Les galets écoutent la mer…

Les galets…
Les galets écoutent la mer
qui leur raconte des légendes
Le temps passe sur eux
enracinés à même le sable
ils imaginent peut-être
ce qu’ils aperçoivent au loin
et qu’ils ne connaîtront jamais.
Les galets demeurent sans bruit
veillant avec les étoiles
sur le sommeil du monde
qui se ferme dans la nuit.

Max ALAHN

« Au gré de mes balades en bord de mer, j’aime à contempler ces galets usés par les marées et c’est un trésor de formes, de couleurs qui me chavirent le cœur et le regard…  »   Eveline56

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Sous la voûte des arbres, le ciel… Geoffrey Oryema

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Hommage à Geoffrey Oryema qui aimait tant le ciel de Bretagne…

Ecoutez ce chant envoutant et magnifique!

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Photos: Eveline56

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« Les jours de silence » Phillip Lewis

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Résumé:

Sur un contrefort élevé des Appalaches se tient une étrange demeure, curiosité de verre et d’acier, que chacun, dans le petit village d’Old Buckram, prétend maudite. C’est ici que vivent les Aster.
Il y a le père, Henry Senior, intellectuel autodidacte, homme de lettres révolté dans une contrée hostile aux bibliophiles. La mère, Eleonore, femme insoumise et lumineuse, qui partage ses journées entre la contemplation de la nature environnante et l’élevage de pur-sang. La cadette, Threnody, adorable fillette affublée d’un prénom imprononçable tiré d’un poème de son père. Et, au milieu, se tient Henry Junior, petit garçon sensible et attentif, qui passe le plus clair de son temps caché dans la bibliothèque, à regarder, fasciné, la figure paternelle noircir, jour et nuit, les feuillets qui composeront le roman de sa vie.

Des années plus tard, Henry Junior n’a qu’une idée : quitter Old Buckram. Fuir pour devenir un homme ; fuir les montagnes et ce silence « intranquille » qui le ronge ; et, surtout, fuir pour tenter de comprendre ce qui a poussé son père, un matin, à abandonner les siens, en emportant avec lui son mystérieux manuscrit…

Extrait du livre ::

« Mon père fut l’un des deux enfants nés à l’hôpital en parpaing d’Old Buchram durant le froid mordant de l’automne 1939. L’autre enfant, un garçon qui ne vécut pas assez pour recevoir un nom et une âme à sauver, fut enterré par sa mère sur une colline près de la ville, quand le dégel permit de lui creuser une tombe digne de ce nom. » 

 

Mon Avis : 

Je pense souvent que la vie nous ramène toujours vers notre enfance et ce roman me le confirme avec cette histoire douloureuse d’une relation père-fils.  Bouleversant,  profond, poétique, ce récit est une belle découverte pour moi. Ce premier livre de Phillip Lewis est un vrai coup de cœur ! ( J’oubliais la si belle couverture et ce si touchant cheval, crinière blanche et tête baissée ) 🌟🌟🌟🌟🌟

Bonne semaine à tous (tes), bises bretonnes! Eveline56

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Puisque mai tout en fleurs…Victor HUGO

ne te lasse pas de mêler à ton âme
La campagne, les bois, les ombrages charmants,
Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
Le sentier qui finit où le chemin commence….

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Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame,
Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme
La campagne, les bois, les ombrages charmants,
Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
Le sentier qui finit où le chemin commence,
Et l’air et le printemps et l’horizon immense,
L’horizon que ce monde attache humble et joyeux
Comme une lèvre au bas de la robe des cieux !
Viens ! et que le regard des pudiques étoiles
Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,
Que l’arbre pénétré de parfums et de chants,
Que le souffle embrasé de midi dans les champs,
Et l’ombre et le soleil et l’onde et la verdure,
Et le rayonnement de toute la nature
Fassent épanouir, comme une double fleur,
La beauté sur ton front et l’amour dans ton cœur !

