Catégorie : Mon oeil de bretonne..

  • Tu ne savais pas..

    Tu ne savais pas..

    « Gaëtan Roussel revient en musique et nous dévoile « Tu ne savais pas », un nouveau single puissant avant un quatrième album solo qui sortira en 2021.

    C’est mon coup de cœur du moment, j’ai aimé cette chanson dès la première écoute, dès les premières notes, les premiers mots. Elle m’a bouleversé..

    Gaëtan Roussel est aussi la voix d’un groupe de légende  que j’adore « Louise Attaque » .

    Eveline

    Tu n’savais pas que tu naîtrais un jour
    Avec une face, un profil
    Sur un continent, sur une île
    C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
    Tu n’savais pas que tu naîtrais un jour

    Tu n’savais pas que tu aimerais un jour
    A en perdre le sommeil
    A lui souffler des merveilles
    C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
    Tu n’savais pas que tu aimerais un jour

    Tu n’savais pas que tu partirais un jour
    Sans regarder demain
    Sans un petit geste de la main
    C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
    Tu n’savais pas que tu partirais un jour

    Tu n’savais pas que tu pleurerais un jour
    La tête sur son épaule
    L’épaule d’attraction folle
    C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
    Tu n’savais pas que tu pleurerais un jour

    Tu n’savais pas que tu rirais un jour
    Sur la photo, sur une île
    A la campagne, à la ville
    C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
    Tu n’savais pas que tu rirais un jour

    Tu n’savais pas que tu courirais un jour
    C’est vrai le temps passe
    Elle est fou cette faute d’orthographe
    C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
    Tu n’savais pas que tu courrais un jour

    Tu n’savais pas que tu mourrais un jour
    Plus d’esprit, plus de corps (corps)
    Tu n’aurais ni raison ni tort (tort, tort…)

    C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
    Tu n’savais pas que tu mourrais un jour
    ..

    « Elle me rappelle musicalement mon ADN, parce que j’ai l’impression que cette chanson était en moi depuis longtemps, parce qu’elle parle de ce que je ressens, parce qu’elle parle de moi et que je me dis qu’elle parle de nous » explique Gaëtan Roussel.

    « Courage courage ! Les beaux jours reviendront.
    Dans ma chanson, nous n’échappons pas à la fatalité. Mais c’est bien la seule chose qui est inévitable pour l’être humain, tout le reste est perpétuellement à construire. Nous ne savions pas que nous vivrions ces moments si difficiles. Accrochons nous, regardons nous, sourions nous, même du regard. Je vous embrasse donc très fort du bout des yeux.
    Merci du fond du ❤️ 
     » Gaëtan Roussel.

    L’album de Gaëtan Roussel, le quatrième en solo, est prévu pour le printemps prochain.

    Douce semaine à vous mes amis (es) , BISES BRETONNES..

    Eveline56

  • Bretonnes.. photographies de Charles Fréger..

    Bretonnes.. photographies de Charles Fréger..

    https://livre.fnac.com/a8209330/Charles-Freger-Bretonnes

    « Car à l’époque, et ce n’est pas si vieux, toutes les femmes bretonnes portaient la coiffe. Ainsi il pouvait en exister une ou deux, voire trois différentes, sur un même terroir. Pour un même clan pourrait-on dire, une coiffe pour la vie de tous les jours, une autre coiffe pour les événements et parfois une troisième coiffe pour exprimer le deuil. Parfois il pouvait aussi exister une coiffe sensiblement différente selon que qu’il s’agisse d’une jeune fille ou d’une femme mariée.
    Les coiffes étaient un langage très expressif pour tous. ( NHU Bretagne)

    Elles étaient si belles nos grands-mères portant avec fierté leurs costumes et coiffes. Reste nos cercles celtiques, Charles Fréger a tout compris avec les ombres du passé sur ses photos.

     Pas de tristesse, juste un magnifique hommage !!!!

    « Voici le doux regard photographique que pose Charles Freger sur les coiffes bretonnes,

    bonnets de labeur, coiffes de maison.. coiffes de cérémonie, cathédrales de dentelle,

    Bises Bretonnes, Eveline56


  • S’il vous plaît, disait l’étoile…….

    S’il vous plaît, disait l’étoile…….

    Jean Michel Folon

    Les enfants de la Terre



    « S’il vous plaît, disait l’étoile,

    Laissez-moi briller encore,

    Il n’y a que mille siècles

    Que j’ai bondi dans un rêve.



    Laissez-moi bien regarder

    Cette planète aux cieux bleus,

    Ces beaux enfants de la Terre

    Qui ne veulent pas dormir.



    Lorsque je me sens trop seule

    Dans le noir désert des astres,

    J’aime errer sur leur sourire

    Et m’apaiser dans leurs yeux. »

    Gérard BOCHOLIER

    Jean Michel FOLON

    « Partager un poème de Gérard BOCHOLIER qui nous parle d’une étoile, des yeux d’enfants, retrouver les dessins de JEAN-MICHEL FOLON (1934-2005) son univers si poétique et son imaginaire si créatif, voilà pour oublier, quelques instants seulement, la noirceur du monde en ce moment et tous ceux qui s’envolent là-haut, innocents, nous laissant dans la douleur, l’incompréhension.

  • L’univers de Pascal  Jaouen, l’enchanteur..

    L’univers de Pascal Jaouen, l’enchanteur..

