Hommage à Gérard Philipe ! Le Dernier Hiver du Cid..

 

biographie de Gérard Philipe

 

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Acteur français né le 4 décembre 1922 à Cannes, Gérard Philipe a étudié le théâtre au Conservatoire national d’art dramatique de Paris. C’est en 1943 qu’il se fait connaître du grand public en interprétant le rôle de l’ange dans Sodome et Gomorrhe, de Jean Giraudoux. Il brillera également en 1945 dans Caligula, d’Albert Camus.
Il fait ses premiers pas au cinéma dans le film Le diable au corps, aux côtés de Micheline Presle. En 1951, il intègre la troupe du Théâtre national populaire, menée par Jean Vilar. Il joue avec cette dernière des pièces classiques comme Le Cid ou Le Prince de Hombourg. Il poursuit en parallèle sa carrière sur le grand écran, avec Fanfan la Tulipe, en 1952, qui lui vaut un succès international. Il tourne ensuite avec de très grands réalisateurs comme Luis Buñuel, Roger Vadim ou Yves Allégret.
L’amour de sa vie, c’est Nicole Navaux, connue par la suite sous le nom d’Anne Philipe, une ethnologue qu’il rencontre en 1942, lors d’un dîner. Ils se marient en 1951 à Neuilly-sur-Seine et ont deux enfants : Anne-Marie (née en 1954) et Olivier (né en 1956). Cependant, leur belle histoire sera arrêtée net avec la mort du comédien, emporté en 1959 par un cancer du foie.

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« Le Dernier Hiver du Cid », de Jérôme Garcin

Il y a soixante ans, le 25 novembre 1959, disparaissait Gérard Philipe. Il avait trente-six ans. Juste avant sa mort, ignorant la gravité de son mal, il annotait encore des tragédies grecques, rêvait d’incarner Hamlet et se préparait à devenir, au cinéma, le Edmond Dantès du Comte de Monte-Cristo. C’est qu’il croyait avoir la vie devant lui. Du dernier été à Ramatuelle au dernier hiver parisien, semaine après semaine, jour après jour, l’acteur le plus accompli de sa génération se préparait, en vérité, à son plus grand rôle, celui d’un éternel jeune homme.

 

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Anne Philipe:  » le temps d’un soupir »

Il y a quelques années déjà, je découvrais avec une très grande émotion le livre bouleversant de pudeur et de souffrances écrit par Anne Philipe:  » le temps d’un soupir ». Elle nous parlait des souvenirs heureux près de son mari Gérard Philipe et   leurs deux enfants puis du deuil si cruel avec la mort prématurée de l’immense comédien, la laissant désemparée.. » Notre vie entière, qu’était-elle dans le cours du monde ? A peine le temps d’un soupir « écrivait elle. Ce récit raconte le bonheur intense puis en si peu de temps la douleur à l’annonce de la maladie et le deuil qui arrive comme un éclair de malheur.  je vous conseille vraiment de lire  Anne Philipe:  » le temps d’un soupir ». Intemporel Eveline56

Extrait du « temps d’un soupir 

« La douceur de l’air me fait rêver, à ce qui fut et à ce qui serait si tu étais là. Je sais que cette rêverie n’est qu’une inaptitude à vivre le présent. Je me laisse entraîner par ce courant sans regarder trop loin ou trop profondément. J’attends le moment où je retrouverai la force. Il viendra. Je sais que la vie me passionne encore. Je veux me sauver, non me délivrer de toi. »

« Le Dernier Hiver du Cid », Jérôme Garcin

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Mon avis:

« Avec son livre, « Le Dernier Hiver du Cid »Jérôme Garcin prolonge le si déchirant témoignage d’Anne Philipe, « Le Temps d’un soupir ». L’auteur a épousé Anne Marie, la fille de Gérard et d’Anne Philipe. Il nous parle avec délicatesse et pudeur des derniers jours de l’immense acteur de théâtre et de cinéma qu’était Gérard Philipe. Il nous dévoile aussi, par bribes, sa jeunesse et plus tard sa carrière, mais aussi la grande humanité de cet homme très proche de ses enfants et de son épouse, de ses amis Jean Vilar du TNP et de l’écrivain Georges Perros et des gens tout simplement. Le bonheur était là, la tragédie arrivait….

