Mon oeil de flâneuse a été surpris, très curieux et amusé aussi devant ces outils technologiques faits de bois, céramique, ardoise, papier. Merci à la médiathèque de Ploemeur pour ces minutes de rêve mais aussi de réflexion sur notre société….
Bises bretonnes à vous
«Circuit court » à la médiathèque de Passe Ouest:
Fondée par trois artistes, Thomas Daveluy, Nicolas Desverronnières, Sylvain Le Corre, la startup « Made In »court-circuite le circuit-court pour mettre en avant un label de production d’objets 100% locaux.
Développés autour de 4 secteurs clé : ressources, économie, communication et alimentation, l’ensemble des prototypes présentés (mobiliers et objets) sont réalisés avec les ressources récoltées sur place.
À travers la (re)création d’objets du quotidien, « Made In » propose de questionner nos modes de vie et nos usages devenus détachés de la complexité technologique qui nous entoure. « De la motte de beurre, au téléphone intelligent, d’outils d’extraction de minerais à la chaîne de télévision, en passant par la création d’une monnaie locale, découvrez un showroom 100% made in breizh »
Sandrine Davin est née en 1975 à Grenoble où elle réside toujours.
Elle est primée par la Société des poètes français pour l’un de ses poèmes, « Lettre d’un soldat ».
Déjà auteure de huit recueils de poésie, elle renouvelle l’expérience avec un neuvième recueil intitulé « Dans la nuit sourde ».
Dans la nuit sourde Les silences résonnent sans fin Et sur les murs d’absence Les sourires se figent Sans bruit….
maiko Kobayashi
« Je suis heureuse de vous retrouver et de partager avec vous ce poème de Sandrine Davin que j’ai associé aux petits êtres de Maiko Kobayashi qui sous leurs airs naïfs cachent dans leurs yeux et leurs attitudes une immense solitude.
J’ai la chance d’avoir passé un été très entouré par ma famille, mes amis mais j’ai vu tant de solitude et de désarroi dans certains regards croisés au fil de ces mois d’été que j’ai souhaité en parler avec vous. Triste constat mais bien réel. »
Les « Poèmes et sônes » de Guillaume Kergourlay (né en 1926 à Elliant, dans le Finistère) sont illustrés dans ce livre par son épouse, la peintre Nina Vidrovitch….
« Qu’il est difficile de choisir dans l’œuvre de Guillaume Kergourlay !
Au creux d’un coquillage Que vienne l’heure claire Je cueillerai la mer Et je te l’offrirai. Y dansera le ciel Que vienne l’heure belle. Y dansera le ciel Et un vol d’hirondelle Et un bout de nuage Confondant les images En l’aurore nouvelle Dans un reflet moiré Dans un peu de marée Dans un rien de mirage Au fond d’un coquillage. Et te les offrirai.
Esther Granek, Je cours après mon ombre, 1981
Ce court moment de poésie, moment précieux où je lis ce poème d’ Esther Granek, je le partage avec vous….
Pendant sept ans, « Yé yé yé » est passé chaque nuit de la semaine sur Antenne 2, indispensable marqueur de l’émission culturelle de Michel Field.
La chanson figure sur le premier album du musicien ougandais, réfugié à Paris en 1977. Geoffrey Oryema avait quitté l’Ouganda et fui la dictature d’Amin Dada, suite à l’assassinat de son père, numéro 2 du pays….. « Exile », sorti en 1990, édité par le réputé label Real World de Peter Gabriel, est un succès en France comme à l’étranger. Il permet de découvrir la merveilleuse voix de Geoffrey Oryema, sur des musiques qui mélangent les instruments traditionnels africains avec des instruments rock.
Un des grands musiciens africains de Paris Geoffrey Oryema rejoint alors la cohorte de tous ses musiciens africains installés à Paris, à l’abondante créativité. Dans les années 1980-1990, Paris est la capitale mondiale de la musique africaine, avec Mory Kanté, Alpha Blondy et le « Leonard Cohen africain » Geoffrey Oryema. Il enregistre quatre autres albums dans les années 1990 et 2000. Il se fait aussi aimer du grand public français en signant la bande-son du film « Un Indien dans la ville », aux côtés de Manu Katché et de Tonton David – il est le O du groupe KOD.