 Victor Hugo: “Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame” (Le 21 mai 1835)

( Les Chants du crépuscule, 1836 )

 

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J’aimerais partager avec vous ce magnifique poème de Victor Hugo « Puisque mai tout en fleurs »… Pour illustrer cette œuvre poétique,  quelques photos fleuries de clématites, étonnantes de beauté ….( Photos  Eveline56)

Douce semaine, bises Bretonnes…. Eveline56 

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Le Lac Daumesnil…

 

 

 

 

 

 

Paris, promenade en famille autour du lac artificiel Daumesnil, de Charenton-le-Pont en passant par la foire du trône… Étrange mélange de bruit et de calme. Tel est Paris!
Ce lac comporte deux îles : l’île de Bercy et l’île de Reuilly. Nous y avons croisé des animaux en liberté, cygnes, oies, canards, paons mais aussi de magnifiques arbres, une grotte artificielle, une rotonde romantique due à l’architecte Gabriel Davioud, un temple bouddhiste tibétain.
quelques photos de ce beau moment ! Eveline56

BISES, BON DIMANCHE à tous(tes) 🙂

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La grotte de l’île de Reuilly
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La grotte de l’île de Reuilly
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« Pèlerins zen « , l’œuvre du sculpteur Japonais Torao Yazaki 

 

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Arbre tortueux
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Les oies blanches papotent…
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Les paons dans les arbres, très étonnant pour moi !

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« Paon majestueux » 
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Admiration!!!

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Joyeuses fêtes de Pâques…

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Je vous souhaite de joyeuses fêtes de Pâques ensoleillées et chaleureuses !

Bises 🙏💙🐞🌹🌼💮🌸🌺

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Photos Eveline 56

 

 

 

 

Notre Dame de Paris…Triste soir!

56938111_861337920897446_6861470264090165248_n« Pour ceux qui savent que Quasimodo a existé, Notre-Dame est aujourd’hui déserte, inanimée, morte. On sent qu’il y a quelque chose de disparu. Ce corps immense est vide ; c’est un squelette ; l’esprit l’a quitté, on en voit la place, voilà tout. C’est comme un crâne où il y a encore des trous pour les yeux, mais plus de regard. »

Extraits de « Notre-Dame de Paris  » Victor Hugo
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Mes lectures…

 

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L’Histoire: Claire est médecin dans un hôpital parisien. Un jour, un nouveau patient est admis dans son service, qui demande à la voir. Elle reconnaît alors Dominique, un ancien amant. Cette présence la bouleverse : la maladie de Dom, déjà très avancée, met en échec ses qualités de médecin, et fait resurgir les circonstances de leur rencontre. Quinze ans plus tôt, Claire est partie à Marseille avec son amie Manu, travailler dans le théâtre associatif que dirigeait Dominique. Au milieu d’un groupe d’enfants occupés à apprivoiser la scène et embarqués dans une adaptation tumultueuse de La Tempête de Shakespeare, les deux amies sont troublées par une silhouette fragile : celle d’une petite fille marginale, aussi inquiète dans sa famille que parmi les autres enfants, qui semble les appeler à l’aide. Mais la joie de l’été, la découverte du désir, le cercle des silences coupables les empêchent de prendre conscience du drame qui est en train de se nouer.

Extrait:  « Des vingt enfants dont nous avions la garde, je commence à revoir certains traits, leurs dégaines. Je me répète certains prénoms qui me reviennent, Antoine ou Bastien, et Marcel, et Farid. Léa, Louise. Les noms de famille ayant pour ainsi dire à peine existé dans ce cercle de quelques semaines que nous avions tracé au Théâtre d’Été, à Marseille, l’été 2000. »

Cloé Korman est née en 1983 à Paris. Elle a étudié la littérature, en particulier la littérature anglo-saxonne, ainsi que l’histoire des arts et du cinéma. Son premier roman, Les Hommes-couleurs (Seuil, 2010) a été récompensé par le prix du Livre Inter et le prix Valéry Larbaud. En 2013, elle publie au Seuil, Les Saisons de Louveplaine.

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Mon avis: Cloé Korman  nous parle de Claire, qui un certain été sous le soleil de Marseille, est confrontée au destin d’une petite fille en grande souffrance. Quinze ans après viennent les remords… J’ai été bouleversée par ce livre, par l’impuissance de cette jeune fille et de son amie devant l’indifférence des adultes. Je vous le conseille vraiment !

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Michel Thersiquel : tranches de vie en Bretagne !

