Toujours ce même geste du matin : Le dormeur remonte en vain la mécanique des rêves Il efface la nuit de son visage
À pas lents le petit jour est aux fenêtres Il porte le temps sur ses épaules Il n’a que faire des traits crispés des mains des dos vrillés des âmes en charpie Simplement à la dérobée il va dénouer les ombres
Tous les matins cette jeunesse passe Notre chance peut-être
Jean-Marie Barnaud ( Sous l’imperturbable clarté, coll. « Poésie », Gallimard, 2019 )
Henri Matisse, Fenêtre à Tahiti (Tahiti II), fin 1935-1936Henri Matisse, La Fenêtre Ouverte a Nice, 1919Henri Matisse, La Fenêtre ouverte à Collioure de 1905.
Un poète qui nous parle des matins, un peintre qui nous ouvre ses fenêtres..
les mots de Jean-Marie Barnaud.. l’immense talent de Matisse..
Maman que j’aime Maman d’avant Maman du jour ou Maman d’un moment Maman qui viendra fleurir mon printemps Maman de l’Amour ou Maman de l’Enfant Maman restera toujours dans mon coeur tout le temps
Elodie Santos, 2020
La beauté des mères dépasse infiniment la gloire de la nature. Le visage d’une mère est pour l’enfant son premier livre d’images. Les hommes tiennent le monde. Les mères tiennent l’éternel qui tient le monde et les hommes. Les mères n’ont pas de rang, pas de place. Elles naissent en même temps que leurs enfants. Christian Bobin
« Et pourtant, partout où je vais, même là où il n’y a personne, c’est toi que je vois me faire des signes au fond des horizons. Tantôt étoile filante dans le ciel soudain triste que tu lui fausses compagnie, tantôt île de mes rêves au milieu d’un océan de tendresse aussi limpide que ton cœur, tu demeures mon aurore boréale à moi. Si je devais un jour te rejoindre, maman, je voudrais qu’il y ait une part de nous deux dans tout ce qui nous survivrait. Puisque seul l’amour sait nous raconter à ceux qui savent écouter. » Yasmina Khadra
« Quand vous êtes mère, vous n’êtes jamais vraiment seule dans vos pensées. Une mère doit toujours penser à deux fois, une fois pour elle et une fois pour son enfant.« Sophia Loren
Bonne fête à toutes les mamans !
Pour ma maman, là haut :“Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout où je suis” Victor Hugo
la belle complainte de Ker-Is, La ville d’Is, la grande cité morte,
d’autant plus vivante il me semble, que, comme tous ceux de ma race, je la porte en moi. »
LA LÉGENDE DE LA VILLE D’YS
« Il n’est pas de ferme, il n’est pas de maison de marin, depuis les Glénans jusqu’aux Sept-Îles, où ne se chante le soir, à la veillée, la belle complainte de Ker-Is, La ville d’Is, la grande cité morte, d’autant plus vivante il me semble, que, comme tous ceux de ma race, je la porte en moi. »
Anatole Le Braz, Ker-Is.
Huile sur toile de Pierre Péron représentant la ville d’Ys engloutie (en haut à gauche, un poisson sous-marin)..
En ce temps là, Gradlon le Grand, roi de Cornouailles, fit construire pour sa fille Dahut la merveilleuse cité d’Ys. Élevée plus bas que la mer, Ys en était protégée par une puissante digue. Une écluse fermait le port et seul Gradlon pouvait décider de son ouverture ou fermeture, permettant ainsi aux habitants d’aller pêcher.
La terrible et jeune Dahut, profondément attachée au culte des anciens dieux celtiques, accusait Corentin, évêque de Quimper, d’avoir rendu la ville triste et ennuyeuse. Elle rêvait d’une cité où seules règneraient richesse, liberté et joie de vivre.
Aussi, Dahut donna-t-elle à la ville un dragon qui s’empara de tous les navires marchands. Ainsi, la ville d’Ys devint la plus riche et la plus puissante de toutes les cités de Bretagne. Dahut y régnait en maîtresse absolue, gardienne de l’ancienne religion des Celtes. Chaque soir, elle faisait venir un nouvel amant au palais, l’obligeant à porter un masque de soie. Mais le masque était enchanté et, à l’aube, il se transformait en griffes de métal, tuant ainsi ses amants dont le corps était jeté du haut d’une falaise dans l’océan.