En 2009, par amour, il s’installe en Bretagne, à Ploemeur près de Lorient. Il y sort « From The Heart« , son dernier album, en 2012, sur le petit label indépendant La Mouche. Il y dénonce, dans un titre, les enfants-soldats. Geoffrey Oryema se produit à la fois dans de grands concerts à l’étranger et de petits concerts en Bretagne.
Il est invité à chanter à l’ONU en 2010, à New York. En 2016, il monte les marches du festival de Cannes, Sean Penn ayant choisi l’un de ses titres pour la B.O. de son film « The Last Face ». La même année, il retourne pour la première fois en Ouganda chanter.
À 65 ans, c’est un homme grand, doux, aux yeux bleu clair et au sourire chaleureux qui vient de disparaître, victime d’une longue maladie. « J’essaye de voyager léger dans mes nuits pleines d’aiguilles », racontait-il dans l’une des dernières chansons qu’il a écrit. (le Télégramme)
Cet humaniste, homme de conviction, épris de liberté, vivait dans la commune voisine de la mienne. « Ici, j’ai trouvé la sérénité et la tranquillité pour créer. Avec, en plus, de vrais amis. Et regardez cette mer: elle me rappelle le lac Victoria!» disait-il encore récemment dans le Télégramme. Une part d’universalité s’en est allée avec lui. Nous reste sa musique, éternelle et à jamais dans nos cœurs !
« J’ai neuf ans. Un dimanche de mai, je rentre seule de la fête de l’école, un monsieur me suit. Un jour blanc. Après, la confusion. Année après année, avancer dans la nuit. Quand on n’a pas les mots, on se tait, on s’enferme, on s’éteint, alors les mots, je les ai cherchés. Longtemps. Et de mots en mots, je me suis mise à écrire. Je suis partie du dimanche de mai et j’ai traversé mon passé, j’ai confronté les faits, et phrase après phrase, j’ai épuisé la violence à force de la nommer, de la délimiter, de la donner à voir et à comprendre. Page après page, je suis revenue à la vie. » Adélaïde Bon.
« Vingt ans après, Adélaïde reçoit un appel de la brigade des mineurs. Une enquêtrice a rouvert l’affaire dite de l’électricien, classée, et l’ADN désigne un cambrioleur bien connu des services de police. On lui attribue 72 victimes mineures de 1983 à 2003, plus les centaines de petites filles qui n’ont pas pu déposer plainte. Au printemps 2016, au Palais de justice de Paris, au côté de 18 autres femmes, Adélaïde affronte le violeur en série qui a détruit sa vie. » HORREUR
Extraits du livre :
« Viol. Quatre lettres et dedans, mon billet retour pour la terre natale. On ne sait rien des mots, à neuf ans, à neuf ans, on prend les mots comme ils viennent. Dans l’escalier, ce jour-là, les mots se sont renversés, je n’ai pas su parler qu’à l’envers et ma langue maternelle m’est devenu une langue étrangère. J’ai parlé toutes ces années à tort et à travers, j’ai couru de toutes mes forces derrière des mots qui fourchaient sur ma langue, je me suis esquintée à chercher les mots d’aplomb, les mots d’avant, les mots d’enfance. Les mots dessinent l’horizon de nos pensées, alors quand les mots mentent, quand on remplace ennemi par ami, violence par plaisir, viol par attouchement, pédo-criminel par pédophile et victime par coupable, l’horizon est une ligne de barbelés qui interdit toute sortie du camp. » « La juge lui demande quelles conséquences les faits ont eues sur sa vie. Elle énumère quelques méduses, mais elle n’a pas de mots pour raconter ce que c’est, ce que ça vous fait, année après année, vivre à l’envers. Ne rien confier à ses parents, à ses frère et sœurs, à ses amies. Se couper des autres, Sourire. Dissimuler. S’épuiser. Passer chaque journée en dehors de soi. Se vivre déportée, sans que nul ne sache. »
Mon Avis :
J’ai découvert Adélaïde Bon lors de son passage à « La grande librairie ». Je suis restée muette, en larmes, face à son témoignage bouleversant. Sa vie de petite fille a été brisée par un inconnu dans la cage d’escalier de son immeuble.
Le lendemain, je lisais son livre et j’aimerais remercier Adélaïde Bon pour le courage qu’il lui a fallu afin de nous parler de son viol, de ses années de malaises, de son mal-être, de ses psychothérapies, de sa vie qu’elle brûle car la mémoire traumatique fait que les souvenirs s’effacent avant de resurgir encore plus horribles. C’est une lecture cruciale pour comprendre le calvaire d’un enfant abusé.