 

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Michel Thersiquel photographe  (1944-2007)

Conservé à Douarnenez depuis 2012, le fonds d’atelier de Michel Thersiquel comprend près de 70 000 clichés. Cette première grande exposition depuis la disparition du photographe en 2007 met en lumière la diversité de son œuvre.
« Ce ne sont ni les paysages sublimes de la Bretagne, ni les portraits modelés dans la matière humaine qui tiennent la vedette. Non, et pourtant… les stars ce sont les gens ordinaires, les gens de peu, les obscurs, les sans-grades. Paysans ramassant les pommes de terre à genoux dans leur champ, ligneurs brandissant le bar remonté de haute lutte, patronne de bistrot faisant le lien social devant un calendrier des Postes. Cette Bretagne au travail, dans les petits métiers que Thersiquel mettait « en gloire » comme personne d’autre. L’envers d’un décor de cartes postales pour touristes pressés. à l’époque du « touch’nd go », où on picore de-ci de-là à la superficie des choses, Thersiquel savait arrêter le temps. Le temps qu’il faut pour établir des relations de confiance. Pas d’instantanés volés, mais des tranches de vie reconstruites avec la compréhension complice d’un frère, Michel. »

Cf. Texte http://www.port-musee.org/?event=a-hauteur-dhomme-michel-thersiquel

Une exposition coproduite par la Ville de Quimperlé et le Port-musée de Douarnenez.  Association des Amis de Michel Thersiquel

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« Cette semaine, je partage avec vous les photos emplies d’humanité de Thersiquel. Son exposition m’a rappelé des souvenirs, des moments d’enfance, des réminiscences de ce que me racontait mes grands-parents, mes parents lors des repas de famille. Telle était la Bretagne du temps passé, dure comme le granit, magnifiquement et douloureusement saisi par Michel Thersiquel. » 

Eveline56

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Coccinelle, l’insecte du ciel bleu…

Quelle belle rencontre cet après midi, une coccinelle dormait entre deux feuilles d’une plante du jardin. J’ai réussi quelques photos de cette merveilleuse dame de l’écologie sans la déranger. Je partage avec vous cet instant de bonheur…. Eveline56

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La Coccinelle

Elle me dit : « Quelque chose
Me tourmente. » Et j’aperçus
Son cou de neige, et, dessus,
Un petit insecte rose.

J’aurais dû, — mais, sage ou fou,
À seize ans, on est farouche, —
Voir le baiser sur sa bouche
Plus que l’insecte à son cou.

On eût dit un coquillage ;
Dos rose et taché de noir.
Les fauvettes pour nous voir
Se penchaient dans le feuillage.

Sa bouche fraîche était là ;
Je me courbai sur la belle,
Et je pris la coccinelle ;
Mais le baiser s’envola.

« Fils, apprends comme on me nomme, »
Dit l’insecte du ciel bleu,
« Les bêtes sont au bon Dieu,
Mais la bêtise est à l’homme. »

Paris, mai 1830.

Victor Hugo, Les Contemplations (I), 1856

la coccinelle est “bête à bon dieu”

La légende du Xème siècle :
Un homme accusé de meurtre est condamné à avoir le coup tranché. Il proteste de son innocence en vain et le bourreau s’apprête à abattre sa hache quand il aperçoit une coccinelle posée sur le cou du condamné.
Le bourreau retire gentiment la coccinelle et attrape sa hache pour œuvrer mais la coccinelle est de retour. Le bourreau a beau insister pour la déplacer, la coccinelle revient obstinément se poser sur le cou du condamné.
A tel point que le roi voit là un miracle divin et donne sa grâce.
Quelques temps plus tard le véritable meurtrier fut découvert et la légende de la bête à bon dieu était née.

hirondelle rustique,

Hirondelle

Hirondelle qui vient de la nue orageuse
Hirondelle fidèle, où vas-tu ? dis-le-moi.
Quelle brise t’emporte, errante voyageuse ?
Écoute, je voudrais m’en aller avec toi,

Bien loin, bien loin d’ici, vers d’immenses rivages,
Vers de grands rochers nus, des grèves, des déserts,
Dans l’inconnu muet, ou bien vers d’autres âges,
Vers les astres errants qui roulent dans les airs.

Ah ! laisse-moi pleurer, pleurer, quand de tes ailes
Tu rases l’herbe verte et qu’aux profonds concerts
Des forêts et des vents tu réponds des tourelles,
Avec ta rauque voix, mon doux oiseau des mers.