    Pascal Jaouen 

    photos: Eveline56

    « J’aimerais partager avec vous une exposition vue ce samedi matin. J’ai eu la chance d’admirer les créations de Pascal Jaouen. Quel moment de bonheur intense, féérique!!!! Broderies du passé et d’aujourd’hui, le talent intemporel du « brodeur bleu », comme on le surnomme, m’a enchanté. » Eveline

    Pascal Jaouen, brodeur et styliste…

    Avec l’école de broderie d’Art de Quimper qu’il a créée, Pascal Jaouen a donné un sérieux coup de jeune à la broderie traditionnelle : « Brodeur styliste » iconoclaste et facétieux, il sait mieux que quiconque inscrire la broderie traditionnelle dans notre époque avec des créations (vêtements, arts de la table,…) d’une modernité saisissante.

    D’abord connu en tant que brodeur, il s’est fait sa place dans le haut de gamme du prêt à porter en invitant le public à découvrir ses collections lors de ses défilés spectacles. Il imagine ses créations portées par des hommes et des femmes d’aujourd’hui, qui osent et se plaisent à porter des vêtements qui ont une âme.

    Son travail, sa passion est d’apprivoiser la culture bretonne, ses traditions et son patrimoine débarrassés de tous clichés et de la transmettre à ses élèves. L’Ecole de Broderie d’Art enseigne à tous et à toutes, débutant(e)s comme initié(e)s, la broderie Glazig, le passé empiétant, la broderie blanche, les jours anciens,… Elle propose des cours réguliers hebdomadaires, bi-mensuels ou mensuels, de septembre à juin, dans différentes villes de Bretagne : Quimper, Brest, Lorient, Rennes, Vannes, Nantes… Pascal Jaouen anime également des stages de manière ponctuelle dans d’autres grandes villes de France.

    https://www.pascaljaouen.com/collections/pascaljaouen

  • Mesdames.. Grand Corps Malade,

    Mesdames.. Grand Corps Malade,

    « Mesdames, ode aux femmes ou le bonheur d’écouter les mots de  » grand corps malade » dans cette période si trouble »…. Eveline56

    Mesdames,

    Veuillez accepter Mesdames ces quelques mots comme un hommage
    À votre gente que j’admire qui crée en chaque homme un orage
    Au cinéma ou dans la vie vous êtes les plus beaux personnages
    Et sans le vouloir vous tenez nos cœurs et nos pensées en otage

    Veuillez accepter mesdames, cette déclaration
    Comme une tentative honnête de réparation
    Face au profond machisme de nos coutumes, de nos cultures
    Dans le grand livre des humains place au chapitre de la rupture
    Vous êtes infiniment plus subtiles, plus élégantes et plus classes
    Que la gente masculine qui parle fort, prend toute la place
    Et si j’apprécie des deux yeux quand tu balances ton corps
    J’applaudis aussi des deux mains quand tu balances ton porc

    Derrière chaque homme important se cache une femme qui l’inspire
    Derrière chaque grand être humain précède une mère qui respire
    « La femme est l’avenir de l’homme » écrivait le poète
    Eh ben, l’avenir s’est installé et depuis belle lurette

    You are the only one, you are the only
    You are the only one, the only
    You are the only one, you are the only one
    You are, yes you are

    Vous êtes nos muses, nos influences, notre motivation et nos vices
    Vous êtes Simone Veil, Marie Curie, Rosa Parks, Angela Davis
    Vous êtes nos mères, vous êtes nos sœurs
    Vous êtes caissières, vous êtes docteurs
    Vous êtes nos filles et puis nos femmes
    Nous, on vacille pour votre flamme

    Comment ne pas être en admiration et sans commune mesure
    Pour celles qui portent et fabriquent pendant neuf mois notre futur
    Pour celles qui cumulent plusieurs emplois et ce sans sorcier
    Celui qu’elles jouent dans la journée et le plus grand, mère au foyer

    Veuillez accepter Mesdames cette réelle admiration
    De votre force, votre courage et votre détermination
    Veuillez accepter Mesdames mon aimable faiblesse
    Face à votre fragilité, votre empathie et votre tendresse

    Veuillez accepter Mesdames cette petite intro
    Car l’avenir appartient à celles qu’on aime trop
    Et pour ne pas être taxé de premier degré d’anthologie
    Veuillez accepter Mesdames, cette délicate démagogie

    Vous êtes nos muses, nos influences, notre motivation et nos vices
    Vous êtes Simone Veil, Marie Curie, Rosa Parks, Angela Davis
    Vous êtes nos mères, vous êtes nos sœurs
    Vous êtes caissières, vous êtes docteurs
    Vous êtes nos filles et puis nos femmes
    Nous, on vacille pour votre flamme

    Paroliers : Fabien Marsaud ( Grand Corps Malade )

  • Alfred Guillou.. Bretagne éternelle !

    Alfred Guillou.. Bretagne éternelle !

    Jeune Paysanne (1892)

    La ramasseuse de goémon (1899)

    Le bouquet de primevères – 1890
     Mère et enfant au bord de la mer 

    À Douarnenez en Bretagne

    On respire du sel dans l’air,
    Et la plantureuse campagne
    Trempe sa robe dans la mer,
    À Douarnenez en Bretagne.

    À Douarnenez en Bretagne,
    Les enfants rôdent par troupeaux ;
    Ils ont les pieds fins, les yeux beaux,
    Et sainte Anne les accompagne.

