Avec le Temps………….

 

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DSC00705.JPGAvec le temps…

Avec le temps, va, tout s’en va

On oublie le visage et l’on oublie la voix

Le coeur, quand ça bat plus, c’est pas la peine d’aller

Chercher plus loin, faut laisser faire et c’est très bien

Avec le temps…

Avec le temps, va, tout s’en va

L’autre qu’on adorait, qu’on cherchait sous la pluie

L’autre qu’on devinait au détour d’un regard

Entre les mots, entre les lignes et sous le fard

D’un serment maquillé qui s’en va faire sa nuit

Avec le temps tout s’évanouit

Avec le temps…

Avec le temps, va, tout s’en va

Même les plus chouettes souvenirs ça t’as une de ces gueules

A la Galerie je farfouille dans les rayons de la mort

Le samedi soir quand la tendresse s’en va tout seule

Avec le temps…

Avec le temps, va, tout s’en va

L’autre à qui l’on croyait pour un rhume, pour un rien

L’autre à qui l’on donnait du vent et des bijoux

Pour qui l’on eût vendu son âme pour quelques sous

Devant quoi l’on se traînait comme traînent les chiens

Avec le temps, va, tout va bien

Avec le temps…

Avec le temps, va, tout s’en va

On oublie les passions et l’on oublie les voix

Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens

Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

Avec le temps…

Avec le temps, va, tout s’en va

Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu

Et l’on se sent glacé dans un lit de hasard

Et l’on se sent tout seul peut-être mais peinard

Et l’on se sent floué par les années perdues

Alors vraiment

Avec le temps on n’aime plus.

«Avec le temps» de Léo Ferré : Paroles écrites et chanson composée en 1969……..

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https://www.youtube.com/watch?v=9TvDyVhXv58

J’ai choisi une femme pour cette version, Dalida …………

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Eveline56

Rendez-vous dans le noir « Otsuichi »

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Michiru a perdu l’usage de la vue dans un accident et vit recluse dans une grande maison, comme dans un oeuf de ténèbres. Un jour, elle apprend qu’un meurtre vient d’être commis à la gare toute proche. Peu de temps après, la jeune fille sent une présence dans la maison et comprend qu’un intrus s’est introduit chez elle. Progressivement, dans l’obscurité et le silence, se noue une étrange relation entre celui qui se cache et celle qui ne voit pas.

C’était comme si les ténèbres avaient soudainement pris forme et bougé. Il était là.

Un huis clos où le noir prend vie et brouille nos sens jusqu’au vertige, et un thriller psychologique sans effusion de sang ni violence, fondé sur la découverte progressive de deux êtres coupés du monde et voués à la solitude.

extrait:

« Sous les yeux d’Akihiro, un flocon de neige tomba dans la main de la jeune femme. Sa blancheur s’évanouit aussitôt, laissant place à une goutte d’eau translucide. Il était témoin d’un instant précieux. Il aurait voulu continuer à marcher ainsi à l’infini. La lente descente des flocons aériens vers le sol qui les absorbait lui rappelait que, malgré tout, le temps poursuivait son cours. « 

« Elle restait souvent plusieurs jours sans adresser la parole à quiconque. Son temps libre, quand elle ne s’occupait pas du ménage ou de la lessive, elle le passait souvent allongée sur les tatamis du salon, le corps ramassé en position fœtale. Elle se disait bien qu’il devait survenir une multitude de choses de par le monde, mais ainsi enveloppée dans l’obscurité, elle se sentait parfaitement coupée de tout cela.
Elle, elle avait la maison et les ténèbres qui l’emplissaient. C’était son monde à elle, compact, dépouillé de toute autre chose. »

mon avis:

C’est en me promenant dans ma bibliothèque,  passant d’un livre à l’autre que j’ai vu ce petit livre de poche et il m’a intrigué; quand j’ai lu le résumé qui disait  » un thriller psychologique sans effusion de sang ni violence » ( je venais de finir un policier plutôt violent) je me suis décidée à l’emprunter. Et je n’ai pas été déçue. J’ai beaucoup aimé ce roman, la lecture est très simple, l’histoire touchante. Je me suis attachée aux personnages si solitaires… Eveline56 