Hirondelle aux yeux noirs, hirondelle, je t’aime !
Je ne sais quel écho par toi m’est apporté
Des rivages lointains ; pour vivre, loi suprême,
Il me faut, comme à toi, l’air et la liberté.

Louise MICHEL

 

 

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« L’hirondelle rustique est reconnaissable à sa belle gorge rouge brique, son dos couleur ardoise et son ventre blanc. Sa longue queue se termine par des filets.

je pense que c’est  elle que j’ai rencontrée dans mon jardin hier. Je l’ai photographié de ma fenêtre, discrètement, sans oser bouger… Un peu flou parmi les primevères et les azalées. »

Douce semaine, bises bretonnes

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Poèmes de Xavier Grall et peintures de Matthieu Dorval…

Les mots sombres  et magnifiques de XAVIER GRALL, les peintures Land’s End   de Matthieu Dorval, ainsi se rejoignent les poètes et les peintres de Bretagne…

Eveline56

Les marins

Les vieux de chez moi ont des îles dans les yeux
Leurs mains crevassées par les chasses marines
Et les veines éclatées de leurs pupilles bleues
Portent les songes des frêles brigantines

Les vieux de chez moi ont vaincu les récifs d’Irlande
Retraités, usant les bancs au levant des chaumières
Leurs dents mâchonnant des refrains de
Marie-Galante
Ils lorgnent l’horizon blanc des provendes hauturières

Les vieux de chez moi sont fils de naufrageurs
Leurs crânes pensifs roulent les trésors inouïs
Des voiliers brisés dans les goémons rageurs
Et luisent leurs regards comme des louis

Les vieux de chez moi n’attendent rien de la vie
Ils ont jeté les ans, le harpon et la nasse
Mangé la cotriade et siroté l’eau-de-vie
La mort peut les prendre, noire comme la pinasse

Les vieux ne bougeront pas sur le banc fatigué
Observant le port, le jardin, l’hortensia
Ils diront simplement aux
Jeannie, aux
Maria «
Adieu les belles, c’est le branle-bas »

Et les femmes des marins fermeront leurs volets

 XAVIER GRALL (1930-1981)

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« L’Océan de l’Ouest »   Matthieu Dorval

Solo
Solo de mes noyades
solo de mes sanglots
j’agite des violons brisé
sur mes amours mortes
mes barques chavirées
accrochent des grelots
aux chagrins sourds
qui lentement m’emportent…

Xavier Grall

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« Nos rêves sur les vagues » Matthieu Dorval
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« Exil au-dessus des eaux »  Matthieu Dorval

La clé du bonheur …

Albert Jacquard, né le 23 décembre 1925 à Lyon et mort le 11 septembre 2013 à Paris, était un biologiste, généticien et essayiste français. Scientifique de haut niveau, Albert Jacquard est l’auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique ou d’essais dans lesquels il cherchait à diffuser une pensée humaniste moderne pour faire évoluer la conscience collective. 

« La morale collective actuelle nous fait croire que l’important c’est de l’emporter sur les autres, de lutter, de gagner. Nous sommes dans une société de compétition. Mais un gagnant est un fabricant de perdants.

Il faut rebâtir une société humaine où la compétition sera éliminée. Je n’ai pas à être plus fort que l’autre. Je dois être plus fort que moi grâce à l’autre. »Albert Jacquard 

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« Ceux qui prétendent détenir la vérité sont ceux qui ont abandonné la poursuite du chemin vers elle. La vérité ne se possède pas, elle se cherche » Albert Jacquard

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Cette semaine, je réfléchissais à ce monde de compétition que l’on nous impose dès l’enfance. Difficile d’être heureux et de trouver son chemin dans ces conditions; ce n’est que mon humble avis, pas la vérité, je cherche 🤷‍♂️🤦‍♂️ 🤔…… Moi, Je rêve d’un monde où chacun serait valorisé dans un domaine intellectuel ou (et) manuel tout au long de sa vie, la clé du bonheur !  » Eveline56 💟 Bises !

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Merci

 

Les passantes, Brassens, Antoine Pol.

