Ce que dit le nuage..

Tu as suivi
la danse du Nuage
Et tu te laisses
déposer
sur le rocher
d’où tu perçois
le chant des sources

Tu voyages
d’un espace à l’autre
comme s’il n’existait
qu’un seul espace
immense et continu

Enza Palamara    « Ce que dit le nuage« 

 

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Enza Palamara: « Ce que dit le nuage«  Paru le 11 mars 2020

 

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Je partage avec vous ce doux poème d’ Enza Palamara et quelques photos d’avant le confinement. Il nous tarde de revoir l’océan mais il faudra patienter encore..

Bon courage à  tous (tes) !

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Bises bretonnes,  Eveline56

Le coût de soigner.. Chloé Douglas

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Le coût de soigner

Parce que cela coûte
De soigner,
De se débrouiller,
D’essayer d’apaiser le fardeau.

Parce que cela coûte
D’être mondain,
D’avoir ce dont on a besoin,
Pour faire fonctionner les choses.

Parce que cela coûte
D’aider,
Et cela dépend du soignant.
Nous semblons
Tomber dans le piège,
De soigner le montant.

Chloé Douglas, 2018

 

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Poème prémonitoire écrit en 2018 par Chloé Douglas..

« Ce moment étrange m’inquiète, inquiétude pour les personnes âgées confinées, pour les enfants qui reprennent l’école, peur pour tous, manque de confiance dans les acteurs de notre vie politique et sociale et dans les médias. L’argent roi, la dette ): face aux morts du coronavirus, à  la douleur des familles qui ne peuvent pas accompagner leurs proches, je recherche l’humanité et la compassion, je ne les trouve pas. Il me reste la citation de Sri Chinmoy » ..

« Mon cœur plein d’espoir ne se soumet jamais à mon mental emplit de doutes. »

Sri Chinmoy

Ah, et aussi l’oiseau qui vole dans le ciel, près de la tour Eiffel !!!!!!!

Prenez soin de vous et des vôtres, gardons espoir.. Bises bretonnes t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

 

 

 

Mes Lectures..

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« La mère morte » Blandine De Caunes

Une mère, âgée, mais indépendante, se trompe de jour, de lieu de rendez-vous avec ses filles, achète des objets superflus et coûteux, oublie dans le coffre de sa voiture les fruits de mer bretons, et se lève la nuit, croyant partir pour une destination inconnue. Cette femme est la romancière Benoîte Groult, la mère de l’auteure Blandine de Cannes.

Benoîte s’éteint en juin 2016, à 96 ans, écrivaine comblée, femme de combats remportés. Mais ce que ce livre raconte, ce n’est pas juste le deuil, hélas prévisible, d’une mère admirée et aimée, mais un double deuil : voici le sens du titre, La mère morte. Le 1er avril 2016, la fille de Blandine de Cannes, Violette, 36 ans, est morte dans un accident de voiture. L’ordre du monde est renversé : Benoîte s’accroche à la vie, Blandine sombre, Violette n’est plus.

Mon avis :

« Blandine de Caunes a perdu sa fille Violette, puis sa mère Benoîte Groult, romancière. Elle nous raconte, dans ce récit, le combat de sa maman contre Alzheimer et sa lente descente vers l’oubli et la mort. Mais le destin est cruel et la fille unique de l’auteur va mourir dans un accident de voiture juste avant sa grand mère.
« J’ai perdu le 1er avril ma fille unique et le 20 juin ma mère unique. Maman est un mot qui a disparu de ma vie. Je ne le dirai plus et je ne l’entendrai plus. »
J’ai beaucoup aimé ce livre, mon émotion est monté crescendo, avec des sourires pour finir par des larmes…. Bonheur et injustice de la vie, Ainsi soit-il…….

livre de Benoîte Groult« Ainsi soit -elle »  (1977) à (re) découvrir..
 

