The Rose..


The Rose
(La Rose)

Some say love, it is a river
Certains disent que l’amour est une rivière
That drowns the tender reed.
Qui submerge le fragile roseau.
Some say love, it is a razor
Certains disent que l’amour est une lame
That leaves your soul to bleed.
Qui fait saigner votre âme.
Some say love, it is a hunger,
Certains disent que l’amour est un désir ardent,
An endless aching need.
Un besoin qui fait souffrir sans cesse.
I say love, it is a flower,
Je dis que l’amour est une fleur,
And you its only seed.
Et toi son unique graine.

It’s the heart afraid of breaking
C’est un cœur qui a peur d’être brisé
That never learns to dance.
Qui n’apprend jamais à danser.
It’s the dream afraid of waking
C’est un rêve qui a peur de prendre fin
That never takes the chance.
Qui ne saisit jamais sa chance.
It’s the one who won’t be taken,
C’est celui qui a peur de se laisser aller,
Who cannot seem to give,
Qui ne semble pouvoir donner,
And the soul afraid of dyin’
Et une âme qui a peur de mourir
That never learns to live.
Qui n’apprend jamais à vivre.

When the night has been too lonely
Quand la nuit a été emplie de solitude
And the road has been too long,
Et que la route a semblé trop longue
And you think that love is only
Et que tu penses que l’amour n’est fait que
For the lucky and the strong,
Pour ceux qui ont de la chance et qui sont forts,
Just remember in the winter
Souviens-toi simplement qu’en hiver
Far beneath the bitter snows
Sous la neige glaciale
Lies the seed that with the sun’s love
Repose cette graine qui grâce à l’amour du soleil
In the spring becomes the rose.
Au printemps deviendra une rose.

La rose comme ces fleurs prises dans mon jardin, fait écho à un film que j’ai pu voir en 1979 au cinéma, le très beau « The Rose », dont la chanson éponyme est interprétée par la très talentueuse Bette Midler. Cette dernière incarne de façon magistrale ce film inspiré de la vie de l’artiste Janis Joplin. Un rôle inoubliable et qui aura marqué toute une génération au son de cette voix puissante et de son charisme dans le film. Je voulais la partager avec vous.

Excellente semaine à toutes et à tous !

Eveline56


La pierre et le vent !


La pierre et le vent s'en vont ensemble
Parler d'amour

La pierre et le vent n'oublient rien
De leur nature opposée

L'une est sédentaire
L'autre est sublimée

L'un voyage sans papiers
L'autre patiente depuis des millions d'années

La pierre et le vent pour parler d'amour
S'en vont ensemble
Vous les avez croisés

Rozenn Evain

Cette semaine, je partage avec vous quelques photos des rochers et de l’océan qui bordent ma plage préférée. Le poème de Rozenn Evain l’accompagne car c’est un recueil que j’affectionne tout particulièrement. Belle semaine à tous !

Eveline56

Le parloir : Paule Du Bouchet

Résumé :

« C’est un homme. Elle se l’est dit ainsi, d’un bloc. Ce mot-là, « homme », dès qu’elle l’a vu. Il occupait entièrement le cadre de la porte. Un homme. Massif. Plus homme qu’une pierre est pierre.
Cette phrase comme un coup que par la suite elle recevra chaque fois, s’imposant, comme cet homme-là.
»
Isabel préfère le silence aux longs discours, quitte à paraître farouche ou même hostile. Quitte à prendre des décisions subites, que parfois elle ne s’explique pas elle-même. Ainsi, lorsqu’elle quitte son mari sur un coup de tête, avec sa fille et deux valises, elle ne sait pas vraiment où elle souhaite aller, ni ce qu’elle compte faire de cette soudaine liberté.
A Poullic, en Bretagne, elle loue une chambre chez Violette, une vieille dame qui l’aide à retrouver peu à peu le goût de vivre. Isabel commence à travailler à la bibliothèque municipale et, en parallèle, amorce une correspondance avec un homme dont elle ne sait rien, sinon qu’il purge une longue peine à la maison d’arrêt de Poissy.
De la correspondance aux rencontres, à ce parloir où ils vont se retrouver face à face, il n’y a qu’un pas. Mais celui-là est décisif. Le silence, il va falloir le briser. 

