Vivre !

La danse des oiseaux 🐦💙🐦

Photos Eveline56 🪩


Sagesse…



Arrière-saison !

Arrière saison

La couleur verte
tremble
entre les mains
de l’automne
La mort maquille
les feuilles
pour leurs noces
avec le givre
Un silence très ancien
se loge
dans la lumière
qui se tait
et le Temps jette
les heures insouciantes
dans un feu sans mémoire

Kamal Zerdoumi

Le dernier recueil de Kamal Zerdoumi « Dignité des braises » est sorti le 3 novembre 2023 ! J’ai beaucoup d’admiration pour ce poète 🌟🌟🌟🌟🌟

Bon dimanche ! Que cette journée vous apporte réconfort et douceur. Eveline56


Bon voyage au Ménez Hom !

Écoutez Yann Tiersen tout en regardant les photos ! « Beaj vat ! » Bon voyage au Ménez Hom !

« Le mont Menez-Hom, qui culmine à 330 mètres d’altitude, est l’un des hauts lieux de la Bretagne, un espace naturel protégé ! C’est un merveilleux spectacle d’admirer depuis le sommet la rade de Brest, la baie de Douarnenez, la pointe de Pen-Hir et les Monts d’Arrée. C’est un véritable bonheur pour moi de me promener là-bas., entre terre et mer J’éprouve une sensation d’apaisement et de bonheur absolu. Je vous présente quelques clichés de cet endroit magnifique.

Bises de Bretagne Eveline56


Papillons..

 

Les papillons

De toutes les belles choses
Qui nous manquent en hiver,
Qu’aimez-vous mieux ? – Moi, les roses ;
– Moi, l’aspect d’un beau pré vert ;
– Moi, la moisson blondissante,
Chevelure des sillons ;
– Moi, le rossignol qui chante ;
– Et moi, les beaux papillons !
Le papillon, fleur sans tige,
Qui voltige,
Que l’on cueille en un réseau ;
Dans la nature infinie,
Harmonie
Entre la plante et l’oiseau !…
Quand revient l’été superbe,
Je m’en vais au bois tout seul :
Je m’étends dans la grande herbe,
Perdu dans ce vert linceul.
Sur ma tête renversée,
Là, chacun d’eux à son tour,
Passe comme une pensée
De poésie ou d’amour !

Gérard de Nerval

« Quelques photos des derniers papillons du jardin, Ils vont me manquer « …. Eveline56

( photos Eveline56 )

Le Musée de l’Innocence.. Orhan Pamuk

Résumé: Kemal, un jeune homme d’une trentaine d’années, est promis à Sibel, issue comme lui de la bonne bourgeoisie stambouliote, quand il rencontre Füsun, une parente éloignée et plutôt pauvre. Il tombe fou amoureux de la jeune fille, et sous prétexte de lui donner des cours de mathématiques, la retrouve tous les jours dans l’appartement vide de sa mère. En même temps, il est incapable de renoncer à sa liaison avec Sibel.
C’est seulement quand Füsun disparaît, après les fiançailles entre Sibel et Kemal célébrées en grande pompe, que ce dernier comprend à quel point il l’aime. Kemal rend alors visite à sa famille et emporte une simple réglette lui ayant appartenu : ce sera la première pièce du musée qu’il consacrera à son amour disparu. Puis, il avoue tout à Sibel et rompt les fiançailles.
Quand, quelque temps après, Kemal retrouve la trace de Füsun, mariée à son ami d’enfance Feridun, son obsession pour la jeune femme montera encore d’un cran…

Orhan Pamuk est l’un des romanciers les plus éminents de Turquie et l’écrivain le plus vendu dans le pays, En 2006, il remporte le prix Nobel de littérature. Ses romans ont rencontré un succès planétaire depuis leur parution et l’on estime qu’ils se sont vendus à plus de onze millions d’exemplaires.

Mon avis :

 » J’ai beaucoup aimé ce roman qui ne ressemble à aucun autre ! Les émotions des personnages sont si bien exprimées à travers l’écriture poétique d’Orhan Pamuk, auteur turc renommé ! Il nous conte l’histoire d’amour entre Kémal et Füsun ,un récit bouleversant, obsédant, dérangeant ! La lenteur de l’histoire nous permet de plonger dans Istanbul des années 75. Nous parcourons les quartiers d’Istanbul, qu’ils soient pauvres ou riches, en partageant les repas et les moments de vie de Kemal qui se rapprochera de la famille de Füsun afin d’être près de son amour. Commencera alors la collection d’objets…….


