Matinée verte..

 

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Je suis heureuse de partager avec vous ma matinée verte sous le soleil, mon chemin de promenade, de paix, de respiration………… Bises bretonnes 😚 Eveline56
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Marcher dans la nature, c’est comme se trouver dans une immense bibliothèque où chaque livre ne contiendrait que des phrases essentielles. Christian Bobin
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La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle possède le secret du bonheur, et nul n’a su le lui ravir. George Sand
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Mais la Nature est là qui t’invite et qui t’aime. Plonge-toi dans son sein qu’elle t’ouvre toujours. Lamartine
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La nature n’est pas pour nous ; la nature fait partie de nous. Nous sommes une même famille. Proverbe amérindien
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La nature est un beau livre, ouvert aux regards de tout le monde ; malheureusement, il en est peu qui le lisent et encore moins qui le comprennent. Jean-Napoléon Vernier (Les fables, pensées et poésies, 1865)

« La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime,
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

Poème de George Sand (Contes d’une grand-mère) »

 

«Tomorrow Morning» par Aaron

Album «Waves From The Road» 2011

Le nouvel album d’Aaron sortira le 5 juin 2020 et portera le nom de “Anatomy of light”..

 

 

 

 

Ce que dit le nuage..

Tu as suivi
la danse du Nuage
Et tu te laisses
déposer
sur le rocher
d’où tu perçois
le chant des sources

Tu voyages
d’un espace à l’autre
comme s’il n’existait
qu’un seul espace
immense et continu

Enza Palamara    « Ce que dit le nuage« 

 

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Enza Palamara: « Ce que dit le nuage«  Paru le 11 mars 2020

 

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Je partage avec vous ce doux poème d’ Enza Palamara et quelques photos d’avant le confinement. Il nous tarde de revoir l’océan mais il faudra patienter encore..

Bon courage à  tous (tes) !

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Bises bretonnes,  Eveline56

Christophe.. peinture sonore..

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« Pour moi la musique c’est la respiration, la thérapie, mon bouclier par rapport à ce monde du show-biz notamment. Quand je me lève, je pense en silence, c’est la parole pensée, et vers 17 heures, je vais retrouver les instruments qui m’inspirent et essayer de nouvelles machines. Ça crée quelque chose en moi, qui fait que tout à coup, je crée un gimmick et que cette peinture sonore donnera peut-être lieu au bout de trois ou quatre ans à une exposition. » Christophe

 

Drone

Et en moi s’efface l’image de nous deux ensemble contre ma volonté
Tout en moi désire le contraire
De l’air, je veux la terre, de l’eau je veux le feu
Reste un moi qui te pousse à partir
Qui pour lui tout seul te garde
Qui pour lui tout seul me prive
Tout en moi voudrait que tu demeures
Mais le temps veut autrement du haut de son drone
De son drone
Et de son drone

Et en moi, comme le vent sur les dunes
Qui emporte le sable d’un souffle atomisé
Et en moi, va l’irréversible
L’oubli imperceptible de ton visage pixelisé
Grave, grave-toi, au lieu de graver les formes
Absentes à mon souvenir de toi qui s’évanouit tout en moi.

Si tu croises le beau temps par hasard,
Dis-lui combien je te pleure
Du haut de mon drone
De mon drone
De mon drone

DANIEL BEVILACQUA  Daniel Bélanger

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« J’aime la nuit, je la regarde comme une toile, le ciel est la mer de mes soirées de création, mon océan d’amour. Si j’ai choisi mon appartement, c’est grâce au ciel. J’ai toujours cherché à être bien, dans un endroit de création. J’y habite depuis 2002, et j’ai souvent envie de déménager, parce que je n’aime pas l’habitude, mais ce qui fait que je suis happé et que je ne peux pas bouger c’est ce ciel qui ne veut pas me lâcher. »  Christophe

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Je suis triste.. Christophe est parti . « De l’air, je veux la terre, de l’eau je veux le feu  » nous chantait-il dans cette chanson lunaire DRONE  et c’est ce que je retiendrai de cet artiste, immense créateur, inventif , hors du temps. Il a rejoint  une autre planète, ses chansons me manqueront.. immensément !!!!   Eveline56

 

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Le coût de soigner.. Chloé Douglas

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Le coût de soigner

Parce que cela coûte
De soigner,
De se débrouiller,
D’essayer d’apaiser le fardeau.