    Les vareuses sont en haillons,
    Mais le flux roule sa montagne
    En y berçant des papillons,
    À Douarnenez en Bretagne.

    À Douarnenez en Bretagne,
    Quand les pêcheurs vont de l’avant,
    Les voiles brunes fuient au vent
    Comme hirondelles en campagne.

    Les aïeux n’y sont point trahis ;
    Le coeur des filles ne se gagne
    Que dans la langue du pays,
    À Douarnenez en Bretagne.

    Sully Prudhomme publié dans ses Stances et Poèmes en 1865

    Quelques jolies toiles du peintre breton Alfred Guillou (1844 – 1926) accompagnées d’un poème de Sully Prudhomme. Nous sommes au XIXème siècle, en Finistère.

    Bises bretonnes

    Eveline56

  • Comm’si la Terre penchait ..

    Comm’si la Terre penchait ..

    Tout droits réservés Pascal Taguet
    Pascal Taguet

    « Je choisis souvent des lieux de passage, de la vie de tous les jours, comme des rues, des places, des maisons, des ports, des bateaux, ou encore un café ou un grenier, explique l’artiste. Ce sont des lieux de vie ou de travail. Ne pas mettre de personnages est un choix, cela permet à chacun de s’approprier le lieu, et de se raconter sa propre histoire, d’en faire sa propre interprétation. » Pascal Taguet

    Tout droits réservés Pascal Taguet
    Tout droits réservés Pascal Taguet

    « Pendant ses études à l’école des beaux-arts de Lorient, Pascal Taguet a beaucoup étudié la lumière particulière de la Bretagne, la nature et ses effets, du sable coloré au remodelage des plages, en passant par l’étude du vent… travail sur l’éphémère, le « Land Art »Il a consacré de longues années à rechercher la perfection du trait dans ses dessins, ses pastels douces caressant les formes, redonnant la vie en l’accentuant, mettant en relief formes et couleurs, notamment au travers de natures mortes.Depuis plusieurs années, il se consacre à la peinture à l’huile, technique qui exalte son approche particulière de la décomposition des couleurs, arrivée à une maturité dans les contrastes fondus.Il adopte désormais un style plus dépouillé, tels des glacis. S’il reste figuratif, les sujets sont réinventés dans leurs lignes, les contrastes accentués « .. Arts d’été Plœmeur 2020

    Tout droits réservés Pascal Taguet

    Christophe Comm’si la Terre penchait..

    « Aucun personnage sur Les toiles de Pascal Taguet, juste un univers en courbes.. Quand je regarde ses tableaux, j’ai l’impression de tanguer et je rêve d’entrer dans cet univers flou et si lumineux. Je reconnais certains endroits de ma ville et les contempler arqués me ravissent. Comm’si la Terre penchait…..

    Admiration pour le travail original et si harmonieux de cet artiste de talent ,Pascal Taguet, et bonheur de partager quelques œuvres avec vous cette semaine. « 

    Eveline56

    Note : 5 sur 5.
  • Les mains d’or .. Bernard Lavilliers  

    Je partage avec vous cette semaine la chanson de Bernard Lavilliers « Les mains d’or », hymne aux travailleurs du monde entier.

    Ce chanteur et poète nous offre là une chanson intemporelle d’une rare beauté, nous parlant des duretés de la condition ouvrière et des souffrances du chômage.

    Lavilliers raconte ainsi la genèse des mains d’or: « J’étais à Toulouse quand j’ai écrit ce texte, dans ma chambre d’hôtel. À la télévision, je voyais des usines qui fermaient et des salariés qui disaient :  » On veut travailler, c’est tout ce qu’on demande. » (…) Grâce au destin, mon père, qui a travaillé toute sa vie à la manufacture d’armes de Saint-Étienne, a échappé à ça. Il n’a pas été viré ni mis en préretraite. »

    J’écoute souvent ses albums qui contiennent des chansons rares et si belles….

    Eveline56

    « Un grand soleil noir tourne sur la vallée
    Cheminées muettes – portails verrouillés
    Wagons immobiles – tours abandonnées
    Plus de flamme orange dans le ciel mouillé

    On dirait – la nuit – de vieux châteaux forts
    Bouffés par les ronces – le gel et la mort
    Un grand vent glacial fait grincer les dents
    Monstre de métal qui va dérivant

    J’voudrais travailler encore – travailler encore
    Forger l’acier rouge avec mes mains d’or
    Travailler encore – travailler encore
    Acier rouge et mains d’or

    J’ai passé ma vie là – dans ce laminoir
    Mes poumons – mon sang et mes colères noires
    Horizons barrés là – les soleils très rares
    Comme une tranchée rouge saignée sur l’espoir

    On dirait – le soir – des navires de guerre
    Battus par les vagues – rongés par la mer
    Tombés sur le flan – giflés des marées
    Vaincus par l’argent – les monstres d’acier

    J’voudrais travailler encore – travailler encore
    Forger l’acier rouge avec mes mains d’or
    Travailler encore – travailler encore
    Acier rouge et mains d’or

    J’peux plus exister là
    J’peux plus habiter là
    Je sers plus à rien – moi
    Y’a plus rien à faire
    Quand je fais plus rien – moi
    Je coûte moins cher – moi
    Que quand je travaillais – moi
    D’après les experts

    J’me tuais à produire
    Pour gagner des clous
    C’est moi qui délire
    Ou qui deviens fou
    J’peux plus exister là
    J’peux plus habiter là
    Je sers plus à rien – moi
    Y’a plus rien à faire

    Je voudrais travailler encore – travailler encore
    Forger l’acier rouge avec mes mains d’or
    Travailler encore – travailler encore
    Acier rouge et mains d’or… »

    Paroles : Bernard Lavilliers. Musique : Pascal Arroyo. album « Arrêt sur image  » 2001.

