« L’émotion que me donne le poème de Sandra Dulier, mêlée aux photos de bord de mer , prises tout près, à moins de 10 kilomètres comme nous demande ceux qui ne savent pas rêver et qui oublient la beauté de l’horizon, voilà mon partage de cette semaine. Bientôt.. bientôt.
« Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir. Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine. Je continuerai à construire, même si les autres détruisent. Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre. Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité. Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte. Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent. Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes. Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur. Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse. J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter… Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés. »
Abbé Pierre
Je vous souhaite, à vous et à vos proches, de passer de très belles fêtes de Pâques !
L’île insaisissable
cousue
de vents et de mystères
trône
au creux du silence.
Vivre
à son bord
est tout un art..
Chantal Couliou"Seul le bleu demeure" éditions de la Lune Bleue, 2017
Au large de Molène /2021
Au large de Molène/ 2021
Au large de Molène/2021
photos Eveline56
Quelques photos au large de Molène, le soir tombe. Beauté irréelle de ce moment de rêve.. je vous souhaite de la douceur pour la semaine à venir.. bises bretonnes,
Entre ciel et soleil s’étale un grand rocher lissé dessus la mer comme une crêpe en terre à la jupe effilochée aux formes singulières
Mon île est posée là au sein de l’infini désert bleu marine Mais la mer qui dessine au bas de sa jupe rêche un éternel feston de marguerite blanches semble dire au poète un secret douloureux
Et le poète va sur la vague enjôleuse vers le pays mystique où règne une pleureuse
Lorsqu’au loin le guéveur gémit et fend la brume mon île au creux des flots sent venir un vertige
Les vagues sont rebelles et les bateaux fragiles La dentelle est bannie des coiffes de mon île Le ballet des tempêtes déploie son âme vile et sa beauté mortelle pour les parer de noir
Quand la mouette passe bousculant les nuages la pleureuse aux pieds nus s’échoue sur le rivage On entend sa complainte jaillir des algues mauves et se mêler au vent comme une litanie
Les pêcheurs burinés pêchent dans les abysses et les pleurs de l’aimée sur les joues brunes glissent tandis qu’un grand soleil réchauffe ce rocher qui emprunte à la mer liberté et danger
Mon île solitaire a ôté sa vareuse pour me montrer son cœur Et j’ai vu un jardin enclos d’un mur de pierres où poussait une fleur dans une terre de sable.
Silviane Le Menn
île de Sein
île de Sein
Le Grand phare de l’île de Sein( Goulenez )
Le phare d’Ar-Men » Ar Mên Brial «
Quelques photos récentes de l’île de Sein, entre le monde et l’eau. Merci Manu..
Je me suis écroulée sur la plage de sable désertée.
J’ai regardé au loin les dunes, le vague à l’âme,
Et j’ai pleuré devant l’étendue de poussière infâme.
Dans mon esprit assoiffé,
Les dernières pluies se sont épuisées.
Nous étions issus de la terre délectée
Mais la mère morte appauvrie s’est tuée.
Emportée par les vagues aux couleurs du désert,
Elle a creusé notre tombe et s’est engloutie dans la misère.
Myriam Ghibaudo
Myriam Ghibaudo est passionnée d’écriture depuis des années. Auteure d’une grande sensibilité, elle signe après « La caresse d’une plume » et son ouvrage « Suspendu » un roman « L’ombre du miroir »..
Triste poème mais si beau, si profond..
Bonne semaine ensoleillée, bises bretonnes..
Photos Eveline56
Geoffrey Oryema – Ye Ye Ye (1990)
Geoffrey Oryema a accompagné mon après-midi de son immense talent. Il vivait là, tout près de chez moi. Il nous manque beaucoup.
Geoffrey Oryema, né le 16 avril 1953 à Soroti en Ouganda et mort le 22 juin 2018 à Lorient..
Je partage avec vous deux très beaux poèmes de Kamal Zerdoumi,
Je vous souhaite une semaine de douceur et de poésie..Eveline56
Aurore
Beau est Le monde malgré la nuit secrète ta propre lumière intense Malgré l’opacité du silence Il y aura toujours éphémère cette chance de se nourrir d’espérance Ni la démence ni le sang avec leur laideur et leurs transes n’éteindront le chant de l’oiseau au soleil levant
kamal Zerdoumi, 2018
Kamal Zerdoumi est l’auteur de deux très beaux recueils de poèmes : » Au gré de la lumière » et » L’exil et la mémoire ».
