Mon oeil de flâneuse a été surpris, très curieux et amusé aussi devant ces outils technologiques faits de bois, céramique, ardoise, papier. Merci à la médiathèque de Ploemeur pour ces minutes de rêve mais aussi de réflexion sur notre société….
Bises bretonnes à vous
«Circuit court » à la médiathèque de Passe Ouest:
Fondée par trois artistes, Thomas Daveluy, Nicolas Desverronnières, Sylvain Le Corre, la startup « Made In »court-circuite le circuit-court pour mettre en avant un label de production d’objets 100% locaux.
Développés autour de 4 secteurs clé : ressources, économie, communication et alimentation, l’ensemble des prototypes présentés (mobiliers et objets) sont réalisés avec les ressources récoltées sur place.
À travers la (re)création d’objets du quotidien, « Made In » propose de questionner nos modes de vie et nos usages devenus détachés de la complexité technologique qui nous entoure. « De la motte de beurre, au téléphone intelligent, d’outils d’extraction de minerais à la chaîne de télévision, en passant par la création d’une monnaie locale, découvrez un showroom 100% made in breizh »
Au creux d’un coquillage Que vienne l’heure claire Je cueillerai la mer Et je te l’offrirai. Y dansera le ciel Que vienne l’heure belle. Y dansera le ciel Et un vol d’hirondelle Et un bout de nuage Confondant les images En l’aurore nouvelle Dans un reflet moiré Dans un peu de marée Dans un rien de mirage Au fond d’un coquillage. Et te les offrirai.
Esther Granek, Je cours après mon ombre, 1981
Ce court moment de poésie, moment précieux où je lis ce poème d’ Esther Granek, je le partage avec vous….
« J’ai neuf ans. Un dimanche de mai, je rentre seule de la fête de l’école, un monsieur me suit. Un jour blanc. Après, la confusion. Année après année, avancer dans la nuit. Quand on n’a pas les mots, on se tait, on s’enferme, on s’éteint, alors les mots, je les ai cherchés. Longtemps. Et de mots en mots, je me suis mise à écrire. Je suis partie du dimanche de mai et j’ai traversé mon passé, j’ai confronté les faits, et phrase après phrase, j’ai épuisé la violence à force de la nommer, de la délimiter, de la donner à voir et à comprendre. Page après page, je suis revenue à la vie. » Adélaïde Bon.
« Vingt ans après, Adélaïde reçoit un appel de la brigade des mineurs. Une enquêtrice a rouvert l’affaire dite de l’électricien, classée, et l’ADN désigne un cambrioleur bien connu des services de police. On lui attribue 72 victimes mineures de 1983 à 2003, plus les centaines de petites filles qui n’ont pas pu déposer plainte. Au printemps 2016, au Palais de justice de Paris, au côté de 18 autres femmes, Adélaïde affronte le violeur en série qui a détruit sa vie. » HORREUR
Extraits du livre :
« Viol. Quatre lettres et dedans, mon billet retour pour la terre natale. On ne sait rien des mots, à neuf ans, à neuf ans, on prend les mots comme ils viennent. Dans l’escalier, ce jour-là, les mots se sont renversés, je n’ai pas su parler qu’à l’envers et ma langue maternelle m’est devenu une langue étrangère. J’ai parlé toutes ces années à tort et à travers, j’ai couru de toutes mes forces derrière des mots qui fourchaient sur ma langue, je me suis esquintée à chercher les mots d’aplomb, les mots d’avant, les mots d’enfance. Les mots dessinent l’horizon de nos pensées, alors quand les mots mentent, quand on remplace ennemi par ami, violence par plaisir, viol par attouchement, pédo-criminel par pédophile et victime par coupable, l’horizon est une ligne de barbelés qui interdit toute sortie du camp. » « La juge lui demande quelles conséquences les faits ont eues sur sa vie. Elle énumère quelques méduses, mais elle n’a pas de mots pour raconter ce que c’est, ce que ça vous fait, année après année, vivre à l’envers. Ne rien confier à ses parents, à ses frère et sœurs, à ses amies. Se couper des autres, Sourire. Dissimuler. S’épuiser. Passer chaque journée en dehors de soi. Se vivre déportée, sans que nul ne sache. »
Mon Avis :
J’ai découvert Adélaïde Bon lors de son passage à « La grande librairie ». Je suis restée muette, en larmes, face à son témoignage bouleversant. Sa vie de petite fille a été brisée par un inconnu dans la cage d’escalier de son immeuble.
