Pe trouz war an douar, Pekan a glévan mé Na kaer èo ar moueziou A zeu eus lein an nenu Aeled, oh! Laret d’imp ‘Vit, petra e kanet Peberzh burzug eta Zo digouezet er bed?
Quel est ce chant si pur Qui descend sur la terre? D’où vient ce doux murmure Qui monte dans les airs? Serait-ce la voix d’un ange Aux orgues de lumière Qui chante les louanges D’une nuit de mystère?
Écoutez ce silence Qui règne sur la nuit Voyez comme il s’avance Ce couple qui s’enfuit. Dans le sable et la neige Il cherche un simple abri Et sur ce petit âne C’est la Vierge Marie.
Sous une étoile étrange Voilà que s’accomplit Le miracle de l’ange, L’annonce faite à Marie. Sous le regard des Mages, Des bergers éblouis Au terme du voyage L’enfant Jésus sourit.
Chantons, chantons Noël L’enfant Jésus est né D’amour universel Il vient pour nous parler Chantez peuples fidèles, Enfants du monde entier Chantons, chantons Noël L’amour des hommes est né!
Retour à l’enfance.. Émotion.. chant de Noël traditionnel de Bretagne.
« Gaëtan Roussel revient en musique et nous dévoile « Tu ne savais pas », un nouveau single puissant avant un quatrième album solo qui sortira en 2021.
C’est mon coup de cœur du moment, j’ai aimé cette chanson dès la première écoute, dès les premières notes, les premiers mots. Elle m’a bouleversé..
Gaëtan Roussel est aussi la voix d’un groupe de légende que j’adore « Louise Attaque » .
Eveline
Tu n’savais pas que tu naîtrais un jour Avec une face, un profil Sur un continent, sur une île C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour Tu n’savais pas que tu naîtrais un jour
Tu n’savais pas que tu aimerais un jour A en perdre le sommeil A lui souffler des merveilles C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour Tu n’savais pas que tu aimerais un jour
Tu n’savais pas que tu partirais un jour Sans regarder demain Sans un petit geste de la main C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour Tu n’savais pas que tu partirais un jour
Tu n’savais pas que tu pleurerais un jour La tête sur son épaule L’épaule d’attraction folle C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour Tu n’savais pas que tu pleurerais un jour
Tu n’savais pas que tu rirais un jour Sur la photo, sur une île A la campagne, à la ville C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour Tu n’savais pas que tu rirais un jour
Tu n’savais pas que tu courirais un jour C’est vrai le temps passe Elle est fou cette faute d’orthographe C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour Tu n’savais pas que tu courrais un jour
Tu n’savais pas que tu mourrais un jour Plus d’esprit, plus de corps (corps) Tu n’aurais ni raison ni tort (tort, tort…)
C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour Tu n’savais pas que tu mourrais un jour..
« Elle me rappelle musicalement mon ADN, parce que j’ai l’impression que cette chanson était en moi depuis longtemps, parce qu’elle parle de ce que je ressens, parce qu’elle parle de moi et que je me dis qu’elle parle de nous » explique Gaëtan Roussel.
« Courage courage ! Les beaux jours reviendront. Dans ma chanson, nous n’échappons pas à la fatalité. Mais c’est bien la seule chose qui est inévitable pour l’être humain, tout le reste est perpétuellement à construire. Nous ne savions pas que nous vivrions ces moments si difficiles. Accrochons nous, regardons nous, sourions nous, même du regard. Je vous embrasse donc très fort du bout des yeux. Merci du fond du ❤️ » Gaëtan Roussel.
L’album de Gaëtan Roussel, le quatrième en solo, est prévu pour le printemps prochain.
Douce semaine à vous mes amis (es) , BISES BRETONNES..
« Car à l’époque, et ce n’est pas si vieux, toutes les femmes bretonnes portaient la coiffe. Ainsi il pouvait en exister une ou deux, voire trois différentes, sur un même terroir. Pour un même clan pourrait-on dire, une coiffe pour la vie de tous les jours, une autre coiffe pour les événements et parfois une troisième coiffe pour exprimer le deuil. Parfois il pouvait aussi exister une coiffe sensiblement différente selon que qu’il s’agisse d’une jeune fille ou d’une femme mariée. Les coiffes étaient un langage très expressif pour tous. ( NHU Bretagne)
Elles étaient si belles nos grands-mères portant avec fierté leurs costumes et coiffes. Reste nos cercles celtiques, Charles Fréger a tout compris avec les ombres du passé sur ses photos.
