Et dans mes bottes ? Dans mes chaussures ? Une voiture, Dans mes chaussons ? Un ourson. Dans mes baskets ? Une dînette. Dans mes sandales ? Un cheval. Dans mes ballerines ? Des pralines, Et dans mes bottes ? Des papillotes ! Corinne Albaut ( poème appris par Chloé )
Joyeux Noël à tous et à toutes ! Je vous souhaite de l’amour, de la joie et aussi de la bienveillance. BISES BRETONNES
Les petites bougies sous les coquelicots brillent pour Ayden; c’est un petit garçon de 3 ans atteint de la leucodystrophie de type KRABBE, Ayden était en parfaite santé jusqu’à l’ âge de 8 mois….. http://espoir-pour-ayden.com/
» J’aimerais rendre hommage à Johnny Hallyday en partageant avec vous une chanson peu connue du grand public, écrite par Philippe Labro (en 1970) et accompagnée par la magnifique « 7ème symphonie de Beethoven »…. Labro décrit, avec des paroles puissantes et simples, l’angoisse d’un être humain dans un monde post-apocalyptique et l’interprétation de Johnny est bouleversante. (chanson culte 100% écolo )
J’aimais aussi quand il nous chantait Diego, l’envie, Quelque chose de Tennessee etc…. et surtout « oh Marie » ma préférée…. et vous votre chanson préférée de Johnny ? Eveline56
POEME SUR LA 7ème
Johnny Hallyday Paroles: Philippe Labro. Musique: Ludwig van Beethoven
Qui a couru sur cette plage ? Elle a dû être très belle Est-ce que son sable était blanc ? Est-ce qu’il y avait des fleurs jaunes Dans le creux de chaque dune ? J’aurais bien aimé toucher du sable Une seule fois entre mes doigts
Qui a nagé dans cette rivière ? Vous prétendez qu’elle était fraîche Et descendait de la montagne ? Est-ce qu’il y avait des galets Dans le creux de chaque cascade ? J’aurais aimé plonger mon corps Une seule fois dans une rivière
Dites, ne me racontez pas d’histoires ! Montrez-moi des photos pour voir Si tout cela a vraiment existé
Vous m’affirmez Qu’il y avait du sable Et de l’herbe Et des fleurs Et de l’eau Et des pierres Et des arbres Et des oiseaux ? Allons, ne vous moquez pas de moi !
Qui a marché dans ce chemin ? Vous dites qu’il menait à une maison Et qu’il y avait des enfants qui jouaient autour ? Vous êtes sûrs que la photo n’est pas truquée ? Vous pouvez m’assurer que cela a vraiment existé ? Dites-moi, allons, ne me racontez plus d’histoires ! J’ai besoin de toucher et de voir pour y croire
Vraiment, c’est vrai ! Le sable était blanc ? Vraiment, c’est vrai ! Il y avait des enfants Des rivières Des chemins Des cailloux Des maisons ? C’est vrai ? Ça a vraiment existé ? Ça a vraiment existé, vraiment…
J’ai choisi Les créations de « Brin Levinson » en illustration…. « Une vision onirique et envoûtante de la fin du monde où les animaux sauvages viennent peupler les vestiges de notre civilisation. «
Née à Auxerre en 1883. est l’une des grandes poétesses du XXème siècle, admirée par Valéry, Montherlant ou Aragon.
Elle a chanté Auxerre dans ses recueils de poèmes et ses écrits en prose. Sa poésie, tour à tour tourmentée ou enjouée, s’inspire de la vie quotidienne ou exprime le combat du doute et de la foi. « J’aurais aimé être lièvre, et j’aurais été toute ma vie chien attaché » peut-on lire sur le socle de la statue élevée en son honneur par François Brochet, près de la Tour de l’Horloge. En 1960, le Général de Gaulle lui décerne la Croix d’Officier de la Légion d’Honneur. Elle fut également Commandeur des Arts et des Lettres. Elle s’éteignit à Auxerre en 1967 et légua la toute propriété de son œuvre littéraire à la Société des Sciences Historiques et Naturelles de l’Yonne à Auxerre.
