Escaliers ( du site « encre papier clavier »)

« Suite de degrés qui servent à monter et à descendre. » Chaque marche nous fait avancer plus loin, plus haut. Il y a des fois où l’on monte les marches deux par deux pressés d’arriver aux sommets sans mesurer l’émotion qui sera d’être en haut. L’impression de tout posséder, d’être au dessus de tous, être au […]

via Escaliers — Encre, papier, clavier…

La cathédrale Saint-Pierre de Vannes

 

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Visite de la Cathédrale

Pensées pour mes proches, pour mes absents, pour vous, pour le monde……..

 

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Vannes la médiévale ….. »ker GWENED »

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BALADE AU COEUR DE VANNES, capitale du golfe du Morbihan…… j’aimerais partager avec vous son architecture avec ces photos prises ce matin, sous un beau soleil……….. Eveline56

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Quelques magasins :

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quelques photos au hasard :

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Le port de plaisance

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L’aubépine

 

« Petit poème un peu désuet mais si doux à l’oreille »….. Eveline56

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L’aubépine

Simone, tes mains douces ont des égratignures,
Tu pleures, et moi je veux rire de l’aventure.

Avec les scarabées, les guêpes, les frelons blonds,
Avec les libellules, avec les papillons

Et tout ce qui a des ailes, avec les pollens
Qui dansent comme des pensées dans l’air et se promènent ;

Elle communie avec le soleil de midi,
Avec les nues, avec le vent, avec la pluie

Et tout ce qui passe, avec le soleil du soir
Rouge comme une rose et clair comme un miroir,

Avec la lune qui rit et avec la rosée,
Avec le Cygne, avec la Lyre, avec la Voie lactée ;

Elle a le front si blanc et son âme est si pure
Qu’elle s’adore elle-même en toute la nature.

Remy De Gourmont 1897

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« Churchill m’a menti » Caroline Grimm

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C’est une histoire vraie et oubliée. Celle de l’île de Jersey, abandonnée par Churchill en juin 1940, envahie par les Allemands deux mois plus tard. Comment vont survivre les habitants de l’île livrés à l’ennemi ? Pour qui les nazis font-ils construire les seuls camps de concentration de l’Europe de l’Ouest ? Des centaines de Français y seront déportés. Pourquoi Churchill n’en a-t-il jamais parlé ? Ces années de lutte, Caroline Grimm les raconte en suivant le quotidien palpitant de personnages qui n’ont eu d’autre choix que de collaborer avec l’ennemi ou de résister. Un roman passionnant et bouleversant sur un chapitre ignoré de la Seconde Guerre mondiale.

Extrait:

« On nous a laissé le choix de partir pour l’Angleterre nous aussi ou de rester dans nos maisons. Moi je voulais qu’on suive Papa sur le continent, mais Maman a dit pas question, on est en sécurité sur l’île, si Churchill a désarmé Jersey, il sait ce qu’il fait, c’est que les Allemands ne risquent pas de nous attaquer, on est trop petits, on n’intéresse personne. Papa a opiné du chef. « Ecoute ta mère, Victoire. Moi aussi, je préfère savoir mes deux enfants en sécurité avec leur mère ici. Et puis pour aller où ? »

Coup de cœur :

C’est un roman poignant à partir d’un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale, l’invasion allemande des îles Anglo-normandes. Caroline Grimm m’a permis de découvrir la souffrance d’un peuple insulaire abandonné à lui-même et aussi l’existence d’un  camp de concentration sur l’île d’Aurigny. Passionnant ♥♥♥♥ Eveline56

Ce livre existe en poche :churchill-m-a-menti-842796-250-400

 

Tristesse ……. dilevenez

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Tristesse    

« J’ ai photographié ces fleurs aux couleurs vives cet après midi

je suis rentrée, encore un attentat

 je n’ai plus envie de rouge vif mais de gris

 pour qui allons nous pleurer dans l’avenir ? »            Éveline 56  

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« de nos yeux nous ne pouvons voir

tout ce que le vent emporte avec lui

seul le cœur pourrait encore souffler

ce qu’il manque aux hommes » 

