

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Le terme japonais « sumi » signifie encre noire, « e » signifie peinture.
L’histoire du sumie :
Le sumie est apparu au Japon au XIVème siècle dans les temples zen. Les touches naissent spontanément, elles témoignent directement de la concentration, de l’énergie, de la profondeur, parce que dans cette technique il ne faut pas chercher à embellir les choses mais plutôt à les simplifier. Les sujets essentiels comme les herbes, les animaux, les fleurs, les nature-mortes sont totalement isolés de leur milieu.

Les arts du Japon, petit clin d’œil à Joëlle et à son voyage au pays du Soleil levant ….

Je vous souhaite à tous une belle semaine pleine de créativité et de bonheur…. Bises de Bretagne !!!!

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Tango fantôme….Tove Alsterdal

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Durant la nuit de Walpurgis, cette nuit de la fin avril où l’on fait brûler des feux pour dire adieu à l’hiver, une femme est tombée d’un balcon, du onzième étage. C’était Charlie, la sœur d’Helene Bergman, mais depuis des années elles ne se parlaient presque plus. Helene n’avait jamais partagé l’obsession de son aînée : découvrir ce qu’il était arrivé à leur mère, disparue en novembre 1977, quelque part en Amérique du Sud. De cette Ing-Marie si belle, il ne reste plus que quelques photographies et le souvenir de ceux qui l’ont aimée. Mais tandis que la police s’apprête à classer la mort de Charlie comme un banal suicide, Helene se dit qu’elle aurait dû révéler certaines choses. Au bout de ces omissions, elle va devoir conduire elle-même une étrange enquête. Pas sur une mort, mais sur deux. Pas seulement sur sa sœur, mais aussi sur sa mère. Pas seulement en Suède, mais aussi en Argentine.
Dans ce roman couronné par le prix du meilleur roman policier suédois 2014, Tove Alsterdal dresse le portrait de femmes aveuglées par leurs désirs comme par leurs peurs. Non, la vie d’une personne ne se trouve pas dans ce qu’elle laisse derrière elle, mais dans ce qu’elle choisit de cacher.

Extrait:

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J’ai aimé ce livre qui nous entraine de la Suède vers l’Amérique du Sud, de l’époque actuelle en Suède à celle  de la dictature dans les années 70 en Argentine…. Deux sœurs qui souffrent de leur passé, différemment et en s’éloignant l’une de l’autre, une mère disparue 30 ans auparavant et qui les a abandonnées, un père sdf  inexistant. Et cette histoire passionnante et douloureuse…. A découvrir  

Bonne semaine à tous…. Kenavo ! images

 

Instants de Noel….

Bises bretonnes 💗💖💗💖

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Chloé 😙
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Léane 😙

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Cadeaux  pour nos petites fées ….. chut
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Envol…. arbre de vie….

 

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Épiphanie…..
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Et la grippe 😷😳😴😩

Dans les saisons en marche….

promenade au bord de l'etang.... Lannenec....Dans les saisons en marche

Nous mûrissons des légendes

Nous enfonçant dans les sentiers

qui ouvrent la forêt 

Nous devenons mémoire d’arbres

et nos rêves comme des oiseaux

battent des ailes au dessus des fougères.

Joseph-Paul Schneider (Sous le chiffre impassible du soleil) 1988.

Meilleurs vœux pour l’année 2018 ! Je vous souhaite bonheur et santé et de précieuses étincelles dans la vie. Bises bretonnes 🙂

Eveline.

Joyeux Noël !

Et dans mes bottes ?
 
Dans mes chaussures ?
Une voiture,
Dans mes chaussons ?
Un ourson.
Dans mes baskets ?
Une dînette.
Dans mes sandales ?
Un cheval.
Dans mes ballerines ?
Des pralines,
Et dans mes bottes ?
Des papillotes !
 
Corinne Albaut  ( poème appris par Chloé )

Joyeux Noël à tous et à toutes ! Je vous souhaite de l’amour, de la joie et aussi de la bienveillance. BISES BRETONNES

Les petites bougies sous les coquelicots brillent pour Ayden; c’est un petit garçon de 3 ans atteint de la leucodystrophie de type KRABBE, Ayden était en parfaite santé jusqu’à l’ âge de 8 mois…..  http://espoir-pour-ayden.com/

 

 

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Mon beau sapin ………………………………..