J’ai pensé à tous ces enfants innocents victimes du pire.
La nature est tout ce qu’on voit, Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime. Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit, Tout ce que l’on sent en soi-même. Elle est belle pour qui la voit, Elle est bonne à celui qui l’aime, Elle est juste quand on y croit Et qu’on la respecte en soi-même. Regarde le ciel, il te voit, Embrasse la terre, elle t’aime. La vérité c’est ce qu’on croit En la nature c’est toi-même. George Sand
Mon jardin, mon antre de paix et de douceur…. Je l’aime libre, mélange de fleurs sauvages, plantes grimpantes ou tapissantes, arbres, arbustes, rosiers. Les abeilles et les bourdons butinent, les oiseaux virevoltent et mes petites fées s’amusent à chercher les korrigans bienveillants pendant que notre malzenn veille sur tous …. J’aimerais partager avec vous mes photos prises ce dimanche et le si beau poème de George Sand toujours si actuel.
Ce sera comme un dernier voyage
Un changement de paysage, ensemble
Ce sera notre dernière odeur
On se sent proche de cet amour qui meurt
Ce sera comme un dernier voyage Un changement de paysage, ensemble Ce sera notre dernière odeur On se sent proche de cet amour qui meurt
Et sans éloigner nos visages Sans se détourner des images Ne pas rayer les souvenirs Ce sera comme un dernier désir ensemble
Inutile de s’aimer sans se voir Inutile d’avancer dans le noir C’est la fin de notre histoire
Ce sera comme s’aimer davantage Avoir le temps et une page en plus Ce sera plonger dans la rivière Naviguer loin en plein hiver, en plein hiver
Et sans oublier qu’on se quitte Que notre amour a ses limites Ne pas se blesser le sourire Ce sera difficile à tenir, ensemble
Inutile de s’aimer sans se voir Inutile d’avancer dans le noir Impossible de donner sans recevoir Dans nos yeux les étoiles sont trop rares C’est la fin de notre histoire Ce sera comme un dernier voyage Un changement de paysage, ensemble Ce sera notre dernier regard La fin de notre histoire….
Hommage de Daran à Maurane :
« Par ta gentillesse, ta générosité, ton ouverture sur les autres, ton humour, par une sorte de magnétisme enveloppant inexplicable, tu faisais et feras pour toujours l’unanimité auprès de tous ceux qui ont un jour croisé ta route. J’ai été de ceux-là. Ça a été pour moi une chance et un honneur inouï. Quand la vie m’a fait ce cadeau merveilleux, je me souviens avoir travaillé dur pour élever mon niveau de composition à la hauteur d’une des plus belles voix de ce monde (et de sûrement bien d’autres mondes à découvrir…). Réaliser un album, c’est un peu comme fabriquer un écrin de velours autour d’une voix. Mais comment fabriquer du velours sur du velours? Comment faire de la direction de voix quand on perd tout son sens critique à la seconde où les premières volutes d’une mélodie passent par le philtre envoûtant d’une telle puissance d’interprétation et d’une telle sensibilité artistique? »Daran
Je suis triste… Maurane s’est envolée pour toujours et déjà sa voix me manque… j’ai choisi de partager avec vous un album que j’apprécie ( il y en a plusieurs), qui s’appelle « Si aujourd’hui » et plus particulièrement une chanson « Dernier voyage » qu’elle interprète avec Daran. ( sur la fin d’un amour… ) Eveline56
Artiste et poète américain de renommée mondiale, Jim Dine, né en 1935, rejoint New York en 1958. Il délaisse alors le happening pour la peinture, ses sujets mêlant expressionnisme abstrait et pop, sans se réclamer du mouvement. À l’occasion de l’importante donation faite par l’artiste au Musée national d’art moderne, le Centre Pompidou consacre une exposition inédite à son œuvre.
À travers la peinture et la sculpture sous toutes leurs formes, développant une iconographie puissamment personnelle, l’artiste fait entendre depuis soixante ans sa voix singulière.