Le lendemain, je lisais son livre et j’aimerais remercier Adélaïde Bon pour le courage qu’il lui a fallu afin de nous parler de son viol, de ses années de malaises, de son mal-être, de ses psychothérapies, de sa vie qu’elle brûle car la mémoire traumatique fait que les souvenirs s’effacent avant de resurgir encore plus horribles. C’est une lecture cruciale pour comprendre le calvaire d’un enfant abusé.
J’ai pensé à tous ces enfants innocents victimes du pire.
La nature est tout ce qu’on voit, Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime. Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit, Tout ce que l’on sent en soi-même. Elle est belle pour qui la voit, Elle est bonne à celui qui l’aime, Elle est juste quand on y croit Et qu’on la respecte en soi-même. Regarde le ciel, il te voit, Embrasse la terre, elle t’aime. La vérité c’est ce qu’on croit En la nature c’est toi-même. George Sand
Mon jardin, mon antre de paix et de douceur…. Je l’aime libre, mélange de fleurs sauvages, plantes grimpantes ou tapissantes, arbres, arbustes, rosiers. Les abeilles et les bourdons butinent, les oiseaux virevoltent et mes petites fées s’amusent à chercher les korrigans bienveillants pendant que notre malzenn veille sur tous …. J’aimerais partager avec vous mes photos prises ce dimanche et le si beau poème de George Sand toujours si actuel.
Petit âne au regard de feu Emmène-moi dans tes jeux Dans tes ruées dans tes gambades Dans tes trots et dans tes balades
Petit âne au regard de feuEmmène-moi dans tes jeuxDans tes ruées dans tes gambadesDans tes trots et dans tes baladesJe te confierai mes paniersJe te confierai mes secretJe te confierai mes regretsPetit âne au regard de feuEmmène-moi dans tes jeuxPetit âne au regard de soieEmmène-moi dans ta joieNous partirons à mille lieuesDans la douceur d'un matin bleuTu porteras mes paniersTu porteras mes secretsTu porteras mes regretsPetit âne au regard de soieEmmène-moi dans ta joiePetit âne au regard de fleurEmmène-moi dans ton cœurJ'y cueillerai mille couleursJ'y cueillerai mille senteursTu enchanteras mes paniersTu enchanteras mes secretsTu enchanteras mes regretsPetit âne au regard de fleurEmmène-moi dans ton cœurChristiane Richard
Cette semaine, place aux vacances… j’aimerais vous présenter l’âne « Trotro » ( surnom choisi par les petites fées). il vit dans le village et nous l’aimons tous notre petit Trotro :). Son environnement est apaisant, un petit étang borde son territoire avec deux barques échouées sous les arbres.
Malzenn tient à le saluer tous les jours 😉 les petites fées lui apportent des sourires mais pas de nourriture, Trotro a ce qu’il faut et une pancarte indique de ne pas lui jeter de la nourriture… Voilà la jolie histoire de Trotro…
J’ ai choisi ce doux poème de Christiane Richard pour accompagner mes photos mais rappelez vous de Francis james: « J’aime l’âne si doux marchant le long des houx » et du chanteur Hugues Aufray ( Le Petit Ane Gris) « Ecoutez cette histoire Que l’on m’a racontée. Du fond de ma mémoire, Je vais vous la chanter »…
Si j’écris à l’ombre de ma lampe Des vers maladroits et creux Avec ce petit outil mal assuré dans ma main lasse Si j’écris le soir au dos d’enveloppes Des poèmes humbles : camelote Où l’on ne trouve que des fleurs sauvages… Et quelques miettes d’amour. Car tout cela je le fais pour ceux que j’aime.
