Bretonnes.. photographies de Charles Fréger..

https://livre.fnac.com/a8209330/Charles-Freger-Bretonnes

« Car à l’époque, et ce n’est pas si vieux, toutes les femmes bretonnes portaient la coiffe. Ainsi il pouvait en exister une ou deux, voire trois différentes, sur un même terroir. Pour un même clan pourrait-on dire, une coiffe pour la vie de tous les jours, une autre coiffe pour les événements et parfois une troisième coiffe pour exprimer le deuil. Parfois il pouvait aussi exister une coiffe sensiblement différente selon que qu’il s’agisse d’une jeune fille ou d’une femme mariée.
Les coiffes étaient un langage très expressif pour tous. ( NHU Bretagne)

Elles étaient si belles nos grands-mères portant avec fierté leurs costumes et coiffes. Reste nos cercles celtiques, Charles Fréger a tout compris avec les ombres du passé sur ses photos.

 Pas de tristesse, juste un magnifique hommage !!!!

« Voici le doux regard photographique que pose Charles Freger sur les coiffes bretonnes,

bonnets de labeur, coiffes de maison.. coiffes de cérémonie, cathédrales de dentelle,

Bises Bretonnes, Eveline56


Vision..

« Devant l’eau profonde, tu choisis ta vision ; tu peux voir à ton gré le fond immobile ou le courant, la rive ou l’infini ; tu as le droit ambigu de voir et de ne pas voir ; tu as le droit de vivre avec le batelier ou de vivre avec « une race nouvelle de fées laborieuses, douées d’un goût parfait, magnifiques et minutieuses ». La fée des eaux, gardienne du mirage, tient tous les oiseaux du ciel dans sa main. Une flaque contient un univers. Un instant de rêve contient une âme entière. »

Gaston Bachelard, L’eau et les rêves — Essai sur l’imagination de la matière (1942)

Je vous souhaite une douce semaine, beaucoup de courage pour affronter ce vilain virus avec toutes les complications qu’il entraîne !

Photos Eveline56 ( merci Sylvie )

S’il vous plaît, disait l’étoile…….

Jean Michel Folon

Les enfants de la Terre



« S’il vous plaît, disait l’étoile,

Laissez-moi briller encore,

Il n’y a que mille siècles

Que j’ai bondi dans un rêve.



Laissez-moi bien regarder

Cette planète aux cieux bleus,

Ces beaux enfants de la Terre

Qui ne veulent pas dormir.



Lorsque je me sens trop seule

Dans le noir désert des astres,

J’aime errer sur leur sourire

Et m’apaiser dans leurs yeux. »

Gérard BOCHOLIER

Jean Michel FOLON

« Partager un poème de Gérard BOCHOLIER qui nous parle d’une étoile, des yeux d’enfants, retrouver les dessins de JEAN-MICHEL FOLON (1934-2005) son univers si poétique et son imaginaire si créatif, voilà pour oublier, quelques instants seulement, la noirceur du monde en ce moment et tous ceux qui s’envolent là-haut, innocents, nous laissant dans la douleur, l’incompréhension.

L’univers de Pascal Jaouen, l’enchanteur..

Pascal Jaouen 

photos: Eveline56

« J’aimerais partager avec vous une exposition vue ce samedi matin. J’ai eu la chance d’admirer les créations de Pascal Jaouen. Quel moment de bonheur intense, féérique!!!! Broderies du passé et d’aujourd’hui, le talent intemporel du « brodeur bleu », comme on le surnomme, m’a enchanté. » Eveline

Pascal Jaouen, brodeur et styliste…

Avec l’école de broderie d’Art de Quimper qu’il a créée, Pascal Jaouen a donné un sérieux coup de jeune à la broderie traditionnelle : « Brodeur styliste » iconoclaste et facétieux, il sait mieux que quiconque inscrire la broderie traditionnelle dans notre époque avec des créations (vêtements, arts de la table,…) d’une modernité saisissante.

D’abord connu en tant que brodeur, il s’est fait sa place dans le haut de gamme du prêt à porter en invitant le public à découvrir ses collections lors de ses défilés spectacles. Il imagine ses créations portées par des hommes et des femmes d’aujourd’hui, qui osent et se plaisent à porter des vêtements qui ont une âme.