Entretien avec l’artiste Bernard Blistène – Vous offrez à la France quelque vingt-cinq œuvres couvrant votre parcours. Quel est le sens de cette donation exceptionnelle ? Jim Dine – La France m’a tant apporté que cette donation me paraît naturelle. Elle est un signe de reconnaissance envers la culture française, sa peinture, son histoire, mes liens profonds avec des interlocuteurs depuis tant d’années – je pense ici entre autres, au grand Aldo Crommelynck avec qui j’ai réalisé tant de gravures… J’ai toujours eu ma bicyclette avec moi à Paris, avec l’idée de découvrir quelque chose dans ce pays où je vis et travaille plusieurs mois de l’année ! Je n’ai été nulle part ailleurs avec tant de plaisir. BB – Si je vous demandais quel est le sens de votre travail, que me répondriez-vous ? JD – Chaque œuvre a une signification propre. Je travaille tout simplement parce que je ne sais rien faire d’autre ! Je n’ai jamais cessé de faire des choses, depuis l’âge de deux ans ! Je suis sans doute né ainsi ! BB – Au milieu des années 1980, un changement radical s’opère dans votre œuvre. Comment l’expliqueriez-vous ? JD – Curieusement, aujourd’hui que je suis devenu un vieux bonhomme, j’ai le sentiment qu’il n’y a pas de différence entre ma façon de faire des objets et ma façon actuelle de peindre. Je fais et refais sans cesse. Appelez ça une alchimie ! Il y a toujours eu une dimension physique dans mon travail, qu’il s’agisse en son temps de performances ou de mes travaux actuels, y compris dans mon œuvre poétique. BB – Pour tout un chacun, vous êtes d’abord l’homme d’une image : celle de ce cœur que vous dessinez et peignez sans cesse, tel un leitmotiv au milieu de mille autres choses qui sont apparues au fil des années. Comment l’expliquer ? JD – J’ai vieilli, j’ai changé, j’ai évolué comme tout être humain ! Duchamp ne me suffisait pas, l’expressionisme abstrait ne me suffisait pas ! Peindre seulement ne me suffisait pas ! J’ai ajouté des images et puis j’ai eu le sentiment d’avoir trop d’images. Alors, j’en ai enlevé… Tout cela n’est rien d’autre que ce que vous êtes quand vous vous réveillez le matin et que vous rêvez de nouvelles expériences. BB – Que sont-elles aujourd’hui ? JD – Je fais de l’art ! J’aime faire des choses plus que jamais ! J’aime rassembler ce que je faisais, il y a soixante ans et ce que je découvre toujours et encore. Lorsque j’étais gamin, je ne voyais pas la différence entre un pinceau et un marteau. J’adorais entremêler des objets et des outils du quotidien. Je vivais cela de façon naturelle. Il n’y a pas de raison pour que j’y renonce aujourd’hui …
(Centre Pompidou… Paris )
« Cette semaine, j’aimerais partager avec vous l’oeuvre poétique de Jim Dine. Tous ces cœurs, toutes ces couleurs me bouleversent, un vrai bonheur pour nos yeux tristes et fatigués, une vraie récréation face au monde d’aujourd’hui. »
Jim Dine et ses Pinocchio, la semaine prochaine… Bises bretonnes
Petit âne au regard de feu Emmène-moi dans tes jeux Dans tes ruées dans tes gambades Dans tes trots et dans tes balades
Petit âne au regard de feuEmmène-moi dans tes jeuxDans tes ruées dans tes gambadesDans tes trots et dans tes baladesJe te confierai mes paniersJe te confierai mes secretJe te confierai mes regretsPetit âne au regard de feuEmmène-moi dans tes jeuxPetit âne au regard de soieEmmène-moi dans ta joieNous partirons à mille lieuesDans la douceur d'un matin bleuTu porteras mes paniersTu porteras mes secretsTu porteras mes regretsPetit âne au regard de soieEmmène-moi dans ta joiePetit âne au regard de fleurEmmène-moi dans ton cœurJ'y cueillerai mille couleursJ'y cueillerai mille senteursTu enchanteras mes paniersTu enchanteras mes secretsTu enchanteras mes regretsPetit âne au regard de fleurEmmène-moi dans ton cœurChristiane Richard
Cette semaine, place aux vacances… j’aimerais vous présenter l’âne « Trotro » ( surnom choisi par les petites fées). il vit dans le village et nous l’aimons tous notre petit Trotro :). Son environnement est apaisant, un petit étang borde son territoire avec deux barques échouées sous les arbres.
