parfois on recherche un poème pour une phrase qu’on a lue on ne sait plus quand mais qui revient – pourquoi – à la mémoire à cause peut-être d’une impression pareille à celles qui font croire qu’on a déjà vécu ce moment-là alors on feuillette des livres on s’arrête sur des mots des images et on s’aperçoit qu’au fond on n’a jamais rien lu ou plutôt que c’est jamais fini la poésie quand bien même on passe des nuits à courir le long des rails pour rattraper ce qui s’en va comme un jour on s’arrête devant une boutique de souvenirs avant la saison sur la côte pour une pancarte en lettres bâtons qui dit que TOUT DOIT DISPARAÎTRE
François de Cornière
À tous mes amies et amis fidèles, je souhaite une excellente semaine !!! Eveline
« Je choisis souvent des lieux de passage, de la vie de tous les jours, comme des rues, des places, des maisons, des ports, des bateaux, ou encore un café ou un grenier, explique l’artiste. Ce sont des lieux de vie ou de travail. Ne pas mettre de personnages est un choix, cela permet à chacun de s’approprier le lieu, et de se raconter sa propre histoire, d’en faire sa propre interprétation. » Pascal Taguet
Tout droits réservés Pascal Taguet
Tout droits réservés Pascal Taguet
« Pendant ses études à l’école des beaux-arts de Lorient, Pascal Taguet a beaucoup étudié la lumière particulière de la Bretagne, la nature et ses effets, du sable coloré au remodelage des plages, en passant par l’étude du vent… travail sur l’éphémère, le « Land Art »Il a consacré de longues années à rechercher la perfection du trait dans ses dessins, ses pastels douces caressant les formes, redonnant la vie en l’accentuant, mettant en relief formes et couleurs, notamment au travers de natures mortes.Depuis plusieurs années, il se consacre à la peinture à l’huile, technique qui exalte son approche particulière de la décomposition des couleurs, arrivée à une maturité dans les contrastes fondus.Il adopte désormais un style plus dépouillé, tels des glacis. S’il reste figuratif, les sujets sont réinventés dans leurs lignes, les contrastes accentués « .. Arts d’été Plœmeur 2020
Tout droits réservés Pascal Taguet
ChristopheComm’si la Terre penchait..
« Aucun personnage sur Les toiles de Pascal Taguet, juste un univers en courbes.. Quand je regarde ses tableaux, j’ai l’impression de tanguer et je rêve d’entrer dans cet univers flou et si lumineux. Je reconnais certains endroits de ma ville et les contempler arqués me ravissent.Comm’si la Terre penchait…..
Admiration pour le travail original et si harmonieux de cet artiste de talent ,Pascal Taguet, et bonheur de partager quelques œuvres avec vous cette semaine. «
Je partage avec vous cette semaine la chanson de Bernard Lavilliers « Les mains d’or », hymne aux travailleurs du monde entier.
Ce chanteur et poète nous offre là une chanson intemporelle d’une rare beauté, nous parlant des duretés de la condition ouvrière et des souffrances du chômage.
Lavilliers raconte ainsi la genèse des mains d’or: « J’étais à Toulouse quand j’ai écrit ce texte, dans ma chambre d’hôtel. À la télévision, je voyais des usines qui fermaient et des salariés qui disaient : » On veut travailler, c’est tout ce qu’on demande. » (…) Grâce au destin, mon père, qui a travaillé toute sa vie à la manufacture d’armes de Saint-Étienne, a échappé à ça. Il n’a pas été viré ni mis en préretraite. »
J’écoute souvent ses albums qui contiennent des chansons rares et si belles….
