Je vous souhaite un Joyeux Noël, que cette journée soit douce pour vous et vos proches … Bises bretonnes mes ami(e)s! Eveline
Noël ! Que nous apportes-tu Dans tes bras si fragiles ? Un cheval ? Une automobile ? Un Pierrot au chapeau pointu ? Noël, que nous apportes-tu ? Nous apportes-tu dans ta hotte Des oranges, du chocolat, du pain d’épices, des nougats Des pralines, des papillotes ? Qu’y a-t-il au fond de ta hotte ? Des joujoux, bien sûr, c’est parfait Et c’est si bon les friandises ! Mais, dans tes menottes exquises Trouverons-nous d’autres bienfaits ? Noël, apporte-nous la Paix !
Un oiseau siffle dans les branches Et sautille gai, plein d’espoir, Sur les herbes, de givre blanches, En bottes jaunes, en frac noir.
C’est un merle, chanteur crédule, Ignorant du calendrier, Qui rêve soleil, et module L’hymne d’avril en février.
Pourtant il vente, il pleut à verse …. Théophile Gautier
“Que ceux qui ont faim aient du pain ! Que ceux qui ont du pain aient faim de justice et d’amour”
l’Abbé Pierre
Je regarde ce merle dans le jardin, il retourne les tapis de feuilles mortes, picore et arrache les mousses. Il se régale…. J’aimerais, et je suis sans doute crédule comme le merle de Théophile Gautier, que nous mangions tous à notre faim et que nous ayons un toit pour nous réchauffer. j’écoute et j’entends tous ces témoignages si tristes de misère et d’injustice vécus, tous les jours…. Eveline56
C’est l’heure exquise et matinale Que rougit un soleil soudain. A travers la brume automnale Tombent les feuilles du jardin. Leur chute est lente. On peut les suivre Du regard en reconnaissant Le chêne à sa feuille de cuivre, L’érable à sa feuille de sang. Les dernières, les plus rouillées, Tombent des branches dépouillées ; Mais ce n’est pas l’hiver encore. Une blonde lumière arrose La nature, et, dans l’air tout rose, On croirait qu’il neige de l’or.
François Coppée (1842-1908)
Toutes les couleurs de l’automne pour vous, merci d’être là…. Eveline
La mer chante ? Sans arrêt et la bande son qu’elle diffuse est capitale pour le marin. Lorsqu’il fait nuit, il n’a pas d’autre point de repère que sa chanson. Le son de chaque instrument compte, celui du vent, des vagues, leur sifflement déchirant contre la coque. (Olivier De Kersauson)
La mer est un univers.Si on l’observe, elle prévient de tout. Un coup de vent a toujours un signe annonciateur.
Il y a une lecture de l’océan et du monde maritime que des années d’observation donnent et développent. Un équateur en Pacifique n’a rien à voir avec un équateur en Atlantique. Les bleus ne sont pas les mêmes, les systèmes éoliens ne circulent pas de la même façon.
Jusqu’à 1900, il fallait écouter et regarder la mer pour comprendre. Depuis, les marins ne fonctionnent qu’avec les instruments de navigation, et les pêcheurs ont des sondeurs : plus personne ne regarde la mer.
Océan’s songs. Olivier de KERSAUSON
mes photos m’appartiennent…. 😉
L’automne est là, il faut se couvrir un peu plus mais les balades face à l’océan restent magiques….Bises de Bretagne! Eveline
Du soleil, encore du soleil…. L’été ne veut pas laisser sa place à l’automne et nous en profitons pour flâner le long de l’océan. J’aimerais partager avec vous ces doux moments de vrai bonheur !!! bises du Fort-Bloqué, bonne semaine à tous !
À seulement 18 ans, Pierre est marin-pêcheur à son compte. À Saint-Nazaire, c’est lorsque la nuit tombe qu’il part avec son bateau pêcher la crevette grise. Un métier de passion, d’espoir et de déconvenue.