J’ai beaucoup aimé redécouvrir cet acteur connu dans le monde entier et dont mes parents me parlaient avec fierté. Gérard Philipe aurait mérité un bel hommage pour les 60 ans de la disparition en 2019. Sa beauté, une vie brève et une carrière incroyable n’empêchent pas l’oubli dans ce monde d’aujourd’hui mais une étoile telle que Gérard Philipe n’a sans doute pas besoin de reconnaissance… Je suis entrée avec bonheur et curiosité dans l’univers « cinéma et théâtre des années 50 », j’ai été très émue par la détresse d’Anne son épouse, si digne dans son immense douleur.. A lire pour (re) découvrir ce grand comédien.. Eveline56

 

Extraits du  » dernier hiver du cid « :

« Dans la chambre numéro 7, le chirurgien entend alors Anne, qui a bon espoir, demander à son mari : « As-tu le trac comme lorsque tu vas jouer ? »
« Oui, répond-il sur le ton de la boutade, mais, ici, j’ai moins de soucis. » C’est une pièce inédite, et sans texte, que Gérard s’apprête en effet à jouer couché.
Il va devoir, en dormant, en s’abandonnant, tout donner de lui. Et il ne connaît même pas l’épilogue…….

 

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« Les siens l’ont emporté dans le ciel des dernières vacances, à Ramatuelle, près de la mer, pour qu’il soit à jamais le songe du sable et du soleil, hors des brouillards, et qu’il demeure éternellement la preuve de la jeunesse du monde.
Et le passant, tant il fera beau sur sa tombe, dira : non, Perdican n’est pas mort
Simplement, il avait trop joué, il lui fallait se reposer d’un long sommeil. »
Louis Aragon

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« Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être. » Gérard Philipe

 

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Un petit roseau m’a suffi.. ( 4 ans de blog)

 

 

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Un petit roseau m’a suffi,

Un petit roseau m’a suffi
Pour faire frémir l’herbe haute
Et tout le pré
Et les doux saules
Et le ruisseau qui chante aussi ;
Un petit roseau m’a suffi
À faire chanter la forêt.

Ceux qui passent l’ont entendu
Au fond du soir, en leurs pensées,
Dans le silence et dans le vent,
Clair ou perdu,
Proche ou lointain..
Ceux qui passent en leurs pensées
En écoutant, au fond d’eux-mêmes,
L’entendront encore et l’entendent
Toujours qui chante.

Il m’a suffi
De ce petit roseau cueilli
À la fontaine où vint l’Amour
Mirer, un jour,
Sa face grave
Et qui pleurait,
Pour faire pleurer ceux qui passent
Et trembler l’herbe et frémir l’eau ;
Et j’ai, du souffle d’un roseau,
Fait chanter toute la forêt.
Henri de Régnier, « Odelette 1 », Les jeux rustiques et divins, [1897]

 

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Un poème pour vous, quelques photos prises cet après-midi lors d’une balade venteuse .. BISES

ANNIVERSAIRE DU BLOG:  4 ANS

« Déjà 4 ans que  » dans l’œil d’une flâneuse bretonne » existe. Je n’en reviens pas 🙄😮🙃

Je suis si heureuse de nos partages et ce n’était pas évident pour moi car je suis très pudique. Je réfléchis afin d’employer le bon mot, celui qui sera juste, qui ne trahira pas ma pensée et surtout ne blessera pas. ça prends du temps tout cela. LOL  C’est la raison pour laquelle mes textes sont souvent courts. Je préfère les mots et les couleurs des artistes de tout genre. Il me plait que ces créateurs soient parfois inconnus et proches de la Bretagne. Ainsi vous découvrez l’amour que j’ai pour ma terre Bretonne mais tout en restant ouverte sur le monde. 