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« Poème sur la 7ème » Johnny H.

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 » J’aimerais rendre hommage à Johnny Hallyday en  partageant avec vous une chanson peu connue du grand public, écrite par Philippe Labro (en 1970) et accompagnée par  la magnifique « 7ème symphonie de Beethoven »…. Labro décrit, avec des paroles puissantes et simples, l’angoisse d’un être humain dans un monde post-apocalyptique et l’interprétation de Johnny est bouleversante.       (chanson culte 100% écolo  )

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J’aimais aussi quand il nous chantait Diego, l’envie, Quelque chose de Tennessee etc…. et surtout « oh Marie » ma préférée…. et vous votre chanson préférée de Johnny  ? Eveline56

POEME SUR LA 7ème

Johnny Hallyday
Paroles: Philippe Labro. Musique: Ludwig van Beethoven  

 

Qui a couru sur cette plage ?
Elle a dû être très belle
Est-ce que son sable était blanc ?
Est-ce qu’il y avait des fleurs jaunes
Dans le creux de chaque dune ?
J’aurais bien aimé toucher du sable
Une seule fois entre mes doigts

Qui a nagé dans cette rivière ?
Vous prétendez qu’elle était fraîche
Et descendait de la montagne ?
Est-ce qu’il y avait des galets
Dans le creux de chaque cascade ?
J’aurais aimé plonger mon corps
Une seule fois dans une rivière

Dites, ne me racontez pas d’histoires !
Montrez-moi des photos pour voir
Si tout cela a vraiment existé

Vous m’affirmez
Qu’il y avait du sable
Et de l’herbe
Et des fleurs
Et de l’eau
Et des pierres
Et des arbres
Et des oiseaux ?
Allons, ne vous moquez pas de moi !

Qui a marché dans ce chemin ?
Vous dites qu’il menait à une maison
Et qu’il y avait des enfants qui jouaient autour ?
Vous êtes sûrs que la photo n’est pas truquée ?
Vous pouvez m’assurer que cela a vraiment existé ?
Dites-moi, allons, ne me racontez plus d’histoires !
J’ai besoin de toucher et de voir pour y croire

Vraiment, c’est vrai !
Le sable était blanc ?
Vraiment, c’est vrai !
Il y avait des enfants
Des rivières
Des chemins
Des cailloux
Des maisons ?
C’est vrai ?
Ça a vraiment existé ?
Ça a vraiment existé, vraiment…

 

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J’ai choisi Les créations de « Brin Levinson » en illustration….
« Une vision onirique et envoûtante de la fin du monde où les animaux sauvages   viennent peupler les vestiges de notre civilisation. « 

 

Marie-Noël ….

Marie Noël, de son vrai nom Marie Rouget…..

Née à Auxerre en 1883. est l’une des grandes poétesses du XXème siècle, admirée par Valéry, Montherlant ou Aragon.

Elle a chanté Auxerre dans ses recueils de poèmes et ses écrits en prose. Sa poésie, tour à tour tourmentée ou enjouée, s’inspire de la vie quotidienne ou exprime le combat du doute et de la foi. « J’aurais aimé être lièvre, et j’aurais été toute ma vie chien attaché » peut-on lire sur le socle de la statue élevée en son honneur par François Brochet, près de la Tour de l’Horloge. En 1960, le Général de Gaulle lui décerne la Croix d’Officier de la Légion d’Honneur. Elle fut également Commandeur des Arts et des Lettres. Elle s’éteignit à Auxerre en 1967 et légua la toute propriété de son œuvre littéraire à la Société des Sciences Historiques et Naturelles de l’Yonne à Auxerre.