EXTRAIT

Maison centrale de Poissy
Septembre 1994

« Elle ne bouge pas. Elle le regarde, gibier de nuit pris dans les phares d’une voiture. C’est-à-dire qu’elle regarde devant elle et, dans le faisceau de ses yeux, il y a cet homme. Il porte un large pull de camionneur, bordeaux, à fermeture éclair. Dans le pull informe, ce corps. Compact, lourd. Lui, il ne dit rien, ne sourit pas. Sa bouche est fine comme une balafre.

Elle se l’est représenté de mille façons, mais pas de celle-là. Il y a bien eu une photo d’identité voici quelque temps, mais elle devait être vieille, ou il a grossi, ou il a triché, c’était un autre sur la photo.

Mais cet homme-là.

Il s’est assis de l’autre côté de la table métallique, maintenant, ils sont face à face, son cœur à elle bat si violemment qu’elle arrime son pied à celui de la table pour faire taire les mouvements de son buste. Elle a l’impression que chaque battement projette une giclée de sang devant ses yeux et, à cause de ce brouillard, elle ne voit pas le mince sourire, les yeux, plissés, noirs, très enfoncés, lorsqu’il dit :

— Alors, c’est vous.

— Oui, murmure-t-elle d’une voix qui est un souffle.

Il la regarde. Elle baisse les yeux.

— Je vous fais peur ?

Elle secoue lentement la tête, se sent pitoyable.

— Vous m’imaginiez autrement ?— Oui… Non… Ce n’est pas grave.« 

Le livre de Paule du Bouchet, « Le parloir, » est un très beau cadeau offert par mon fils. Je l’en remercie car c’est mon coup de foudre littéraire en ce début d’année ! J’ai trouvé cette histoire bouleversante. l’écriture de l’auteure est délicate, lyrique ! Je vous le conseille vivement ! Eveline56



 Coup d’œil, Clin d’œil !

« Un hommage à l’attention, à l’audace et à la solidarité des marins. » Pierre Chanteau,

Contemplez cet œil étrange, fait de verre et de céramique, qui orne parfois un rocher, parfois une jetée en bord de mer ! » Au milieu d’un fragment d’isolateur électrique qui symbolise l’iris, on trouve des billes de couleurs variées placées dans des goulots de bouteilles. La Cornée se compose de petits tessons de vaisselle en faïence. »
Il s’agit de l’œuvre de Pierre Chanteau, un artiste originaire de Carantec en Bretagne.

Le décès de Pierre Chanteau est survenu le 28 mars 2025, mais ses 113 yeux en céramique ont laissé une marque durable dans les communes côtières et les îles du Finistère. .👁️ 👁️ »

« Le premier œil de Pierre Chanteau, scellé à Locquénolé.

Le livre de Pierre Chanteau “Taol-Lagad Serr-Lagad”

Pierre Chanteau expliquait sa démarche bénévole : « Cet œil en verre et en faïence est un hommage artistique et poétique aux milliers d’hommes et de femmes qui ont porté et portent secours aux marins en difficulté. Les marins de l’antiquité peignaient de grands yeux à la proue de leurs navires, ces yeux étaient censés protéger les équipages des dangers de la navigation. Le Finistère et son littoral, à la proue de l’Europe ! 🙏

⛵👁️« Je ne voulais pas que cet œil soit exposé au grand public mais plutôt dans un endroit comme une vieille cale, un rocher, où l’objet puisse être submergé à marée haute » ⛵👁️ Pierre Chanteau 💙🧜‍♀️🐦 🌊


Les fleurs du printemps..

« Les fleurs du printemps sont les rêves de l’hiver racontés, le matin, à la table des anges », Khalil Gibran, poète libanais.