J’aimerais vous remerciez pour tout, les échanges avec vous me sont si précieux. C’est une belle aventure….. KENAVO

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Neige de mer pour Noël !

 

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« La mer.. Il te faut l’imaginer ici violente, mais amoureuse, telle une divinité de la mythologie.
Elle lèche les rochers de son écume blanche, rampe, glisse, s’insinue, monte, descend, remonte : elle caresse de ses longues lames l’âpre et mâle rocher, lui parle à l’oreille et, dépitée enfin, se brise dans un râle d’amour comme le cœur se brise, dit-on, de désir inassouvi. » 
Michel del Castillo

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« C’est la fin de l’année, des vents forts, de grosses vagues, l’Océan tourbillonne et l’écume s’échoue sur le sable..      
            Telle est la neige de mer qui nous offre un spectacle magique, éblouissant.
Mon œil de flâneuse vous envoie ces flocons précieux et éphémères de mousse d’eau en vous souhaitant de joyeuses et belles fêtes de Noël !
Avec toute mon amitié et un merci pour nos échanges si précieux pour moi, »
BISES BRETONNES    
Eveline56 

 


Hommage à Alain Barrière : « A regarder la mer………..

 

 

 

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Et je reste des heures à regarder la mer
Le cœur abasourdi, les pensées de travers
Et je ne comprends rien à ce triste univers
Tout est couleur de pluie tout est couleur d’hiver
Je suis ce fier bateau qu’on vit un jour partir
Et qui n’en finit plus de ne plus revenir
La mer a ses amants qui s’enivrent de vent
La mer a ses amants qui se grisent à ses fêtes

Qui ne me comprend pas ne comprend pas la mer
Je n’aurai donc été en ce grand univers
Qu’un de ces marins-là qui vont en solitaire
Et l’inutile cri d’une inutile fête
Et je reste des heures
Et je reste des heures à regarder la mer

Le fort de Kéragan.. Arc en ciel !

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Le Fort de Keragan

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« Il est fort, il est fier, le beau fortin entouré par la mer. Le Fort-Bloqué est le nom d’un village emblématique de la côte. Son nom provient du fort construit sur un îlot. Accessible à pied à marée basse, il redevient une île à marée haute.
Un peu d’histoire : le 1er octobre 1746, quarante navires anglais débarquent 4500 hommes sur la plage du Loc’h. Ils prennent les bourgs de Guidel et Ploemeur avant d’attaquer Lorient. Ils seront repoussés quelques jours plus tard. Pour parer à un nouveau débarquement, une batterie est construite en 1748 sur l’îlot de Keragan. Un siècle plus tard, un fortin est bâti avec des remparts, c’est le Fort Bloqué que l’on connaît maintenant. Il n’y avait pas d’habitations auparavant, juste de la lande. Un hôtel-restaurant a commencé à faire venir les lorientais grâce à son fameux homard au curry. Peu à peu les habitants se sont installés à partir des années 60. »
Erwan Simon

« L’âme de l’homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler. Elle vole vers l’arc-en-ciel, vers la lumière de l’espoir. »

             Charlie Chaplin

 

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Le ciel après la pluie.. Violet, Indigo, Bleu, Vert, Jaune, Orange, Rouge..Arc en ciel !!!!!!!

Douce semaine à tous (tes), bises bretonnes… Eveline56

OIP

 

Ma seule amour.. Laurent Voulzy

 

  Extrait France2  janvier 2013 
« concert église St Eustache-Paris »  Laurent Voulzy

 

 » J’aime aller dans les églises et les cathédrales, surtout quand il y a peu de monde, ou même personne, dans ce silence habité, où les bruits de l’extérieur qu’on entend parfois semblent irréels. On franchit le porche, et on est hors du temps, entre ciel et terre. Plantés là, au milieu des villes et des villages parfois depuis des siècles, l’église est un vaisseau spatial. Y jouer, et y chanter est un bonheur, et le lieu n’est pas neutre, car ses murs, voûtes, vitraux, piliers nous imposent leur résonance, et sont des partenaires avec qui il faut compter. » Laurent Voulzy

