Comptines « kontadenn »

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Monsieur Pouce va à l’école

Monsieur Pouce va à l’école
L’index, qui est le plus malin,
Lui montre le chemin.
Le majeur, qui est le plus fort,
Porte le cartable.
L’annulaire, qui est le plus gourmand,
Porte le goûter.
Et l’auriculaire ne porte rien du tout !
Il court derrière comme un petit toutou !

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Le cartable rêveur

Pendant que tu étais
Sur la plage, cet été,
Ou bien dans la forêt,
As-tu imaginé
Que ton cartable rêvait ?
Il rêvait d’avaler
Des crayons, des cahiers,
Puis d’aller comme on vole,
Sur le chemin de l’école.

Carl Norac

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Pour la rentrée

Je voulais dans mon cartable
Emporter mes châteaux de sable,
Mon cerf-volant, des coquillages
Et le portique de la plage.

Maman m’a dit
Ça n’est pas permis
Et puis tout ça
Ça ne rentre pas!

Alors j’ai pris un beau stylo
Pour le goûter quelques gâteaux
Et que des choses raisonnables
Plus trois petits grains de sable!

Pierre RUAU

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Grande section pour Chloé, la rentrée s’est très bien passée ….

 

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trugarez Chloé ! tes dessins sont magiques !!!!!!!

 

 

 

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« kousked » Sommeil

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LA DORMEUSE  de  MAURICE DENIS

 

Le Sommeil

Du sommeil à mon sommeil,
Je rêve tout un long jour
A la nuit qui me ramène enfin.
Enfin, le sommeil,
Le rêve et ses merveilles
Où de grands oiseaux blancs
Tournoient lentement.
Oh, regardez: il neige
De grands oiseaux de neige
Et de fatigue en fatigue,
Emportée, je navigue.
Oh, ne m’éveillez pas.
Des milliers d’oiseaux de lune
Se posent sur la dune.
Ne les effrayez pas.
Oh, laissez, laissez-moi dormir,
Mes oiseaux pour escorte.
Je vais, la fatigue me porte
Plus loin, plus loin
Vers le silence, silence, silence
De fleurs géantes,
Du sable d’ambre.
Il neige des plumes
D’oiseaux de lune.
Un désert blanc,
Un continent,
Et puis plus loin,
Si loin, la mer

Du sommeil à mon sommeil
Je guette tout un long jour
Le rêve
Je rêve
Je rêve.

BARBARA

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« Barbara a toujours entretenu des rapports conflictuels avec le sommeil. Dormir ou ne pas dormir… Cette question a hanté ses jours et ses nuits…. plutôt ses nuits…
Elle rêve au sommeil qui ne vient pas…. et souvent dormir la délivre du monde…. une porte ouverte vers un autre monde de douceur…. de rêve… Le sommeil qui apaise « 
Je rêve tout un long jour à la nuit qui me ramène enfin le sommeil, le rêve et ses merveilles« .
En 1987 au théâtre du Châtelet elle remet cette chanson à son répertoire après des années d’absence. Elle lui donne un nouveau titre : Du sommeil à mon sommeil. »

http://www.passion-barbara.net

image à la une: « jeune moissonneuse » Jules Breton

 

Festival Interceltique de Lorient 2016

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Marieke Huysmans-Berthou

Lady Flow  PIANOCEAN

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« slip KANGOUROU « 

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petit tabouret fabrication artisanale pour Léane
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livre cd pour Chloé

Je partage avec vous mes photos « clin d’œil » du festival interceltique de Lorient. Spectacle dans la rue, spectacle sur scène, immense foule à Lorient (700 000 festivaliers)……….. et de la fraternité, de l’émotion, de la joie, du partage, de la décontraction aussi …………………………………………………………………..

Lorient, royaume de la Celte attitude………….

Lisardo Lombardia, le directeur du festival, lance ces mots  : « On est là pour la culture, pas la peur. »

trugarezvras    merci beaucoup

« Balafenn » Papillon

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Le papillon
Alphonse de Lamartine

Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté!
Alphonse de Lamartine, Nouvelles méditations poétiques

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Ce papillon mort méritait que je lui consacre un petit moment afin de lui donner quelques couleurs de vie …..

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Cette jolie chapelle, cette fontaine, ce lavoir où ma grand mère a lavé et séché tant de linge, voilà mon enfance…..

« Alors , Péoc’h, Paix , la vie est si belle « 

 

 

 

 

 

Baradoz ( paradis)

« Il est un grand et beau jardin ;

Une haie d’aubépines blanches,
Autour d’un tremblement de branches.

Une petite porte d’or,
Toute close sur le dehors.

Une chanson de voix lointaines,
Un bleu murmure de fontaines.

Et de la terre jusqu’au ciel
Rien qu’une extase de soleil. »

Charles VAN LERBERGHE  ( extrait)

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Se créer son paradis et oublier la douleur du monde……..un tout petit moment !!!!!

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deux petites fées ♥♥

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 »  Mes deux petites fées sont en vacances ♥♥ Je vous aime si fort, si fort » …….

         bonnes vacances à vous qui passez sur mon blog,

                                                            merci !