L’auteur , Orhan Pamuk ,va s’inspirer de son livre afin de créer un véritable musée à Istanbul, « le musée de l’innocence » avec les objets de son histoire.

Musée créé par Orhan Pamuk  » le musée de l’innocence« 

Situé dans le quartier de Beyoglu, ce musée a été lauréat du prix du musée européen de l’année 2014. Sa particularité est qu’il reflète le roman portant le même nom, écrit par Orhan Pamuk en 2008 et traduit en 58 langues différentes. Situé dans une maison ancienne et composé d’une série de vitrines, correspondant chacune à l’un des 83 chapitres du roman, il mérite le détour ! 

Orhan Pamuk a créé le roman et le musée ensemble. Il a commencé à collecter des objets pour le musée au milieu des années 1990 lorsqu’il écrivait son roman d’amour basé sur l’histoire de deux familles stambouliotes, l’une faisant partie de la haute société et l’autre d’un milieu modeste. Le récit et le musée offrent un aperçu de la vie de la classe supérieure d’Istanbul des années 1970 au début des années 2000. Selon le roman, tous ces objets ont été collectés par Kemal (le protagoniste) tout au long de l’histoire pour conserver des souvenirs de l’amour de sa vie, Füsun, mariée à quelqu’un d’autre.L’auteur tient à préciser que même si la plupart des objets exposés dans le musée proviennent de sa famille, de ses amis, et le plus souvent d’objets qu’il a aimés dans sa jeunesse, le parcours du musée reflète celui du roman et non le sien propre. Il souligne ainsi souvent que le musée de l’Innocence n’est pas le musée d’Orhan Pamuk.

Malgré la conjonction entre le musée et le roman, Pamuk maintient que le musée et le roman peuvent être visités indépendamment l’un de l’autre :

« Tout comme le roman est tout à fait compréhensible sans une visite au musée, de même le musée est un lieu qui peut être visité et vécu par lui-même. »


Septembre !

Septembre

Le ciel s’est libéré de ses vapeurs torrides,
Les jours se sont défaits des trop vives clartés,
L’air s’est enfin rempli d’une tiédeur humide,
Le calme est revenu, l’été s’en est allé.

L’été s’en est allé. Tout revit. Tout respire
Le suave parfum de la douce saison
Et pourtant je perçois, dans l’ombre qui s’étire,
Un étrange regret et de légers frissons.

Isabelle Callis-Sabot

Photos Eveline56

« La passiflore est la plus rustique des fleurs de la passion, elle est si agréable à photographier 💙

Je vous souhaite une belle rentrée !

Bises de Bretagne


Peintures en lumière …. Soaze

« C’était un réel plaisir de rencontrer Soaze lors de son exposition. J’ai été profondément touchée par ses peintures qui ont ravivé en moi les merveilleux souvenirs de mes grands-mères disparues. J’ai évoqué mon admiration pour l’œuvre de Patrice Cudennec, un peintre très populaire en Bretagne pour ses toiles de pêcheurs rêveurs, empreintes de poésie, tout comme les peintures des bretonnes de Soaze. Elle a aimé cette comparaison car elle est admirative du travail de Cudennec. Et j’ai vu sur le banc de la chapelle ce livret avec un tableau de ce peintre avec ces mots  » suis parti à la pêche aux rêves » … je reviens plus tard !

Je ne suis pas encore revenue de vos merveilleuses bretonnes et de leurs cafetières Soaze. Merci 🙏

Bonne fin de semaine ! Eveline56


Malzenn, mon bébé 🌟 ( 2009-2024 ) !

Malzenn s’en est allée au paradis des animaux, Je l’appelais  » mon bébé »💖.

Depuis près de 15 ans, elle faisait partie de notre famille. Elle était drôle, fidèle et si câline. Nous sommes profondément attristés. 😢😭

Malzenn ☁️

Pour Malzenn mon bébé….

Le chemin fleuri !

  • Balade sous le soleil et découverte de ce petit chemin fleuri par les enfants du village. J’ai été très sensible à leur art délicat et poétique !
  • Belles vacances ! J’espère que vous pourrez bien vous reposer pendant cette période. Eveline56.

Ça frappe…. Eugène GUILLEVIC

J’entends qu’on frappe.
Disons : ça frappe.

Ne sais pas quoi,
Pas où, pas qui.

Astilbes du jardin

Je vous souhaite une belle et douce semaine ! Éveline


Le soupir des roses..

Mon amie la rose Françoise Hardy



On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
À veillé mon amie
Moi en rêve j’ai vu
Éblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait
…………..