Un beau matin, un prince, tout de rouge vêtu, arriva dans la cité. Dahut tomba aussitôt amoureuse de l’étranger. Or (il fallait s’en douter) c’était le diable que Dieu envoyait pour châtier la ville pècheresse. Par amour pour lui, elle lui donna la clé de l’écluse qu’elle déroba à son père pendant son sommeil. Le prince ouvrit l’écluse et l’océan en furie envahit la ville en déferlant dans les rues et étouffant ainsi les cris d’horreur des habitants
Seul, le roi Gradlon réussit à s’échapper de cet enfer avec l’aide de saint Gwenolé. Sur son cheval marin, il se mit à chevaucher péniblement dans les vagues, alourdi par un poids qui n’était autre que sa fille. Sommé par saint Gwenolé, il abandonna sa fille et parvint à regagner le rivage.
Aujourd’hui encore, il arrive que, par temps calme, les pêcheurs de Douarnenez entendent souvent sonner les cloches sous la mer et disent qu’un jour Ys renaitra. Plus belle que jamais.
– La Fuite du Roi Gradlon, 1884 –Evariste-Vital Luminais (1822-1896)
Je partage avec vous ce soir la légende de Lacité d’Ys, ville engloutie. De multiples versions existent suivant l’époque, version chrétienne contre version païenne .. La plus ancienne version écrite connue est celle de Pierre Le Baud en 1480.
je vous laisse sur les traces de la légende de la ville d’Ys…. BIZH
« Et tu regardais le crépuscule chaque fois que tu le désirais...
– Un jour, j’ai vu le soleil se coucher quarante-trois fois !
Et un peu plus tard tu ajoutais
Tu sais… quand on est tellement triste on aime les couchers de soleil…
– Le jour des quarante-trois fois tu étais donc tellement triste ?
Mais le petit prince ne répondit pas. «
Le Petit Prince de Saint Exupéry
photos Eveline 56
J’aimerais partager avec vous, ce soir, ce magnifique coucher de soleil, presque féerique, irréel et les mots de Antoine de Saint-Exupéry dans son chef d’œuvre « Le petit prince » qui réfléchit avec son cœur.
De jolies fleurs du jardin, une valse délicate composée par le groupe Louise Attaque ( extraite de l’album « À plus tard crocodile »..Écoutons.. vole.. vole.. vole..
Joyeux 1er avril ! Que cette journée soit remplie de rires et de bonheur!bises bretonnes
Mes paumes poussent le ciel Qu’en tombe un oiseau bleu Dans une boite vocale J’ai fait mes armes En suivant les éphémérides Suivant le vent J’ai fait mon lit De l’érosion Un oisillon A mon réveil Est là Dans ma main droite Mes paumes poussent le ciel Qu’aille l’oisillon bleu.
Arthur Teboul
« Si on ne se laisse pas intimider par cette langue de l’enfance et de l’inconnu, le réel s’offre dans une profondeur nouvelle. Il s’élargit. En le nommant autrement, on le fait advenir autrement. On s’autorise un rêve, une vision.
« Il suffit de le dire :
Passants minimalistes
Ça y est, ils existent. Regardons-les traverser.
Lune abstraite
Voilà qu’elle nous éclaire ! » Arthur Tebou
Une chanson
Ça ne fera pas une chanson Mais un collier pour ma femme Et des pierres chaudes sur ses paupières Quand elle dort
Ça ne fera pas un poème Mais un papier caché dans sa poche Quand elle ira au travail Avec écrit dessus : je t’aime
Ça ne fera pas une chanson Mais la joie de ses voûtes plantaires Quand elle rentrera à la maison.