Pas de tristesse, juste un magnifique hommage !!!!
« Voici le doux regard photographique que pose Charles Freger sur les coiffes bretonnes,
bonnets de labeur, coiffes de maison.. coiffes de cérémonie, cathédrales de dentelle,
« Devant l’eau profonde, tu choisis ta vision ; tu peux voir à ton gré le fond immobile ou le courant, la rive ou l’infini ; tu as le droit ambigu de voir et de ne pas voir ; tu as le droit de vivre avec le batelier ou de vivre avec « une race nouvelle de fées laborieuses, douées d’un goût parfait, magnifiques et minutieuses ». La fée des eaux, gardienne du mirage, tient tous les oiseaux du ciel dans sa main. Une flaque contient un univers. Un instant de rêve contient une âme entière. »
Gaston Bachelard, L’eau et les rêves — Essai sur l’imagination de la matière (1942)
Je vous souhaite une douce semaine, beaucoup de courage pour affronter ce vilain virus avec toutes les complications qu’il entraîne !
« Partager un poème de Gérard BOCHOLIER qui nous parle d’une étoile, des yeux d’enfants, retrouver les dessins de JEAN-MICHEL FOLON (1934-2005) son univers si poétique et son imaginaire si créatif, voilà pour oublier, quelques instants seulement, la noirceur du monde en ce moment et tous ceux qui s’envolent là-haut, innocents, nous laissant dans la douleur, l’incompréhension.
« J’aimerais partager avec vous une exposition vue ce samedi matin. J’ai eu la chance d’admirer les créations de Pascal Jaouen.Quel moment de bonheur intense, féérique!!!! Broderies du passé et d’aujourd’hui, le talent intemporel du « brodeur bleu », comme on le surnomme, m’a enchanté. » Eveline
Pascal Jaouen, brodeur et styliste…
Avec l’école de broderie d’Art de Quimper qu’il a créée, Pascal Jaouen a donné un sérieux coup de jeune à la broderie traditionnelle : « Brodeur styliste » iconoclaste et facétieux, il sait mieux que quiconque inscrire la broderie traditionnelle dans notre époque avec des créations (vêtements, arts de la table,…) d’une modernité saisissante.
D’abord connu en tant que brodeur, il s’est fait sa place dans le haut de gamme du prêt à porter en invitant le public à découvrir ses collections lors de ses défilés spectacles. Il imagine ses créations portées par des hommes et des femmes d’aujourd’hui, qui osent et se plaisent à porter des vêtements qui ont une âme.
Son travail, sa passion est d’apprivoiser la culture bretonne, ses traditions et son patrimoine débarrassés de tous clichés et de la transmettre à ses élèves. L’Ecole de Broderie d’Art enseigne à tous et à toutes, débutant(e)s comme initié(e)s, la broderie Glazig, le passé empiétant, la broderie blanche, les jours anciens,… Elle propose des cours réguliers hebdomadaires, bi-mensuels ou mensuels, de septembre à juin, dans différentes villes de Bretagne : Quimper, Brest, Lorient, Rennes, Vannes, Nantes… Pascal Jaouen anime également des stages de manière ponctuelle dans d’autres grandes villes de France.