  • Je tiens à vous exprimer mon admiration pour Françoise Hardy et ma tristesse suite à son départ. Elle était une icône absolue de la chanson française, adoubée mondialement par d’innombrables artistes comme Mick Jagger et David Bowie. Elle m’enchantait et chaque album était une belle découverte ! Il est certain que ses chansons resteront à mes côtés pour toujours… Eveline56

🌟🌟🌟🌟🌟

Un beau message d’espérance à l’heure où Françoise nous a quittée, peut-être ma chanson préférée  » Éveline 🙏😪

Françoise Hardy – Tant de Belles Choses

Même s’il me faut lâcher ta main
Sans pouvoir te dire « À demain »
Rien ne défera jamais nos liens
Même s’il me faut aller plus loin
Couper les ponts, changer de train
L’amour est plus fort que le chagrin
L’amour qui fait battre nos cœurs, va sublimer cette douleur


Bleu sourire 💙⛵

Bleu sourire

BLEU SOURIRE

le bleu
règle d’avance
la note du jour

un oiseau
s’envole
le ciel ouvre le feu

ombre et lumière
font la roue
les heures tournent
comme les aubes
sur la rivière

un morceau de soleil
s’est posé sur la rive

écoute
l’eau sourit

Alain Freixe

Les Mains heureuses, La rumeur libre, 108 p., 12 €

Photos Eveline 56

Je vous souhaite une belle semaine ! Bizh 😚🙏

Je dors en Bretagne ce soir !

Les pommiers fleuris du printemps
Et la grêle de temps en temps
Sur les talus la blanche épine
La tige fine qui s’incline
Les ajoncs de La Roche-Bernard
Beauté prise dans un regard

Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir

L’abeille sur le liseron blanc
Et en surface d’océan
L’évanouissement des vagues
L’ombre d’un chemin qui zigzague
La graine des genêts craquant
En plein midi au bord des champs

Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir

Les bruines de l’arrière-saison
Voilant des ports sans horizon
Une sirène qui résonne
Portant mélancolie d’automne
Le galop fou du vent salé
Sur l’infini des monts d’Arrée

Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir

L’onglet du pécheur étripant
Le poisson sur le pont glissant
L’alignement mégalithique
Que fait reluire la pluie oblique
Et un peu de neige parfois
Qui blanchit l’ardoise des toits

Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir
Dans la beauté

Paroliers : Gilles Servat

C’est également un romancier qui sait faire revivre l’épopée celte et la réalité de la Bretagne armoricaine. 

Je vous souhaite une belle et douce semaine ! Eveline 56



A mon étoile disparue..

« La terre me parle, je lui réponds. J’écris pour elle, je voudrais pouvoir transmettre le message de la terre « Anjela Duval

A mon étoile disparue

Sur l’appui de la fenêtre du vieux logis
Trois faux, une pierre à aiguiser
Un marteau, une enclume.
Par-dessus — l’un sur l’autre
Deux petits sabots de bois jaune
Aux brides de cuir noir.
Ils avaient ramassé de la boue là-bas
Dans les ruines du Chemin des Améthystes
Petits sabots de bois jaune !
Petits souliers de mon étoile !
Et ses chaussons bleu nuit
Sur lesquels l’araignée a tramé
Son filet aérien et solaire !
— Quand le retrouvera-t-elle
Mon étoile, son pied agile ?
… Mon étoile est malade
Mes jours sont noirs, noires mes nuits !
… Vous regardez par la fenêtre du vieux logis
Petits sabots de bois jaune
Notre étoile reviendra-t-elle ?

21 novembre 1970

Anjela Duval (Traduction Paol Keineg)



Du gris au bleu..

biographie

Nationalité : Breton 😉
Né(e) à : LARMOR PLAGE (56) , le 07/10/1948
Mort(e) le : 06/05/2013 à Ploemeur

Marin-pêcheur lorientais pendant 28 ans et poète, Alain Jégou (1948-2013) est né le 7 octobre 1948 à Larmor-Plage. Inspiré par les vents et les Amérindiens, il est proche des poètes de la beat generation (mouvement littéraire et artistique né dans les années 1950, aux États-Unis). Auteur d’une trentaine d’ouvrages, la médiathèque de Quimperlé lui a dédié un site Internet qui évoque son univers poétique.Il est également lauréat du prix Xavier Grall pour l’ensemble de son oeuvre poétique.

Quelques photos de Larmor Plage pour un hommage au poète Alain Jégou !
Belle semaine !


Contre la peur, un seul remède : le courage..