Eveline56
« Un grand soleil noir tourne sur la vallée Cheminées muettes – portails verrouillés Wagons immobiles – tours abandonnées Plus de flamme orange dans le ciel mouillé
On dirait – la nuit – de vieux châteaux forts Bouffés par les ronces – le gel et la mort Un grand vent glacial fait grincer les dents Monstre de métal qui va dérivant
J’voudrais travailler encore – travailler encore Forger l’acier rouge avec mes mains d’or Travailler encore – travailler encore Acier rouge et mains d’or
J’ai passé ma vie là – dans ce laminoir Mes poumons – mon sang et mes colères noires Horizons barrés là – les soleils très rares Comme une tranchée rouge saignée sur l’espoir
On dirait – le soir – des navires de guerre Battus par les vagues – rongés par la mer Tombés sur le flan – giflés des marées Vaincus par l’argent – les monstres d’acier
J’voudrais travailler encore – travailler encore Forger l’acier rouge avec mes mains d’or Travailler encore – travailler encore Acier rouge et mains d’or
J’peux plus exister là J’peux plus habiter là Je sers plus à rien – moi Y’a plus rien à faire Quand je fais plus rien – moi Je coûte moins cher – moi Que quand je travaillais – moi D’après les experts
J’me tuais à produire Pour gagner des clous C’est moi qui délire Ou qui deviens fou J’peux plus exister là J’peux plus habiter là Je sers plus à rien – moi Y’a plus rien à faire
Je voudrais travailler encore – travailler encore Forger l’acier rouge avec mes mains d’or Travailler encore – travailler encore Acier rouge et mains d’or… »
Paroles : Bernard Lavilliers. Musique : Pascal Arroyo. album « Arrêt sur image » 2001.
Soirée au bord de l’Océan, entourée des miens.. Nous regardons le soleil se coucher, mes petites fées construisent des châteaux de sable. la magie est là qui nous entoure et nous sommes heureux. Beauté irréel du ciel, comme un rêve, j’aimerais que ce moment dure longtemps. Il sera là dans ma mémoire comme une consolation pour les jours gris, ceux de l’inquiétude…….
Je vous souhaite des moments harmonieux à tous (tes),
J’ouvre les yeux, la mer et la lumière me brûlent jusqu’au fond de mon corps, mais j’aime cela. Je respire, je suis libre. Déjà je suis portée par le vent, par les vagues. Le voyage a commencé.
Après l’Homme, après l’Homme, Qui dira aux fleurs comment elles se nomment ? Après l’Homme, après l’Homme, quand aura passé l’heure de vie du dernier Homme.
Qui dira aux fleurs combien elles sont belles ? N’y aura de cœur à battre pour elles.
Après l’Homme, après l’Homme, que sera encore le mot « merveilleux » ? Après l’Homme, après l’Homme, quand le dernier des hommes aura vidé les lieux.
Qui dira de la Terre Qu’elle est sans pareille et que dans l’Univers elle est fleur de Soleil ?
Après l’Homme, après l’Homme…
Viens-t’en donc pour lors, viens-t’en donc l’ami, et chantons encore le jour d’aujourd’hui.
Esther Granek, De la pensée aux mots, 1997
Je souhaiterais partager avec vous ce si précieux et salvateur poème d’Esther Granek qui nous parle de la terre et nous fait réfléchir à l’importance de l’humain dans ce bas monde. Mais nous lui devons le respect à notre terre. Préservons là pour les générations futures afin qu’elles chantent longtemps le jour d’aujourd’hui………
Spered Kelt, esprit celte, rassemble un collectif d’artistes bretons (peintres, calligraphe, créateur textile, graveur, photographes et sculpteur).
Cette semaine, je vous présente Colette Segalen
« J’aime peindre et ce qui m’intéresse dans la peinture, c’est cette rencontre entre matière et énergie, cette alchimie particulière qui crée une connivence entre la transformation de soi et l’acte de peindre. Je cherche la lumière, la transparence et la matière, l’espace et le souffle… Être le plus proche possible du geste et de la couleur, de l’instant et de l’éphémère … La rencontre de l’Homme et de l’Univers. »
Kaîgan 2
Terre de Lumière
La porte du Divers
Eaux sacrées
Colette Segalen vit et travaille au bord du golfe du Morbihan, en Bretagne, dont les multiples influences nourrissent sa création. Sa peinture, comme sa vie est faite de rencontres, de partages,de remises en question, de renouvellements, de recherches.