« Mesdames, ode aux femmes ou le bonheur d’écouter les mots de » grand corps malade » dans cette période si trouble »…. Eveline56
Mesdames,
Veuillez accepter Mesdames ces quelques mots comme un hommage À votre gente que j’admire qui crée en chaque homme un orage Au cinéma ou dans la vie vous êtes les plus beaux personnages Et sans le vouloir vous tenez nos cœurs et nos pensées en otage
Veuillez accepter mesdames, cette déclaration Comme une tentative honnête de réparation Face au profond machisme de nos coutumes, de nos cultures Dans le grand livre des humains place au chapitre de la rupture Vous êtes infiniment plus subtiles, plus élégantes et plus classes Que la gente masculine qui parle fort, prend toute la place Et si j’apprécie des deux yeux quand tu balances ton corps J’applaudis aussi des deux mains quand tu balances ton porc
Derrière chaque homme important se cache une femme qui l’inspire Derrière chaque grand être humain précède une mère qui respire « La femme est l’avenir de l’homme » écrivait le poète Eh ben, l’avenir s’est installé et depuis belle lurette
You are the only one, you are the only You are the only one, the only You are the only one, you are the only one You are, yes you are
Vous êtes nos muses, nos influences, notre motivation et nos vices Vous êtes Simone Veil, Marie Curie, Rosa Parks, Angela Davis Vous êtes nos mères, vous êtes nos sœurs Vous êtes caissières, vous êtes docteurs Vous êtes nos filles et puis nos femmes Nous, on vacille pour votre flamme
Comment ne pas être en admiration et sans commune mesure Pour celles qui portent et fabriquent pendant neuf mois notre futur Pour celles qui cumulent plusieurs emplois et ce sans sorcier Celui qu’elles jouent dans la journée et le plus grand, mère au foyer
Veuillez accepter Mesdames cette réelle admiration De votre force, votre courage et votre détermination Veuillez accepter Mesdames mon aimable faiblesse Face à votre fragilité, votre empathie et votre tendresse
Veuillez accepter Mesdames cette petite intro Car l’avenir appartient à celles qu’on aime trop Et pour ne pas être taxé de premier degré d’anthologie Veuillez accepter Mesdames, cette délicate démagogie
Vous êtes nos muses, nos influences, notre motivation et nos vices Vous êtes Simone Veil, Marie Curie, Rosa Parks, Angela Davis Vous êtes nos mères, vous êtes nos sœurs Vous êtes caissières, vous êtes docteurs Vous êtes nos filles et puis nos femmes Nous, on vacille pour votre flamme
Jeune Paysanne (1892)La ramasseuse de goémon (1899)Le bouquet de primevères – 1890
Mère et enfant au bord de la mer
À Douarnenez en Bretagne
On respire du sel dans l’air, Et la plantureuse campagne Trempe sa robe dans la mer, À Douarnenez en Bretagne.
À Douarnenez en Bretagne, Les enfants rôdent par troupeaux ; Ils ont les pieds fins, les yeux beaux, Et sainte Anne les accompagne.
Les vareuses sont en haillons, Mais le flux roule sa montagne En y berçant des papillons, À Douarnenez en Bretagne.
À Douarnenez en Bretagne, Quand les pêcheurs vont de l’avant, Les voiles brunes fuient au vent Comme hirondelles en campagne.
Les aïeux n’y sont point trahis ; Le coeur des filles ne se gagne Que dans la langue du pays, À Douarnenez en Bretagne.
Sully Prudhommepublié dans ses Stances et Poèmes en 1865
Quelques jolies toiles du peintre breton Alfred Guillou (1844 – 1926) accompagnées d’un poème de Sully Prudhomme. Nous sommes au XIXème siècle, en Finistère.
Ambre et Olivier sont voisins : elle se débat dans les difficultés, il a le bonheur insolent, une famille unie, des amis présents. Ce déséquilibre, trop difficile à supporter, devient un véritable point de crispation pour Ambre qui nourrit peu à peu un ressentiment tenace à l’égard de son voisin. Un jour, elle s’en prend à lui, pour déverser sa douleur, avant de venir lui présenter ses excuses. Elle découvre alors une faille dans la vie parfaite d’Olivier et le bonheur auquel elle aspire se lie curieusement au destin de cet homme si longtemps détesté…
Extraits:
« Il pose sur moi un regard tendre et son visage s’éclaire d’un sourire immédiat et généreux, bordé de deux larges fossettes, qui le transfigure. Ce sourire, je ne l’attendais pas, ou plus. C’est la vie qui jaillit magnifiquement et sans bruit à travers une rangée de canines, d’incisives, de molaires et de prémolaires. La vie qui claque et frappe un jeu de quilles. »
« J’ai honte de mon corps… En descendant l’escalier, je remarque froidement que mes pas ne produisent plus le moindre bruit. Corps sans pesanteur, maigre, spectre sans éclat ni présence.«
critique:
« LUMIERE » de Christelle Saïani a illuminé mes soirées. En ces moments troubles que nous vivons, il est bon de se plonger dans une histoire d’une telle humanité. La rencontre d’Ambre et d’Olivier nous entraîne très loin. Ils nous parlent de souffrances, celle d’un désamour mais aussi celles de la maladie et du temps qui passe si vite face à la mort. Bouleversant, merci à Christelle Saïani pour son grand talent.Eveline56
« Le geai des chênes s’est fait une raison et dort contre ma joue Si je prends froid les hirondelles virevoltent autour de mon visage L’évente évente tant que la fièvre n’est tombée Si la mélancolie survient le coucou chante contre mon cœur Si lui est dans la peine je le berce et console en attendant qu’il s’apaise Ce que je dois à tous ? La fraternité que le monde a perdue La tendresse sans forcément demande immédiate de retour N’oubliant pas ce qu’eux seuls savent offrir : Une multitude de couleurs afin de réjouir l’âme et déchirer la nuit »
Eveline 56
« N’avez-vous jamais vu ces vagues qui touchent le ciel ? Ces rouleaux d’écume qui font naître les anges ? Ces multiples couleurs d’un ciel bleu à l’autre en passant par des verts, des noirs, des gris ? Ces voix graves aiguës venus de qui sait où ? Ces chants d’un cœur qui conjurent l’impensable ? Ces bruits de tous les diables ? Le fin filet de voix de la tempête puis le silence immense ? Ne les avez-vous entendus ?