Demoiselle COCCINELLE « buocʼhig-Doue « 

20170510_142413J’aimerais vous offrir ces photos d’une demoiselle coccinelle tranquillement installée dans mon jardin; je n’ai pas voulu la déranger longtemps et en deux petits « clic clac »:  souhait de  bonheur pour vous mes amies (amis) du blog ….Eveline56

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forêt…..ar c’hoad

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Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme.
Victor Hugo
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Penser, c’est chercher des clairières dans une forêt.
Jules Renard

 

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Légèreté de l’oiseau qui n’a pas besoin pour chanter de posséder la forêt, pas même un seul arbre.
Christian Bobin
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« La civilisation est un produit naturel, tout comme l’état sauvage ; ce sont des fleurs différentes poussées dans la même forêt »
       Remy de Gourmont
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« il y a dans la forêt des bruits qui ressemblent à des paroles »
       Jean Giono
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« La ville écrase la forêt pour y installer son décor sans songer au bruit que ferait le chant de tous les oiseaux morts…..
Francis Blanche
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Merlin avait besoin de solitude, de silence et de recharger ses forces. Il sourit à l’évocation de ses amis les arbres et se retrouva au milieu d’eux, dans sa chère forêt de Brocéliande. Il s’assit sur son pommier……….. BARJAVEL  » L’Enchanteur »

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« Dans le silence du vent »

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Dans une réserve obijwé du Dakota du Nord, à la fin des années 1980, Geraldine est agressée, battue, violée. Traumatisée, elle s’enferme dans le silence. Pour Joe, son fils, 13 ans, la vie ne sera plus comme avant. Devant la lenteur de l’enquête, il décide, avec ses amis, de mener ses propres recherches. Qui a violé sa mère ? Où l’agression a-t-elle été commise ? Pourquoi son père, juge au tribunal tribal, ne peut-il poursuivre des non-amérindiens ? Une quête qui marquera pour Joe la fin de l’innocence.

Récompensé par la plus prestigieuse distinction littéraire des Etats-Unis, le National Book Award, élu meilleur livre de 2012 par les libraires américains, le roman de Louise Erdrich explore avec une remarquable intelligence la notion de justice à travers la voix d’un adolescent indien.

Extrait:

« Et voilà ce que je n’ai pas compris à l’époque, mais que je comprends aujourd’hui – la solitude. J’avais raison, dans cette histoire, il n’y avait que nous trois. Ou nous deux. Personne d’autre, ni Clémence, ni même maman, ne se souciaient autant que nous de ma mère. Personne d’autre ne pensait à elle jour et nuit. Personne d’autre ne savait ce qui lui arrivait. Personne d’autre ne voulait à tout prix autant que nous deux, mon père et moi ,retrouver notre vie. Revenir au Temps d’Avant. »

“Elle s’était éloignée en flottant, de sorte que nous ne savions comment la récupérer.”


Comment sortir indemne de ce livre qui nous parle de la communauté amérindienne et de l’agression sexuelle d’une femme sur une réserve. L’époux, juge, s’en remet à la justice, un système légal particulier aux Indiens mais établi par les Blancs. Joe, leur fils de 13 ans, mène l’enquête de son côté et rêve de venger sa mère……. C’est noir, puissant et plein d’espoir !!!! EVELINE56


 

 

 

 

 

 

An hini a garan : Chanson à celle que j’aime tant………..

An hini a garan

An hini a garan, gwechall bihan er gêr,
Pa oamp tostig an eil, an eil ouzh egile ! 
Va c’halon ne gare, gare nemet unan
Pa oan bihan er gêr an hini a garan.

An hini a garan, ‘m eus kollet da viken,
‘Mañ degouezhet pell ha ne zistroio ken,
Ha setu ma kanan, kanan keti ketañ ,
Ha setu ma kanan d’an hini a garan.

An hini a garan, un deiz ‘n eus va losket
Aet eo d’ar broioù pell, d’ur vro n’an’vezan ket
Aet eo d’ar broioù pell da c’hounit e vara.
Kollet, kollet un deiz, an hini a garan…

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chant:  Denez PRIGENT

Celle que j’aime tant

Celle que j’aime tant, j’aimais sa douce voix
Quand nous étions si près, elle si près de moi,
Mon cœur n’en aimait qu’une, une seule, et j’entends
Toujours sa douce voix, celle que j’aime tant.

Celle que j’aime tant est perdue à jamais ;
Elle est partie si loin, ne reviendra pas mais
Je l’appelle en chantant, et je chuchote au vent,
Je l’appelle en chantant, celle que j’aime tant.