    Magnifique..  

     

  • Rencontre de l’Homme et de l’Univers..

    Rencontre de l’Homme et de l’Univers..

    Spered Kelt, esprit celte, rassemble un collectif d’artistes bretons (peintres, calligraphe, créateur textile, graveur, photographes et sculpteur).

    Cette semaine, je vous présente Colette Segalen

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     « J’aime peindre et ce qui m’intéresse dans la peinture,
    c’est cette rencontre entre matière et énergie,
    cette alchimie particulière qui crée une connivence entre la transformation de soi et l’acte de peindre.
    Je cherche la lumière, la transparence et la matière, l’espace et le souffle…
    Être le plus proche possible du geste et de la couleur, de l’instant et de l’éphémère …
    La rencontre de l’Homme et de l’Univers. »

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    Kaîgan 2

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    Terre de Lumière 

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    La porte du Divers

    Eaux sacrées
    Eaux sacrées

    Colette Segalen vit et travaille au bord du golfe du Morbihan, en Bretagne, dont les multiples influences nourrissent sa création. Sa peinture, comme sa vie est faite de rencontres, de partages,de remises en question, de renouvellements, de recherches.

    Depuis 1985, elle expose en France, à l’étranger et anime stages et ateliers.

    « De mon enfance en Bretagne, je me souviens d’impressions colorées, de paysages mystérieux, de pierres levées, de brumes, comme le pressentiment d’un autre monde, d’un Ailleurs. C’est ce qui a ouvert mon esprit à la peinture, il y a 50 ans. Aujourd’hui, cette « vision-recherche » est toujours vivante. Dans le silence de mon atelier, l’acte de création me ramène aux origines du monde. Être le plus proche possible du geste, de l’esprit de l’encre qui rencontre le papier japonais ou de la couleur posée sur la toile.    Colette Segalen

    http://www.colettesegalen.fr/

     

     

     

    « Pour admirer les beaux tableaux oniriques de Colette Segalen, j’écoute la voix unique de Denez, auteur-compositeur-interprète de chants en langue bretonne. La poésie est là dans le regard et à l’oreille. »……………

           Douce semaine..        bises bretonnes..     Éveline  t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

                                                

     

  • Yann Quéméneur, jeu de lignes..

    Yann Quéméneur, jeu de lignes..

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    « Hermine »

     

    Spered Kelt, esprit celte, rassemble un collectif d’artistes bretons (peintres, calligraphe, créateur textile, graveur, photographes et sculpteur).

    Cette semaine, je vous présente Yann QUEMENEUR:

    « Je peins des œuvres à la fois figuratives et résolument modernes. Par un jeu de lignes, je transforme la réalité pour ouvrir des espaces de poésie. C’est une peinture sincère positive et énergique. En plus de la force et des histoires qu’ils contiennent, mes tableaux sont porteurs d’une forme de contemplation. »

    Symphonie de couleurs, nature, douceur , le talent de Yann Quemeneur m’apporte de la poésie dans mes jours gris et encore plus de lumière dans mes jours clairs. Sa vision onirique de la terre et de la mer me fait rêver.

    Douce semaine à vous, qu’elle soit pleine de Lumière !

    Eveline

     

     

    Larbre-et-le-vent
    ‘arbre et le vent

     

    « La ligne est également primordiale, elle est fluide inspirée par les mouvements du tai-chi. »

     

     

    Vers-Pornic
    Vers Pornic

     

    vol-au-dessus-des-nuages
    vol au dessus des nuages

     

     

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    Arbre de connaissance

     

     

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    Rencontre / Croaz Mouk

     

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    Yann QUEMENEUR et son « greffier-peintre », Chaussette.
    © Photo Emma Quéméneur.

    Site: http://yann-quemeneur.com/

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Rose pleure..Gerald De Palmas

    Rose pleure..Gerald De Palmas

    Rose pleure – Gerald De Palmas

    On dirait que c’est mal parti st’ histoire
    Étranglée par les sanglots
    Sur un banc sans maquillage et sans fard
    Elle s’est fait larguer dans le métro
    Circulez y a vraiment vraiment rien à voir
    Et même si le monde vient de s’écrouler
    On n’en parlera pas dans les journaux du soir
    Car il n’y a qu’elle qui le sait
    Il n’y a qu’elle qui le sait
    Rose pleure, toutes les larmes de son corps
    Rose pleure, encore, encore
    Ça me fend le cœur
    Je détourne le regard
    Quand Rose pleure
    Quand Rose pleure
    Je vais prendre mon courage à deux mains
    Aller m’asseoir à coté d’elle
    P’t-être que ça ne servira à rien
    P’t-être que je vais me prendre un coup de pelle
    C’est étrange comme je me sens bien plus proche
    Des gens qui pleurent au grand jour
    Les autres attendent les mains dans les poches
    Le prochain train le prochain tour
    Le prochain train le prochain tour