« Le plus beau chant est celui qui contient le plus grand silence. «
« Pourquoi n’avons-nous pas en poésie des demi-soupirs, des soupirs, des pauses, des points d’orgue pour marquer le temps plus ou moins prolongé de ces silences qui sont presque tout en poésie comme ils sont tout en musique (…) En vers, un point, une virgule qui indiquent l’arrêt du sens n’ouvrent pas assez d’entrée et de durée d’un silence. Faute de mieux j’ai souvent employé le point suspensif (…) On ne pourrait pas régler par le nombre de points suspensifs la durée plus ou moins pathétique du silence ? mais ce serait toute une révolution ! »
» J’ai cherché un pays pour vivre. J’ai longtemps marché, je vieillis, je ne l’ai pas trouvé encore. Je cherche un pays pour mourir. J’y veux un grand soleil pour qu’en m’endormant mon cœur ait chaud, j’y veux une terre douce et secrète qui me prenne, me couvre, me cache. O bonne terre, tous m’ont fait mal – mes amis plus que les autres – mais ne le dis à personne. Sur moi fais pousser l’épine pour que nul ne trouve ma tombe et que n’y puissent couler sur moi les larmes de ceux que j’aimai, leurs gentilles larmes sans douleur… Elles me feraient trop mal encore. Laisse plutôt tomber sur moi la longue pluie triste, la pluie vraie. «
Lors de mon séjour à Auxerre, j’ai découvert cette statue !!!! Intriguée par cette dame avec chapeau et écharpe, petite Mary Poppins d’Auxerre, j’ai découvert qu’elle était poète. A la lecture du texte ci-dessus, quelle émotion….
Je vous souhaite une belle semaine …. Bises bretonnes 🙂
Gros bisous à ma famille d’Auxerre et de ses environs….. 😉
Ce dimanche soir, j’écoute Nolwenn …. J’aime beaucoup sa voix. Elle me touche depuis toujours; elle a tracé son chemin toute seule, avec ses influences, son amour pour la Bretagne et ses amis Voulzy, Souchon, Alan Stivell , Kersauson ( pas simple de plaire à ces deux bretons !!!!). Après cinq années de silence, « Gemme », son nouvel album aux sonorités pop est un condensé de ce que Nolwenn compose depuis près de dix ans maintenant. Elle a dédié ce disque à son petit garçon Marin né cet été. Je vous ai choisi trois extraits qui me touchent tout particulièrement. Je suis heureuse de partager avec vous ce coup de cœur !
La dernière pomme Vais-je tomber, ne pas tomber ? Se disait la dernière pomme. J’ai résisté aux vents d’automne, Aux pluies, aux premières gelées :
– Il ne faut pas que j abandonne Mon fidèle ami, le verdier. Vais-je tomber, ne pas tomber ? Il y va de mon cœur de pomme.
Je suis d’or rouge et de miel jaune Comme une lune à son lever Et j’éclaire tout le pommier. Non, non, verdier, je me cramponne, J’attendrai l’hiver pour tomber…. Maurice Carême
Décembre arrive à grands pas…. Et si c’était la dernière pomme….
« Monsieur Bout-de-Bois vit heureux avec sa femme et ses trois enfants. Un matin, son footing est brutalement interrompu par un chien qui le prend pour un simple bâton. C’est le début des ennuis pour monsieur Bout-de-Bois qui se fait « secouer »par les enfants rencontrés sur sa route. Ces derniers le jettent à l’eau, le transforment en arc, l’utilisent comme une batte de base-ball, un boomerang ou un crayon. Il atterrit ensuite dans un nid au moment où une maman oiseau se met à couver ses œufs. C’en est trop : monsieur Bout-de-bois va tout tenter pour retrouver les siens… »
« 17h30…. Séance DVD avec Chloé et Léane…..