 

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« Le plus beau chant est celui qui contient le plus grand silence. « 

 

 

 

« Pourquoi n’avons-nous pas en poésie des demi-soupirs, des soupirs, des pauses, des points d’orgue pour marquer le temps plus ou moins prolongé de ces silences qui sont presque tout en poésie comme ils sont tout en musique (…) En vers, un point, une virgule qui indiquent l’arrêt du sens n’ouvrent pas assez d’entrée et de durée d’un silence. Faute de mieux j’ai souvent employé le point suspensif (…) On ne pourrait pas régler par le nombre de points suspensifs la durée plus ou moins pathétique du silence ? mais ce serait toute une révolution ! » 

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 » J’ai cherché un pays pour vivre. J’ai longtemps marché, je vieillis, je ne l’ai pas trouvé encore.
Je cherche un pays pour mourir.
J’y veux un grand soleil pour qu’en m’endormant mon cœur ait chaud, j’y veux une terre douce et secrète qui me prenne, me couvre, me cache.
O bonne terre, tous m’ont fait mal – mes amis plus que les autres – mais ne le dis à personne. Sur moi fais pousser l’épine pour que nul ne trouve ma tombe et que n’y puissent couler sur moi les larmes de ceux que j’aimai, leurs gentilles larmes sans douleur… Elles me feraient trop mal encore.
Laisse plutôt tomber sur moi la longue pluie triste, la pluie vraie. « 

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Lors de mon séjour à Auxerre, j’ai découvert cette statue !!!! Intriguée par cette dame avec chapeau et écharpe, petite Mary Poppins d’Auxerre, j’ai découvert qu’elle était poète. A la lecture du texte ci-dessus, quelle émotion….

Je vous souhaite une belle semaine …. Bises bretonnes  🙂

Gros bisous à ma famille d’Auxerre et de ses environs….. 😉

eve Eveline56

La dernière pomme….

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La dernière pomme
Vais-je tomber, ne pas tomber ?
Se disait la dernière pomme.
J’ai résisté aux vents d’automne,
Aux pluies, aux premières gelées :

– Il ne faut pas que j abandonne
Mon fidèle ami, le verdier.
Vais-je tomber, ne pas tomber ?
Il y va de mon cœur de pomme.

Je suis d’or rouge et de miel jaune
Comme une lune à son lever
Et j’éclaire tout le pommier.
Non, non, verdier, je me cramponne,
J’attendrai l’hiver pour tomber….
Maurice Carême

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Décembre arrive à grands pas…. Et si c’était la dernière pomme….

 

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Douce Semaine !!!! Bises Bretonnes    Eveline56cropped-paperartist_2016-01-12_21-34-40-copier

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Mirabelles

J’suis un village, comme quelques autres en France
Ma naissance se situe vers la renaissance
Moins d’une centaine quelque soit le recensement
Bien avant les pansements, je n’avais que des paysans
J’en ai vu glutiner, flâner ou glaner
Des pelletés de mirabelles vers la fin de l’été
Je crois que l’unique chose qui a changé ma vie
Fut l’arrivée des taxis
Ils sont plein selon mes recoupements
Il y a des gueules cassées, pour les blessés prothèses et pansements
Face à face ils se font front dans les tranchés
Avant tout ce manège, j’étais un village enchanté

On ne me croit pas ça semble irréel
Avant tout ce manège j’étais un village enchanté
Les seuls témoins sont les mirabelles
Avant tout ce manège

Ils se sont préparés pour la bataille
Dans l’artère principale c’est la pagaille
Ils portent des uniformes bleus rouges voyants
Avec montre à gousset, couvre-chef flamboyant
La grosse bertha fait face au Crapouillot
Le flot de feu est continu, soutenu par les artiflots
Comme à Valmy nous répétait l’académie
Une bataille, des acclamations et c’est l’accalmie
Les murs ont des oreilles, c’est la fête au village
Le théâtre aux armées nous fait découvrir le jazz
Il y a des fanions, des litrons, du tapage
Et cette odeur maudite, le vent nous ramène les gaz
Il y a de la joie, des pleurs, des fleurs, la peur
Tout à l’heure on a fusillé un déserteur
Il avait ce poème dans sa vareuse
Adieu, Meuse endormeuse

On ne me croit pas ça semble irréel
Avant tout ce manège j’étais un village enchanté
Les seuls témoins sont les mirabelles
Avant tout ce manège
Les seuls témoins sont les mirabelles

