Rencontre de l’Homme et de l’Univers..

Spered Kelt, esprit celte, rassemble un collectif d’artistes bretons (peintres, calligraphe, créateur textile, graveur, photographes et sculpteur).

Cette semaine, je vous présente Colette Segalen

1400343_10246843-qlansegalen-20110807-m112a
 « J’aime peindre et ce qui m’intéresse dans la peinture,
c’est cette rencontre entre matière et énergie,
cette alchimie particulière qui crée une connivence entre la transformation de soi et l’acte de peindre.
Je cherche la lumière, la transparence et la matière, l’espace et le souffle…
Être le plus proche possible du geste et de la couleur, de l’instant et de l’éphémère …
La rencontre de l’Homme et de l’Univers. »
Kaigan 2
Kaîgan 2
hommage_gd-terre
Terre de Lumière 
hommage_gd_porte
La porte du Divers
Eaux sacrées
Eaux sacrées

Colette Segalen vit et travaille au bord du golfe du Morbihan, en Bretagne, dont les multiples influences nourrissent sa création. Sa peinture, comme sa vie est faite de rencontres, de partages,de remises en question, de renouvellements, de recherches.

Depuis 1985, elle expose en France, à l’étranger et anime stages et ateliers.

« De mon enfance en Bretagne, je me souviens d’impressions colorées, de paysages mystérieux, de pierres levées, de brumes, comme le pressentiment d’un autre monde, d’un Ailleurs. C’est ce qui a ouvert mon esprit à la peinture, il y a 50 ans. Aujourd’hui, cette « vision-recherche » est toujours vivante. Dans le silence de mon atelier, l’acte de création me ramène aux origines du monde. Être le plus proche possible du geste, de l’esprit de l’encre qui rencontre le papier japonais ou de la couleur posée sur la toile.    Colette Segalen

http://www.colettesegalen.fr/

 

 

 

« Pour admirer les beaux tableaux oniriques de Colette Segalen, j’écoute la voix unique de Denez, auteur-compositeur-interprète de chants en langue bretonne. La poésie est là dans le regard et à l’oreille. »……………

       Douce semaine..        bises bretonnes..     Éveline  t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

                                            

 

A l’intérieur de mon jardin..

20200705_185013

Parmi le vert
et la floraison
de toutes les plantes les plus belles
je flâne.
Je délibère ici
Je rêve par là.
L’heure s’arrête
ou plutôt s’étend pleinement,
se déplier et s’amplifier.

Ces tournoiements et ondulations soudaines
de brises d’été,
envoient tous les parfums
dans l’air chaud.
Contempler une feuille
ou le motif sur le mur
créés par des branches les plus près.

Ces têtes-là de fleurs dansantes
exposent délicatement
toute leur gloire

Quelle simplicité à se perdre.
Et quelle aisance à respirer
doucement.
Et quelle aisance
à avoir des pensées profondes.

Chloe Douglas, 1995

20200705_185058

20200705_185135

Gilles Clément

                     « Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l’éternité. »

Bises bretonnes, Éveline         iNR5oA4wYQSWuBE7hVQxFANyA4w

                                                                                                                                                              

Yann Quéméneur, jeu de lignes..

hermine
« Hermine »

 

Spered Kelt, esprit celte, rassemble un collectif d’artistes bretons (peintres, calligraphe, créateur textile, graveur, photographes et sculpteur).

Cette semaine, je vous présente Yann QUEMENEUR:

« Je peins des œuvres à la fois figuratives et résolument modernes. Par un jeu de lignes, je transforme la réalité pour ouvrir des espaces de poésie. C’est une peinture sincère positive et énergique. En plus de la force et des histoires qu’ils contiennent, mes tableaux sont porteurs d’une forme de contemplation. »

Symphonie de couleurs, nature, douceur , le talent de Yann Quemeneur m’apporte de la poésie dans mes jours gris et encore plus de lumière dans mes jours clairs. Sa vision onirique de la terre et de la mer me fait rêver.

Douce semaine à vous, qu’elle soit pleine de Lumière !