Parce que cela coûte
D’être mondain,
D’avoir ce dont on a besoin,
Pour faire fonctionner les choses.

Parce que cela coûte
D’aider,
Et cela dépend du soignant.
Nous semblons
Tomber dans le piège,
De soigner le montant.

Chloé Douglas, 2018

 

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Poème prémonitoire écrit en 2018 par Chloé Douglas..

« Ce moment étrange m’inquiète, inquiétude pour les personnes âgées confinées, pour les enfants qui reprennent l’école, peur pour tous, manque de confiance dans les acteurs de notre vie politique et sociale et dans les médias. L’argent roi, la dette ): face aux morts du coronavirus, à  la douleur des familles qui ne peuvent pas accompagner leurs proches, je recherche l’humanité et la compassion, je ne les trouve pas. Il me reste la citation de Sri Chinmoy » ..

« Mon cœur plein d’espoir ne se soumet jamais à mon mental emplit de doutes. »

Sri Chinmoy

Ah, et aussi l’oiseau qui vole dans le ciel, près de la tour Eiffel !!!!!!!

Prenez soin de vous et des vôtres, gardons espoir.. Bises bretonnes t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

 

 

 

Mes Lectures..

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« La mère morte » Blandine De Caunes

Une mère, âgée, mais indépendante, se trompe de jour, de lieu de rendez-vous avec ses filles, achète des objets superflus et coûteux, oublie dans le coffre de sa voiture les fruits de mer bretons, et se lève la nuit, croyant partir pour une destination inconnue. Cette femme est la romancière Benoîte Groult, la mère de l’auteure Blandine de Cannes.

Benoîte s’éteint en juin 2016, à 96 ans, écrivaine comblée, femme de combats remportés. Mais ce que ce livre raconte, ce n’est pas juste le deuil, hélas prévisible, d’une mère admirée et aimée, mais un double deuil : voici le sens du titre, La mère morte. Le 1er avril 2016, la fille de Blandine de Cannes, Violette, 36 ans, est morte dans un accident de voiture. L’ordre du monde est renversé : Benoîte s’accroche à la vie, Blandine sombre, Violette n’est plus.

Mon avis :

« Blandine de Caunes a perdu sa fille Violette, puis sa mère Benoîte Groult, romancière. Elle nous raconte, dans ce récit, le combat de sa maman contre Alzheimer et sa lente descente vers l’oubli et la mort. Mais le destin est cruel et la fille unique de l’auteur va mourir dans un accident de voiture juste avant sa grand mère.
« J’ai perdu le 1er avril ma fille unique et le 20 juin ma mère unique. Maman est un mot qui a disparu de ma vie. Je ne le dirai plus et je ne l’entendrai plus. »
J’ai beaucoup aimé ce livre, mon émotion est monté crescendo, avec des sourires pour finir par des larmes…. Bonheur et injustice de la vie, Ainsi soit-il…….

livre de Benoîte Groult« Ainsi soit -elle »  (1977) à (re) découvrir..
 

 
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Le pays des autres : Leila Slimani

Couvrant une décennie de l’histoire marocaine de l’après-guerre, Le pays des autres débute en 1944 par la rencontre de Mathilde, une française Alsacienne, et d’Amine, un Marocain engagé dans l’armée française. Mariés à la Libération, les époux s’installent au Maroc dans la ferme familiale des plateaux arides du Rif. Commence alors une vie rurale d’une grande rudesse où la violence du déracinement, du patriarcat, de la ségrégation coloniale et de la décolonisation, vont fracasser les rêves du couple

Mon avis :

« Ce nouveau livre  » le pays des autres  » de Leila Slimani nous parle de la vie d’un couple mixte au Maroc après la seconde guerre mondiale. J’ai aimé suivre le parcours difficile de Mathilde, de l’Alsace au Maroc, auprès de son mari Amine et plus tard de leurs deux enfants.
Émotions, souffrances, incompréhensions.. Quel beau moment de lecture!
Je suis impatiente de lire la suite.. »

« Le pays des autres » est la première partie d’une trilogie..