Moi si c’est pourquoi je chante Sans rien inventer Faudrait sinon de l’imagination Ah bienheureux tous ceux qui la possèdent Je la leur laisse » Julien Bosc..
« Cette semaine, J’aimerais partager avec vous les mots emplis d’émotion et de tourment d’un poète de grand talent, Julien Bosc. » Eveline
Le coucou chante contre mon cœur, Le Réalgar, 2020.
Julien Bosc est né en 1964 à Boulogne-Billancourt. Il s’est d’abord intéressé au théâtre et à la mise en scène. En 1989, il quitte Paris pour s’installer dans la Creuse et se consacrer à l’écriture. Il publie son premier livre, l’Oculus, en 1992. Il se passionne également pour l’ethnographie et pour les Lobi. Reconnu comme spécialiste de l’art lobi du Burkina Faso, il est chargé par le Musée du Quai Branly d’organiser l’espace consacré à cet art. En 2013 il fonde sa maison d’édition : « le phare du cousseix ». Il publie des plaquettes de poésie. Il a lui-même écrit et publié des recueils de poésie chez divers éditeurs. Julien Bosc est mort en septembre 2018.
Goutte d’os, Collodion, 2020.
Elle avait sur le sein des fleurs de mimosa, la tête à l’envers, 2019.
Le verso des miroirs, Atelier de Villemorge, 2018.
parfois on recherche un poème pour une phrase qu’on a lue on ne sait plus quand mais qui revient – pourquoi – à la mémoire à cause peut-être d’une impression pareille à celles qui font croire qu’on a déjà vécu ce moment-là alors on feuillette des livres on s’arrête sur des mots des images et on s’aperçoit qu’au fond on n’a jamais rien lu ou plutôt que c’est jamais fini la poésie quand bien même on passe des nuits à courir le long des rails pour rattraper ce qui s’en va comme un jour on s’arrête devant une boutique de souvenirs avant la saison sur la côte pour une pancarte en lettres bâtons qui dit que TOUT DOIT DISPARAÎTRE
François de Cornière
À tous mes amies et amis fidèles, je souhaite une excellente semaine !!! Eveline
« Je choisis souvent des lieux de passage, de la vie de tous les jours, comme des rues, des places, des maisons, des ports, des bateaux, ou encore un café ou un grenier, explique l’artiste. Ce sont des lieux de vie ou de travail. Ne pas mettre de personnages est un choix, cela permet à chacun de s’approprier le lieu, et de se raconter sa propre histoire, d’en faire sa propre interprétation. » Pascal Taguet
Tout droits réservés Pascal Taguet
Tout droits réservés Pascal Taguet
« Pendant ses études à l’école des beaux-arts de Lorient, Pascal Taguet a beaucoup étudié la lumière particulière de la Bretagne, la nature et ses effets, du sable coloré au remodelage des plages, en passant par l’étude du vent… travail sur l’éphémère, le « Land Art »Il a consacré de longues années à rechercher la perfection du trait dans ses dessins, ses pastels douces caressant les formes, redonnant la vie en l’accentuant, mettant en relief formes et couleurs, notamment au travers de natures mortes.Depuis plusieurs années, il se consacre à la peinture à l’huile, technique qui exalte son approche particulière de la décomposition des couleurs, arrivée à une maturité dans les contrastes fondus.Il adopte désormais un style plus dépouillé, tels des glacis. S’il reste figuratif, les sujets sont réinventés dans leurs lignes, les contrastes accentués « .. Arts d’été Plœmeur 2020
Tout droits réservés Pascal Taguet
ChristopheComm’si la Terre penchait..
« Aucun personnage sur Les toiles de Pascal Taguet, juste un univers en courbes.. Quand je regarde ses tableaux, j’ai l’impression de tanguer et je rêve d’entrer dans cet univers flou et si lumineux. Je reconnais certains endroits de ma ville et les contempler arqués me ravissent.Comm’si la Terre penchait…..