Eveline

 

 

Larbre-et-le-vent
‘arbre et le vent

 

« La ligne est également primordiale, elle est fluide inspirée par les mouvements du tai-chi. »

 

 

Vers-Pornic
Vers Pornic

 

vol-au-dessus-des-nuages
vol au dessus des nuages

 

 

MINOLTA DIGITAL CAMERA
Arbre de connaissance

 

 

rencontre_croaz_mouk

Rencontre / Croaz Mouk

 

quemeneur1

 

Yann QUEMENEUR et son « greffier-peintre », Chaussette.
© Photo Emma Quéméneur.

Site: http://yann-quemeneur.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’odeur de la mer, le sable sous les doigts.

« On ne peut pas être malheureuse lorsqu’on a ceci : L’odeur de la mer, le sable sous les doigts…l’air, le vent… » Irène Némirovsky

 

IMG_20200518_182933

IMG_20200518_095508

 

« Je contemple avec ravissement les douces graminées chatoyantes que le vent de Bretagne agite sans cesse.. Je suis tranquille, j’apprécie cette accalmie après tout le stress de ce moment incroyable que nous venons de vivre.. Respiration!  » Eveline

 

 

LA MER

J’ai besoin de la mer car elle est ma leçon :
je ne sais si elle m’enseigne la musique ou la conscience :
je ne sais si elle est vague seule ou être profond
ou seulement voix rauque ou bien encore conjecture
éblouissante de navires et de poissons.
Le fait est que même endormi
par tel ou tel art magnétique je circule
dans l’université des vagues.

I1 n’y a pas que ces coquillages broyés
comme si une planète tremblante
annonçait une lente mort,
non, avec le fragment je reconstruis le jour,
avec le jet de sel, la stalactite,
et avec une cuillerée de mer, la déesse infinie.

Ce qu’elle
m’a appris, je le conserve! C’est
l’air, le vent incessant, l’eau et le sable………

Pablo Neruda

 

Douce semaine.. bises.. Eveline56

Rose pleure..Gerald De Palmas

Rose pleure – Gerald De Palmas

On dirait que c’est mal parti st’ histoire
Étranglée par les sanglots
Sur un banc sans maquillage et sans fard
Elle s’est fait larguer dans le métro
Circulez y a vraiment vraiment rien à voir
Et même si le monde vient de s’écrouler
On n’en parlera pas dans les journaux du soir
Car il n’y a qu’elle qui le sait
Il n’y a qu’elle qui le sait
Rose pleure, toutes les larmes de son corps
Rose pleure, encore, encore
Ça me fend le cœur
Je détourne le regard
Quand Rose pleure
Quand Rose pleure
Je vais prendre mon courage à deux mains
Aller m’asseoir à coté d’elle
P’t-être que ça ne servira à rien
P’t-être que je vais me prendre un coup de pelle
C’est étrange comme je me sens bien plus proche
Des gens qui pleurent au grand jour
Les autres attendent les mains dans les poches
Le prochain train le prochain tour
Le prochain train le prochain tour

Rose pleure, toutes les larmes de son corps

Rose pleure, encore, encore
Ça me fend le cœur
Je détourne le regard
Quand Rose pleure
Quand Rose pleure
C’est pas permis ou c’est mal vu
On aborde pas les inconnus
Mais faudrait pourtant faire quelque chose
Tout le monde s’en fout ou personne n’ose
Rose pleure, toutes les larmes de son corps
Rose pleure, encore, encore
J’ai oublié l’heure
J’arriverai en retard
Car Rose pleure
Car Rose pleure

 

« Dans Rose pleure, on retrouve ce parallèle entre la grande Histoire et ces histoires anonymes du quotidien qui n’en sont pas moins tristes ou troublantes…