Depuis 1985, elle expose en France, à l’étranger et anime stages et ateliers.
« De mon enfance en Bretagne, je me souviens d’impressions colorées, de paysages mystérieux, de pierres levées, de brumes, comme le pressentiment d’un autre monde, d’un Ailleurs. C’est ce qui a ouvert mon esprit à la peinture, il y a 50 ans. Aujourd’hui, cette « vision-recherche » est toujours vivante. Dans le silence de mon atelier, l’acte de création me ramène aux origines du monde. Être le plus proche possible du geste, de l’esprit de l’encre qui rencontre le papier japonais ou de la couleur posée sur la toile. Colette Segalen
« Pour admirer les beaux tableaux oniriques de Colette Segalen, j’écoute la voix unique de Denez, auteur-compositeur-interprète de chants en langue bretonne. La poésie est là dans le regard et à l’oreille. »……………
Parmi le vert et la floraison de toutes les plantes les plus belles je flâne. Je délibère ici Je rêve par là. L’heure s’arrête ou plutôt s’étend pleinement, se déplier et s’amplifier.
Ces tournoiements et ondulations soudaines de brises d’été, envoient tous les parfums dans l’air chaud. Contempler une feuille ou le motif sur le mur créés par des branches les plus près.
Ces têtes-là de fleurs dansantes exposent délicatement toute leur gloire
Quelle simplicité à se perdre.
Et quelle aisance à respirer
doucement.
Et quelle aisance
à avoir des pensées profondes.
Chloe Douglas, 1995
Gilles Clément
« Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l’éternité. »
Spered Kelt, esprit celte, rassemble un collectif d’artistes bretons (peintres, calligraphe, créateur textile, graveur, photographes et sculpteur).
Cette semaine, je vous présente Yann QUEMENEUR:
« Je peins des œuvres à la fois figuratives et résolument modernes. Par un jeu de lignes, je transforme la réalité pour ouvrir des espaces de poésie. C’est une peinture sincère positive et énergique. En plus de la force et des histoires qu’ils contiennent, mes tableaux sont porteurs d’une forme de contemplation. »
Symphonie de couleurs, nature, douceur , le talent de Yann Quemeneur m’apporte de la poésie dans mes jours gris et encore plus de lumière dans mes jours clairs. Sa vision onirique de la terre et de la mer me fait rêver.
Douce semaine à vous, qu’elle soit pleine de Lumière !
Eveline
‘arbre et le vent
« La ligne est également primordiale, elle est fluide inspirée par les mouvements du tai-chi. »
« On ne peut pas être malheureuse lorsqu’on a ceci : L’odeur de la mer, le sable sous les doigts…l’air, le vent… » Irène Némirovsky
« Je contemple avec ravissement les douces graminées chatoyantes que le vent de Bretagne agite sans cesse.. Je suis tranquille, j’apprécie cette accalmie après tout le stress de ce moment incroyable que nous venons de vivre.. Respiration! » Eveline
LA MER
J’ai besoin de la mer car elle est ma leçon : je ne sais si elle m’enseigne la musique ou la conscience : je ne sais si elle est vague seule ou être profond ou seulement voix rauque ou bien encore conjecture éblouissante de navires et de poissons. Le fait est que même endormi par tel ou tel art magnétique je circule dans l’université des vagues.
I1 n’y a pas que ces coquillages broyés comme si une planète tremblante annonçait une lente mort, non, avec le fragment je reconstruis le jour, avec le jet de sel, la stalactite, et avec une cuillerée de mer, la déesse infinie.
Ce qu’elle m’a appris, je le conserve! C’est l’air, le vent incessant, l’eau et le sable………
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