 


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De pierre et d’os : Berangere Cornut:
En plein cœur de la longue nuit arctique, une jeune Inuit est séparée des siens par la glace qui se fend. Elle se retrouve seule avec quelques jeunes chiens affamés face auxquels elle va devoir s’imposer pour survivre, trouver un refuge. Une longue quête solitaire qui va lui ouvrir les portes de son monde intérieur.
Mon avis :

De pierre et d’os » de Bérengère Cournut a été , pour moi,un merveilleux moment de lecture dans le pays inuit, si loin, si froid ..
Nous suivons le chemin d’Uqsuralik, jeune fille inuite. Nous découvrons à travers son parcours, les coutumes et croyances d’un peuple courageux , silencieux, vivant de peu. Une leçon de vie!

Magnifique, poétique, un bonheur de lecture…. »

 

 

 

 »  Quelques livres… Je pense très fort à vous, soyez prudents (tes) s’il vous plaît.  BISES     

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Anjela Duval

Papillon et Abeille

—S’’il fait beau
Dit le papillon volage
S’’il fait beau
Je battrai bientôt la campagne.
—Et moi, dit l’’abeille
Au papillon écervelé
Je me mettrai au travail
S’’il fait beau.

Juin 1967

(Traduction Paol Keineg)

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photo: Eveline56

Une petite fleur d’ajonc parlait

— Tu étais pressée de me cueillir, hein ?

Et tu t’es piquée le doigt à mes épines !

Un petit peu de rouge a coulé

Sur mon habit doré

Et tu t’es dit : voilà qui est bien !

Et tu m’as enfermée dans ta lettre…

Si tu avais fait un petit trou dans l’enveloppe

J’aurais pu voir pendant le voyage.

Les royaumes celtiques d’outre-mer

Et j’aurais salué

Le chardon d’Écosse

Avec ses bruyères roses

Le trèfle d’Irlande et mes sœurs jaunes

M’auraient répondu à coups de parfum

Que j’aurais emporté là-bas

Chez les Celtes en Exil

Au bout du Monde :

— En toi se mêlent tous les parfums de la Celtie

Ton cœur de miel doux dans l’âpreté des épines.

Anjela Duval

lien pour:

Anjela Duval….

30 janvier 1971

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Jean-Yves Couliou
(1916-1994)
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Les cris de la mélancolie..

Plénitude

Faire le vide en soi –
Puis laisser le bien-être
Envahir notre esprit.

Plus d’envie d’ailleurs,
Plus de passé ou futur,
– Ici et maintenant !

Profiter de l’instant
Pendant des heures
Le temps du bonheur.

Stéphen Moysan

Screenshot_2020-03-22 [François Dilasser] - Peintre - Œuvre galerie- œuvre - 1947 - 1970 - CLOWN 1948 (vers)

François Dilasser « clown » ( vers 1948)


D’après le sage

D’après le Sage,
Ainsi évolue le jeu de la vie :
Les enfants jouent à cache-cache,
Les adultes se cachent en eux même !
– Essayons de nous trouver.

Quand tout est à vendre
Qui pense à s’acheter une conscience ?
À faire don de soi, il y a tant à gagner !
Un vrai trésor ne perd pas de sa valeur,
S’il est partagé.

Stéphen Moysan
Les cris de la mélancolie

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   François Dilasser « Arbre » (1998)


Un souhait exaucé

Le verrai-je se réaliser
Mon vœu d’amour et de paix
Plus que tout je l’espère.

Prière en pleine nature –
Une envolée d’hirondelles
Brise le silence du ciel.

Pour certains : un signe,
Un bref instant de grâce,
Pour d’autres : le hasard.

Stéphen Moysan

 


Screenshot_2020-03-22 [François Dilasser] - Peintre - Œuvre galerie- œuvre - 1995 - 1999 - MAIN 1997 Mains

François Dilasser    » Main » (1997)


https://www.eternels-eclairs.fr/stephen-moysan.php


http://www.francoisdilasser.fr/


« La pandémie de coronavirus continue de se propager en France Je me sens démunie et triste. J’ai bien compris que nous devons rester confinés chez nous pour tenter de ralentir la courbe de progression du coronavirus et éviter la saturation totale des hôpitaux.  Cela je peux le faire, être patiente et solidaire. C’est la moindre des choses. Soyons raisonnables.. Je remercie du fond du cœur tous ceux qui sont là pour nous, pensons très fort à eux…. « 

Prenez soin de vous, bises bretonnes 😷🌟

Comme deux cygnes..