C’est certain que c’est troublant de voir une personne tomber en larmes devant soi dans la rue, au grand jour, comme désarmée, mais je crois malheureusement qu’il n’y a pas tellement de gens qui ont cette sensibilité là… Et pourtant, une personne dans cet état là nous rappelle à quel point il n’existe pas de « petits » drames, il n’y a que des souffrances qui, pour ceux qui les vivent, sont insupportables. Et puis, le fait que personne ne prenne quelques minutes de son temps pour s’inquiéter du sort de cette Rose est aussi un miroir de notre société devenue si égoïste aujourd’hui… »                  Gérald De Palmas

« Cette semaine, je partage avec vous une chanson de Gérald De Palmas que j’écoute  souvent. Elle est extraite de son album « La beauté du geste«  ( 2017). De Palmas nous parle d’ une histoire d’amour qui finit mal, d’une jeune femme quittée et désespérée.
Une pensée pour toutes les Roses sur la terre qui pleurent un amour déçu et ne sommes nous pas toutes Rose à un moment de notre vie !

Écoutons: « Rose pleure, toutes les larmes de son corps, Rose pleure, encore, encore ..

Bises Bretonnes, Eveline56 🌹

1f940

Withered pink rose on white

Peinture et Poésie.. Sérénité

P1100486

« je peins en réalisant des fondus à l’acrylique.
Je m’inspire de photos et de ressentis
collectés dans la nature lors de
promenades contemplatives.

Ces impressions sont ensuite retravaillées en atelier
et prennent forme sur la toile

Ma peinture aimerait être une poésie silencieuse
Les mots qui l’accompagnent
font le lien entre le paysage et le sens que je lui donne

Et la vie continue…

Dans le silence confiné
les oiseaux chantent toute la journée
Les mésanges vont et viennent sans relâche pour nourrir leurs petits
Les choucas sont dans la cheminée
Ils ont fait leur nid
Le ciel sans avion paraît transparent et plus bleu
L’air purifié me rend joyeux
Partout la nature explose et fait des merveilles
Des couleurs intenses se réveillent

La parenthèse masquée se ferme doucement avec prudence
Il faudra retenir les leçons pour éveiller les consciences

Tout change toujours

Le printemps est avancé
Soyons prêts

Serge Milet 

 

6-Et-la-vie-continue----Mai-2020

Acrylique sur toile 65 x 50  Mai 2020  Serge Milet 

 

Sérénité

L’espace est immense
Balayé par le vent salé
Sur la longue plage bretonne
La mer caresse le sable et le façonne
Créant une œuvre à chaque marée
Les certitudes au loin s’effacent
Dans la mémoire plus de trace
Le monde a disparu
L’esprit est nu
Je suis rempli de cette beauté
Et je reste sans voix
Devant les créations sans cesse renouvelées
Du plus grand artiste qui soit

Serge Milet 

4-Serenite-Avril-2020

Acrylique sur toile  65 x 50  Avril 2020  Serge Milet 

Printemps confiné

Le monde s’est arrêté
La vie est suspendue
Le silence est dans les rues

Pour protéger les aînés
Pour protéger la santé
Le monde s’est arrêté
Chacun est confiné

Pas de course sans papier

Dans le jardin l’herbe pousse
Les mésanges font leur nid

Solidarité, Patience

3-Mars-2020

Acrylique sur toile  55 x 38  Mars 2020  Serge Milet 

http://www.sergemilet.fr/

expositions en cours ou à venir :
Avec SPERED KELT 

du 29 septembre au 25 octobre 2020
Espace Culturel « Le Champ de Foire »
PLABENNEC

 

Spered Kelt, esprit celte, rassemble un collectif d’artistes bretons (peintres, calligraphe, créateur textile, graveur, photographes et sculpteur). J’ai découvert le  peintre et poète Serge Milet, qui fait partie de cette association,  lors d’une exposition dans le cadre d’Arts d’été en Bretagne. Je partage avec vous son talent et la douceur de ses mots.

 » je crée des peintures pour amener silence et partage.  » merci Mr Milet

Douce semaine, bises bretonnes,

Eveline56 😷   thUT8Z1Z0R

 

 

 

 

Matinée verte..