    Rose pleure, toutes les larmes de son corps

    Rose pleure, encore, encore
    Ça me fend le cœur
    Je détourne le regard
    Quand Rose pleure
    Quand Rose pleure
    C’est pas permis ou c’est mal vu
    On aborde pas les inconnus
    Mais faudrait pourtant faire quelque chose
    Tout le monde s’en fout ou personne n’ose
    Rose pleure, toutes les larmes de son corps
    Rose pleure, encore, encore
    J’ai oublié l’heure
    J’arriverai en retard
    Car Rose pleure
    Car Rose pleure

     

    « Dans Rose pleure, on retrouve ce parallèle entre la grande Histoire et ces histoires anonymes du quotidien qui n’en sont pas moins tristes ou troublantes…

    C’est certain que c’est troublant de voir une personne tomber en larmes devant soi dans la rue, au grand jour, comme désarmée, mais je crois malheureusement qu’il n’y a pas tellement de gens qui ont cette sensibilité là… Et pourtant, une personne dans cet état là nous rappelle à quel point il n’existe pas de « petits » drames, il n’y a que des souffrances qui, pour ceux qui les vivent, sont insupportables. Et puis, le fait que personne ne prenne quelques minutes de son temps pour s’inquiéter du sort de cette Rose est aussi un miroir de notre société devenue si égoïste aujourd’hui… »                  Gérald De Palmas

    « Cette semaine, je partage avec vous une chanson de Gérald De Palmas que j’écoute  souvent. Elle est extraite de son album « La beauté du geste«  ( 2017). De Palmas nous parle d’ une histoire d’amour qui finit mal, d’une jeune femme quittée et désespérée.
    Une pensée pour toutes les Roses sur la terre qui pleurent un amour déçu et ne sommes nous pas toutes Rose à un moment de notre vie !

    Écoutons: « Rose pleure, toutes les larmes de son corps, Rose pleure, encore, encore ..

    Bises Bretonnes, Eveline56 🌹

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    Withered pink rose on white

  • Peinture et Poésie.. Sérénité

    Peinture et Poésie.. Sérénité

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    « je peins en réalisant des fondus à l’acrylique.
    Je m’inspire de photos et de ressentis
    collectés dans la nature lors de
    promenades contemplatives.

    Ces impressions sont ensuite retravaillées en atelier
    et prennent forme sur la toile

    Ma peinture aimerait être une poésie silencieuse
    Les mots qui l’accompagnent
    font le lien entre le paysage et le sens que je lui donne

    Et la vie continue…

    Dans le silence confiné
    les oiseaux chantent toute la journée
    Les mésanges vont et viennent sans relâche pour nourrir leurs petits
    Les choucas sont dans la cheminée
    Ils ont fait leur nid
    Le ciel sans avion paraît transparent et plus bleu
    L’air purifié me rend joyeux
    Partout la nature explose et fait des merveilles
    Des couleurs intenses se réveillent

    La parenthèse masquée se ferme doucement avec prudence
    Il faudra retenir les leçons pour éveiller les consciences

    Tout change toujours

    Le printemps est avancé
    Soyons prêts

    Serge Milet 

     

    6-Et-la-vie-continue----Mai-2020

    Acrylique sur toile 65 x 50  Mai 2020  Serge Milet 

     

    Sérénité

    L’espace est immense
    Balayé par le vent salé
    Sur la longue plage bretonne
    La mer caresse le sable et le façonne
    Créant une œuvre à chaque marée
    Les certitudes au loin s’effacent
    Dans la mémoire plus de trace
    Le monde a disparu
    L’esprit est nu
    Je suis rempli de cette beauté
    Et je reste sans voix
    Devant les créations sans cesse renouvelées
    Du plus grand artiste qui soit

    Serge Milet 

    4-Serenite-Avril-2020

    Acrylique sur toile  65 x 50  Avril 2020  Serge Milet 

    Printemps confiné

    Le monde s’est arrêté
    La vie est suspendue
    Le silence est dans les rues

    Pour protéger les aînés
    Pour protéger la santé
    Le monde s’est arrêté
    Chacun est confiné

    Pas de course sans papier

    Dans le jardin l’herbe pousse
    Les mésanges font leur nid

    Solidarité, Patience

    3-Mars-2020

    Acrylique sur toile  55 x 38  Mars 2020  Serge Milet 

    http://www.sergemilet.fr/

    expositions en cours ou à venir :
    Avec SPERED KELT 

    du 29 septembre au 25 octobre 2020
    Espace Culturel « Le Champ de Foire »
    PLABENNEC

     

    Spered Kelt, esprit celte, rassemble un collectif d’artistes bretons (peintres, calligraphe, créateur textile, graveur, photographes et sculpteur). J’ai découvert le  peintre et poète Serge Milet, qui fait partie de cette association,  lors d’une exposition dans le cadre d’Arts d’été en Bretagne. Je partage avec vous son talent et la douceur de ses mots.

     » je crée des peintures pour amener silence et partage.  » merci Mr Milet

    Douce semaine, bises bretonnes,

    Eveline56 😷   thUT8Z1Z0R

     

     

     

     

  • Christophe.. peinture sonore..

    Christophe.. peinture sonore..