Mais j’écris, moi, d’autres poèmes Et ce n’est pas à l’ombre de ma lampe Mais à la lumière du soleil Ce n’est pas au dos d’enveloppes Mais sur la poitrine nue de Celui que j’aime Sur la peau nue du Pays que j’aime Ce n’est pas avec un outil que j’écris Mais avec des instruments d’acier. Je ne parle pas de lance ou d’épée Mes instruments sont de paix et de culture.
Je n’écris pas des vers de douze pieds En comptant sur mes doigts Mais de douze fois douze enjambées… et plus. Mes vers, je les écris avec l’acier tranchant de ma faux Andain après andain dans les cheveux blonds de mon Pays Le soleil en fait des poèmes aromatiques Que mes vaches ruminent pendant les nuits d’hiver
Mes vers je les écris avec le soc de la charrue Dans la chair vivante de ma Bretagne, sillon après sillon — J’y dissimule des graines d’or — Le Printemps en fera des poèmes : Mers d’émeraude ondulant dans la brise L’été en fera des étangs d’épis Le vent d’août les mettra en musique Et le chœur de la batteuse me chantera Les journées ardentes du huitième mois Les journées de peine de poussière de sueur. Mes Poèmes sacrés et… méprisés !
ANJELA DUVAL, Janvier1966
(Traduit du breton par Paol Keineg)
Promenade au bord de la mer si belle…. Le soir tombe et je pense à ce poème d’Anjela qui parle d’amour et de paix : « Mes instruments sont de paix et de culture ».
Poèmes de nuit, poèmes de jour…. Barzhonegoù noz, Barzhonegoù deiz
Livre bilingue. Textes bretons avec traduction française en regard.
Tereza
Tereza Desbordes est une éditrice et écrivain en langue bretonne qui a travaillé pendant 28 ans pour Mouladurioù Hor Yezh. Au long des années, elle a écrit des poèmes. Voici rassemblés un choix d’entre eux qui témoignent de ses sources d’inspiration: la nature, la mer, la vie, l’amour sous toutes ses formes, avec de temps en temps une pointe d’angoisse car l’angoisse fait partie de notre quotidien…………….. Son engagement militant en faveur de la culture bretonne passe par l’Institut culturel de Bretagne. Elle a présidé durant plusieurs années la section Littérature écrite. Elle est décorée de l’ordre de l’Hermine…
« Je découvre Téréza à la médiathèque et j’ai un vrai coup de foudre pour ses poèmes qui nous parlent du temps qui passe… Certains de ses écrits m’émeuvent aux larmes. » Divagation » en fait partie. je partagerai avec vous certains de ces trésors au fil du temps »…….
Ici grand soleil ! Je vous souhaite de belles journées dorées . Bises bretonnes
Le dessin animé que je préfère est, depuis toujours, « Bambi « . Dans mon enfance, la douceur de ses traits m’a ému et je continue à fondre sur ce petit animal qui nous parle des saisons, de la naissance, de la vie, de la mort. Il découvre le monde de la forêt et apprend L’amitié, le respect, l’amour mais aussi la douleur, la solitude.
Bonne semaine ! Bises bretonnes,
Eveline56
Felix Saltenest l’auteur de « Bambi l’histoire d’une vie dans les bois » paru en 1923. Lors d’un voyage dans les Alpes, charmé par la nature environnante, Felix Salten imagina l’histoire d’un chevreuil baptisé « Bambi » d’après le mot italien bambino, qui signifie à la fois « bébé » et « enfant ».
Bambi, le livre du 75e anniversaire
« Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois » est une œuvre interdite en Allemagne nazie en 1936, parce que considérée comme une « allégorie politique sur le traitement des Juifs en Europe». De nombreux exemplaires de ce dernier ont été brûlés, ce qui rend les premières éditions originales très difficiles à trouver.
Son œuvre a été traduite en anglais dès 1928 et adaptée en film d’animation en 1942 par les studio Disney sous le nom Bambi.
Affiche « Bambi » 1942
Une scène dépeint les agissements des chasseurs sous un jour noir ; ils se firent entendre à la sortie du film « Bambi » : l’Association des Chasseurs Américains voulait que les projections de Bambi fussent précédées d’un avant-propos réhabilitant l’image des chasseurs, mais fort heureusement, Walt Disney et les projectionnistes résistèrent. 😉
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