Malzenn tient à le saluer tous les jours 😉 les petites fées lui apportent des sourires mais pas de nourriture, Trotro a ce qu’il faut et une pancarte indique de ne pas lui jeter de la nourriture… Voilà la jolie histoire de Trotro…
J’ ai choisi ce doux poème de Christiane Richard pour accompagner mes photos mais rappelez vous de Francis james: « J’aime l’âne si doux marchant le long des houx » et du chanteur Hugues Aufray ( Le Petit Ane Gris) « Ecoutez cette histoire Que l’on m’a racontée. Du fond de ma mémoire, Je vais vous la chanter »…
Si j’écris à l’ombre de ma lampe Des vers maladroits et creux Avec ce petit outil mal assuré dans ma main lasse Si j’écris le soir au dos d’enveloppes Des poèmes humbles : camelote Où l’on ne trouve que des fleurs sauvages… Et quelques miettes d’amour. Car tout cela je le fais pour ceux que j’aime.
Mais j’écris, moi, d’autres poèmes Et ce n’est pas à l’ombre de ma lampe Mais à la lumière du soleil Ce n’est pas au dos d’enveloppes Mais sur la poitrine nue de Celui que j’aime Sur la peau nue du Pays que j’aime Ce n’est pas avec un outil que j’écris Mais avec des instruments d’acier. Je ne parle pas de lance ou d’épée Mes instruments sont de paix et de culture.
Je n’écris pas des vers de douze pieds En comptant sur mes doigts Mais de douze fois douze enjambées… et plus. Mes vers, je les écris avec l’acier tranchant de ma faux Andain après andain dans les cheveux blonds de mon Pays Le soleil en fait des poèmes aromatiques Que mes vaches ruminent pendant les nuits d’hiver
Mes vers je les écris avec le soc de la charrue Dans la chair vivante de ma Bretagne, sillon après sillon — J’y dissimule des graines d’or — Le Printemps en fera des poèmes : Mers d’émeraude ondulant dans la brise L’été en fera des étangs d’épis Le vent d’août les mettra en musique Et le chœur de la batteuse me chantera Les journées ardentes du huitième mois Les journées de peine de poussière de sueur. Mes Poèmes sacrés et… méprisés !
ANJELA DUVAL, Janvier1966
(Traduit du breton par Paol Keineg)
Promenade au bord de la mer si belle…. Le soir tombe et je pense à ce poème d’Anjela qui parle d’amour et de paix : « Mes instruments sont de paix et de culture ».
Poèmes de nuit, poèmes de jour…. Barzhonegoù noz, Barzhonegoù deiz
Livre bilingue. Textes bretons avec traduction française en regard.
Tereza
Tereza Desbordes est une éditrice et écrivain en langue bretonne qui a travaillé pendant 28 ans pour Mouladurioù Hor Yezh. Au long des années, elle a écrit des poèmes. Voici rassemblés un choix d’entre eux qui témoignent de ses sources d’inspiration: la nature, la mer, la vie, l’amour sous toutes ses formes, avec de temps en temps une pointe d’angoisse car l’angoisse fait partie de notre quotidien…………….. Son engagement militant en faveur de la culture bretonne passe par l’Institut culturel de Bretagne. Elle a présidé durant plusieurs années la section Littérature écrite. Elle est décorée de l’ordre de l’Hermine…
« Je découvre Téréza à la médiathèque et j’ai un vrai coup de foudre pour ses poèmes qui nous parlent du temps qui passe… Certains de ses écrits m’émeuvent aux larmes. » Divagation » en fait partie. je partagerai avec vous certains de ces trésors au fil du temps »…….
Ici grand soleil ! Je vous souhaite de belles journées dorées . Bises bretonnes
Le dessin animé que je préfère est, depuis toujours, « Bambi « . Dans mon enfance, la douceur de ses traits m’a ému et je continue à fondre sur ce petit animal qui nous parle des saisons, de la naissance, de la vie, de la mort. Il découvre le monde de la forêt et apprend L’amitié, le respect, l’amour mais aussi la douleur, la solitude.
Bonne semaine ! Bises bretonnes,
Eveline56
Felix Saltenest l’auteur de « Bambi l’histoire d’une vie dans les bois » paru en 1923. Lors d’un voyage dans les Alpes, charmé par la nature environnante, Felix Salten imagina l’histoire d’un chevreuil baptisé « Bambi » d’après le mot italien bambino, qui signifie à la fois « bébé » et « enfant ».