 
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Le pays des autres : Leila Slimani

Couvrant une décennie de l’histoire marocaine de l’après-guerre, Le pays des autres débute en 1944 par la rencontre de Mathilde, une française Alsacienne, et d’Amine, un Marocain engagé dans l’armée française. Mariés à la Libération, les époux s’installent au Maroc dans la ferme familiale des plateaux arides du Rif. Commence alors une vie rurale d’une grande rudesse où la violence du déracinement, du patriarcat, de la ségrégation coloniale et de la décolonisation, vont fracasser les rêves du couple

Mon avis :

« Ce nouveau livre  » le pays des autres  » de Leila Slimani nous parle de la vie d’un couple mixte au Maroc après la seconde guerre mondiale. J’ai aimé suivre le parcours difficile de Mathilde, de l’Alsace au Maroc, auprès de son mari Amine et plus tard de leurs deux enfants.
Émotions, souffrances, incompréhensions.. Quel beau moment de lecture!
Je suis impatiente de lire la suite.. »

« Le pays des autres » est la première partie d’une trilogie..

 


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De pierre et d’os : Berangere Cornut:
En plein cœur de la longue nuit arctique, une jeune Inuit est séparée des siens par la glace qui se fend. Elle se retrouve seule avec quelques jeunes chiens affamés face auxquels elle va devoir s’imposer pour survivre, trouver un refuge. Une longue quête solitaire qui va lui ouvrir les portes de son monde intérieur.
Mon avis :

De pierre et d’os » de Bérengère Cournut a été , pour moi,un merveilleux moment de lecture dans le pays inuit, si loin, si froid ..
Nous suivons le chemin d’Uqsuralik, jeune fille inuite. Nous découvrons à travers son parcours, les coutumes et croyances d’un peuple courageux , silencieux, vivant de peu. Une leçon de vie!

Magnifique, poétique, un bonheur de lecture…. »

 

 

 

 »  Quelques livres… Je pense très fort à vous, soyez prudents (tes) s’il vous plaît.  BISES     

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Anjela Duval

Papillon et Abeille

—S’’il fait beau
Dit le papillon volage
S’’il fait beau
Je battrai bientôt la campagne.
—Et moi, dit l’’abeille
Au papillon écervelé
Je me mettrai au travail
S’’il fait beau.

Juin 1967

(Traduction Paol Keineg)

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photo: Eveline56

Une petite fleur d’ajonc parlait

— Tu étais pressée de me cueillir, hein ?

Et tu t’es piquée le doigt à mes épines !

Un petit peu de rouge a coulé

Sur mon habit doré

Et tu t’es dit : voilà qui est bien !

Et tu m’as enfermée dans ta lettre…

Si tu avais fait un petit trou dans l’enveloppe

J’aurais pu voir pendant le voyage.

Les royaumes celtiques d’outre-mer

Et j’aurais salué

Le chardon d’Écosse

Avec ses bruyères roses

Le trèfle d’Irlande et mes sœurs jaunes

M’auraient répondu à coups de parfum

Que j’aurais emporté là-bas

Chez les Celtes en Exil

Au bout du Monde :

— En toi se mêlent tous les parfums de la Celtie

Ton cœur de miel doux dans l’âpreté des épines.

Anjela Duval

lien pour:

Anjela Duval….

30 janvier 1971

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Jean-Yves Couliou
(1916-1994)
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Comme deux cygnes..

Photos Eveline56 Poème de l’amour Ce fut long, difficile et triste De te révéler ma tendresse; La voix s’élance et puis résiste, La fierté succombe et se blesse. Je ne sais vraiment pas comment J’ai pu t’avouer mon amour; J’ai craint l’ombre et l’étonnement De ton bel œil couleur du jour. Je t’ai porté cette … Continuer à lire … « Comme deux cygnes.. »

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Photos Eveline56

Poème de l’amour

Ce fut long, difficile et triste
De te révéler ma tendresse;
La voix s’élance et puis résiste,
La fierté succombe et se blesse.

Je ne sais vraiment pas comment
J’ai pu t’avouer mon amour;
J’ai craint l’ombre et l’étonnement
De ton bel œil couleur du jour.
Je t’ai porté cette nouvelle!

Je t’ai tout dit! je m’y résigne;

Et tout de même, comme un cygne,
Je mets ma tête sous mon aile……..

Anna De Noailles

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« J’ai aperçu un couple de cygnes sur l’étang, mirant leurs reflets majestueux dans l’eau,

Moment magique et silencieux, surtout ne pas les déranger..Clic Clac.. photos ..

Douce semaine à tous, prenez soin de vous, bises bretonnes t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

 


 

A bien regarder les nuages..

Liliane ROSATI

A bien regarder les nuages

A bien regarder les nuages,
On peut voir des milliers d’images,
Fantastiques et irréelles,
Éphémères, étranges, et belles. Un visage de vieillard,
Ou un dieu menant son char,
La mer et la montagne,
Une coupe à champagne.