Son travail, sa passion est d’apprivoiser la culture bretonne, ses traditions et son patrimoine débarrassés de tous clichés et de la transmettre à ses élèves. L’Ecole de Broderie d’Art enseigne à tous et à toutes, débutant(e)s comme initié(e)s, la broderie Glazig, le passé empiétant, la broderie blanche, les jours anciens,… Elle propose des cours réguliers hebdomadaires, bi-mensuels ou mensuels, de septembre à juin, dans différentes villes de Bretagne : Quimper, Brest, Lorient, Rennes, Vannes, Nantes… Pascal Jaouen anime également des stages de manière ponctuelle dans d’autres grandes villes de France.

https://www.pascaljaouen.com/collections/pascaljaouen

Mesdames.. Grand Corps Malade,

« Mesdames, ode aux femmes ou le bonheur d’écouter les mots de  » grand corps malade » dans cette période si trouble »…. Eveline56

Mesdames,

Veuillez accepter Mesdames ces quelques mots comme un hommage
À votre gente que j’admire qui crée en chaque homme un orage
Au cinéma ou dans la vie vous êtes les plus beaux personnages
Et sans le vouloir vous tenez nos cœurs et nos pensées en otage

Veuillez accepter mesdames, cette déclaration
Comme une tentative honnête de réparation
Face au profond machisme de nos coutumes, de nos cultures
Dans le grand livre des humains place au chapitre de la rupture
Vous êtes infiniment plus subtiles, plus élégantes et plus classes
Que la gente masculine qui parle fort, prend toute la place
Et si j’apprécie des deux yeux quand tu balances ton corps
J’applaudis aussi des deux mains quand tu balances ton porc

Derrière chaque homme important se cache une femme qui l’inspire
Derrière chaque grand être humain précède une mère qui respire
« La femme est l’avenir de l’homme » écrivait le poète
Eh ben, l’avenir s’est installé et depuis belle lurette

You are the only one, you are the only
You are the only one, the only
You are the only one, you are the only one
You are, yes you are

Vous êtes nos muses, nos influences, notre motivation et nos vices
Vous êtes Simone Veil, Marie Curie, Rosa Parks, Angela Davis
Vous êtes nos mères, vous êtes nos sœurs
Vous êtes caissières, vous êtes docteurs
Vous êtes nos filles et puis nos femmes
Nous, on vacille pour votre flamme

Comment ne pas être en admiration et sans commune mesure
Pour celles qui portent et fabriquent pendant neuf mois notre futur
Pour celles qui cumulent plusieurs emplois et ce sans sorcier
Celui qu’elles jouent dans la journée et le plus grand, mère au foyer

Veuillez accepter Mesdames cette réelle admiration
De votre force, votre courage et votre détermination
Veuillez accepter Mesdames mon aimable faiblesse
Face à votre fragilité, votre empathie et votre tendresse

Veuillez accepter Mesdames cette petite intro
Car l’avenir appartient à celles qu’on aime trop
Et pour ne pas être taxé de premier degré d’anthologie
Veuillez accepter Mesdames, cette délicate démagogie

Vous êtes nos muses, nos influences, notre motivation et nos vices
Vous êtes Simone Veil, Marie Curie, Rosa Parks, Angela Davis
Vous êtes nos mères, vous êtes nos sœurs
Vous êtes caissières, vous êtes docteurs
Vous êtes nos filles et puis nos femmes
Nous, on vacille pour votre flamme

Paroliers : Fabien Marsaud ( Grand Corps Malade )

Alfred Guillou.. Bretagne éternelle !

Jeune Paysanne (1892)

La ramasseuse de goémon (1899)

Le bouquet de primevères – 1890
 Mère et enfant au bord de la mer 

À Douarnenez en Bretagne

On respire du sel dans l’air,
Et la plantureuse campagne
Trempe sa robe dans la mer,
À Douarnenez en Bretagne.

À Douarnenez en Bretagne,
Les enfants rôdent par troupeaux ;
Ils ont les pieds fins, les yeux beaux,
Et sainte Anne les accompagne.

Les vareuses sont en haillons,
Mais le flux roule sa montagne
En y berçant des papillons,
À Douarnenez en Bretagne.

À Douarnenez en Bretagne,
Quand les pêcheurs vont de l’avant,
Les voiles brunes fuient au vent
Comme hirondelles en campagne.

Les aïeux n’y sont point trahis ;
Le coeur des filles ne se gagne
Que dans la langue du pays,
À Douarnenez en Bretagne.

Sully Prudhomme publié dans ses Stances et Poèmes en 1865

Quelques jolies toiles du peintre breton Alfred Guillou (1844 – 1926) accompagnées d’un poème de Sully Prudhomme. Nous sommes au XIXème siècle, en Finistère.

Bises bretonnes

Eveline56

Lumière !