La douceur des fins d’après-midi d’été se fait sentir, lorsque Pierre pose le pied sur son bateau pour commencer sa journée de travail. Depuis deux mois, dans le port de Saint-Nazaire, à seulement 18 ans et 3 mois, il est le plus jeune marin pêcheur à son compte. Rien ne laisse cependant transparaître son jeune âge. Son regard est grave, son verbe assuré et ses épaules assez larges pour porter les responsabilités qui sont désormais les siennes.
Après avoir inspecté ses filets, le voilà à la barre de son bateau de 8,72 m. Pendant une trentaine de minutes et en pilotage presque automatique, il rejoint son périmètre de pêche dans l’estuaire de la Loire. Les premières inquiétudes apparaissent sur son visage. « Il y a du courant, c’est plus compliqué pour la pêche. En plus, depuis quelques jours, j’ai un problème de réglage avec mon chalut, ça ne pêche pas bien. J’espère que ça ira ce soir », confie le jeune marin en allant mettre à l’eau ses neuf mètres de filet.
Je fais ce que mon père n’a pas pu finir » La pêche est une histoire de famille chez lui. Le port et ses marins ont vu naître et grandir Pierre jusqu’à l’accueillir aujourd’hui comme l’un des leurs. Son père, marin-pêcheur lui aussi, est décédé alors qu’il n’avait que 2 ans. Plus qu’une passion, c’est un héritage que Pierre a voulu reprendre. « Depuis tout petit, je veux être pêcheur. Aujourd’hui, je fais ce que mon père n’a pas pu finir », sourit-il timidement. Il fait ses armes à l’école de pêche, mais quitte l’école un an avant ses examens, pressé de rejoindre la mer. Il travaille alors au Croisic sur des langoustiers à bord desquels il part au large pendant six jours. « C’est là que tu apprends le métier, c’est des choses qu’on ne t’enseigne pas à terre. » Il n’a alors que 17 ans mais rêve déjà d’être le patron de son propre bateau. « La langoustine, ça m’a permis pendant un an de mettre de l’argent de côté », explique-t-il. Désormais, ce rêve, un bateau devenu sa « deuxième maison », se nomme Le P’tit Paluche, un hommage à son père. « Paluche était son surnom, donc moi, ici, c’est Petit Paluche. »
Les vagues se sont calmées face à la plage de Saint-Brévin. Pendant près d’une heure et demie, le chalut est traîné pour attraper les fameuses crevettes grises dans les fonds marins. Pour passer le temps, dans sa petite cabine où résonnent des notes de rap, Pierre grille cigarette après cigarette et joue avec son téléphone. « Bientôt, je vais mettre une télé là », s’amuse-t-il en pointant depuis son siège l’espace à côté des commandes. « Faut en pêcher pour être rentable » Lorsqu’il remonte ses filets, son visage se durcit. La pêche semble maigre. Dans le bac de tri, crabes, poissons et étoiles de mer gisent au milieu des crevettes grises. Pierre commence le triage tout en renvoyant à la mer ces poissons indésirables qui feront le festin des goélands rassemblés autour du bateau.