Admiration pour le travail original et si harmonieux de cet artiste de talent ,Pascal Taguet, et bonheur de partager quelques œuvres avec vous cette semaine. «
Je partage avec vous cette semaine la chanson de Bernard Lavilliers « Les mains d’or », hymne aux travailleurs du monde entier.
Ce chanteur et poète nous offre là une chanson intemporelle d’une rare beauté, nous parlant des duretés de la condition ouvrière et des souffrances du chômage.
Lavilliers raconte ainsi la genèse des mains d’or: « J’étais à Toulouse quand j’ai écrit ce texte, dans ma chambre d’hôtel. À la télévision, je voyais des usines qui fermaient et des salariés qui disaient : » On veut travailler, c’est tout ce qu’on demande. » (…) Grâce au destin, mon père, qui a travaillé toute sa vie à la manufacture d’armes de Saint-Étienne, a échappé à ça. Il n’a pas été viré ni mis en préretraite. »
J’écoute souvent ses albums qui contiennent des chansons rares et si belles….
Eveline56
« Un grand soleil noir tourne sur la vallée Cheminées muettes – portails verrouillés Wagons immobiles – tours abandonnées Plus de flamme orange dans le ciel mouillé
On dirait – la nuit – de vieux châteaux forts Bouffés par les ronces – le gel et la mort Un grand vent glacial fait grincer les dents Monstre de métal qui va dérivant
J’voudrais travailler encore – travailler encore Forger l’acier rouge avec mes mains d’or Travailler encore – travailler encore Acier rouge et mains d’or
J’ai passé ma vie là – dans ce laminoir Mes poumons – mon sang et mes colères noires Horizons barrés là – les soleils très rares Comme une tranchée rouge saignée sur l’espoir
On dirait – le soir – des navires de guerre Battus par les vagues – rongés par la mer Tombés sur le flan – giflés des marées Vaincus par l’argent – les monstres d’acier
J’voudrais travailler encore – travailler encore Forger l’acier rouge avec mes mains d’or Travailler encore – travailler encore Acier rouge et mains d’or
J’peux plus exister là J’peux plus habiter là Je sers plus à rien – moi Y’a plus rien à faire Quand je fais plus rien – moi Je coûte moins cher – moi Que quand je travaillais – moi D’après les experts
J’me tuais à produire Pour gagner des clous C’est moi qui délire Ou qui deviens fou J’peux plus exister là J’peux plus habiter là Je sers plus à rien – moi Y’a plus rien à faire
Je voudrais travailler encore – travailler encore Forger l’acier rouge avec mes mains d’or Travailler encore – travailler encore Acier rouge et mains d’or… »
Paroles : Bernard Lavilliers. Musique : Pascal Arroyo. album « Arrêt sur image » 2001.
Soirée au bord de l’Océan, entourée des miens.. Nous regardons le soleil se coucher, mes petites fées construisent des châteaux de sable. la magie est là qui nous entoure et nous sommes heureux. Beauté irréel du ciel, comme un rêve, j’aimerais que ce moment dure longtemps. Il sera là dans ma mémoire comme une consolation pour les jours gris, ceux de l’inquiétude…….
Je vous souhaite des moments harmonieux à tous (tes),
J’ouvre les yeux, la mer et la lumière me brûlent jusqu’au fond de mon corps, mais j’aime cela. Je respire, je suis libre. Déjà je suis portée par le vent, par les vagues. Le voyage a commencé.
Après l’Homme, après l’Homme, Qui dira aux fleurs comment elles se nomment ? Après l’Homme, après l’Homme, quand aura passé l’heure de vie du dernier Homme.
Qui dira aux fleurs combien elles sont belles ? N’y aura de cœur à battre pour elles.
Après l’Homme, après l’Homme, que sera encore le mot « merveilleux » ? Après l’Homme, après l’Homme, quand le dernier des hommes aura vidé les lieux.
Qui dira de la Terre Qu’elle est sans pareille et que dans l’Univers elle est fleur de Soleil ?
Après l’Homme, après l’Homme…
Viens-t’en donc pour lors, viens-t’en donc l’ami, et chantons encore le jour d’aujourd’hui.
Esther Granek, De la pensée aux mots, 1997
Je souhaiterais partager avec vous ce si précieux et salvateur poème d’Esther Granek qui nous parle de la terre et nous fait réfléchir à l’importance de l’humain dans ce bas monde. Mais nous lui devons le respect à notre terre. Préservons là pour les générations futures afin qu’elles chantent longtemps le jour d’aujourd’hui………
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