« J’ai reçu cette semaine le plus beau des cadeaux, Le premier recueil de poésie d’Arthur Teboul, auteur et chanteur du groupe Feu! Chatterton. J’admire le chanteur, les paroles de ses chansons me touchent et là je découvre la magie du poète. Je ne suis pas étonnée, il nous entraine dans son monde onirique, insolite et parfois fantaisiste. Il nous dit: «J’ai la conviction que tout peut être poétique». Cette phrase me rassure sur l’avenir du monde ! «
Ce feu de bois me fascine Je pourrais rester là éternellement A regarder le chêne qui se calcine Si lentement, si doucement, en crépitant
Ces flammes qui enveloppent la bûche Dansent autour d’elle et s’élèvent Comme la caresse d’un amour sans embûche L’amour tant espéré: celui dont je rêve
Il y a quelque chose dans l’âme américaine qui s’élève avec les cerfs-volants qui s’envolent ! Quelque chose qui vit quand vrombit le vent soulevant le cerf-volant qui s’élève au-dessus des toits, du faîte des arbres et des têtes fascinées ! Et pourtant – il n’y a pas dans l’âme américaine quelque chose qui adore le cerf-volant ratant son envol.
Celui dont la queue se déchiquète à l’antenne de télé.
Celui qui monte follement à l’aube puis s’abat
verticalement à vos pieds en tas.
Joyce Carol Oates Mélancolie américaine. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Claude Seban, Éd. Philippe Rey. 128 p., 17 €
« Je suis une grande admiratrice de l’œuvre de Joyce Carol Oates et je découvre son premier recueil de poèmes avec ce cri du cœur : » cerf volant ». Je suis troublée par la justesse de ses mots sur l’Amérique. Et si non seulement l’Amérique mais le monde entier était une terre sans pitié avec des hommes ivres de pouvoir oubliant la compassion, le sens de l’humanité…. Reste heureusement le mot « espoir » !
« Je me souviens de Paula dans le si beau film « la famille Bélier », Louane débutait sa carrière au cinéma avec naturel et talent. J’ai aussi beaucoup écouté les premiers albums de Louane, mes petites fées étaient très fans 💝💝 , moi aussi. Une nouvelle « France Gall » arrivait et j’aimais beaucoup France. Les années ont passé, Louane a bien grandi, elle est devenue maman et c’est à Esmé, sa petite fille, qu’elle dédie la chanson que je partage avec vous ce dimanche qui s’appelle « secret ». Avec «Secret», la jeune maman se livre sur son manque de confiance en elle et sa peur de voir sa fille souffrir.
Louane est de retour et je vous recommande l’écoute de « Sentiments », qui est composé de dix morceaux entièrement basés sur le piano-voix. Je lui souhaite une belle route 💜
BRAVO Louane 👏👏 Eveline56
Louane a partagé une lettre bouleversante:
« Hello toi, je ne sais pas trop à qui parle. T’as 8 ans, 12 ans, 16 ans et puis 19. Je crois que tu plus loin que je m’en souvienne. Tu ne t’es jamais sentie vraiment bien dans ta peau« .
« Un jour, ta nounou entend quelqu’un parler à la radio de TDAH et elle te reconnaît. Elle en parle à ta maman et c’est le début de rendez-vous, de tests, de psychologues, d’orthophonistes mais surtout d’un diagnostic et de médicaments. (…) ».
Louane a choisi d’écrire une lettre à la jeune fille qu’elle était dans le passé et de retracer les événements douloureux qu’elle a su surmonter.
TDAH : Trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité de l’enfant ( Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est défini par l’association, selon des modalités variables, d’un déficit attentionnel, d’une hyperactivité motrice et d’une impulsivité. Il apparaît pendant l’enfance.