 

IMG_20200504_130531
Je suis heureuse de partager avec vous ma matinée verte sous le soleil, mon chemin de promenade, de paix, de respiration………… Bises bretonnes 😚 Eveline56

IMG_20200504_130542
Marcher dans la nature, c’est comme se trouver dans une immense bibliothèque où chaque livre ne contiendrait que des phrases essentielles. Christian Bobin

IMG_20200504_131550
La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle possède le secret du bonheur, et nul n’a su le lui ravir. George Sand

IMG_20200504_131707
Mais la Nature est là qui t’invite et qui t’aime. Plonge-toi dans son sein qu’elle t’ouvre toujours. Lamartine

IMG_20200504_130732
La nature n’est pas pour nous ; la nature fait partie de nous. Nous sommes une même famille. Proverbe amérindien

IMG_20200504_131306
La nature est un beau livre, ouvert aux regards de tout le monde ; malheureusement, il en est peu qui le lisent et encore moins qui le comprennent. Jean-Napoléon Vernier (Les fables, pensées et poésies, 1865)

« La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime,
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

Poème de George Sand (Contes d’une grand-mère) »

 

«Tomorrow Morning» par Aaron

Album «Waves From The Road» 2011

Le nouvel album d’Aaron sortira le 5 juin 2020 et portera le nom de “Anatomy of light”..

 

 

 

 

Ce que dit le nuage..

Tu as suivi
la danse du Nuage
Et tu te laisses
déposer
sur le rocher
d’où tu perçois
le chant des sources

Tu voyages
d’un espace à l’autre
comme s’il n’existait
qu’un seul espace
immense et continu

Enza Palamara    « Ce que dit le nuage« 

 

AVT_Enza-Palamara_2542Ce-que-dit-le-nuage

Enza Palamara: « Ce que dit le nuage«  Paru le 11 mars 2020

 

IMG_20200313_151824

IMG_20200313_152058

IMG_20200319_210932

Je partage avec vous ce doux poème d’ Enza Palamara et quelques photos d’avant le confinement. Il nous tarde de revoir l’océan mais il faudra patienter encore..

Bon courage à  tous (tes) !

fa3063be69b2c3437c5feb6efc9b1a27

Bises bretonnes,  Eveline56

Christophe.. peinture sonore..

93648654_1140257746338794_8550897505397637120_o

« Pour moi la musique c’est la respiration, la thérapie, mon bouclier par rapport à ce monde du show-biz notamment. Quand je me lève, je pense en silence, c’est la parole pensée, et vers 17 heures, je vais retrouver les instruments qui m’inspirent et essayer de nouvelles machines. Ça crée quelque chose en moi, qui fait que tout à coup, je crée un gimmick et que cette peinture sonore donnera peut-être lieu au bout de trois ou quatre ans à une exposition. » Christophe

 

Drone

Et en moi s’efface l’image de nous deux ensemble contre ma volonté
Tout en moi désire le contraire
De l’air, je veux la terre, de l’eau je veux le feu
Reste un moi qui te pousse à partir
Qui pour lui tout seul te garde
Qui pour lui tout seul me prive
Tout en moi voudrait que tu demeures
Mais le temps veut autrement du haut de son drone
De son drone
Et de son drone

Et en moi, comme le vent sur les dunes
Qui emporte le sable d’un souffle atomisé
Et en moi, va l’irréversible
L’oubli imperceptible de ton visage pixelisé
Grave, grave-toi, au lieu de graver les formes
Absentes à mon souvenir de toi qui s’évanouit tout en moi.

Si tu croises le beau temps par hasard,
Dis-lui combien je te pleure
Du haut de mon drone
De mon drone
De mon drone

DANIEL BEVILACQUA  Daniel Bélanger

5e81a04a08e4484d168b4571

« J’aime la nuit, je la regarde comme une toile, le ciel est la mer de mes soirées de création, mon océan d’amour. Si j’ai choisi mon appartement, c’est grâce au ciel. J’ai toujours cherché à être bien, dans un endroit de création. J’y habite depuis 2002, et j’ai souvent envie de déménager, parce que je n’aime pas l’habitude, mais ce qui fait que je suis happé et que je ne peux pas bouger c’est ce ciel qui ne veut pas me lâcher. »  Christophe