CECILE GUIVARCH

nos âmes la nuit Kent Haruf

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Dans la petite ville de Holt, Colorado, dans une Amérique profonde et isolée, Addie, une septuagénaire, veuve depuis des décennies, fait une étrange proposition à son voisin, Louis, également veuf : voudrait-il bien passer de temps à autre la nuit avec elle, simplement pour parler, pour se tenir compagnie ? La solitude est parfois si dure… Bravant les cancans, Louis se rend donc régulièrement chez Addie. Ainsi commence une très belle histoire d’amour, lente et paisible, faite de confidences chuchotées dans la nuit, de mots de réconfort et d’encouragement. Une nouvelle jeunesse apaisée, toute teintée du bonheur de vieillir ensemble. Mais voilà, les choses ne vont pas se passer si simplement, les cancans vont bon train, et les familles s’en mêlent… Que va-t-il advenir de cette bulle de douceur si précieuse qu’Addie et Louis avaient réussi à construire ?

Extrait:

« Puis il se mit à pleuvoir. Je ferai mieux de fermer la fenêtre. Pas complètement. Sens-moi cette odeur exquise. La plus exquise des odeurs… Eh oui. Il se leva pour aller fermer partiellement la fenêtre, puis revint se coucher. Allongés l’un à côté de l’autre, ils écoutaient la pluie. On dirait que, comme pour moi, la vie n’a pas très bien tourné pour toi, en tout cas pas comme on l’espérait, dit-il. Sauf qu’elle me parait douce aujourd’hui, en cet instant. »

coup de cœur :

Ce livre est un bijou d’émotion ! C’est un hymne à la liberté et au droit au  bonheur à tout âge de la vie. Addie et Louis s’aiment tard, après avoir vécu, souffert et perdu leurs conjoints respectifs. Ils partagent sur l’oreiller leurs rêves de jeunesse et leurs regrets. L’amour âgé est possible, à condition d’aller au-delà du regard des autres, à commencer par celui de ses proches, le plus dur de tous……Eveline56

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Kent Haruf (1943 – 2014) est un écrivain américain.  « Nos âmes la nuit » est paru quelques mois à peine après sa mort en 2014. 


Mon œil de lectrice…..

j’ai très envie de partager avec vous mes livres « coup de cœur« , ceux qui m’ont enchanté, attristé, égayé, soulagé, secouru, instruit, bouleversé, dépaysé, désorienté etc…. C’est dire les émotions qui me traversent quand je lis. Nulle envie de trop dévoiler l’histoire mais la couverture du livre, un petit extrait, une critique, juste une fenêtre ouverte sur ma découverte littéraire  ………………
Mon premier coup de cœur ♥

  »  Les règles d’usage   » 

  JOYCE MAYNARD

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Wendy, treize ans, vit à Brooklyn. Le 11 septembre 2001, son monde est complètement chamboulé : sa mère part travailler et ne revient pas. L’espoir s’amenuise jour après jour et, à mesure que les affichettes DISPARUE se décollent, fait place à la sidération. Le lecteur suit la lente et terrible prise de conscience de Wendy et de sa famille, ainsi que leurs tentatives pour continuer à vivre. Le chemin de la jeune fille la mène bientôt en Californie chez son père biologique qu’elle connaît à peine – et idéalise.
Son beau-père et son petit frère la laissent partir le cœur lourd, mais avec l’espoir que cette expérience lui sera salutaire. Assaillie par les souvenirs, Wendy est tiraillée entre cette vie inédite et son foyer new-yorkais qui lui manque.
Extrait:
c’était le parfum qui l’avait achevée. Il y avait des mois que sa mère n’avait pas mis cette robe, mais son odeur imprégnait encore ses plis. Pendant un instant, ce fut comme si elle était présente dans la pièce. Wendy aurait voulu rester toujours là à humer ses effluves……..
Ce roman  a été écrit peu de temps après la catastrophe du 11 septembre 2001. Il est paru en France en 2016. Il aurait été dommage de passer à côté de ce récit qui interroge sur la transmission …. Joyce Maynard que j’apprécie beaucoup, nous livre le beau portrait d’une adolescente de 13 ans, sans pathos, mais avec une humanité et une justesse qui m’a ému jusqu’aux larmes…….
BOULEVERSANT…….. Eveline
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Georges Perros, écrivain et poète….