Merci Louane pour votre témoignage, votre courage 🙏
BRAVO pour ce si bel album tout en émotion, en sensibilité ⭐⭐⭐⭐⭐
Ils sont frère et sœur. Quand le récit commence, ils ont dix-neuf et treize ans. Cette histoire tient en quelques mots, ceux que la cadette, témoin malgré elle, prononce en tremblant : » Papa vient de tuer maman. »
Voilà l’histoire de ce roman tel un fait de société que nous pouvons lire trop souvent dans les journaux. J’ai été sous le choc durant tout le récit. Philippe Besson nous livre cette histoire d’une grande violence psychologique mais avec tact, sans voyeurisme. J’ai suivi ces enfants perdus, inconsolables, sous le poids d’une culpabilité effrayante. Ce gamin de 19 ans doit sauver sa petite sœur du pire, elle va mal, elle a tout vu. Je me suis noyée dans leur immense peine. C’est un livre immense qui restera dans ma mémoire. Eveline56
Je vous présente mon énorme coup de cœur pour le roman de Philippe Besson paru en cette rentrée littéraire ! Eveline56
« Chaque fois que je me trouve face à la mer, je m’ouvre aux dons de l’air, et les couleurs, les formes et les vibrations entrent et ressortent de ma poitrine avec la même facilité avec laquelle elles traversent une fenêtre. »
(Fabrizio Caramagna)
« Je me demande qui console la mer lorsqu’elle est agitée et que les sirènes cherchent un abri dans quelques phares abandonnés. »
(Fabrizio Caramagna)
« Moi, la mer, je l’écouterais à l’infini. À plein volume. Les yeux fixés vers le plafond du ciel. En m’imaginant la vie. »
(Fabrizio Caramagna)
« La mer est le seul être infini à se jeter humblement à nos pieds, sans jamais perdre une once de sa grandeur. »
(Fabrizio Caramagna)
Fabrizio Caramagna est aphoriste et fondateur du site « Aforisticamente ».
"Je partage avec vous ,en ce début d'année, une balade au bord de l'océan, le chant des vagues dans les oreilles, la beauté de l'écume sous les yeux . Au loin caché par la brume, le fort de Keragan, si fier fortin, trône entouré par la mer ! " BIZH ! Eveline56
Offrons le globe aux enfants, au moins pour une journée. Donnons-leur afin qu’ils en jouent comme d’un ballon multicolore, Pour qu’ils jouent en chantant parmi les étoiles. Offrons le globe aux enfants, Donnons-leur comme une pomme énorme, Comme une boule de pain toute chaude, Qu’une journée au moins ils puissent manger à leur faim. Offrons le globe aux enfants Qu’une journée au moins le globe apprenne la camaraderie, Les enfants prendront de nos mains le globe Ils y planteront des arbres immortels.
Nâzim Hikmet
Je vous souhaite un joyeux Noël et une année 2023 dans un monde de douceur ! Un rêve bleu: La paix en France, la paix dans le monde.. Bises
Laissez tomber les plumes de la neige… Les oiseaux qui les ont perdues apportent des nouvelles toutes blanches…
Les ailes qui les ont perdues ont plané sur les Finlande et les Norvège.
Elles ont caressé des forêts blanches et les vertigineuses étendues où le soleil frileux, si peu de temps, se penche…
Oh ! pourquoi balayer les plumes de la neige !
Elles parlent de soleils blancs comme la lune et de lacs blancs où les traîneaux courent si vite…
Elles parlent de légendes au clair de lune et de cabanes où les « Tomtes » nous invitent.
Des ailes ont semé leurs plumes, une à une…
Tendez les mains aux plumes de la neige ! C’est comme l’âme de pays qui nous invitent, de pays racontés par Selma Lagerlöf…
Sabine Sicaud, Poèmes d’enfant, 1926
« Sabine Sicaud est née dans une famille lettrée du Sud-Ouest de la France. Elle présente dès sa plus tendre enfance des dons littéraires rares. A la suite d’un accident, blessée elle est atteinte de gangrène et meurt à seulement 15 ans. Elle laisse derrière elle une œuvre d’une grande profondeur, des poèmes d’une rare émotion »…. Ses Poèmes d’enfant, préfacés par Anna de Noailles ont été publiés lorsqu’elle avait treize ans.
Nivôse
Le mois de nivôse est le quatrième mois du calendrier républicain français correspondant à quelques jours près à la période allant du 21 décembre au 19 janvier du calendrier grégorien. Il suit le mois de frimaire et précède pluviôse.
Ange Le Bruchec offre sa vision d’une nature, dans laquelle il trouve « la sérénité et la paix. »
Ange Le Bruchec est issu d’une famille bretonne humble et modeste, originaire de Quistinic, qui l’a encouragé à poursuivre ses études. C’est vers l’architecture, à Paris, qu’il se dirige, où il découvrira également la peinture et la gravure. Il fera de l’architecture son métier et de la peinture sa passion.