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    « Pour moi la musique c’est la respiration, la thérapie, mon bouclier par rapport à ce monde du show-biz notamment. Quand je me lève, je pense en silence, c’est la parole pensée, et vers 17 heures, je vais retrouver les instruments qui m’inspirent et essayer de nouvelles machines. Ça crée quelque chose en moi, qui fait que tout à coup, je crée un gimmick et que cette peinture sonore donnera peut-être lieu au bout de trois ou quatre ans à une exposition. » Christophe

     

    Drone

    Et en moi s’efface l’image de nous deux ensemble contre ma volonté
    Tout en moi désire le contraire
    De l’air, je veux la terre, de l’eau je veux le feu
    Reste un moi qui te pousse à partir
    Qui pour lui tout seul te garde
    Qui pour lui tout seul me prive
    Tout en moi voudrait que tu demeures
    Mais le temps veut autrement du haut de son drone
    De son drone
    Et de son drone

    Et en moi, comme le vent sur les dunes
    Qui emporte le sable d’un souffle atomisé
    Et en moi, va l’irréversible
    L’oubli imperceptible de ton visage pixelisé
    Grave, grave-toi, au lieu de graver les formes
    Absentes à mon souvenir de toi qui s’évanouit tout en moi.

    Si tu croises le beau temps par hasard,
    Dis-lui combien je te pleure
    Du haut de mon drone
    De mon drone
    De mon drone

    DANIEL BEVILACQUA  Daniel Bélanger

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    « J’aime la nuit, je la regarde comme une toile, le ciel est la mer de mes soirées de création, mon océan d’amour. Si j’ai choisi mon appartement, c’est grâce au ciel. J’ai toujours cherché à être bien, dans un endroit de création. J’y habite depuis 2002, et j’ai souvent envie de déménager, parce que je n’aime pas l’habitude, mais ce qui fait que je suis happé et que je ne peux pas bouger c’est ce ciel qui ne veut pas me lâcher. »  Christophe

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    Je suis triste.. Christophe est parti . « De l’air, je veux la terre, de l’eau je veux le feu  » nous chantait-il dans cette chanson lunaire DRONE  et c’est ce que je retiendrai de cet artiste, immense créateur, inventif , hors du temps. Il a rejoint  une autre planète, ses chansons me manqueront.. immensément !!!!   Eveline56

     

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  • Anjela Duval

    Anjela Duval

    Papillon et Abeille

    —S’’il fait beau
    Dit le papillon volage
    S’’il fait beau
    Je battrai bientôt la campagne.
    —Et moi, dit l’’abeille
    Au papillon écervelé
    Je me mettrai au travail
    S’’il fait beau.

    Juin 1967

    (Traduction Paol Keineg)

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    photo: Eveline56


    Une petite fleur d’ajonc parlait

    — Tu étais pressée de me cueillir, hein ?

    Et tu t’es piquée le doigt à mes épines !

    Un petit peu de rouge a coulé

    Sur mon habit doré

    Et tu t’es dit : voilà qui est bien !

    Et tu m’as enfermée dans ta lettre…

    Si tu avais fait un petit trou dans l’enveloppe

    J’aurais pu voir pendant le voyage.

    Les royaumes celtiques d’outre-mer

    Et j’aurais salué

    Le chardon d’Écosse

    Avec ses bruyères roses

    Le trèfle d’Irlande et mes sœurs jaunes

    M’auraient répondu à coups de parfum

    Que j’aurais emporté là-bas

    Chez les Celtes en Exil

    Au bout du Monde :

    — En toi se mêlent tous les parfums de la Celtie

    Ton cœur de miel doux dans l’âpreté des épines.

    Anjela Duval

    lien pour:

    Anjela Duval….

    30 janvier 1971

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    Jean-Yves Couliou
    (1916-1994)
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  • Les cris de la mélancolie..

    Plénitude

    Faire le vide en soi –
    Puis laisser le bien-être
    Envahir notre esprit.

    Plus d’envie d’ailleurs,
    Plus de passé ou futur,
    – Ici et maintenant !

    Profiter de l’instant
    Pendant des heures
    Le temps du bonheur.

    Stéphen Moysan

    Screenshot_2020-03-22 [François Dilasser] - Peintre - Œuvre galerie- œuvre - 1947 - 1970 - CLOWN 1948 (vers)

    François Dilasser « clown » ( vers 1948)


    D’après le sage

    D’après le Sage,
    Ainsi évolue le jeu de la vie :
    Les enfants jouent à cache-cache,
    Les adultes se cachent en eux même !
    – Essayons de nous trouver.

    Quand tout est à vendre
    Qui pense à s’acheter une conscience ?
    À faire don de soi, il y a tant à gagner !
    Un vrai trésor ne perd pas de sa valeur,
    S’il est partagé.

    Stéphen Moysan
    Les cris de la mélancolie

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       François Dilasser « Arbre » (1998)


    Un souhait exaucé

    Le verrai-je se réaliser
    Mon vœu d’amour et de paix
    Plus que tout je l’espère.

    Prière en pleine nature –
    Une envolée d’hirondelles
    Brise le silence du ciel.

    Pour certains : un signe,
    Un bref instant de grâce,
    Pour d’autres : le hasard.

    Stéphen Moysan

     


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    François Dilasser    » Main » (1997)


    https://www.eternels-eclairs.fr/stephen-moysan.php


    http://www.francoisdilasser.fr/


    « La pandémie de coronavirus continue de se propager en France Je me sens démunie et triste. J’ai bien compris que nous devons rester confinés chez nous pour tenter de ralentir la courbe de progression du coronavirus et éviter la saturation totale des hôpitaux.  Cela je peux le faire, être patiente et solidaire. C’est la moindre des choses. Soyons raisonnables.. Je remercie du fond du cœur tous ceux qui sont là pour nous, pensons très fort à eux…. « 

    Prenez soin de vous, bises bretonnes 😷🌟

  • Comme deux cygnes..