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1923 – 1978

Georges Perros a vécu cinquante-quatre ans, de Paris à Douarnenez, petit port du Finistère. Il fut comédien à la Comédie française, rédacteur pour la N.R.F., lecteur pour le TNP de Jean Vilar, et surtout écrivain….

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Maison de G. Perros à Douarnenez
« J’aimerais partager avec vous quelques extraits du livre « Poèmes Bleus » de Georges Perros  » …………… Eveline56

(extraits de »Poèmes bleus » de Georges Perros….ci-après )

Respire ami et songe encore à d’autres mots
Ceux-ci câlins, mots de laine
Oiseaux sous la langue
Qui disent le printemps marin
La gentillesse armoricaine
Qui tutoie l’univers entier
A ces mots :
Forêt-Fouesnant
Lannilis
Landudal
Landevennec
Saint-Guénolé
Plouhinec
Clohars-Carnoët
Rozermeur  ……….

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Tes vieilles à coiffe
Qui font du vélo sous la pluie
Mais pleut-il  vraiment en Bretagne
La légende le dit, mais quoi
Le crachin c’est une rosée
Qui vient de là-haut, qui s’enroule
Autour de nos fronts fatigués
Cela nous fait du bien à l’âme
C’est à peine si la route s’en trouve humectée
Le crachin ne va pas jusqu’à terre
Il est volatil, émulsion, neige d’été
Son bruit est doux, c’est de la ouate
Dieu se fait Breton à ce bruit
Mobile et frais….

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Monet

La mer est jeune, quel âge a-t-elle
Elle est ce mur horizontal
Où s’appuyer quand rien ne va
Et rien ne va plus trop souvent
Cette béquille infatigable
Qui n’en finit pas de jeter
Sa parabole au fond des sables
Dans le coeur mat d’un coquillage
On l’entend encore chanter……….

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Il y a un proverbe breton
Qui dit que la poésie est plus forte
Que les trois choses les plus fortes
Le mal le feu et la tempête
Et c’est bien la poésie
Qui s’est enfoncée jusqu’à la garde
Dans la gorge de la Bretagne
De la baie Saint Michel
À Locmariaquer
Mais qu’est-ce que la poésie
Le proverbe ne le dit pas……

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Mise en page 1
Correspondance avec Gérard et Anne Philipe
Georges Perros

Une vie ordinaire
roman- poème

 On m’a bien dit que j’étais né
mais de si drôle de façon
je me méfie des gens qui m’aiment
sans trop pouvoir faire autrement
bref j’attends confirmation
de cet événement suspect
rien ne m’ayant encore donné
l’enviable sensation
d’être tout à fait là sur terre
plutôt que dépendant d’un ciel
qui change souvent de chemise
bien plus que moi.
N’importe allons
Je suis pour le discours humain
Je suis pour la moitié de pain
Le désespoir c’est de se taire
Et si mon langage vous pèse
quoique si léger si fuyant
rien de plus facile à votre aise
que de jeter ce livre au vent.

*


Vivre est assez bouleversant
quoique médisent nos sceptiques
De quoi demain sera-t-il fait
ô plus on va plus on le sait
car enfin le jeu perd sa mise
et les dés meurent dans nos mains
Porte de plus en plus étroite
qu’il est maigre notre destin
pour y trouver de quoi le fuir

*


J’ai force suffisante en moi
pour me lever chaque matin
le dur est de s’acclimater
à nouveau après cette halte
en luminosité lunaire
où le rêve tisse une toile
que l’on déchire dans la rue

Pas à pas ramendons filet
de notre vie imaginaire

Gallimard, 1967