Cette semaine, je partage avec vous cette magnifique et si émouvante chanson de Brassens « Les passantes« . Les paroles sont du poète Antoine Pol. L’histoire de cette chanson est étonnante et belle:

« L’un des grands regrets de Georges Brassens fut de n’avoir pas pu rencontrer Antoine Pol. Brassens avait contacté le poète pour lui demander l’autorisation de mettre son poème « Les Passantes » en musique. Le poète accepta mais mourut une semaine avant la date de la rencontre ! Antoine Pol ne figure pas dans les anthologies, mais son superbe texte  » Les Passantes  » est devenu mondialement connu.
Antoine Pol est connu pour un poème: Les Passantes . Ce poème fit à lui seul sa notoriété. Il ne nous serait peut-être jamais parvenu si Georges Brassens ne l’avait déniché un jour de 1947 au marché aux puces. Il est tiré des « Emotions poétiques.


Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu’on connaît à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais

A celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu’on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d’un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D’un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d’un jour déçues
Vous serez dans l’oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie
on songe avec un peu d’envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir          Antoine Pol en 1913.

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J’ai choisi Jean Béraud, peintre du Paris de la Belle Époque , pour évoquer ces passantes. Belle et douce semaine. Bises bretonnes!

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Mon regard au loin vers le ciel et par delà l’océan….

« j’aimerais partager avec vous mes photos de ce matin,
vent, pluie, ciel gris, ciel bleu, telle est ma Bretagne »…Eveline

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Le Courégant, ce matin…
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Pour moi, tout se déroulait à l’ouest et sur l’océan. Je n’avais que ces mots à la bouche : l’océan, le vent, l’ouest,  Yann Queffélec
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l’île de Groix, à l’horizon
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On dit que l’on y voit sa joie, On dit que l’on y voit sa croix, Je parlais de l’île de Groix, Gilles Servat
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De l’endroit où je suis
On voit les bras de mer,
Qui s’allongent puis renoncent
A mordre dans la terre, Yann Tiersen

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Le vent vert reviendra,
faire respirer mon cœur blessé,
Je serais poussé selon son souffle,
Vite et loin en un autre pays,
Je serais emporté par son souffle
Loin d’ici selon ses désirs
Selon ses désirs loin du monde,
Entre la mer et les étoiles. Denez (irvi)

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Denez Prigent & Yann Tiersen « Va Hent » – Mon Chemin

Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur. 

– © 2019 Eveline M.

Ange Le Bruchec : vivre et ressentir…

Ange Le Bruchec : vivre et ressentir…

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Drame de l’été 44,  chapelle du Cloître de Quistinic, 11 blessés et deux soignantes furent exécutés par l’armée nazie. Le rouge représente le sang des victimes sur le chemin…

Samedi 2 février, j’ai eu la chance de rencontrer l’artiste breton Ange Le Bruchec lors de sa « Rétrospective à l’Espace culturel Passe Ouest » à Ploemeur. Né à Quistinic en 1932, Ange Le Bruchec est le peintre de « l’instant présent, de l’instant de vie, ce qui lui offre la beauté en toute chose, le merveilleux, tout autant que la tragédie humaine » (p.3 du joli catalogue d’exposition).

Ange Le Bruchec, avec son humilité et sa gentillesse, nous a parlé de ses toiles, de ses inspirations, de ce qui nourrit son travail d’artiste. C’est au cours de cet échange que j’ai eu la surprise de découvrir qu’il avait vu et apprécié ma note du blog sur son œuvre, publiée il y a quelque temps déjà. J’ai pu lui exprimer mon admiration, mon ressenti face à ses toiles. Notre discussion s’est ensuite portée sur la complexité de ce monde où l’argent et la possession priment sur l’émotion et le partage. Merci M. Le Bruchec !

Je vous ai choisi quelques toiles de cette « Rétrospective à l’Espace culturel Passe Ouest » qui m’ont touchées :

 

Le bruchec 2« Toile évoquant le Chemin menant vers Saint Jacques de Compostelle..« 

le bruchec 4« Souffrances et solitude du migrant.. »

le bruchec 5le bruchec 1« Toile évoquant le départ de son père vers la Lumière.. »

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Douce semaine à vous, qu’elle soit pleine de Lumière !

Eveline.

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Est-ce qu’il ne vaut mieux pas ?