J’aimerais partager avec vous notre « séance cinéma » (c’est ainsi qu’on l’appelle entre nous ); tout d’abord, installation confortable sur le canapé, je suis au milieu entourée par mes petites fées. (évitons les disputes) … noir complet dans le salon (très important….) silence…. Chut !!!! Papi peut participer mais c’est plutôt un « moment entre filles « ( toujours les fées) Hi ! Hi ! Hi …. Arrive le choix…. jamais simple…. lol…. A l’unanimité (ce qui est rare 😄) nous décidons de regarder un dessin animé (court-métrage ) « monsieur Bout-de-bois » ( une rareté dénichée au Leclerc) ….Et nous avons adoré. » 🌞 l’animation est belle, c’est tendre, drôle, touchant…. Quel beau moment !!!! bises bretonnes de Chloé, Léane et Eveline….
⭐🌟⭐🌟⭐
Ce court -métrage est une adaptation d’un album de Julia Donaldson et Axel Scheffler ….
J’suis un village, comme quelques autres en France
Ma naissance se situe vers la renaissance
Moins d’une centaine quelque soit le recensement
Bien avant les pansements, je n’avais que des paysans
J’en ai vu glutiner, flâner ou glaner
Des pelletés de mirabelles vers la fin de l’été
Je crois que l’unique chose qui a changé ma vie
Fut l’arrivée des taxis
Ils sont plein selon mes recoupements
Il y a des gueules cassées, pour les blessés prothèses et pansements
Face à face ils se font front dans les tranchés
Avant tout ce manège, j’étais un village enchanté
On ne me croit pas ça semble irréel
Avant tout ce manège j’étais un village enchanté
Les seuls témoins sont les mirabelles
Avant tout ce manège
Ils se sont préparés pour la bataille
Dans l’artère principale c’est la pagaille
Ils portent des uniformes bleus rouges voyants
Avec montre à gousset, couvre-chef flamboyant
La grosse bertha fait face au Crapouillot
Le flot de feu est continu, soutenu par les artiflots
Comme à Valmy nous répétait l’académie
Une bataille, des acclamations et c’est l’accalmie
Les murs ont des oreilles, c’est la fête au village
Le théâtre aux armées nous fait découvrir le jazz
Il y a des fanions, des litrons, du tapage
Et cette odeur maudite, le vent nous ramène les gaz
Il y a de la joie, des pleurs, des fleurs, la peur
Tout à l’heure on a fusillé un déserteur
Il avait ce poème dans sa vareuse
Adieu, Meuse endormeuse
On ne me croit pas ça semble irréel
Avant tout ce manège j’étais un village enchanté
Les seuls témoins sont les mirabelles
Avant tout ce manège
Les seuls témoins sont les mirabelles
Maintenant que la guerre est passée
Il n’y a plus de soldats terrés dans les tranchées
Les taxis de la Marne s’en sont retournés
Qui aurait pu penser que je les regretterais
En l’an quatorze ils étaient des milliers
Démobilisés je ne les ai pas oubliés
Je repense au boulanger, je sens le pain au millet
Des blessés, des macchabés mais là au moins je vivais
Ça fait plus de cent ans que je n’ai plus d’habitant
Quelques mots sur une plaque et puis des ossements
Je le dis franchement c’est pas lattent, j’attends
Le retour de la vie dans la paix ou le sang
Trop court était l’enlisement
Je n’ai plus aucun habitant
Les mirabelles sont en déshérences
Je suis un village mort… Pour la France
Allons enfants
On ne me croit pas, ça semble irréel
Allons enfants
Les seuls témoins sont les mirabelles
Allons enfants
Les seuls témoins
Allons enfants
Sont les mirabelles….
Je n’écoute pas de rap, je trouve souvent cette musique trop violente…. Mais MC Solaar est le poète du rap, ses textes sont toujours aussi beaux, son talent est là intact et c’est un plaisir d’écouter ce nouvel album «Géopoétique». Eveline56
« Les mirabelles » raconte l’histoire d’un village Français décimé par la Première Guerre mondiale…. Allons enfants ….
« Le rap est un océan. Il y en a qui veulent être dans le grand bain, d’autres dans le petit bain, moi je préfère être dans mon bocal. Je fais mon truc, qui ne ressemble pas à quoi que ce soit. » MC SOLAAR
« Mes doigts tissent le chant des saisons : et naissent des villages,
des collines peuplées d’oiseaux, des mers en mystère…
Puis, des harmoniques de la harpe, surgissent des visages que je peins pour créer la vie : des mères-patience, des anges musiciens,
des Marie-Morgane en sirènes…
Une fois jouée la partition, la musique se tait dans l’atelier.