Cette semaine, je partage avec vous quelques photos prises ce matin, ciel gris, vent fort automne-gifs-animes-1182679[1] 

C’est le temps idéal pour écouter Laurent Voulzy qui donne, depuis quelques mois, des concerts exceptionnels dans les églises. Il vient de sortir un magnifique album: « MONT SAINT-MICHEL » .. Que c’est lyrique et apaisant, un réel bonheur pour les oreilles😍 .  Bises de Bretagne à tous et toutes 😚 

 

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À un vieil arbre échoué..

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À un vieil arbre

Tu réveilles en moi des souvenirs confus.
Je t’ai vu, n’est-ce pas? moins triste et moins modeste.
Ta tête sous l’orage avait un noble geste,
Et l’amour se cachait dans tes rameaux touffus.

D’autres, autour de toi, comme de riches fûts,
Poussaient leurs troncs noueux vers la voûte céleste.
Ils sont tombés, et rien de leur beauté ne reste;
Et toi-même, aujourd’hui, sait-on ce que tu fus?

Ô vieil arbre tremblant dans ton écorce grise;
Sens-tu couler encore une sève qui grise?
Les oiseaux chantent-ils sur tes rameaux gercés?

Moi, je suis un vieil arbre oublié dans la plaine,
Et, pour tromper l’ennui dont ma pauvre âme est pleine,
J’aime à me souvenir des nids que j’ai bercés.

Pamphile Le May, (1837-1918), « À un vieil arbre », Les gouttelettes, 1904.

 

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Entre marées hautes et marées basses, la laisse de mer et son bois flotté, Malzenn se demande d’où viennent ce tronc échoué et cette grosse branche ornée de  goémon. Je partage avec vous ce moment, cette belle balade au bord de l’océan. Geoffrey Oryema – Land Of Anaka – m’accompagne de sa magnifique voix.

Belle et douce semaine à vous..                                1f421.png

 

 

La sentinelle tranquille sous la lune Soazig Aaron

 

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Résumé:

Un homme jeune, Jean, revient chez lui plusieurs mois après l’armistice de 1918. De ce retour tardif, on apprend peu à peu les raisons. Comme il a été prévu, sa mère attend qu’il reprenne le domaine, dirigé pendant la durée de la guerre par son frère infirme, Aristide. Mais il refusera cette place programmée et partira.
Des décennies plus tard, les actes de la vie de Jean seront racontés à une enfant qui elle-même prendra en charge l’histoire et l’écrira.
La narration circule ainsi sur un demi-siècle, avec les découvertes, les doutes, les interrogations, les ajustements et l’imagination nécessaires à la construction de ce qui devient un roman, évoluant entre drame, humour et émotion.

Prix littéraire
Prix Michel-Dard 2010

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André Mazeyrie « soldat blessé »

 

Extrait :
« le revenant n’a plus de passé, on ne le reconnaît plus, tu comprends, il ne peut pas redevenir, seulement devenir parce qu’il est quelqu’un d’autre, d’une autre espèce peut-être, quelque chose de cet ordre, c’est ce que je crois, disait-il, et ce n’est pas facile à comprendre, petite. « 

« Une guerre honteuse, mère, comme toutes les guerres, et nous avons tout perdu. Des millions de morts, des mutilés par milliers, des orphelins et des veuves en pagaille, vous trouvez que c’est une victoire ?