« Avez-vous envie de dire quelque chose à vos lecteurs ou futurs lecteurs?
Je dirai à mes lecteurs : la lecture et l’écriture donnent un sens à notre vie si brève. En lisant, en écrivant, l’on témoigne de notre présence sur Terre. Quant à celles et ceux qui me lisent ou me liront, qu’ils en soient ici remerciés . Qu’ils sachent que les mots sont des arabesques sur l’ invisible tapisserie de l’âme.«
Ecrivain(s)
Il a des fruits d’or pour tresser son verbe des lettres entrelacées dans l’alcôve de sa mémoire Il craint le cyprès qui murmure au-dessus des tombes on ne sait quel secret Son jardin est gorgé de lumière Parfois y fulgure l’ombre C’est un être double comme nous tous qui rêvons d’unité androgynes notoires jusqu’au désespoir
Ce matin, hommage à la plante emblème de la Bretagne, l’ajonc. Une promenade en famille, sous le soleil hivernal, nous a aéré l’esprit et fait chaud au cœur. En traversant cette lande sauvage, « Coeur d’or et épine d’acier de la Bretagne » nous chantait la poétesse Anjela Duval, le bonheur était là.. bises, douce semaine.. Éveline 😘 💓
Etienne Roda-Gil / julien clerc « terre de France »
Nous sommes des gens Parfois gais Quand on est triste Il fait mauvais Ce sont les choses du temps Qui ont fait nos tempéraments
Tu peux bien changer de nom Le visage de tes régions, de nos frontières Accrocher des fleurs fanées sur nos calvaires, Sur nos calvaires
Tu es ma terre Mon désert qui s’en va Tu es ma terre, ma mère et mon hiver.
Nous sommes des oiseaux géants Nous ne voyageons pas souvent Nous avons l’amour du nid Que certains appellent patrie
Tu peux bien changer de nom Et le cours de tes saisons, de nos rivières Parsemer de tâches bleues le blé qui lève Le blé qui lève Tu es ma terre, mon désert qui s’en va Tu es ma terre, ma mère et mon combat
Tu peux bien changer de nom Inventer des religions et des chimères J’ai dessiné sur ton dos comme un étang Où flotte mes rêves
Tu es ma terre, mon désert qui s’en va Tu es ma terre, ma mère qui est là.
Nous sommes des gens Parfois gais Quand on est triste Il fait mauvais Ce sont les choses du temps Qui ont fait nos tempéraments..
Terre de France est le sixième album studio de Julien Clerc sorti en 1974 les paroles sont signées Étienne Roda-Gil..
« Promenade au bord de l’étang gelé, une mélodie me revient, Julien chante « terre de France.. » bises .. Eveline56
« Devant l’eau profonde, tu choisis ta vision ; tu peux voir à ton gré le fond immobile ou le courant, la rive ou l’infini ; tu as le droit ambigu de voir et de ne pas voir ; tu as le droit de vivre avec le batelier ou de vivre avec « une race nouvelle de fées laborieuses, douées d’un goût parfait, magnifiques et minutieuses ». La fée des eaux, gardienne du mirage, tient tous les oiseaux du ciel dans sa main. Une flaque contient un univers. Un instant de rêve contient une âme entière. »
Gaston Bachelard, L’eau et les rêves — Essai sur l’imagination de la matière (1942)
Je vous souhaite une douce semaine, beaucoup de courage pour affronter ce vilain virus avec toutes les complications qu’il entraîne !
« J’aimerais partager avec vous une exposition vue ce samedi matin. J’ai eu la chance d’admirer les créations de Pascal Jaouen.Quel moment de bonheur intense, féérique!!!! Broderies du passé et d’aujourd’hui, le talent intemporel du « brodeur bleu », comme on le surnomme, m’a enchanté. » Eveline
Pascal Jaouen, brodeur et styliste…
Avec l’école de broderie d’Art de Quimper qu’il a créée, Pascal Jaouen a donné un sérieux coup de jeune à la broderie traditionnelle : « Brodeur styliste » iconoclaste et facétieux, il sait mieux que quiconque inscrire la broderie traditionnelle dans notre époque avec des créations (vêtements, arts de la table,…) d’une modernité saisissante.