Photos Eveline56 Poème de l’amour Ce fut long, difficile et triste De te révéler ma tendresse; La voix s’élance et puis résiste, La fierté succombe et se blesse. Je ne sais vraiment pas comment J’ai pu t’avouer mon amour; J’ai craint l’ombre et l’étonnement De ton bel œil couleur du jour. Je t’ai porté cette … Continuer à lire … « Comme deux cygnes.. »

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Photos Eveline56

Poème de l’amour

Ce fut long, difficile et triste
De te révéler ma tendresse;
La voix s’élance et puis résiste,
La fierté succombe et se blesse.

Je ne sais vraiment pas comment
J’ai pu t’avouer mon amour;
J’ai craint l’ombre et l’étonnement
De ton bel œil couleur du jour.
Je t’ai porté cette nouvelle!

Je t’ai tout dit! je m’y résigne;

Et tout de même, comme un cygne,
Je mets ma tête sous mon aile……..

Anna De Noailles

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« J’ai aperçu un couple de cygnes sur l’étang, mirant leurs reflets majestueux dans l’eau,

Moment magique et silencieux, surtout ne pas les déranger..Clic Clac.. photos ..

Douce semaine à tous, prenez soin de vous, bises bretonnes t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

 


 

A bien regarder les nuages..

Liliane ROSATI

A bien regarder les nuages

A bien regarder les nuages,
On peut voir des milliers d’images,
Fantastiques et irréelles,
Éphémères, étranges, et belles. Un visage de vieillard,
Ou un dieu menant son char,
La mer et la montagne,
Une coupe à champagne.

Puis les formes se fondent,
En quelques secondes,
Avant de s’étirer,
En nouveaux clichés.

Un ange, un éléphant,
Un cheval ou un paon,
Un arbre, une chaumière,
Un lit, une rivière.

C’est un charmant spectacle,
Fait de petits miracles,
Qui viennent et disparaissent,
Comme quelques caresses.

Mais si je passe autant de temps,
Les yeux au ciel et l’air absent,
A observer les nuages,
C’est parce que j’y cherche toujours la plus belle des images : Ton visage…….

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Tout est dit dans cette magnifique poésie. Moi aussi, je passe du temps
  Les yeux au ciel et l’air absent,
  à observer les nuages »,  mon imaginaire s’envole……

Je vous souhaite une semaine de rêves, « la tête dans les nuages »………….

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photos: Eveline56

 

 

 

Et toujours les Forêts.. Sandrine Collette

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Résumé:

Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.

Extrait :

« Il y eut un signe.Un après-midi que Corentin harassé marchait les yeux crochetés au sol – cela rétrécissait l’horizon, il ne voulait pas regarder trop loin, trop loin cela l’effrayait, il n’y arriverait pas – un après-midi, il y eut une lumière au bout de ses chaussures. Et ce n’était pas une erreur, pas un mirage – mais un minuscule bout d’herbe qui avait émergé de la terre morte, et dont le vert faisait presque mal aux yeux tant la couleur avait disparu du monde. Il s’accroupit pour l’observer. Elle faisait peut-être deux centimètres. Il la toucha du bout du doigt, pour être sûr…………..

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Mon avis:

« Ce livre est un choc pour moi, un coup de cœur..
Je regarde le vert des arbres, le bleu du ciel, je contemple la nature. Je savoure:
le soleil, la pluie, le vent, une pomme, tout ce qui m’entoure…
Lisez « et toujours les forêts » de Sandrine Collette et vous comprendrez!  

Éveline 56

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En 2015, je découvre un paysage apocalyptique lors de l’asséchement du lac de Guerlédan, situé dans le centre Bretagne….En lisant « et toujours les forêts« ,  je me suis souvenue de cette impression de fin du monde qui m’avait saisie à la découverte de la vallée engloutie!

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Seule l’ombre des arbres qui s’étire sur ces vieilles pierres semblent donner de la vie dans cette vallée désertée… Pierre-Yves Nicolas 

 

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