Invictus,
J’émerge des flots sombres de la nuit,
Obscurs comme le puits reliant les pôles,
Et je remercie les dieux quels qu’ils soient
De m’avoir doté d’une âme indomptable.
Prisonnier des faits qui m’enserrent,
Je n’ai ni gémi ni pleuré.
Sous l’infortune des coups,
Je suis meurtri, mais debout.
Au-delà de ce monde de larmes et de colère,
Je ne vois que l’horreur des ténèbres,
Mais la terrible menace des années
Ne m’atteint ni ne m’effraie.
Peu m’importent l’étroitesse des chemins,
La dureté des châtiments sur le mien,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.
William Ernest Henley
Adaptation en français d’Alain Serres
« Je souhaite partager avec vous ces lignes composées par le poète anglais William Ernest Henley en 1875. Pendant son emprisonnement, ils ont apporté du soutien et du réconfort à Nelson Mandela. ( 27 années sous les barreaux entre 1963 et 1990 ). Cette chronique est également un clin d’oeil au formidable film de Clint Eastwood « Invictus ». Un long métrage sorti en 2010 avec Morgan Freeman dans le rôle de Nelson Mandela. »


Peint en 2002 par Nelson Mandela,
Je vous souhaite une belle semaine !
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.