 

« c’est juste qu’il a fallu enregistrer tous ces morts, et leurs noms qu’on traîne derrière nous avec des croix dessus. Il faut bien, mère, que cela cesse un jour, tout ce qu’on a avalé sans broncher. Il faut que tous ces morts cessent de nous emmerder, cessent de mourir toutes les nuits et maintenant le jour… je ne vais pas tenir, mère. »

« … il est satisfait et heureux d’être seul, enfin seul à marcher seul. Depuis presque cinq ans, calcule-t-il, ils ne l’ont plus jamais été. Cette promiscuité qu’ils ont dû subir, avec les rats et toutes les bestioles, avec les morts, avec les vivants –  La paix, c’est pouvoir être seul, dirait-il plus tard à Amandine. »

 

Mon avis:

J’avais lu le premier livre de Soazig Aaron en 2002: « Le Non de Klara ». J’avais tant aimé ce roman extrêmement touchant. Le retour d’une jeune femme des camps. Il m’avait laissé une empreinte indélébile sur le cœur. Je le relie encore .. 

Soazig Aaron a écrit, des années après, le plus bouleversant des romans sur le retour d’un soldat de  la guerre de 14/18 avec ce titre si beau:  « La sentinelle tranquille sous la lune ».  Capitaine de l’armée française durant la 1ère guerre mondiale, Jean est revenu plusieurs mois après l’armistice avec ses cauchemars et d’horribles remords. Il tente de survivre. Mais son chemin ne le mènera pas à ce qu’il était avant la guerre, contrairement au choix de son entourage proche. Jean passera par un difficile combat de survie au jour le jour, avec cette culpabilité d’être là alors que tant sont morts. Ce récit aux multiples narrateurs ( Jean, Amandine son épouse et la petite-fille de Jean bien plus tard) est un gros coup de cœur qui demande une attention particulière du lecteur ; n’est ce pas normal pour un tel livre!

Je vous souhaite une semaine paisible.. Eveline 

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« Il faut faire une place aux morts pour que les vivants puissent continuer à vivre. »

Jean-Yves Le Naour

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voici le lien vers ma note sur le si beau livre :

https://ael56.blog/2017/07/15/soazig-aaron/

 

 

 

J’aime la Terre, j’aime les feuilles..

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Balade aérienne

Automne
Le bruit des couleurs
Sous la pluie.

Comme il est étonnant
Celui qui dans ce monde
Ne s’émerveille pas.

Aussi, avec légèreté,
À travers les flaques,
Marcher sur les nuages

Stephen Moysan

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1er Novembre

Alors que pour rire
Des enfants jouent
À la guerre,

Ciel de Toussaint –
Les nuages pleurent
Les morts.

Au cimetière
L’envol d’un corbeau
Accompagne les prières.

Stephen Moysan

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Un homme ratisse des feuilles

Un homme ratisse des feuilles
en tas dans sa cour, un monceau,
appuyé sur son râteau, il les brûle
absolument toutes.
Le parfum emplit la forêt
des enfants s’arrêtent et respirent
l’odeur qui, dans quelques années,
deviendra nostalgie.

Jim Morrison

Un chagrin n’arrive jamais seul
Mais la Terre reste mon amie
J’aime la Terre, j’aime les feuilles
Les rouges, les jaunes, les mortes aussi
Je rêve avec le vent qui passe

Parfois au-dessus de ma tête
Avec le temps dans sa besace
Comme l’âme trouée des poètes
J’irai où les chemins me disent
À demi-mot dans un murmure
Même si au bout mon corps se brise
Comme le cœur en contre-lumière
Il y a des matins ou la lune
Me manque comme une enfant lune
Une herbe folle sous la dune
Où mes espoirs se sont perdus

Alléluia..

Nous partirons un jour ou l’autre
Se retrouver au même endroit
Un peu les mêmes, un peu un autre
Où le chagrin n’existe pas
Un chagrin n’arrive jamais seul
Tu le sais bien, toi qui me pleure
Le ciel est devenu linceul
Il était temps que vienne l’heure

Alléluia..

Alléluia, nous partirons un jour ou l’autre
Alléluia, se retrouver au même endroit
Alléluia, un peu les mêmes, un peu un autre
Alléluia..


 Quelques photos prises lors d’une balade en forêt, merveilleux décors pour ce message de la toussaint.. Alléluia fredonne Marc Lavoine.. Emotions..

Merci d’être là…. Eveline

 

Soir d’automne

Quelques photos du jardin, un poème, douce semaine à tous….