D’abord connu en tant que brodeur, il s’est fait sa place dans le haut de gamme du prêt à porter en invitant le public à découvrir ses collections lors de ses défilés spectacles. Il imagine ses créations portées par des hommes et des femmes d’aujourd’hui, qui osent et se plaisent à porter des vêtements qui ont une âme.
Son travail, sa passion est d’apprivoiser la culture bretonne, ses traditions et son patrimoine débarrassés de tous clichés et de la transmettre à ses élèves. L’Ecole de Broderie d’Art enseigne à tous et à toutes, débutant(e)s comme initié(e)s, la broderie Glazig, le passé empiétant, la broderie blanche, les jours anciens,… Elle propose des cours réguliers hebdomadaires, bi-mensuels ou mensuels, de septembre à juin, dans différentes villes de Bretagne : Quimper, Brest, Lorient, Rennes, Vannes, Nantes… Pascal Jaouen anime également des stages de manière ponctuelle dans d’autres grandes villes de France.
Ambre et Olivier sont voisins : elle se débat dans les difficultés, il a le bonheur insolent, une famille unie, des amis présents. Ce déséquilibre, trop difficile à supporter, devient un véritable point de crispation pour Ambre qui nourrit peu à peu un ressentiment tenace à l’égard de son voisin. Un jour, elle s’en prend à lui, pour déverser sa douleur, avant de venir lui présenter ses excuses. Elle découvre alors une faille dans la vie parfaite d’Olivier et le bonheur auquel elle aspire se lie curieusement au destin de cet homme si longtemps détesté…
Extraits:
« Il pose sur moi un regard tendre et son visage s’éclaire d’un sourire immédiat et généreux, bordé de deux larges fossettes, qui le transfigure. Ce sourire, je ne l’attendais pas, ou plus. C’est la vie qui jaillit magnifiquement et sans bruit à travers une rangée de canines, d’incisives, de molaires et de prémolaires. La vie qui claque et frappe un jeu de quilles. »
« J’ai honte de mon corps… En descendant l’escalier, je remarque froidement que mes pas ne produisent plus le moindre bruit. Corps sans pesanteur, maigre, spectre sans éclat ni présence.«
critique:
« LUMIERE » de Christelle Saïani a illuminé mes soirées. En ces moments troubles que nous vivons, il est bon de se plonger dans une histoire d’une telle humanité. La rencontre d’Ambre et d’Olivier nous entraîne très loin. Ils nous parlent de souffrances, celle d’un désamour mais aussi celles de la maladie et du temps qui passe si vite face à la mort. Bouleversant, merci à Christelle Saïani pour son grand talent.Eveline56
parfois on recherche un poème pour une phrase qu’on a lue on ne sait plus quand mais qui revient – pourquoi – à la mémoire à cause peut-être d’une impression pareille à celles qui font croire qu’on a déjà vécu ce moment-là alors on feuillette des livres on s’arrête sur des mots des images et on s’aperçoit qu’au fond on n’a jamais rien lu ou plutôt que c’est jamais fini la poésie quand bien même on passe des nuits à courir le long des rails pour rattraper ce qui s’en va comme un jour on s’arrête devant une boutique de souvenirs avant la saison sur la côte pour une pancarte en lettres bâtons qui dit que TOUT DOIT DISPARAÎTRE
François de Cornière
À tous mes amies et amis fidèles, je souhaite une excellente semaine !!! Eveline
Soirée au bord de l’Océan, entourée des miens.. Nous regardons le soleil se coucher, mes petites fées construisent des châteaux de sable. la magie est là qui nous entoure et nous sommes heureux. Beauté irréel du ciel, comme un rêve, j’aimerais que ce moment dure longtemps. Il sera là dans ma mémoire comme une consolation pour les jours gris, ceux de l’inquiétude…….
Je vous souhaite des moments harmonieux à tous (tes),
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