Maintenant que la guerre est passée
Il n’y a plus de soldats terrés dans les tranchées
Les taxis de la Marne s’en sont retournés
Qui aurait pu penser que je les regretterais
En l’an quatorze ils étaient des milliers
Démobilisés je ne les ai pas oubliés
Je repense au boulanger, je sens le pain au millet
Des blessés, des macchabés mais là au moins je vivais
Ça fait plus de cent ans que je n’ai plus d’habitant
Quelques mots sur une plaque et puis des ossements
Je le dis franchement c’est pas lattent, j’attends
Le retour de la vie dans la paix ou le sang

Trop court était l’enlisement
Je n’ai plus aucun habitant
Les mirabelles sont en déshérences
Je suis un village mort… Pour la France

Allons enfants
On ne me croit pas, ça semble irréel
Allons enfants
Les seuls témoins sont les mirabelles
Allons enfants
Les seuls témoins
Allons enfants
Sont les mirabelles….

 

 

 

 

Je n’écoute pas de rap, je trouve souvent cette musique trop violente…. Mais MC Solaar est le poète du rap, ses textes sont toujours aussi beaux, son talent est là intact et c’est un plaisir d’écouter ce nouvel album «Géopoétique». Eveline56          

« Les mirabelles » raconte l’histoire d’un village Français décimé par la Première Guerre mondiale…. Allons enfants  …. 

« Le rap est un océan. Il y en a qui veulent être dans le grand bain, d’autres dans le petit bain, moi je préfère être dans mon bocal. Je fais mon truc, qui ne ressemble pas à quoi que ce soit. » MC SOLAAR

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Passeurs d’amour….

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« Mes doigts tissent le chant des saisons : et naissent des villages,
des collines peuplées d’oiseaux, des mers en mystère…
Puis, des harmoniques de la harpe, surgissent des visages que je peins pour créer la vie : des mères-patience, des anges musiciens,
des Marie-Morgane en sirènes…
Une fois jouée la partition, la musique se tait dans l’atelier.
Elle retentira à nouveau , enrichie par d’autres regards en d’autres lieux,
mais elle ne m’appartiendra plus : le tableau part vers d’autres horizons,
d’autres cimaises, pour vivre sa vie propre… »
Annaïg

j’aimerais vous souhaiter une très douce semaine en compagnie des Créations originales d’ANNAIG LE BERRE, poèmes, dessins, bannières…. J’ai découvert le grand talent de cette artiste lors du FESTIVAL des 7 CHAPELLES en ARTS . Eveline56         eve

 

Littérature :  » Bakhita » Véronique Olmi Prix du roman Fnac 2017 — Et si on parlait culture !

Je partage avec vous ce livre si précieux …. le blog s’appelle:

via Littérature :  » Bakhita » Véronique Olmi Prix du roman Fnac 2017 — Et si on parlait culture !

Amour maternel….

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La Becquée, Jean-François Millet
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mère et enfant maternité , Pablo Picasso….
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Mère et enfant, Renoir
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mère et enfant, lithographie de Marc Chagall  
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Albert Anker , jeune mère contemplant son enfant ….

Dormez ♪
Vêtu d’un rayon d’ soleil
Qu’un coton blanc, par instants voile
Comme un pinceau sur la toile
Rien que l’air vous fait frémir

Il était un p’tit navire
Qui connaissait rien aux étoiles
Il était un p’tit amiral
Qui sentait pas le vent venir

Dormez, dormez, dormez
Tout tremble et vous rêvez

C’est la fin d’un jour d’été
Dans l’incendie, le soleil part
Il va vous laisser dans l’ noir
Et le noir, ça fait grandir

Il était un p’tit navire
Qui connaissait rien aux étoiles
Il était un p’tit amiral
Qui sentait pas le vent grossir

Dormez, dormez, dormez
Tout tremble et vous rêvez

Il était un p’tit navire
Qui connaissait rien aux étoiles
Il était un p’tit amiral
Qui sentait pas le vent venir

Dormez, dormez, dormez
Tout tremble et vous rêvez
Dormez, dormez, dormez
Tout tremble et vous rêvez.

Maxime le forestier / Julien Clerc

 » Ce soir, je pense à mes petites fées et à mes enfants …. Je pense à toutes les mamans et mamies du blog et je vous dédie ces tableaux et cette berceuse qui me touche aux larmes »….. Eveline56

Dormez, dormez, dormez
Tout tremble et vous rêvez….

Mélanie au chateau d’Ancy….