Elle retentira à nouveau , enrichie par d’autres regards en d’autres lieux,
mais elle ne m’appartiendra plus : le tableau part vers d’autres horizons,
d’autres cimaises, pour vivre sa vie propre… »
Annaïg
j’aimerais vous souhaiter une très douce semaine en compagnie des Créations originales d’ANNAIG LE BERRE, poèmes, dessins, bannières…. J’ai découvert le grand talent de cette artiste lors du FESTIVAL des 7 CHAPELLES en ARTS . Eveline56
La Becquée, Jean-François Milletmère et enfant maternité , Pablo Picasso….Mère et enfant, Renoirmère et enfant, lithographie de Marc Chagall Albert Anker , jeune mère contemplant son enfant ….
♪ Dormez ♪ Vêtu d’un rayon d’ soleil Qu’un coton blanc, par instants voile Comme un pinceau sur la toile Rien que l’air vous fait frémir
Il était un p’tit navire Qui connaissait rien aux étoiles Il était un p’tit amiral Qui sentait pas le vent venir
Dormez, dormez, dormez Tout tremble et vous rêvez
C’est la fin d’un jour d’été Dans l’incendie, le soleil part Il va vous laisser dans l’ noir Et le noir, ça fait grandir
Il était un p’tit navire Qui connaissait rien aux étoiles Il était un p’tit amiral Qui sentait pas le vent grossir
Dormez, dormez, dormez Tout tremble et vous rêvez
Il était un p’tit navire Qui connaissait rien aux étoiles Il était un p’tit amiral Qui sentait pas le vent venir
Dormez, dormez, dormez Tout tremble et vous rêvez Dormez, dormez, dormez Tout tremble et vous rêvez.
Maxime le forestier / Julien Clerc
» Ce soir, je pense à mes petites fées et à mes enfants …. Je pense à toutes les mamans et mamies du blog et je vous dédie ces tableaux et cette berceuse qui me touche aux larmes »….. Eveline56
Dormez, dormez, dormez Tout tremble et vous rêvez….
Lors de ma visite du Château d’Ancy-le-Franc,
j’ai découvert ces sculptures en papier mâché, univers de fable, univers magique et merveilleux des contes pour enfants……J’ai immédiatement pensé à mes petites fées et clic clac…. Je partage avec vous mes photos.
» Il était une fois… »
Mélanie Bourlon est cette artiste-sculpteur qui nous nous fait entrer dans l’irréel…
« Je veux devenir une petite poétesse Tel est le désir de mon cœur ici bas. » 9 août 1920″
Karantez vro
E korn va c’halon zo ur gleizenn
‘Baoe va yaouankiz he dougan
Rak siwazh, an hini a garen
Na gare ket ‘r pezh a garan
Eñ na gare nemet ar c’hêrioù
Ar morioù bras, ar Broioù pell
Ha me ne garan ‘met ar maezioù
Maezioù ken kaer va Breizh-Izel !
Ret ‘voe dibab ‘tre div garantez
Karantez-vro, karantez den
D’am bro am eus gouestlet va buhez
Ha lez’t da vont ‘n hini ‘garen
Biskoazh abaoe n’am eus en gwelet
Biskoazh klevet keloù outañ
Ur gleizhenn em c’halon zo chomet
Pa ‘gare ket ‘r pezh a garan.
Pep den a dle heuilh e Donkadur
Honnezh eo lezenn ar Bed-mañ
Gwasket ‘voe va c’halon a-dra-sur
Pa ‘gare ket ‘r pezh a garan
Dezhañ pinvidigezh, enorioù
Din-me paourentez ha dispriz
Met ‘drokfen ket evit teñzorioù
Va Bro, va Yezh ha va Frankiz !
Amour-patrie En mon coeur est ma blessure, Depuis ma jeunesse y reste gravée Car, hélas, celui que j’aimais Ce que j’aime n’aimait pas. Lui n’aimait que la ville, La grande mer et les lointains ; Je n’aimais que la campagne, Beauté des campagnes de Bretagne.