« Lesha, merci pour 26 ans de bonheur absolu. Oui, même pendant ces trois dernières années, écrit Ioulia Navalnaïa  Pour m’avoir toujours soutenue, pour m’avoir fait rire même depuis la prison, pour avoir toujours pensé à moi. »

« Je ne sais pas comment vivre sans toi, mais j’essaierai de te rendre, là-haut, heureux et fier de moi. Je ne sais pas si je peux le faire ou pas, mais j’essaierai. On se reverra certainement un jour », « J’ai tellement d’histoires non racontées et de chansons enregistrées dans mon téléphone pour toi, idiotes et drôles. Honnêtement, des chansons terribles… mais elles parlent de nous, et je voulais tellement te les faire entendre. Je voulais te regarder les écouter, rire et ensuite me serrer dans tes bras. »

« Je t’aime pour toujours. Repose en paix » Ioulia Navalnaïa

Ioulia Navalnaïa
Femme d’Alexeï Navalny



« Contre la peur, un seul remède : le courage ». Louis Pauwels


photo noir et blanc : Eveline56

Les mots..

Les mots


Les mots n’ont pas de prix
ils ont la taille et la dimension
de la lumière qu’ils contiennent

Ils étincèlent comme des éclats de cristal
quand le verbe cisèle l’amour

Chaque mot est noyau d’univers
chaque pensée qu’il contient
est parcelle du tout

Les mots ont la largeur du vent
l’étroitesse de la haine
l’immensité de la passion
la hauteur du projet

Ils sont à la taille du temps
aucun livre ne les enferme

Chaque mot est un cri
qui défie le néant
chaque mot porte plus loin que lui

Jamais je ne vénèrerai
les mots qui excluent l’autre
seul le mot respect est mon maitre

lui seul m’enseigne la certitude d’être en paix avec l’univers
lui seul m’affirme que je n’ai d’autre boussole que ma conscience

J’ai l’intime conviction que je serai en paix avec l’univers
tant que je n’aurai d’autre boussole que ma conscience.

Jean-Michel Sananes

Jean-Michel Sananès est poète et directeur des Éditions Chemins de Plume.

Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois, Felix Salten et Benjamin Lacombe

Bambi

"Bambi retrace les premières années d’un faon et, à côté de ses émerveillements, les épreuves qu’il affronte et qui le construisent : dangers, deuil, solitude, métamorphoses, défis, et toujours l’angoisse d’être chassé et tué.L’histoire, oscillant entre anthropomorphisme (les animaux parlent) et naturalisme (les observations sont magnifiques), nous plonge dans une forêt qui bruisse de multiples émotions, d’expériences intenses, de sensations contrastées vécues par une société d’animaux, miroir de notre humanité, tout à la fois violente, cruelle et fragile, et dotée d’une prodigieuse résilience."

Un poème bienfaisant, sensible et généreux de Jean-Michel Sananes accompagné d'une image émouvante de solitude, extraite de Bambi, l'histoire d'une vie dans les bois, de Félix Salten, dirigé et illustré par Benjamin Lacombe, c'est mon partage avec vous cette semaine. BIZH Eveline56

Automne..

Automne,

La rivière s’écoule avec lenteur. Ses eaux
Murmurent, près du bord, aux souches des vieux aulnes
Qui se teignent de sang ; de hauts peupliers jaunes
Sèment leurs feuilles d’or parmi les blonds roseaux.

Le vent léger, qui croise en mobiles réseaux
Ses rides d’argent clair, laisse de sombres zones
Où les arbres, plongeant leurs dômes et leurs cônes,
Tremblent, comme agités par des milliers d’oiseaux.

Par instants se répète un cri grêle de grive,
Et, lancé brusquement des herbes de la rive,
Étincelle un joyau dans l’air limpide et bleu ;

Un chant aigu prolonge une note stridente ;
C’est le martin-pêcheur qui fuit d’une aile ardente
Dans un furtif rayon d’émeraude et de feu.

Jules Breton

 Kenavo an distro !

Au revoir, à bientôt ! Eveline56


Offrande..

Offrande

Au creux d’un coquillage
Que vienne l’heure claire
Je cueillerai la mer
Et je te l’offrirai.

Y dansera le ciel
Que vienne l’heure belle.
Y dansera le ciel
Et un vol d’hirondelle
Et un bout de nuage
Confondant les images
En l’aurore nouvelle
Dans un reflet moiré
Dans un peu de marée
Dans un rien de mirage
Au fond d’un coquillage.

Et te les offrirai.

« c’est avec un beau coucher de soleil sur l’océan que je vous souhaite une belle semaine. » Eveline56

Photos: Eveline56