Celle que j’aime tant, un soir elle m’a laissé,
Pour des pays lointains qui n’ont pas de passé,
Pour des pays lointains et leur pain du migrant ;
Perdue, perdue un soir, celle que j’aime tant……

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J’aimerais vous faire découvrir la chanson traditionnelle Bretonne à travers la voix de l’un de nos plus talentueux chanteur breton, Denez Prigent.

Mon premier clip photos avec MALZENN « en invitée spéciale » ….

 

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Un homme debout !!!!

Si je m’endors me réveillerez-vous ?
Il fait si froid dehors le ressentez-vous ?
Il fut un temps où j’étais comme vous
Malgré toutes mes galères je reste un homme debout

Priez pour que je m’en sorte
Priez pour que mieux je me porte
Ne me jetez pas la faute
Ne me fermez pas la porte

Oui je vis de jour en jour
De squat en squat un troubadour
Si je chante c’est pour qu’on m’regarde,
Ne serait-ce qu’un p’tit bonjour
J’vous vois passer quand j’suis assis
Vous êtes debout, pressés, j’apprécie
Un p’tit regard, un p’tit sourire
Ne prennent le temps, ne font que courir

Si je m’endors me réveillerez-vous ?
Il fait si froid dehors le ressentez-vous ?
Il fut un temps où j’étais comme vous
Malgré toutes mes galères je reste un homme debout

Merci bien pour la pièce
En c’moment c’est dur, je confesse
Quand j’vais m’en sortir je l’atteste
J’veux avoir un toit, une adresse
Si de toi à moi c’est dur, je stresse
Le moral n’est pas toujours bon, le temps presse
Mais bon comment faire à part l’ivresse comme futur
Et des promesses en veux-tu

Voilà ma vie j’me suis pris des coups dans la tronche
Sois sûr que si j’tombe par terre tout l’monde passe mais personne ne bronche
Franchement à part les gosses qui m’regardent étrangement
Tout l’monde trouve ça normal que j’fasse la manche
M’en veuillez pas mais parfois j’ai qu’une envie: abandonner

Si je m’endors me réveillerez-vous ?
Il fait si froid dehors le ressentez-vous ?
Il fut un temps où j’étais comme vous
Malgré toutes mes galères je reste un homme debout

Priez pour que je m’en sorte
Priez pour que mieux je me porte
Ne me jetez pas la faute
Ne me ferme pas la porte

Si je m’endors me réveillerez-vous ?
Il fait si froid dehors le ressentez-vous ?
Il fut un temps où j’étais comme vous
Malgré toutes mes galères je reste un homme debout

Si je m’endors me réveillerez-vous ?
Il fait si froid dehors le ressentez-vous ?
Il fut un temps où j’étais comme vous
Malgré toutes mes galères je reste un homme debout

Claudio Capéo

Deux photos de votre œil de flâneuse, cette chanson entendue ce matin à la radio et qui me bouleverse à chaque fois, mots simples mais abrupts, mots de la vie d’aujourd’hui encore. Pas beaucoup entendu parler de la misère dans les meetings de ces messieurs-dames de la politique  ….  ):  Eveline56

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Les vieilles pierres …….

 Les vieilles pierres

Elles sont toujours là malgré le temps qui passe,
Gorgées de ces printemps qui ne se comptent plus ;
Fières et fidèles et que rien ne déplace,
Elles sont le témoin d’un passé révolu.

Elles ont la couleur de ces matins d’automne
Quand le brouillard étend son épais manteau gris ;
Et lorsque le soleil, sur elles, s’abandonne,
Elles se parent d’ocre au cœur des murs meurtris.

À l’abri des regards elles cachent parfois
Des cœurs ensanglantés des affres d’une guerre,
Blessures profondes d’un monde d’autrefois,
Qui se dissimulent sous un rideau de lierre.

Et si vous les voyez pleurer des larmes noires,
C’est la sueur de ceux qui les ont posées là ;
Celle des bâtisseurs que gardent en mémoire
Les âmes de pierres que le temps mutila.

Écoutez-les parler, raconter leurs histoires,
Celles des temps passés, celles des temps présents,
Celles des mauvais jours, celles des jours de gloire ;
Amoureux qui passez, arrêtez-vous un temps.