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Lors de ma visite du Château d’Ancy-le-Franc,
j’ai découvert ces sculptures en papier mâché, univers de fable, univers magique et merveilleux des contes pour enfants……J’ai immédiatement pensé à mes petites fées et clic clac…. Je partage avec vous mes photos.

  » Il était une fois… » 

Mélanie Bourlon est cette artiste-sculpteur qui nous nous fait entrer dans l’irréel…

https://www.facebook.com/MelanieBourlonSculptures

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Belle Bourgogne….

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Quelques jours en Bourgogne, Chablis, Courgis ( gros bisous à notre famille si accueillante, si charmante ) et c’est le bonheur ….

suite dans les jours à venir…..

 

Anjela Duval….

« Je veux devenir une petite poétesse
Tel est le désir de mon cœur ici bas. » 9 août 1920″

sans-titre

Karantez vro
E korn va c’halon zo ur gleizenn
‘Baoe va yaouankiz he dougan
Rak siwazh, an hini a garen
Na gare ket ‘r pezh a garan
Eñ na gare nemet ar c’hêrioù
Ar morioù bras, ar Broioù pell
Ha me ne garan ‘met ar maezioù
Maezioù ken kaer va Breizh-Izel !
Ret ‘voe dibab ‘tre div garantez
Karantez-vro, karantez den
D’am bro am eus gouestlet va buhez
Ha lez’t da vont ‘n hini ‘garen
Biskoazh abaoe n’am eus en gwelet
Biskoazh klevet keloù outañ
Ur gleizhenn em c’halon zo chomet
Pa ‘gare ket ‘r pezh a garan.
Pep den a dle heuilh e Donkadur
Honnezh eo lezenn ar Bed-mañ
Gwasket ‘voe va c’halon a-dra-sur
Pa ‘gare ket ‘r pezh a garan
Dezhañ pinvidigezh, enorioù
Din-me paourentez ha dispriz
Met ‘drokfen ket evit teñzorioù
Va Bro, va Yezh ha va Frankiz !

Amour-patrie
En mon coeur est ma blessure,
Depuis ma jeunesse y reste gravée
Car, hélas, celui que j’aimais
Ce que j’aime n’aimait pas.
Lui n’aimait que la ville,
La grande mer et les lointains ;
Je n’aimais que la campagne,
Beauté des campagnes de Bretagne.

Entre deux amours il me fallut choisir
Amour-patrie, amour de l’homme ;
A mon pays j’ai offert ma vie,
Et s’en est allé celui que j’aimais.
Depuis, jamais je ne l’ai revu,
Jamais connu de ses nouvelles.
En mon coeur saigne la blessure
Car ce que j’aime, il n’aimait pas.

Chacun sa Destinée doit vivre,
Ainsi en ce monde en est-il.
Meurtri, certes, fut mon coeur,
Mais ce que j’aime, il n’aimait pas.
A lui, honneurs et richesse
A moi, mépris et humble vie.
Mais je n’échangerais contre nul trésor
Mon pays, ma langue et ma liberté.

 « Ne drokfen ket evit teñzorioù va bro, va yezh ha va frankiz                                                Je n’échangerais contre nul trésor mon pays, ma langue et ma liberté. »

   Anjela Duval …                

 

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PIV ?
 Ma’m befe bet mibien
Am befe bet o armet.
Am befe graet anezho Marc’heien
Marc’heien an douarn.
O armet am bije
Gant va armou din-me.
An armou-se am eus stourmet gante
Va buhez-pad…
Stourmet ouzh an drez
Stourmet ouzh ar spern-du
Ouzh ar burl hag an askol
Ouzh ar raden alouber
An onk hag an treuzc’heot
Ar gweg… ha mil louzaouenn fall all ;
– Ken ar re a voug an trevadou
Ken ar re a voug ar goustians –
… Feal on bet atav d’am Ger-Stur :
Stourm a ran war bep tachenn
Va buhez vo bet ur stourm.
Hag e dibenn va amzer
E huanadan :
Piv a gemero va ger-stur ?
War va lerc’h,
Piv a gemero va armou
Pa gouezhint eus a-dre va daouarn ?
Pa n’em eus ganet mab ebet !  

 

QUI ?