Puis les formes se fondent,
En quelques secondes,
Avant de s’étirer,
En nouveaux clichés.

Un ange, un éléphant,
Un cheval ou un paon,
Un arbre, une chaumière,
Un lit, une rivière.

C’est un charmant spectacle,
Fait de petits miracles,
Qui viennent et disparaissent,
Comme quelques caresses.

Mais si je passe autant de temps,
Les yeux au ciel et l’air absent,
A observer les nuages,
C’est parce que j’y cherche toujours la plus belle des images : Ton visage…….

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Tout est dit dans cette magnifique poésie. Moi aussi, je passe du temps
  Les yeux au ciel et l’air absent,
  à observer les nuages »,  mon imaginaire s’envole……

Je vous souhaite une semaine de rêves, « la tête dans les nuages »………….

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photos: Eveline56

 

 

 

Et toujours les Forêts.. Sandrine Collette

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Résumé:

Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.

Extrait :

« Il y eut un signe.Un après-midi que Corentin harassé marchait les yeux crochetés au sol – cela rétrécissait l’horizon, il ne voulait pas regarder trop loin, trop loin cela l’effrayait, il n’y arriverait pas – un après-midi, il y eut une lumière au bout de ses chaussures. Et ce n’était pas une erreur, pas un mirage – mais un minuscule bout d’herbe qui avait émergé de la terre morte, et dont le vert faisait presque mal aux yeux tant la couleur avait disparu du monde. Il s’accroupit pour l’observer. Elle faisait peut-être deux centimètres. Il la toucha du bout du doigt, pour être sûr…………..

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Mon avis:

« Ce livre est un choc pour moi, un coup de cœur..
Je regarde le vert des arbres, le bleu du ciel, je contemple la nature. Je savoure:
le soleil, la pluie, le vent, une pomme, tout ce qui m’entoure…
Lisez « et toujours les forêts » de Sandrine Collette et vous comprendrez!  

Éveline 56

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En 2015, je découvre un paysage apocalyptique lors de l’asséchement du lac de Guerlédan, situé dans le centre Bretagne….En lisant « et toujours les forêts« ,  je me suis souvenue de cette impression de fin du monde qui m’avait saisie à la découverte de la vallée engloutie!

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Seule l’ombre des arbres qui s’étire sur ces vieilles pierres semblent donner de la vie dans cette vallée désertée… Pierre-Yves Nicolas 

 

www.filimages.wordpress.com


 

Poèmes pour les enfants!

Le cheval applaudit

 
Le plus important dans la vie,
mon garçon,
c’est l’air pour respirer,
c’est l’eau pure pour boire,
c’est le lait pour se nourrir,
c’est le temps pour bien le remplir.
Mon garçon, parfois
l’air s’appelle liberté,
l’eau pure est synonyme d’amitié,
le lait est pour tous ceux qu’on aime,
la terre est un devoir,
le temps est une conscience.

 Alain Bosquet

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Les mois de l’année

Janvier pour dire à l’année « bonjour »
Février pour dire à la neige « il faut fondre »
Mars pour dire à l’oiseau migrateur « reviens »
Avril pour dire à la fleur « ouvre-toi »
Mai pour dire « ouvriers nos amis »
Juin pour dire à la mer « emporte-nous très loin »
Juillet pour dire au soleil « c’est ta saison »
Août pour dire « l’homme est heureux d’être homme »
Septembre pour dire au blé « change-toi en or »
Octobre pour dire « camarades la liberté »
Novembre pour dire aux arbres « déshabillez-vous »
Décembre pour dire à l’année « adieu, bonne chance. »
Et douze mois de plus par an,
mon fils,
Pour te dire que je t’aime.

 Alain Bosquet

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Poème pour un enfant lointain
Tu peux jouer au caillou :
il suffit de ne pas bouger,
très longtemps, très longtemps.

Tu peux jouer à l’hirondelle :
il suffit d’ouvrir les bras
et de sauter très haut, très haut.

Tu peux jouer à l’étoile :
il suffit de fermer l’œil,
puis de le rouvrir,
beaucoup de fois, beaucoup de fois.

Tu peux jouer à la rivière :
il suffit de pleurer,
pas très fort, pas très fort.