    Comme deux cygnes..

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    Photos Eveline56

    Poème de l’amour

    Ce fut long, difficile et triste
    De te révéler ma tendresse;
    La voix s’élance et puis résiste,
    La fierté succombe et se blesse.

    Je ne sais vraiment pas comment
    J’ai pu t’avouer mon amour;
    J’ai craint l’ombre et l’étonnement
    De ton bel œil couleur du jour.
    Je t’ai porté cette nouvelle!

    Je t’ai tout dit! je m’y résigne;

    Et tout de même, comme un cygne,
    Je mets ma tête sous mon aile……..

    Anna De Noailles

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    « J’ai aperçu un couple de cygnes sur l’étang, mirant leurs reflets majestueux dans l’eau,

    Moment magique et silencieux, surtout ne pas les déranger..Clic Clac.. photos ..

    Douce semaine à tous, prenez soin de vous, bises bretonnes t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

     


     

  • Et toujours les Forêts.. Sandrine Collette

    Et toujours les Forêts.. Sandrine Collette

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    Résumé:

    Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
    À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.

    Extrait :

    « Il y eut un signe.Un après-midi que Corentin harassé marchait les yeux crochetés au sol – cela rétrécissait l’horizon, il ne voulait pas regarder trop loin, trop loin cela l’effrayait, il n’y arriverait pas – un après-midi, il y eut une lumière au bout de ses chaussures. Et ce n’était pas une erreur, pas un mirage – mais un minuscule bout d’herbe qui avait émergé de la terre morte, et dont le vert faisait presque mal aux yeux tant la couleur avait disparu du monde. Il s’accroupit pour l’observer. Elle faisait peut-être deux centimètres. Il la toucha du bout du doigt, pour être sûr…………..

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    Mon avis:

    « Ce livre est un choc pour moi, un coup de cœur..
    Je regarde le vert des arbres, le bleu du ciel, je contemple la nature. Je savoure:
    le soleil, la pluie, le vent, une pomme, tout ce qui m’entoure…
    Lisez « et toujours les forêts » de Sandrine Collette et vous comprendrez!  

    Éveline 56

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    En 2015, je découvre un paysage apocalyptique lors de l’asséchement du lac de Guerlédan, situé dans le centre Bretagne….En lisant « et toujours les forêts« ,  je me suis souvenue de cette impression de fin du monde qui m’avait saisie à la découverte de la vallée engloutie!

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    Seule l’ombre des arbres qui s’étire sur ces vieilles pierres semblent donner de la vie dans cette vallée désertée… Pierre-Yves Nicolas 

     

    www.filimages.wordpress.com


     

  • Hommage à Gérard Philipe !  Le Dernier Hiver du Cid..

    Hommage à Gérard Philipe ! Le Dernier Hiver du Cid..

     

    biographie de Gérard Philipe

     

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    Acteur français né le 4 décembre 1922 à Cannes, Gérard Philipe a étudié le théâtre au Conservatoire national d’art dramatique de Paris. C’est en 1943 qu’il se fait connaître du grand public en interprétant le rôle de l’ange dans Sodome et Gomorrhe, de Jean Giraudoux. Il brillera également en 1945 dans Caligula, d’Albert Camus.
    Il fait ses premiers pas au cinéma dans le film Le diable au corps, aux côtés de Micheline Presle. En 1951, il intègre la troupe du Théâtre national populaire, menée par Jean Vilar. Il joue avec cette dernière des pièces classiques comme Le Cid ou Le Prince de Hombourg. Il poursuit en parallèle sa carrière sur le grand écran, avec Fanfan la Tulipe, en 1952, qui lui vaut un succès international. Il tourne ensuite avec de très grands réalisateurs comme Luis Buñuel, Roger Vadim ou Yves Allégret.
    L’amour de sa vie, c’est Nicole Navaux, connue par la suite sous le nom d’Anne Philipe, une ethnologue qu’il rencontre en 1942, lors d’un dîner. Ils se marient en 1951 à Neuilly-sur-Seine et ont deux enfants : Anne-Marie (née en 1954) et Olivier (né en 1956). Cependant, leur belle histoire sera arrêtée net avec la mort du comédien, emporté en 1959 par un cancer du foie.

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    « Le Dernier Hiver du Cid », de Jérôme Garcin

    Il y a soixante ans, le 25 novembre 1959, disparaissait Gérard Philipe. Il avait trente-six ans. Juste avant sa mort, ignorant la gravité de son mal, il annotait encore des tragédies grecques, rêvait d’incarner Hamlet et se préparait à devenir, au cinéma, le Edmond Dantès du Comte de Monte-Cristo. C’est qu’il croyait avoir la vie devant lui. Du dernier été à Ramatuelle au dernier hiver parisien, semaine après semaine, jour après jour, l’acteur le plus accompli de sa génération se préparait, en vérité, à son plus grand rôle, celui d’un éternel jeune homme.