Est-ce qu’il ne vaut mieux pas
sentir l’odeur des blés
plutôt que de rêver
aux pierres et aux tourments

Winston Perez est un poète d’origine cubaine qui nait en octobre 1971 à Saint Jacques de Compostelle en Espagne, puis vient habiter en France à partir de 1989.

 

 

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« Vivre »
Est-ce qu’il ne vaut mieux pas
sentir l’odeur des blés
plutôt que de rêver
aux pierres et aux tourments
Est-ce qu’il ne vaut mieux pas
revenir à l’Aurore
dès qu’on dessine sa route
dans l’infiniment pur
Est-ce qu’il ne vaut mieux pas
chevaucher une tempête
à chaque fois qu’un Autre
perd sa foi en l’Azur
Est-ce qu’il ne vaut mieux pas
revivre chaque instant
lorsqu’on perd une flamme
qui ne brillera plus
Est-ce qu’il ne vaut mieux pas
vivre pour une danse
lorsque la rose éclos
et que nul autre adore
Est-ce qu’il ne vaut mieux pas ?
Est-ce qu’il ne vaut mieux pas ?
Winston Perez, 2017
J’aimerais partager avec vous ce poème de Winston Perez qui parle de l’essentiel dans la vie, de sa simplicité si nous choisissons la voie du naturel si loin de l’artificiel. J’ai pris ces photos ce matin entre gris clair et gris foncé, entre éclaircissement et obscurcissement… Comme l’existence… Eveline

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« Je suis Jeanne Hébuterne » Olivia Elkaim

 

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Résumé : Jeanne Hébuterne est une jeune fille quand, en 1916, elle rencontre Amedeo Modigliani. De quinze ans son aîné, il est un artiste « maudit », vivant dans la misère, à Montparnasse. Elle veut s’émanciper de ses parents et de son frère, et devenir peintre elle aussi. Ils tombent fous amoureux. De Paris à Nice – où ils fuient les combats de la Première Guerre mondiale –, ils bravent les bonnes mœurs et les interdits familiaux. Mais leur amour incandescent les conduit aux confins de la folie.

Extrait:

Je recule, incapable d’embrasser une dernière fois cette figure qui n’est plus la sienne.

– Pas un adieu, pas un baiser, principessa ?

Je lui tourne le dos.

– Reste, ma beauté. Pardon, pardon, jamais su t’aimer correctement.

Je m’en vais.

– Ne me laisse pas seul avec la mort, ma petite sœur, ma fée. Je crois que j’ai un peu peur… J’ai un peu peur de m’en aller sans toi sur ce chemin.

 

Mon ressenti sur ce livre :

« Hier soir, je suis tombée amoureuse d’ Amedeo Modigliani » ….

Ainsi commence le roman d’Olivia Elkaim empreint de mélancolie et d’émotion. Je connaissais l’œuvre de Modigliani, son style unique, ses magnifiques tableaux et sa drôle de vie de peintre maudit. Je connaissais moins la passion partagée de Jeanne Hébuterne et de Modigliani sur la fin de sa vie. Ce livre m’a entrainé dans un tourbillon d’émotions où l’amour le plus absolu côtoie la réalité d’une vie faite de pauvreté, d’excès mais également pleine d’une créativité prodigieuse …
Bouleversant, passionnant, merci Olivia Elkaim pour ce magnifique récit!

Eveline

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jeanne Hébuterne par Modigliani

 

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jeanne Hébuterne par Modigliani
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jeanne Hébuterne par Modigliani

 » D’un oeil, observer le monde extérieur, de l’autre, regarder au fond de soi-même« . Amedeo Modigliani

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  Hommage à Jeanne :

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Jeanne Hébuterne ( Autoportrait signé Jeanne Hébuterne)

 

Mes lectures….

 

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« Magnifica« – Maria Rosaria Valentini, Editions Denoël
Résumé
« Années 50. Dans un petit village des Abruzzes. La jeune Ada Maria est la fille d’un couple sans amour. Son père, Aniceto, passe le plus clair de son temps avec Teresina, sa maîtresse, ou enfermé dans son atelier de taxidermiste. Eufrasia se contente d’être mère et de noyer sa fragilité dans les soins qu’elle apporte à ses enfants. Lorsqu’elle meurt prématurément, Teresina prend peu à peu sa place dans la maison.
La jeune Ada Maria s’occupe alors de son frère en s’efforçant d’ignorer Teresina. C’est pourtant dans ce quotidien en dehors du temps, rythmé par la couleur des frondaisons, la succession des naissances et des deuils, que l’Histoire fait un jour irruption. Dans un bois avoisinant le village, Ada Maria aperçoit un jour une ombre. Il s’agit d’un homme, hagard, désorienté, il n’a jamais quitté la cabane où il s’est réfugié à la fin de la guerre.
Il est allemand. Les deux êtres vont se rapprocher. De cet amour naîtra une petite fille aux yeux clairs et à la peau diaphane, Magnifica, changeant à tout jamais le destin tranquille auquel Ada Maria se croyait cantonnée ». 