Tu peux jouer à l’arbre :
il suffit de porter quelques fleurs
qui sentent bon, qui sentent bon.

 Alain Bosquet

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« Tempête sur l’Ouest, vent fort.. J’en profite pour lire quelques poèmes d’Alain Bosquet qui nous parlent des enfants. Il a beaucoup écrit de poèmes douloureux et souvent complexes mais là, il nous enchante avec ses mots sur l’enfance.. je vous souhaite de la douceur pour la semaine à venir.. bises bretonnes,  Eveline56  

Photos Eveline56 📸

 

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Hommage à Gérard Philipe ! Le Dernier Hiver du Cid..

 

biographie de Gérard Philipe

 

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Acteur français né le 4 décembre 1922 à Cannes, Gérard Philipe a étudié le théâtre au Conservatoire national d’art dramatique de Paris. C’est en 1943 qu’il se fait connaître du grand public en interprétant le rôle de l’ange dans Sodome et Gomorrhe, de Jean Giraudoux. Il brillera également en 1945 dans Caligula, d’Albert Camus.
Il fait ses premiers pas au cinéma dans le film Le diable au corps, aux côtés de Micheline Presle. En 1951, il intègre la troupe du Théâtre national populaire, menée par Jean Vilar. Il joue avec cette dernière des pièces classiques comme Le Cid ou Le Prince de Hombourg. Il poursuit en parallèle sa carrière sur le grand écran, avec Fanfan la Tulipe, en 1952, qui lui vaut un succès international. Il tourne ensuite avec de très grands réalisateurs comme Luis Buñuel, Roger Vadim ou Yves Allégret.
L’amour de sa vie, c’est Nicole Navaux, connue par la suite sous le nom d’Anne Philipe, une ethnologue qu’il rencontre en 1942, lors d’un dîner. Ils se marient en 1951 à Neuilly-sur-Seine et ont deux enfants : Anne-Marie (née en 1954) et Olivier (né en 1956). Cependant, leur belle histoire sera arrêtée net avec la mort du comédien, emporté en 1959 par un cancer du foie.

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« Le Dernier Hiver du Cid », de Jérôme Garcin

Il y a soixante ans, le 25 novembre 1959, disparaissait Gérard Philipe. Il avait trente-six ans. Juste avant sa mort, ignorant la gravité de son mal, il annotait encore des tragédies grecques, rêvait d’incarner Hamlet et se préparait à devenir, au cinéma, le Edmond Dantès du Comte de Monte-Cristo. C’est qu’il croyait avoir la vie devant lui. Du dernier été à Ramatuelle au dernier hiver parisien, semaine après semaine, jour après jour, l’acteur le plus accompli de sa génération se préparait, en vérité, à son plus grand rôle, celui d’un éternel jeune homme.

 

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Anne Philipe:  » le temps d’un soupir »

Il y a quelques années déjà, je découvrais avec une très grande émotion le livre bouleversant de pudeur et de souffrances écrit par Anne Philipe:  » le temps d’un soupir ». Elle nous parlait des souvenirs heureux près de son mari Gérard Philipe et   leurs deux enfants puis du deuil si cruel avec la mort prématurée de l’immense comédien, la laissant désemparée.. » Notre vie entière, qu’était-elle dans le cours du monde ? A peine le temps d’un soupir « écrivait elle. Ce récit raconte le bonheur intense puis en si peu de temps la douleur à l’annonce de la maladie et le deuil qui arrive comme un éclair de malheur.  je vous conseille vraiment de lire  Anne Philipe:  » le temps d’un soupir ». Intemporel Eveline56

Extrait du « temps d’un soupir 

« La douceur de l’air me fait rêver, à ce qui fut et à ce qui serait si tu étais là. Je sais que cette rêverie n’est qu’une inaptitude à vivre le présent. Je me laisse entraîner par ce courant sans regarder trop loin ou trop profondément. J’attends le moment où je retrouverai la force. Il viendra. Je sais que la vie me passionne encore. Je veux me sauver, non me délivrer de toi. »

« Le Dernier Hiver du Cid », Jérôme Garcin

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Mon avis:

« Avec son livre, « Le Dernier Hiver du Cid »Jérôme Garcin prolonge le si déchirant témoignage d’Anne Philipe, « Le Temps d’un soupir ». L’auteur a épousé Anne Marie, la fille de Gérard et d’Anne Philipe. Il nous parle avec délicatesse et pudeur des derniers jours de l’immense acteur de théâtre et de cinéma qu’était Gérard Philipe. Il nous dévoile aussi, par bribes, sa jeunesse et plus tard sa carrière, mais aussi la grande humanité de cet homme très proche de ses enfants et de son épouse, de ses amis Jean Vilar du TNP et de l’écrivain Georges Perros et des gens tout simplement. Le bonheur était là, la tragédie arrivait….