                      Vakañsoù laouen !

23h10 : le ciel Breton

 

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je ne résiste pas au plaisir de partager ces quelques photos du ciel.

Bon week end !

 

 

Un soir que je regardais le ciel

Elle me dit, un soir, en souriant :
– Ami, pourquoi contemplez-vous sans cesse
Le jour qui fuit, ou l’ombre qui s’abaisse,
Ou l’astre d’or qui monte à l’orient ?
Que font vos yeux là-haut ? je les réclame.
Quittez le ciel; regardez dans mon âme !

 Victor HUGO

 

« Barzhonneg » poême

1292323885479.jpgImpuissance

Je ne sais pas si je sais vivre.
Plusieurs fois chaque jour je devrais arrêter
L’instant qui se faufile et fuit,
Et désespérément me cramponner à lui.
Je devrais serrer sur mon cœur
Les voluptés que j’ai conquises
Contre les hommes et la bise,
Sentir en moi, autour de moi sourdre la vie,
Entendre murmurer, dans l’espace et le temps,
Le cantique éternel des recommencements,
Tandis qu’éparpillé, distrait, hors de mon centre
Je ne puis retenir mon esprit qui combat
Pour m’enlever deçà, delà
Des bonheurs qui de loin sont clairs et définis
Mais sitôt près de moi paraissent des brouillards.
Chaque matin je suis mordu
Du besoin d’aller vers un but
Que mon désir découpe au lointain, dans la paix.
Plus loin, toujours plus loin la plaine reposante !
Et je marche… mais quand j’arrive,
Comme si j’apportais avec moi la tourmente,
Je trouve une prairie hérissée par le vent.

Je cherche en vain la vérité.
Un homme dit : « Elle est ici, »
Un autre fait signe : « Elle est là, »
Mais je ne trouve rien qu’un décalque d’eux-mêmes.

Je ne sais s’il vaut mieux être un simple d’esprit
Auquel on a tracé sa route,
Ou celui qui s’abreuve à toutes les idées,
Qu’assaillent tous les doutes.
Je ne sais s’il vaut mieux que le monde déploie
Les sombres violets et le pourpre du mal
Parmi quoi la bonté, pur diamant, flamboie,
Ou qu’il devienne sage et terne.
Je ne sais même pas
Si mieux vaut une nuit d’orgie ou de pensée.
Je repousse du pied des dieux
Que dans mille ans d’autres, peut-être, adoreront
Comme je l’ai fait à mon heure.
Parmi les vérités contraires,
Chacune calmante à son tour,
Je suis comme au milieu des plantes salutaires
Mais dont nulle ne peut me soutenir toujours.

Je ne sais pas encore
Si je n’ai pas toujours rêvé.
Tout à coup je perçois que jaunissent les feuilles
Et je dis : C’est l’automne !
Mais qu’ai-je donc fait de l’été ?

Je cherche alors ce qui m’advint dans le passé,
La colonnade de ma vie,
La volonté libre et suivie
Par laquelle je fus moi-même éperdument.
Les montagnes et les vallées de l’existence
Impérieusement dictèrent ma conduite.
La faim me bouscula jusqu’aux lieux d’abondance,
Mon courage naquit de l’effroi d’un malheur,
D’un malheur à venir plus grand
Que celui du moment.
Je ne sais sur quoi m’appuyer,
Je vis de mouvement et rêve de bonheur
Alors que le bonheur, m’arrêtant, me tuerait.
Aucun jour ne ressemble au jour qui le précède,
Incessamment la voix des âges se transforme.
Je passe au milieu de mes frères,
Je les vois se rosir de la flamme première,
Puis se plisser, pareils à des outres vidées,
Et, quelque matin, disparaître.
Magiquement croît la forêt
Où jadis l’herbe s’étalait.
La vie aux formes innombrables
S’impose à mes regards, me commande, m’étreint
Sans dévoiler ses fins.
Et, face à l’étendue, ballant, désemparé,
Perdu sur cette terre absurde
Où nul ne pénètre les autres,
Où nul ne se connaît lui-même,
Où nul ne comprend rien,
Je crie mon impuissance aux formidables forces
De la matière en marche, éternelle, infinie.

Alphonse Beauregard

Naissance : 1881
Deces: 1924

Pays: CANADA

 

 

Biographie de ALPHONSE BEAUREGARD :

Né à La Patrie (Compton en Québec), Alphonse Beauregard doit abandonner ses études à la mort de son père. Il pratique alors divers métiers, tout en publiant des poèmes dès 1906 dans quelques journaux et revues (parfois sous pseudonyme de A. Chasseur). Il prend une part active à la rédaction du Terroir et devient secrétaire de l’école littéraire de Montréal, tout en travaillant comme commis au port de Montréal. À peine élu président de l’école, il meurt asphyxié au gaz. Son poème « Impuissance » est paradoxalement un des plus puissants de cette époque.

 

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Illustrations Nicoletta Ceccoli

Contraste entre deux époques , le poème et les illustrations …….2016-16-5--20-07-12

la similitude entre les deux oeuvres reste la violence du monde ……..