219_webedia-articles_dbf_90e_57d9df6f909022616855b16855_christophe-en-reanimation-les-messages-de-soutien-de-raphael-et-pascal-obispo|1507270-christophe-au-palais-des-festivals-pour-orig-1

Je suis triste.. Christophe est parti . « De l’air, je veux la terre, de l’eau je veux le feu  » nous chantait-il dans cette chanson lunaire DRONE  et c’est ce que je retiendrai de cet artiste, immense créateur, inventif , hors du temps. Il a rejoint  une autre planète, ses chansons me manqueront.. immensément !!!!   Eveline56

 

t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

Le coût de soigner.. Chloé Douglas

img_4030-m-21

Le coût de soigner

Parce que cela coûte
De soigner,
De se débrouiller,
D’essayer d’apaiser le fardeau.

Parce que cela coûte
D’être mondain,
D’avoir ce dont on a besoin,
Pour faire fonctionner les choses.

Parce que cela coûte
D’aider,
Et cela dépend du soignant.
Nous semblons
Tomber dans le piège,
De soigner le montant.

Chloé Douglas, 2018

 

Coronavirus-les-rues-de-Paris-se-vident-les-habitants-se-preparent-au-confinement

Poème prémonitoire écrit en 2018 par Chloé Douglas..

« Ce moment étrange m’inquiète, inquiétude pour les personnes âgées confinées, pour les enfants qui reprennent l’école, peur pour tous, manque de confiance dans les acteurs de notre vie politique et sociale et dans les médias. L’argent roi, la dette ): face aux morts du coronavirus, à  la douleur des familles qui ne peuvent pas accompagner leurs proches, je recherche l’humanité et la compassion, je ne les trouve pas. Il me reste la citation de Sri Chinmoy » ..

« Mon cœur plein d’espoir ne se soumet jamais à mon mental emplit de doutes. »

Sri Chinmoy

Ah, et aussi l’oiseau qui vole dans le ciel, près de la tour Eiffel !!!!!!!

Prenez soin de vous et des vôtres, gardons espoir.. Bises bretonnes t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

 

 

 

Mes Lectures..

9782234088313

 

« La mère morte » Blandine De Caunes

Une mère, âgée, mais indépendante, se trompe de jour, de lieu de rendez-vous avec ses filles, achète des objets superflus et coûteux, oublie dans le coffre de sa voiture les fruits de mer bretons, et se lève la nuit, croyant partir pour une destination inconnue. Cette femme est la romancière Benoîte Groult, la mère de l’auteure Blandine de Cannes.

Benoîte s’éteint en juin 2016, à 96 ans, écrivaine comblée, femme de combats remportés. Mais ce que ce livre raconte, ce n’est pas juste le deuil, hélas prévisible, d’une mère admirée et aimée, mais un double deuil : voici le sens du titre, La mère morte. Le 1er avril 2016, la fille de Blandine de Cannes, Violette, 36 ans, est morte dans un accident de voiture. L’ordre du monde est renversé : Benoîte s’accroche à la vie, Blandine sombre, Violette n’est plus.

Mon avis :

« Blandine de Caunes a perdu sa fille Violette, puis sa mère Benoîte Groult, romancière. Elle nous raconte, dans ce récit, le combat de sa maman contre Alzheimer et sa lente descente vers l’oubli et la mort. Mais le destin est cruel et la fille unique de l’auteur va mourir dans un accident de voiture juste avant sa grand mère.
« J’ai perdu le 1er avril ma fille unique et le 20 juin ma mère unique. Maman est un mot qui a disparu de ma vie. Je ne le dirai plus et je ne l’entendrai plus. »
J’ai beaucoup aimé ce livre, mon émotion est monté crescendo, avec des sourires pour finir par des larmes…. Bonheur et injustice de la vie, Ainsi soit-il…….

livre de Benoîte Groult« Ainsi soit -elle »  (1977) à (re) découvrir..
 