Avant de lancer une deuxième fois le filet, il tente d’y ajouter plus de poids à l’aide de chaînes. Une heure plus tard, une fois remonté, le deuxième filet n’est pas plus heureux que le premier. « C’est minable », soupire Pierre, inquiet. Il actionne pour la troisième fois son chalut, pessimiste : « D’habitude, je fais 15 ou 20 kg de crevettes par chalut ; là, je fais 1 à 2 kg. J’appelle les autres ; eux, tout va bien, je ne comprends pas. » À seulement 18 ans, Pierre doit tenir le cap dans un métier qui laisse peu de répit. Six jours par semaine, il travaille près de douze heures par nuit jusqu’à 6 h du matin, soumis aux aléas des courants et des marées. Il lui faudra du temps pour atteindre la rentabilité. « Je pense dans dix ans, confie-t-il. À 9 € le kilo de crevettes grises, faut en pêcher pour être rentable. » Plus de 50 à 100 kg à chaque sortie en mer. « C’est fini ce métier de m… »
Crevettes roses Alors, comme son père avant lui, il veut voir plus loin et se diversifier. Dans quelques mois, il posera ses 500 casiers à Mesquer pour pêcher la crevette rose. « Avec la crevette rose, tu mets tes casiers et tu reviens deux jours après, ça te prend trois heures. Là, à la crevette grise, je passe douze heures à gagner la moitié. » Puis, il y aura la pêche à la civelle en hiver, petite anguille devenue l’or blanc de la Loire, à 350 € le kilo. Pierre doit bientôt obtenir la licence, un sésame convoité pour cette pêche très réglementée. Un soulagement.
21 h 30. Le jeune marin sort pour la troisième fois son filet. Cette fois-ci, la prise n’ira pas jusqu’au bac de tri. Désabusé, Pierre rejette à la mer le maigre butin. « Que des crabes », souffle-t-il. Il préfère désormais retourner au port. « Je ne veux pas perdre d’argent avec le gasoil. Là, j’ai 18 € de pêche pour 13 € de gasoil. » En rentrant, il passera quelques coups de fil. « Faut demander des conseils à mes petits anciens », comme il aime à surnommer les autres marins du port, ses aînés.
Claire Duhamel/Ouest-France 26/08/2018
« Suite au poème d’ Anatole LE BRAZ, j’aimerais partager, avec vous, un reportage sur un jeune pêcheur d’aujourd’hui. Pierre, 18 ans et 3 mois, nous parle de son métier avec beaucoup de franchise. Il affronte les marées comme il le dit si bien : « c’est un métier de passion, d’espoir et de déconvenue. » Je rajoute que c’est un métier de grand courage pour un si jeune homme. ADMIRATION !!!!
Nous sommes très loin du monde politique et de ses arrangements ):
♪ La Quête ♪Rêver un impossible rêvePorter le chagrin des départsBrûler d'une possible fièvrePartir où personne ne partAimer jusqu'à la déchirureAimer, même trop, même mal,Tenter, sans force et sans armure,D'atteindre l'inaccessible étoileTelle est ma quête,Suivre l'étoilePeu m'importent mes chancesPeu m'importe le tempsOu ma désespéranceEt puis lutter toujoursSans questions ni reposSe damnerPour l'or d'un mot d'amourJe ne sais si je serai ce hérosMais mon cœur serait tranquilleEt les villes s'éclabousseraient de bleuParce qu'un malheureuxBrûle encore, bien qu'ayant tout brûléBrûle encore, même trop, même malPour atteindre à s'en écartelerPour atteindre l'inaccessible étoileJACQUES BREL
La Quête est une chanson interprétée par Jacques Brel en 1968, extraite de L’Homme de la Mancha, adaptation française par Jacques Brel de la comédie musicale américaine Man of La Mancha.
« Ce matin, à la radio, j’entends la voix de Brel, il chante » la quête »… Je suis en voiture, il fait beau et j’écoute ce sublime texte, cette mélodie et cette voix, la gorge serrée par l’émotion…
J’ai voulu partager ce beau moment, comme suspendu, avec vous. Ces photos du ciel matinal ne pouvaient » rêver » meilleur accompagnement…. » BISES …. Eveline
Les pommes du jardin tombent, le temps se refroidit et l’automne pointe le bout de son nez »Noz vat » en breton, bonne nuit, Bon week-end à vous…EVELINE56
Petite déception pour malzenn … Trop de monde pour tremper ces petites pattes dans l’eau…Pas drôle… Vivement la semaine prochaine et le retour au calme semble-t-elle penser 😉 LOL
En ce début de rentrée scolaire, je vous souhaite une bonne reprise! Eveline
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