Si j’avais eu des fils
Je les aurai armés.
J’en aurais fait des chevaliers,
Des chevaliers de la terre.
Je les aurais armés
Avec mes armes à moi.
Ces armes j’ai lutté avec elles
Ma vie durant…
J’ai lutté contre les ronces
Contre l’aubépine noire,
Les digitales et le chardon,
Contre la fougère envahissante,
L’avoine à chapelet et le chiendent,
La vesce… et mille autres mauvaises herbes ;
– tant celles qui étouffent les pâtures
que celles qui étouffent les consciences –
… Je suis toujours demeurée fidèle à ma devise :
Je lutte sur tous les fronts.
Ma vie a été un combat.
Et au terme de mon temps
Au bout de ma force
Je soupire :
Qui reprendra ma devise ?
A ma suite,
Qui reprendra mes armes
Quand elles me tomberont des mains ?
Puisque je n’ai enfanté aucun fils !           Anjela Duval, 9-10-78

Je voulais vous parler d’ANJELA DUVAL ( Marie-Angèle Duval) depuis le début de mon blog …. Mais devant le talent immense de cette femme, modeste paysanne,  je n’osais pas, je me disais que je ne saurais pas lui rendre l’hommage qu’elle mérite. Mais ce soir, je vais essayer…….
Anjela Duval est née en avril 1905 près de Plouaret dans les Côtes d’armor. Dès les années 40, elle avait repris la petite ferme de ses parents dont elle était la fille unique, son frère et sa sœur étant décédés avant même sa naissance.
Paysanne pauvre et simple, elle était restée célibataire à cause de son refus obstiné de suivre dans l’« exil » l’homme qu’elle aurait aimé, un marin qu’elle fréquenta entre 1924-1926, alors elle cultive seule les arpents qu’elle a reçu de ses ancêtres; « c’est ma nourricière dit-elle. je déplore que les hommes d’aujourd’hui ne respectent plus la terre. Si j’étais plus jeune, je ferai de la culture biologique, sans pesticides (nous sommes dans les années 70) ».
 « Entre deux amours il me fallut choisir
 Amour-patrie, amour de l’homme ;
 A mon pays j’ai offert ma vie,
 Et s’en est allé celui que j’aimais »……
 Anjela écrit ses poèmes après sa journée de travail aux champs, sur un cahier d’écolier, dans sa petite maison du Vieux-Marché à Traoñ an Dour, un hameau isolé ,(« Le jour, le temps est trop précieux pour être perdu avec des papiers« ).
Dans ses poésies d’une grande beauté, Anjela nous parle de  la vie qui l’entoure : la terre, les animaux, la nature. Elle lit le breton depuis très jeune, et se met à l’écrire dans les années 60. Elle n’a fréquenté l’école que jusqu’à l’âge de douze ans, suffisamment toutefois pour bien parler le français.
 Elle s’était fait connaître du public français par l’émission d’André Voisin Les Conteurs, en 1971. Trugarez Anjela 💗 à greizh kalon 😊😙 Eveline 56

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Anjela Duval et ses parents….

 

 

 

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précieux livre qui m’a beaucoup aidé

 

 

 

 

 

pluie…. Glav

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Un mythe : « la pluie bretonne »…. voici quelques photos de mon jardin bien arrosé et quelques blagues sur la pluie en Bretagne …. Ah cet œil de flâneuse qui aime rire sous l’ondée….

Ploc-ploc, Plic-plic, Flip-flip, Flip-flap, Plic ploc…..  😉   🙂

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« En Bretagne, c’est facile de savoir si l’été est enfin là : la pluie devient plus chaude….

Dans sa bonté infinie, Dieu a donné la pluie aux bretons afin de leur fournir pour l’éternité un sujet de conversation….

En Bretagne, il pleut que sur les cons. A grosses gouttes….

Quand tu ne vois plus le phare de Minou c’est qu’il pleut, quand tu le vois c’est qu’il va pleuvoir (blague brestoise)….

– Pourquoi les bretons ont choisi « B.Z.H. »comme logo?
Parce que sa signifie Bretagne Zone Humide….

– Combien y-at-il de saisons en Bretagne?
DEUX : La grande saison des petites pluies et la petite saison des grandes pluies…. »

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