 
9782072887994
Le pays des autres : Leila Slimani

Couvrant une décennie de l’histoire marocaine de l’après-guerre, Le pays des autres débute en 1944 par la rencontre de Mathilde, une française Alsacienne, et d’Amine, un Marocain engagé dans l’armée française. Mariés à la Libération, les époux s’installent au Maroc dans la ferme familiale des plateaux arides du Rif. Commence alors une vie rurale d’une grande rudesse où la violence du déracinement, du patriarcat, de la ségrégation coloniale et de la décolonisation, vont fracasser les rêves du couple

Mon avis :

« Ce nouveau livre  » le pays des autres  » de Leila Slimani nous parle de la vie d’un couple mixte au Maroc après la seconde guerre mondiale. J’ai aimé suivre le parcours difficile de Mathilde, de l’Alsace au Maroc, auprès de son mari Amine et plus tard de leurs deux enfants.
Émotions, souffrances, incompréhensions.. Quel beau moment de lecture!
Je suis impatiente de lire la suite.. »

« Le pays des autres » est la première partie d’une trilogie..

 


006760004

De pierre et d’os : Berangere Cornut:
En plein cœur de la longue nuit arctique, une jeune Inuit est séparée des siens par la glace qui se fend. Elle se retrouve seule avec quelques jeunes chiens affamés face auxquels elle va devoir s’imposer pour survivre, trouver un refuge. Une longue quête solitaire qui va lui ouvrir les portes de son monde intérieur.
Mon avis :

De pierre et d’os » de Bérengère Cournut a été , pour moi,un merveilleux moment de lecture dans le pays inuit, si loin, si froid ..
Nous suivons le chemin d’Uqsuralik, jeune fille inuite. Nous découvrons à travers son parcours, les coutumes et croyances d’un peuple courageux , silencieux, vivant de peu. Une leçon de vie!

Magnifique, poétique, un bonheur de lecture…. »

 

 

 

 »  Quelques livres… Je pense très fort à vous, soyez prudents (tes) s’il vous plaît.  BISES     

thUT8Z1Z0R   t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

 

 

 

 

 

Anjela Duval

Papillon et Abeille

—S’’il fait beau
Dit le papillon volage
S’’il fait beau
Je battrai bientôt la campagne.
—Et moi, dit l’’abeille
Au papillon écervelé
Je me mettrai au travail
S’’il fait beau.

Juin 1967

(Traduction Paol Keineg)

DSC02770
photo: Eveline56


Une petite fleur d’ajonc parlait

— Tu étais pressée de me cueillir, hein ?

Et tu t’es piquée le doigt à mes épines !

Un petit peu de rouge a coulé

Sur mon habit doré

Et tu t’es dit : voilà qui est bien !

Et tu m’as enfermée dans ta lettre…

Si tu avais fait un petit trou dans l’enveloppe

J’aurais pu voir pendant le voyage.

Les royaumes celtiques d’outre-mer

Et j’aurais salué

Le chardon d’Écosse

Avec ses bruyères roses

Le trèfle d’Irlande et mes sœurs jaunes

M’auraient répondu à coups de parfum

Que j’aurais emporté là-bas

Chez les Celtes en Exil

Au bout du Monde :

— En toi se mêlent tous les parfums de la Celtie

Ton cœur de miel doux dans l’âpreté des épines.

Anjela Duval

lien pour:

Anjela Duval….

30 janvier 1971

6ecf71a0791ea9c8b6a3efe9e0c44d20
Jean-Yves Couliou
(1916-1994)
1f64f-1f3fb day-clipart-19 t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

Les cris de la mélancolie..

Plénitude

Faire le vide en soi –
Puis laisser le bien-être
Envahir notre esprit.

Plus d’envie d’ailleurs,
Plus de passé ou futur,
– Ici et maintenant !

Profiter de l’instant
Pendant des heures
Le temps du bonheur.