Touchez et caressez ces pierres séculaires,
Nobles et si belles que rien n’a remplacées ;
Elles vous laisseront, sur elles, pour vous plaire,
Graver au fond d’un cœur vos prénoms enlacés

Denis Lajeunesse

 

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Eveline56

Le gang des rêves ! Luca Di Fulvio

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Une italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt…. L’histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s’achève quelques heures plus tard sans qu’on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio. Roman de l’enfance volée, Le Gang des rêves brûle d’une ardeur rédemptrice : chacun s’y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l’illusion de la pureté.

Dramaturge, le Romain Luca Di Fulvio est l’auteur de dix romans.

Extrait:

«Tu es un loup, mon amour. Et le loup qui est en toi te rendra fort et invincible quand tu seras grand. Mais comme Croc Blanc, il faut que tu écoutes la voix de l’amour. Si tu ignores cette voix, tu deviendras comme tous les jeunes de notre quartier, ces délinquants qui ne sont pas des loups sauvages, mais juste des chiens enragés.»

« Ce livre est un cadeau ! C’est le récit bouleversant de la lutte quotidienne d’une toute  jeune mère quittant la Calabre pour New-York et qui se bat ,seule, sans argent, afin d’offrir une meilleure vie à son fils….. Ce roman sera certainement une référence sur le monde des gangs dans les années 20. Il va devenir un film , je ne suis pas étonnée, il se lit comme un scénario avec des séquences ….. 

 Eveline56

 

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Le temps des fraises…..

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Matthieu Dorval  « Une Fraise » 2014

Un Sonnet à Saveur de Fraise

Une petite fraise, au matin du printemps
Rouge et rayonnante comme l’éclat du soleil
Belle et charmante comme la magie du ciel
De sa chair a laissé une offrande aux gourmands

Et je fus le premier, qui les yeux grand ouverts
Contempla cette enfant de la verte contrée
La cueillant gentiment de mes doits envoûtés
Je fus vite charmé par son parfum d’hier

Je ne puis que penser à ces chaudes journées
De ma courte jeunesse où la beauté d’un fruit
Me faisait rêvasser aux couleurs infinis

C’est alors que je vis, que ce fruit n’était seul
Puisque Dame Nature, à laissé en mon œil
Les reflets de cents fraises en la ferveur de mai

Eric Vaillancourt

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Matthieu Dorval
Août 1714. Après 2 ans de voyage en Amérique
du Sud, l’explorateur Amédée Frezier (un nom
sacrément prédestiné) débarque à Marseille avec
5 plants de fraises blanches du Chili.
 L’un d’entre eux

sera planté au jardin botanique de Brest.
Un infirmier originaire de Plougastel, féru de botanique,
rapporte chez lui un plant de ces fameuses fraises blanches
et le plante dans son propre jardin. Résultat, la fraise chilienne
se croise avec les fraises locales et une nouvelle espèce voit le jour : la Freizh (1740)
Miracle ! La Freizh de Plougastel se multiplie comme des
petits pains.
Enfin, comme des petites Fraises. Alors qu’elle

dépérit partout ailleurs. On commence même à la vendre
au marché aux fraises de Brest.
Y aurait-il un micro climat

fraisier à la pointe Finistère ? Mystère. (1760)
L’ouverture de la fameuse  ligne  ferroviaire et pâtissière
Paris-Brest marque le début du développement
de la freizhiculture.
 Les premières Freizh débarquent à Paris. ( 1865)
Désormais regroupés en coopératives,
les freizhiculteurs de Plougastel se lancent à la
conquête de l’Angleterre et le marché de Londres
devient vite le plus important.
 God save the Freizh ! (1920)
1er producteurs de fraises en France,
les freizhiculteurs de Plougastel produisent désormais
1 millier de tonnes par an.
 La Freizh est partout. (1930/1950)
Fini les récoltes à genoux. Avec l’invention
des jardins suspendus à Plougastel, la Freizh
se récolte désormais à hauteur d’homme par des femmes. (1995)
7 juin 1996. Un vent de renouveau souffle à la pointe du
Finistère. Toute la région se mobilise pour que la fraise
entre au patrimoine régional
et que son nom soit définitivement

associé à Plougastel……………….

Article site Saveol 🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓🍓

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Petit conseil de votre flâneuse bretonne:

A DEGUSTER SANS MODERATION …….  😉

 

 

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