Ambre et Olivier sont voisins : elle se débat dans les difficultés, il a le bonheur insolent, une famille unie, des amis présents. Ce déséquilibre, trop difficile à supporter, devient un véritable point de crispation pour Ambre qui nourrit peu à peu un ressentiment tenace à l’égard de son voisin. Un jour, elle s’en prend à lui, pour déverser sa douleur, avant de venir lui présenter ses excuses. Elle découvre alors une faille dans la vie parfaite d’Olivier et le bonheur auquel elle aspire se lie curieusement au destin de cet homme si longtemps détesté…

Extraits:

« Il pose sur moi un regard tendre et son visage s’éclaire d’un sourire immédiat et généreux, bordé de deux larges fossettes, qui le transfigure. Ce sourire, je ne l’attendais pas, ou plus. C’est la vie qui jaillit magnifiquement et sans bruit à travers une rangée de canines, d’incisives, de molaires et de prémolaires. La vie qui claque et frappe un jeu de quilles. »

« J’ai honte de mon corps… En descendant l’escalier, je remarque froidement que mes pas ne produisent plus le moindre bruit. Corps sans pesanteur, maigre, spectre sans éclat ni présence.« 

critique:

« LUMIERE » de Christelle Saïani a illuminé mes soirées. En ces moments troubles que nous vivons, il est bon de se plonger dans une histoire d’une telle humanité. La rencontre d’Ambre et d’Olivier nous entraîne très loin. Ils nous parlent de souffrances, celle d’un désamour mais aussi celles de la maladie et du temps qui passe si vite face à la mort.
Bouleversant, merci à Christelle Saïani pour son grand talent.
Eveline56

Le coucou chante contre mon cœur,

Julien Bosc,

« Le geai des chênes s’est fait une raison et dort contre ma joue
Si je prends froid les hirondelles virevoltent autour de mon visage
L’évente évente tant que la fièvre n’est tombée
Si la mélancolie survient le coucou chante contre mon cœur
Si lui est dans la peine je le berce et console en attendant qu’il s’apaise
Ce que je dois à tous ?
La fraternité que le monde a perdue
La tendresse sans forcément demande immédiate de retour
N’oubliant pas ce qu’eux seuls savent offrir :
Une multitude de couleurs afin de réjouir l’âme et déchirer la nuit »
Eveline 56

« N’avez-vous jamais vu ces vagues qui touchent le ciel ?
Ces rouleaux d’écume qui font naître les anges ?
Ces multiples couleurs d’un ciel bleu à l’autre en passant par des verts, des noirs, des gris ?
Ces voix graves aiguës venus de qui sait où ?
Ces chants d’un cœur qui conjurent l’impensable ?
Ces bruits de tous les diables ?
Le fin filet de voix de la tempête puis le silence immense ?
Ne les avez-vous entendus ?

Moi si
c’est pourquoi je chante
Sans rien inventer
Faudrait sinon de l’imagination
Ah bienheureux tous ceux qui la possèdent
Je la leur laisse » Julien Bosc..

« Cette semaine, J’aimerais partager avec vous les mots emplis d’émotion et de tourment d’un poète de grand talent, Julien Bosc.  » Eveline

Le coucou chante contre mon cœur, Le Réalgar, 2020.

Julien Bosc est né en 1964 à Boulogne-Billancourt.
Il s’est d’abord intéressé au théâtre et à la mise en scène. En 1989, il quitte Paris pour s’installer dans la Creuse et se consacrer à l’écriture. Il publie son premier livre, l’Oculus, en 1992. Il se passionne également pour l’ethnographie et pour les Lobi. Reconnu comme spécialiste de l’art lobi du Burkina Faso, il est chargé par le Musée du Quai Branly d’organiser l’espace consacré à cet art. En 2013 il fonde sa maison d’édition : « le phare du cousseix ». Il publie des plaquettes de poésie. Il a lui-même écrit et publié des recueils de poésie chez divers éditeurs.
Julien Bosc est mort en septembre 2018.

Goutte d’os, Collodion, 2020.

Elle avait sur le sein des fleurs de mimosa, la tête à l’envers, 2019.

Le verso des miroirs, Atelier de Villemorge, 2018.

Vers l’automne..

Je me promène et marche vers la cabane au toit de chaume,

tout près de l’étang de Lannénec,

sérénité..

les senteurs de l’automne arrivent, légères encore

personne à l’horizon

je respire..

Eveline56

D’un jardin.. d’une pierre..

il ne faudrait pas oublier les pierres..

D’un jardin

D’un jardin de pierres

car il ne faudrait pas oublier les pierres

écouter celui qui les connaît

qui vous dira qu’elles vivent

qu’elles respirent

c’est une autre science

qu’on loge au creux de la paume

sur le rebord d’une fenêtre

d’un muret au fond de la poche

comme les étoiles

on ne doute pas qu’il s’en trouve une

à soi

Anne Brousseau

Je vous souhaite de passer une très belle semaine et de regarder les pierres autour de vous comme un message d’authenticité et d’espoir.. Éveline