A cœur ouvert (Haïku)

Pour que ces quelques fleurs
S’épanouissent comme un cœur
Ouvre l’intérieur

Jean-Stéphane Bozzo – octobre 2020


« Journal inquiet d’Istanbul 2007-2017 » Ersin Karabulut

Résumé:

L’HISTOIRE VRAIE D’UN DESSINATEUR DE PRESSE ET DU JOURNAL SATIRIQUE LE PLUS CELEBRE DE SON PAYS, EN LUTTE CONTRE LE REGIME AUTORITAIRE TURC. Loin d’être un militant ou un intellectuel, Ersin Karabulut est avant tout un dessinateur animé par sa passion de créer. Avec ses complexes et ses doutes, il ne cherche qu’a faire ce qu’il aime : dessiner. Ses amis et lui lancent alors Uykusuz, un magazine satirique qui rencontre un succès immédiat, particulièrement auprès des jeunes. Mais dans une Turquie en pleine mutation, les réalités politiques viennent bousculer son quotidien. A travers des moments drôles, touchants, parfois douloureux, ce livre nous plonge dans le quotidien d’un créateur emporté malgré lui par les tourments de son époque, dans un pays où la société devient de plus en plus conservatrice et où les libertés reculent.

Date de publication originale : 3 janvier 2025

Ersin Karabulut

Mon avis:

  • J’ai adoré cette BD ! Le talent d’Ersin Karabulut, je le connaissais déjà avec le premier tome du « Journal Inquiet d’Istanbul »qui nous racontait le combat d’un caricaturiste pour la liberté d’expression, la propre histoire d’Ersin Karabulut. Il partageait avec nous des moments drôles, touchants mais aussi très dangereux. Impatiente de poursuivre ce dyptique sur la Turquie contemporaine, je viens de finir le deuxième tome. Toujours aussi captivant , Ersin Karabulut continue à raconter sa vie à Istanbul, la difficulté à sortir son journal satirique « Uykusus » ( insomnies)  et les défis de la poursuite de ses rêves face à la répression de plus en plus sévère.
  • C’est un coup de coeur !
  • Eveline56⭐⭐⭐⭐⭐

La distance la plus éloignée,
N’est ni celle avec l’Afrique,
La Chine ou l’Inde

Ni même celle avec les planètes
Ou les étoiles qui brillent dans la Nuit.
C’est celle entre deux cerveaux…
Qui ne se comprennent pas.

Ni même celle avec les planètes
Ou les étoiles qui brillent dans la Nuit.
C’est celle entre deux cerveaux…
Qui ne se comprennent pas.

(Citation de Can Yücel utilisée par Érsin Karabulut dans le magasine Uykusuz).

Critique de Gérard Collard

Le journal satirique

Vivre !

La danse des oiseaux 🐦💙🐦

Photos Eveline56 🪩


Sagesse…



Arrière-saison !

Arrière saison

La couleur verte
tremble
entre les mains
de l’automne
La mort maquille
les feuilles
pour leurs noces
avec le givre
Un silence très ancien
se loge
dans la lumière
qui se tait
et le Temps jette
les heures insouciantes
dans un feu sans mémoire

Kamal Zerdoumi

Le dernier recueil de Kamal Zerdoumi « Dignité des braises » est sorti le 3 novembre 2023 ! J’ai beaucoup d’admiration pour ce poète 🌟🌟🌟🌟🌟

Bon dimanche ! Que cette journée vous apporte réconfort et douceur. Eveline56


Bon voyage au Ménez Hom !

Écoutez Yann Tiersen tout en regardant les photos ! « Beaj vat ! » Bon voyage au Ménez Hom !

« Le mont Menez-Hom, qui culmine à 330 mètres d’altitude, est l’un des hauts lieux de la Bretagne, un espace naturel protégé ! C’est un merveilleux spectacle d’admirer depuis le sommet la rade de Brest, la baie de Douarnenez, la pointe de Pen-Hir et les Monts d’Arrée. C’est un véritable bonheur pour moi de me promener là-bas., entre terre et mer J’éprouve une sensation d’apaisement et de bonheur absolu. Je vous présente quelques clichés de cet endroit magnifique.

Bises de Bretagne Eveline56