Entre deux amours il me fallut choisir Amour-patrie, amour de l’homme ; A mon pays j’ai offert ma vie, Et s’en est allé celui que j’aimais. Depuis, jamais je ne l’ai revu, Jamais connu de ses nouvelles. En mon coeur saigne la blessure Car ce que j’aime, il n’aimait pas.
Chacun sa Destinée doit vivre, Ainsi en ce monde en est-il. Meurtri, certes, fut mon coeur, Mais ce que j’aime, il n’aimait pas. A lui, honneurs et richesse A moi, mépris et humble vie. Mais je n’échangerais contre nul trésor Mon pays, ma langue et ma liberté.
« Ne drokfen ket evit teñzorioù va bro, va yezh ha va frankiz Je n’échangerais contre nul trésor mon pays, ma langue et ma liberté. »
Anjela Duval …
PIV ?
Ma’m befe bet mibien
Am befe bet o armet.
Am befe graet anezho Marc’heien
Marc’heien an douarn.
O armet am bije
Gant va armou din-me.
An armou-se am eus stourmet gante
Va buhez-pad…
Stourmet ouzh an drez
Stourmet ouzh ar spern-du
Ouzh ar burl hag an askol
Ouzh ar raden alouber
An onk hag an treuzc’heot
Ar gweg… ha mil louzaouenn fall all ;
– Ken ar re a voug an trevadou
Ken ar re a voug ar goustians –
… Feal on bet atav d’am Ger-Stur :
Stourm a ran war bep tachenn
Va buhez vo bet ur stourm.
Hag e dibenn va amzer
E huanadan :
Piv a gemero va ger-stur ?
War va lerc’h,
Piv a gemero va armou
Pa gouezhint eus a-dre va daouarn ?
Pa n’em eus ganet mab ebet !
QUI ?
Si j’avais eu des fils Je les aurai armés. J’en aurais fait des chevaliers, Des chevaliers de la terre. Je les aurais armés Avec mes armes à moi. Ces armes j’ai lutté avec elles Ma vie durant… J’ai lutté contre les ronces Contre l’aubépine noire, Les digitales et le chardon, Contre la fougère envahissante, L’avoine à chapelet et le chiendent, La vesce… et mille autres mauvaises herbes ; – tant celles qui étouffent les pâtures que celles qui étouffent les consciences – … Je suis toujours demeurée fidèle à ma devise : Je lutte sur tous les fronts. Ma vie a été un combat. Et au terme de mon temps Au bout de ma force Je soupire : Qui reprendra ma devise ? A ma suite, Qui reprendra mes armes Quand elles me tomberont des mains ? Puisque je n’ai enfanté aucun fils ! Anjela Duval, 9-10-78
Je voulais vous parler d’ANJELA DUVAL ( Marie-Angèle Duval) depuis le début de mon blog …. Mais devant le talent immense de cette femme, modeste paysanne, je n’osais pas, je me disais que je ne saurais pas lui rendre l’hommage qu’elle mérite. Mais ce soir, je vais essayer…….
Anjela Duval est née en avril 1905 près de Plouaret dans les Côtes d’armor. Dès les années 40, elle avait repris la petite ferme de ses parents dont elle était la fille unique, son frère et sa sœur étant décédés avant même sa naissance.
Paysanne pauvre et simple, elle était restée célibataire à cause de son refus obstiné de suivre dans l’« exil » l’homme qu’elle aurait aimé, un marin qu’elle fréquenta entre 1924-1926, alors elle cultive seule les arpents qu’elle a reçu de ses ancêtres; « c’est ma nourricière dit-elle. je déplore que les hommes d’aujourd’hui ne respectent plus la terre. Si j’étais plus jeune, je ferai de la culture biologique, sans pesticides (nous sommes dans les années 70) ».
« Entre deux amours il me fallut choisir Amour-patrie, amour de l’homme ; A mon pays j’ai offert ma vie, Et s’en est allé celui que j’aimais »……
Anjela écrit ses poèmes après sa journée de travail aux champs, sur un cahier d’écolier, dans sa petite maison du Vieux-Marché à Traoñ an Dour, un hameau isolé ,(« Le jour, le temps est trop précieux pour être perdu avec des papiers« ).