Mon coup de cœur 2018 est « Magnifica », un ovni poétique, un moment de délicatesse, de pure beauté !!! Lumineux et rare, je le garde au fond de moi ….



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« Idaho » – Emily Ruskovich – Gallmeister
Résumé
Idaho, 1995. Par une chaude journée d’août, une famille se rend dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. Tandis que Wade, le père, se charge d’empiler les bûches, Jenny, la mère, élague les branches qui dépassent. Leurs deux filles, June et May, âgées de neuf et six ans, se chamaillent et chantonnent pour passer le temps. C’est alors que se produit un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais.
Neuf années plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l’Idaho. Mais alors que la mémoire de son mari s’estompe, Ann devient obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu’elle n’a jamais connue, elle s’efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles. 

« Idaho » est un livre magnifique, tragique et pour moi inoubliable… Je suis restée quelque temps avec ce roman dans la tête sans pouvoir lire autre chose !





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« Au bord de la terre glacée » De Eowyn Ivey, Éditeur : 10/18
Résumé
Hiver 1885. Les terres de l’Alaska demeurent inexplorées. Le colonel Allen Forrester, héros de guerre décoré, remonte la Wolverine River pour en cartographier les abords. Il consigne son expédition dans un journal à l’intention de sa femme Sophie, dans l’espoir qu’elle puisse le lire s’il ne revenait pas. Sophie est restée à Vancouver après avoir découvert qu’elle était enceinte. Elle vivra seule sa grossesse, au sein d’une société peu apte à lui reconnaître la liberté à laquelle elle aspire. C’est l’art naissant de la photographie qui lui permettra de s’émanciper et de célébrer la beauté de la vie sauvage qui l’entoure. Au cours de cette année fatidique, Allen et Sophie seront, chacun à leur manière, confrontés à la nature grandiose et cruelle. Les épreuves qu’ils surmonteront changeront leurs vies et ce qu’ils sont à jamais.

« Un récit à deux voix : celui de Allen Forrester et celui de son épouse qui n’a pu l’accompagner dans sa découverte de la Wolverine River. Je les accompagnais tour à tour dans leurs vies, j’étais avec eux. Un pur plaisir de lecture, de découvertes!




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« Chien-loup » de Serge Joncour, Ed. Flammarion
Résumé
L’idée de passer tout l’été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecœur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L’annonce parlait d’un gîte perdu au milieu des collines, de calme et de paix. Mais pas du passé sanglant de cet endroit que personne n’habitait plus et qui avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale.
Et pas non plus de ce chien sans collier, chien ou loup, qui s’est imposé au couple dès le premier soir et qui semblait chercher un maître. En arrivant cet été là, Franck croyait encore que la nature, qu’on avait apprivoisée aussi bien qu’un animal de compagnie, n’avait plus rien de sauvage ; il pensait que les guerres du passé, où les hommes s’entretuaient, avaient cédé la place à des guerres plus insidieuses, moins meurtrières.

« j’ai été emportée par ces deux histoires passionnantes à un siècle de distance, cet étrange chien-loup mystérieux , cet endroit perdu au milieu des collines. » Il  m’est resté un gout de sauvagerie mais aussi d’humanité au fond de moi!

3 années de blog , de partages et d’échanges,

merci du fond du cœur …. BISES BRETONNES !  Eveline56

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MIK JEGOU   http://www.mikjegou.com/





 

Il est des soirs…. Annaïg Le Berre

 

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Voici un nouvel extrait du livre d’ANNAIG LE BERRE….

« Difficile de photographier un astre, j’aurai essayé de jouer avec la lune….

 » douce semaine… Bises lunaires !

Eveline t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]