     

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    Anne Philipe:  » le temps d’un soupir »

    Il y a quelques années déjà, je découvrais avec une très grande émotion le livre bouleversant de pudeur et de souffrances écrit par Anne Philipe:  » le temps d’un soupir ». Elle nous parlait des souvenirs heureux près de son mari Gérard Philipe et   leurs deux enfants puis du deuil si cruel avec la mort prématurée de l’immense comédien, la laissant désemparée.. » Notre vie entière, qu’était-elle dans le cours du monde ? A peine le temps d’un soupir « écrivait elle. Ce récit raconte le bonheur intense puis en si peu de temps la douleur à l’annonce de la maladie et le deuil qui arrive comme un éclair de malheur.  je vous conseille vraiment de lire  Anne Philipe:  » le temps d’un soupir ». Intemporel Eveline56

    Extrait du « temps d’un soupir 

    « La douceur de l’air me fait rêver, à ce qui fut et à ce qui serait si tu étais là. Je sais que cette rêverie n’est qu’une inaptitude à vivre le présent. Je me laisse entraîner par ce courant sans regarder trop loin ou trop profondément. J’attends le moment où je retrouverai la force. Il viendra. Je sais que la vie me passionne encore. Je veux me sauver, non me délivrer de toi. »

    « Le Dernier Hiver du Cid », Jérôme Garcin

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    Mon avis:

    « Avec son livre, « Le Dernier Hiver du Cid »Jérôme Garcin prolonge le si déchirant témoignage d’Anne Philipe, « Le Temps d’un soupir ». L’auteur a épousé Anne Marie, la fille de Gérard et d’Anne Philipe. Il nous parle avec délicatesse et pudeur des derniers jours de l’immense acteur de théâtre et de cinéma qu’était Gérard Philipe. Il nous dévoile aussi, par bribes, sa jeunesse et plus tard sa carrière, mais aussi la grande humanité de cet homme très proche de ses enfants et de son épouse, de ses amis Jean Vilar du TNP et de l’écrivain Georges Perros et des gens tout simplement. Le bonheur était là, la tragédie arrivait….

    J’ai beaucoup aimé redécouvrir cet acteur connu dans le monde entier et dont mes parents me parlaient avec fierté. Gérard Philipe aurait mérité un bel hommage pour les 60 ans de la disparition en 2019. Sa beauté, une vie brève et une carrière incroyable n’empêchent pas l’oubli dans ce monde d’aujourd’hui mais une étoile telle que Gérard Philipe n’a sans doute pas besoin de reconnaissance… Je suis entrée avec bonheur et curiosité dans l’univers « cinéma et théâtre des années 50 », j’ai été très émue par la détresse d’Anne son épouse, si digne dans son immense douleur.. A lire pour (re) découvrir ce grand comédien.. Eveline56

     

    Extraits du  » dernier hiver du cid « :

    « Dans la chambre numéro 7, le chirurgien entend alors Anne, qui a bon espoir, demander à son mari : « As-tu le trac comme lorsque tu vas jouer ? »
    « Oui, répond-il sur le ton de la boutade, mais, ici, j’ai moins de soucis. » C’est une pièce inédite, et sans texte, que Gérard s’apprête en effet à jouer couché.
    Il va devoir, en dormant, en s’abandonnant, tout donner de lui. Et il ne connaît même pas l’épilogue…….

     

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    « Les siens l’ont emporté dans le ciel des dernières vacances, à Ramatuelle, près de la mer, pour qu’il soit à jamais le songe du sable et du soleil, hors des brouillards, et qu’il demeure éternellement la preuve de la jeunesse du monde.
    Et le passant, tant il fera beau sur sa tombe, dira : non, Perdican n’est pas mort
    Simplement, il avait trop joué, il lui fallait se reposer d’un long sommeil. »
    Louis Aragon

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    « Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être. » Gérard Philipe

     

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  • menhirs, mégalithes, croix et dolmens..

    menhirs, mégalithes, croix et dolmens..

    Cette semaine, je souhaiterais partager avec vous l’univers de Loic Le Groumellec..  Accompagné par Alan Stivell, voici le chemin de ce peintre entre le sacré et le profane. Douce semaine à tous (tes)  Eveline56

    «J’appartiens à cette catégorie d’artistes qui pense qu’on peut faire un même tableau toute sa vie sans jamais se répéter.  » Loïc Le Groumellec

     

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    Loïc Le Groumellec, Chapelle / Reposoir, 2018, Huile sur toile, bois, 66 x 24 x 25 cm

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    Mégalithes et Maison, 2016, Diorite orbiculaire, pierre et bois

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    Portrait de Loïc Le Groumellec, peintre francais, dans son atelier de Pantin, le 27 février 2012.

    « Depuis les années quatre-vingt, cet artiste tient une place particulière dans la peinture française. Ses toiles saturées de blancs et de noirs s’impriment immédiatement dans nos esprits par leur beauté plastique et leur singularité. Sa peinture est sans concession, travail obsessionnel hanté par la spiritualité où les motifs refusent toute projection psychologique ou narrative ; menhirs, mégalithes, croix et dolmens peuplent et révèlent un univers minimaliste à mi-chemin entre le sacré et le profane. «Conscient du peu de pertinence du cloisonnement entre figuratif et abstrait, le peintre s’arrête à la forme graphique et chromatique qui lui semble la mieux susceptible, non pas d’imiter un motif, mais d’en donner l’essentiel » »  

    Itzhak Goldberg.

     

     

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    Loïc Le Groumellec Mégalithes et maison, 2010