J’ai beaucoup aimé redécouvrir cet acteur connu dans le monde entier et dont mes parents me parlaient avec fierté. Gérard Philipe aurait mérité un bel hommage pour les 60 ans de la disparition en 2019. Sa beauté, une vie brève et une carrière incroyable n’empêchent pas l’oubli dans ce monde d’aujourd’hui mais une étoile telle que Gérard Philipe n’a sans doute pas besoin de reconnaissance… Je suis entrée avec bonheur et curiosité dans l’univers « cinéma et théâtre des années 50 », j’ai été très émue par la détresse d’Anne son épouse, si digne dans son immense douleur.. A lire pour (re) découvrir ce grand comédien.. Eveline56

 

Extraits du  » dernier hiver du cid « :

« Dans la chambre numéro 7, le chirurgien entend alors Anne, qui a bon espoir, demander à son mari : « As-tu le trac comme lorsque tu vas jouer ? »
« Oui, répond-il sur le ton de la boutade, mais, ici, j’ai moins de soucis. » C’est une pièce inédite, et sans texte, que Gérard s’apprête en effet à jouer couché.
Il va devoir, en dormant, en s’abandonnant, tout donner de lui. Et il ne connaît même pas l’épilogue…….

 

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« Les siens l’ont emporté dans le ciel des dernières vacances, à Ramatuelle, près de la mer, pour qu’il soit à jamais le songe du sable et du soleil, hors des brouillards, et qu’il demeure éternellement la preuve de la jeunesse du monde.
Et le passant, tant il fera beau sur sa tombe, dira : non, Perdican n’est pas mort
Simplement, il avait trop joué, il lui fallait se reposer d’un long sommeil. »
Louis Aragon

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« Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être. » Gérard Philipe

 

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Un petit roseau m’a suffi.. ( 4 ans de blog)

 

 

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Un petit roseau m’a suffi,

Un petit roseau m’a suffi
Pour faire frémir l’herbe haute
Et tout le pré
Et les doux saules
Et le ruisseau qui chante aussi ;
Un petit roseau m’a suffi
À faire chanter la forêt.

Ceux qui passent l’ont entendu
Au fond du soir, en leurs pensées,
Dans le silence et dans le vent,
Clair ou perdu,
Proche ou lointain..
Ceux qui passent en leurs pensées
En écoutant, au fond d’eux-mêmes,
L’entendront encore et l’entendent
Toujours qui chante.

Il m’a suffi
De ce petit roseau cueilli
À la fontaine où vint l’Amour
Mirer, un jour,
Sa face grave
Et qui pleurait,
Pour faire pleurer ceux qui passent
Et trembler l’herbe et frémir l’eau ;
Et j’ai, du souffle d’un roseau,
Fait chanter toute la forêt.
Henri de Régnier, « Odelette 1 », Les jeux rustiques et divins, [1897]

 

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Un poème pour vous, quelques photos prises cet après-midi lors d’une balade venteuse .. BISES

ANNIVERSAIRE DU BLOG:  4 ANS

« Déjà 4 ans que  » dans l’œil d’une flâneuse bretonne » existe. Je n’en reviens pas 🙄😮🙃

Je suis si heureuse de nos partages et ce n’était pas évident pour moi car je suis très pudique. Je réfléchis afin d’employer le bon mot, celui qui sera juste, qui ne trahira pas ma pensée et surtout ne blessera pas. ça prends du temps tout cela. LOL  C’est la raison pour laquelle mes textes sont souvent courts. Je préfère les mots et les couleurs des artistes de tout genre. Il me plait que ces créateurs soient parfois inconnus et proches de la Bretagne. Ainsi vous découvrez l’amour que j’ai pour ma terre Bretonne mais tout en restant ouverte sur le monde. 

J’aimerais vous remerciez pour tout, les échanges avec vous me sont si précieux. C’est une belle aventure….. KENAVO

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