« C’est même devenu une nécessité. Je suis sûr que, sans ma peinture, je ne serai plus de ce monde. Elle m’offre la liberté et l’épanouissement de mon être intérieur. » Il revendique, en effet, sa totale liberté. « Je n’appartiens à aucune école, je ne suis qu’un artisan, voire un ouvrier car il y a ouvrage. Ce n’est pas le sujet en lui-même que je représente, mais sa mémoire. Mes tableaux sont autant de bilans de ces choses étranges de la vie. Ange Le Bruchec
Silence de la nuit
« J’existe en m’éloignant des gesticulations de ce monde. Cette force tranquille est une source d’éveil à la création artistique. J’ai travaillé et je continue de le faire, ne serait-ce que pour créer des œuvres qui me sont propres. Au travers de cet art, je me construis, près de celles et ceux qui se nourrissent de la même passion. Aimer, c’est apprécier le bonheur simple. Il faut savoir s’éloigner des bavardages, des certitudes et de toutes les choses négatives afin de rester libre et authentique. »Ange Le Bruchec
Déferlante
Frémissement
J'ai une grande admiration pour Ange Le Bruchec ! J'ai eu le privilège de rencontrer ce grand artiste lors d'une exposition consacrée à son œuvre et sa sincérité m'a beaucoup touchée.
http://angelebruchec.blogspot.com/p/oeuvres.html
J’avais aussi une véritable passion pour les mots de Christian Bobin, il est parti et ses pensées vont me manquer.. terriblement..
Eveline56
Disparition de Christian Bobin (1951-2022)
« J’ai la très grande tristesse de vous faire part du décès de Christian Bobin, survenu le 23 novembre, des suites d’une grave maladie. Christian Bobin, à travers son œuvre, nous invite avec une belle générosité à comprendre la part manquante de notre vie, celle qui relève du merveilleux et de l’obscur.
« Entre la vie et la mort s’installe un rideau de neige », nous dit-il. Son sourire, sa joie, son humanité vont nous manquer. »
Antoine Gallimard
« Ce qui parle à notre coeur-enfant est ce qu’il y a de plus profond. J’essaie d’aller par là. J’essaie seulement.«
LA CONSOLATION DES ÉTOILES
J’ai demandé cette nuit à une étoile
- lumière lointaine dans l’espace inhabité - :
“Pour qui brilles-tu, étoile inconnue?
Tu es si claire et belle.”
Son regard d’étoile,
a fait taire ma plainte:
“Je brille pour une nuit éternelle.
Je brille pour un espace sans vie.
Ma lumière est une fleur qui se fane
à l’automne tardif de l’univers.
Cette lumière est toute ma consolation.
Cette lumière suffit à ma consolation.”Karin Boye romancière et poétesse suédoise
Bonne soirée !
Eveline56
Quand les bois ont les cheveux courts, La lune ceint son abat-jour De brume pâle
Et le vent vole et le vent court En tournoyant comme un vautour Sous les étoiles.
Pourquoi mon cœur es-tu si lourd Quand les bois ont les cheveux courts ? Rivé aux cailloux de la cour
Le lierre étreint dans ses doigts gourds Une hirondelle.
Entends-tu dans le petit jour, Le gel affûter ses tambours Et ses chandelles ?
Quand les bois ont les cheveux courts Pourquoi mon cœur es-tu si lourd ?
Pierre Coran
« Pierre Coran, de son vrai nom Eugène Delaisse, (né en 1934 à Mons) est un poète et romancier belge . Lauréat du prix de la Communauté française pour le rayonnement de la littérature de jeunesse en 2007, ce grand poète de quatre-vingt-sept printemps consigne encore une pensée chaque jour – son carnet n’en totalise pas moins de trois cents. Et reste très actif, multipliant créations et publications dont on ne compte plus le nombre, tant sa bibliographie est impressionnante, comptabilisant plus de cent cinquante titres à ce jour.
Quelques photos du jardin sous la pluie, un poème de Pierre Coran.. Je vous souhaite un bel automne coloré ! Eveline56 ( photos Eveline56 )
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