Dans ses poésies d’une grande beauté, Anjela nous parle de la vie qui l’entoure : la terre, les animaux, la nature. Elle lit le breton depuis très jeune, et se met à l’écrire dans les années 60. Elle n’a fréquenté l’école que jusqu’à l’âge de douze ans, suffisamment toutefois pour bien parler le français.
Elle s’était fait connaître du public français par l’émission d’André Voisin Les Conteurs, en 1971. Trugarez Anjela 💗 à greizh kalon 😊😙 Eveline 56
Un mythe : « la pluie bretonne »…. voici quelques photos de mon jardin bien arrosé et quelques blagues sur la pluie en Bretagne …. Ah cet œil de flâneuse qui aime rire sous l’ondée….
Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage, Et la mer est amère, et l’amour est amer, L’on s’abîme en l’amour aussi bien qu’en la mer, Car la mer et l’amour ne sont point sans orage. Celui qui craint les eaux qu’il demeure au … Continuer à lire … « Et la mer et l’amour …. »
« Bretonne dans une barque, DENIS Maurice , 1892
Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage
Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage, Et la mer est amère, et l’amour est amer, L’on s’abîme en l’amour aussi bien qu’en la mer, Car la mer et l’amour ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux qu’il demeure au rivage, Celui qui craint les maux qu’on souffre pour aimer, Qu’il ne se laisse pas à l’amour enflammer, Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.
La mère de l’amour eut la mer pour berceau, Le feu sort de l’amour, sa mère sort de l’eau, Mais l’eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l’eau pouvait éteindre un brasier amoureux, Ton amour qui me brûle est si fort douloureux, Que j’eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
Pierre de Marbeuf 1628 « Recueil des vers de Pierre de Marbeuf».
La Bretonne en noir. Henri Delavallée
Adieu, Alfred GUILLOU , 1892
Mélancolie, Edward Munch, 1891
Eveline56
John William Waterhouse – Miranda The Tempest 1916….. ( image à la une)
série cigognes 1986la sirène aux cormorans 2002Sirène aux hirondelles 2002
veau marin 2005
Brest 2004
Brest 2004
Brest 2004
Brest 2004
BREST 2004….
Engagement pour l’environnement Après avoir suivi des cours à l’École de peinture Oscar Kokoschka, à Salzbourg (Autriche), puis à l’Académie royale des Beaux-arts de Copenhague (Danemark), Jette With s’installe en 1968 à Paris et s’inscrit à l’École nationale supérieure de Paris où elle vit aujourd’hui, quand elle n’est pas à Camaret-sur-Mer (Finistère), commune du littorale où elle se sent chez elle.
Dans son travail, elle ne se contente pas d’évoquer la beauté des phares, le drame des naufrages, elle pointe aussi les dangers qui menacent la mer. « C’est le naufrage de l’Amoco Cadiz, en 1978, qui a déclenché mon engagement pour la mer. Depuis, je reste attentive aux événements la concernant. Au fil du temps, j’ai construit un langage plastique associant peinture, dessin et installation qui me permet de défendre la mer mais aussi l’environnement et la nature en général », explique l’artiste danoise. Jette With réalise de nombreuses expositions, en France et à l’étranger, où son travail est unanimement salué par la critique.
C’est dans le cadre de « 7 Chapelles en arts » que j’ai découvert et admiré la peinture figurative de Jette With; ses tableaux ont orné la chapelle Saint-Mathieu cet été. Eveline56
Le papillon Naître avec le printemps, mourir avec les roses, Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur, Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses, S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur, Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes, S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles, Voilà du papillon le destin enchanté! Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose, Et sans se satisfaire, effleurant toute chose, Retourne enfin au ciel chercher la volupté!
Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)
« Le temps d’une photo, ce joli papillon s’est envolé vers l’infini. J’ai regardé là-haut et j’ai pensé à tous ces papillons qui se sont envolés dans le ciel de Barcelone et de Cambrils » …. triste semaine. Eveline56
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