Bambi, le livre du 75e anniversaire
« Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois » est une œuvre interdite en Allemagne nazie en 1936, parce que considérée comme une « allégorie politique sur le traitement des Juifs en Europe». De nombreux exemplaires de ce dernier ont été brûlés, ce qui rend les premières éditions originales très difficiles à trouver.
Son œuvre a été traduite en anglais dès 1928 et adaptée en film d’animation en 1942 par les studio Disney sous le nom Bambi.
Affiche « Bambi » 1942
Une scène dépeint les agissements des chasseurs sous un jour noir ; ils se firent entendre à la sortie du film « Bambi » : l’Association des Chasseurs Américains voulait que les projections de Bambi fussent précédées d’un avant-propos réhabilitant l’image des chasseurs, mais fort heureusement, Walt Disney et les projectionnistes résistèrent. 😉
« Quand je travaille dans mon atelier, je cherche à restituer les émotions que je ressens à travers mes aquarelles, mes pastels, mes gravures et mes créations en général. J’ai envie que le spectateur ressente à son tour ces émotions. Je suis, en quelque sorte, le passeur d’émotions colorées »
J’ai découvert Patrice Cudennec en 2013, ses tableaux étaient exposés dans la petite chapelle de notre village lors du mariage de nos enfants. J’ai eu un coup de foudre immédiat pour son univers poétique, ses tableaux » bleu océan » représentant des pêcheurs bretons humbles et doux. D’abord peintre, Patrice Cudennec est aussi graveur, sculpteur et tapissier. Il s’est lancé dans la céramique en décorant des pièces uniques à la Faïencerie d’art breton à Quimper puis chez HB Henriot. Poésie colorée d’humilité et de tendresse…. je partagerai avec vous d’autres facettes de son talent….
Joyeuse fête de Pâques !!!! Je vous souhaite une beau week-end printanier Eveline56
Au pied de la première racine, De la première herbe, Du premier sous-bois Du temps premier Dormait la paix. Et tournent les nuits, et tournent les jours, Navigue la vie, navigue l’amour, Sur l’aile du vent les rêves trépassent, Sur la mer du temps se ride l’espace, Vogueront les jours, vogueront les nuits, Tournera l’amour, tournera la vie, Dans les bras du vent tournera la terre, Dans la mer du temps sombre le mystère. Au bout de la dernière feuille, De la dernière branche, Du dernier arbre De la dernière forêt Du dernier temps Eclatera le jour S’éveillera la Paix.
Madeleine Guimont
« Triste temps où l’on voit des hommes de courage, innocents et silencieux, nous quitter » Eveline56
Il habille la lande, les bois et les pâturages d’or et d’argent.
Il sème le long des talus, le long des chemins, des diamants, des perles, des étoiles et des clochettes.
le printemps est arrivé (…) Anjela duval
Joyeux printemps !Eveline56
Rene MAGRITTE – Le Printemps
» Image à la une: étang de nymphéas par le peintre Claude Monet »
Claude Monet commence la réalisation de cette toile aux prémices de la 1ère Guerre Mondiale et a la volonté de créer un décor de paix et de quiétude dans un monde à l’aube d’une guerre qui touchera l’Europe et le monde.
« Phanette Savouré, sculptrice , est l’invitée de l’espace culturel « Passe Ouest » à la médiathèque de Ploemeur
« Je me laisse guider par ma main, non par ma tête. Lorsque la pièce prend forme, je la laisse venir. »
« J’ai beaucoup aimé cette exposition, les formes et les courbes de ses oeuvres si attendrissantes, le thème de la maternité en particulier. Bravo à « ma super médiathèque » !!!! Eveline56 🙂
Douce semaine à vous …. Bises de Bretagne
RONDEDansez, les petites filles, Toutes en rond. En vous voyant si gentilles, Les bois riront.Dansez les petites belles, Toutes en rond. Les oiseaux avec leurs ailes Applaudiront.Dansez les petites fées, Toutes en rond. Dansez, de bluets coiffées L'aurore au front.Victor Hugo
« Les petites fées dansent pour chasser les nuages , moment magique…. Demain soleil pour tous…. »
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