Le Poème Japonais

Soir d’automne –
Il est un bonheur aussi
Dans la solitude.

De temps en temps
Les nuages nous reposent
De tant regarder la lune.

Rien qui m’appartienne
Sinon la paix du cœur
Et la fraîcheur de l’air.

Stephen Moysan

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L’Envol du moineau .. Amy Belding Brown

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Mon avis:

J’ai suivi le chemin de Mary tout au long de ce livre. Je l’ai accompagné dans ses doutes et dans sa douleur mais aussi dans ses instants de bonheur et de découverte de l’autre. Ce fut un moment magnifique.. quelle émotion. Je recommande ce roman, un des meilleurs lus cette année.

 


Résumé:

Colonie de la baie du Massachusetts, 1672. Mary Rowlandson vit dans une communauté de puritains venus d’Angleterre. Bonne mère, bonne épouse, elle souffre néanmoins de la rigidité morale étouffante qui règne parmi les siens. Si elle essaie d’accomplir tous ses devoirs, elle se sent de plus en plus comme un oiseau en cage. Celle-ci va être ouverte de façon violente lorsque des Indiens attaquent son village et la font prisonnière.
Mary doit alors épouser le quotidien souvent terrible de cette tribu en fuite, traquée par l’armée. Contre toute attente, c’est au milieu de ces « sauvages » qu’elle va trouver une liberté qu’elle n’aurait jamais imaginée. Les mœurs qu’elle y découvre, que ce soit le rôle des femmes, l’éducation des enfants, la communion avec la nature, lui font remettre en question tous ses repères. Et, pour la première fois, elle va enfin pouvoir se demander qui elle est et ce qu’elle veut vraiment. Cette renaissance pourra-t-elle s’accoutumer d’un retour « à la normale », dans une société blanche dont l’hypocrisie lui est désormais insupportable……….Cette magnifique épopée romanesque, inspirée de la véritable histoire de Mary Rowlandson, est à la fois un portrait de femme bouleversant et un vibrant hommage à une culture bouillonnante de vie, que la  » civilisation  » s’est efforcée d’anéantir.

Extrait:

« Petit à petit, Mary découvre dans cette oisiveté une grande dilatation du temps et une conscience de plus en plus grande du monde naturel. Elle commence à observer le vol des moineaux dans l’air hivernal et la danse des écureuils roux sur les branches d’arbre. Elle remarque les changements dans les nuages, l’inclinaison des rayons du soleil lorsqu’ils tombent sur la neige, les bourgeons rouges et serrés mouchetant les arbres en hiver. Toutes ces choses qu’elle a déjà vues, mais qui n’étaient alors que l’arrière plan de ses tâches quotidiennes. A présent, elle prend conscience que les arbres, les oiseaux, les nuages et les animaux possèdent un sens qui leur est propre, qui ne dépend en rien des activités humaines…..

Critique de Jim Fergus:

« Dès la première page, Amy Belding Brown propulse le lecteur directement au cœur sombre de l’Amérique puritaine du XVIIe siècle et ne le lâche plus jusqu’à la fin. Ce livre, basé sur un travail de recherche monumental, est une chronique passionnante des premiers antagonismes entre le monde des Indiens et celui des Blancs. Inspiré d’une histoire vraie, c’est un superbe roman à la fois violent, tragique, courageux et édifiant. Notre cœur bat au rythme de celui de l’héroïne, cette femme extraordinaire qui, en dépit de tout, non seulement survit, mais triomphe de son destin. » Jim Fergus ( auteur de la trilogie « Mille femmes blanches » )

 


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Amy Belding Brown vit dans le Vermont. « L’Envol du moineau » est son premier roman publié en France.

En mémoire de ma mère,
Eleanor Kellogg Belding,
1922-2012

Face à l’adversité,
elle a choisi l’espoir, la curiosité et le courage :
la feuille assoiffée voletant vers la pluie,
le papillon de nuit guettant le monde à la fenêtre,
la fleur ne se refermant pas lorsque tombe le jour.

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