Stéphen Moysan

Screenshot_2020-03-22 [François Dilasser] - Peintre - Œuvre galerie- œuvre - 1947 - 1970 - CLOWN 1948 (vers)

François Dilasser « clown » ( vers 1948)


D’après le sage

D’après le Sage,
Ainsi évolue le jeu de la vie :
Les enfants jouent à cache-cache,
Les adultes se cachent en eux même !
– Essayons de nous trouver.

Quand tout est à vendre
Qui pense à s’acheter une conscience ?
À faire don de soi, il y a tant à gagner !
Un vrai trésor ne perd pas de sa valeur,
S’il est partagé.

Stéphen Moysan
Les cris de la mélancolie

Screenshot_2020-03-22 [François Dilasser] - Peintre - Œuvre galerie- œuvre - 1995 - 1999 - ARBRE 1998 Arbres

   François Dilasser « Arbre » (1998)


Un souhait exaucé

Le verrai-je se réaliser
Mon vœu d’amour et de paix
Plus que tout je l’espère.

Prière en pleine nature –
Une envolée d’hirondelles
Brise le silence du ciel.

Pour certains : un signe,
Un bref instant de grâce,
Pour d’autres : le hasard.

Stéphen Moysan

 


Screenshot_2020-03-22 [François Dilasser] - Peintre - Œuvre galerie- œuvre - 1995 - 1999 - MAIN 1997 Mains

François Dilasser    » Main » (1997)


https://www.eternels-eclairs.fr/stephen-moysan.php


http://www.francoisdilasser.fr/


« La pandémie de coronavirus continue de se propager en France Je me sens démunie et triste. J’ai bien compris que nous devons rester confinés chez nous pour tenter de ralentir la courbe de progression du coronavirus et éviter la saturation totale des hôpitaux.  Cela je peux le faire, être patiente et solidaire. C’est la moindre des choses. Soyons raisonnables.. Je remercie du fond du cœur tous ceux qui sont là pour nous, pensons très fort à eux…. « 

Prenez soin de vous, bises bretonnes 😷🌟

Comme deux cygnes..

Photos Eveline56 Poème de l’amour Ce fut long, difficile et triste De te révéler ma tendresse; La voix s’élance et puis résiste, La fierté succombe et se blesse. Je ne sais vraiment pas comment J’ai pu t’avouer mon amour; J’ai craint l’ombre et l’étonnement De ton bel œil couleur du jour. Je t’ai porté cette … Continuer à lire … « Comme deux cygnes.. »

IMG_20200205_113307

IMG_20200205_113334

IMG_20200205_113427

IMG_20200205_113349

Photos Eveline56

Poème de l’amour

Ce fut long, difficile et triste
De te révéler ma tendresse;
La voix s’élance et puis résiste,
La fierté succombe et se blesse.

Je ne sais vraiment pas comment
J’ai pu t’avouer mon amour;
J’ai craint l’ombre et l’étonnement
De ton bel œil couleur du jour.
Je t’ai porté cette nouvelle!

Je t’ai tout dit! je m’y résigne;

Et tout de même, comme un cygne,
Je mets ma tête sous mon aile……..

Anna De Noailles

AVT_Anna-de-Noailles_437

 


« J’ai aperçu un couple de cygnes sur l’étang, mirant leurs reflets majestueux dans l’eau,

Moment magique et silencieux, surtout ne pas les déranger..Clic Clac.. photos ..

Douce semaine à tous, prenez soin de vous, bises bretonnes t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

 


 

A bien regarder les nuages..

Liliane ROSATI

A bien regarder les nuages

A bien regarder les nuages,
On peut voir des milliers d’images,
Fantastiques et irréelles,
Éphémères, étranges, et belles. Un visage de vieillard,
Ou un dieu menant son char,
La mer et la montagne,
Une coupe à champagne.

Puis les formes se fondent,
En quelques secondes,
Avant de s’étirer,
En nouveaux clichés.

Un ange, un éléphant,
Un cheval ou un paon,
Un arbre, une chaumière,
Un lit, une rivière.

C’est un charmant spectacle,
Fait de petits miracles,
Qui viennent et disparaissent,
Comme quelques caresses.

Mais si je passe autant de temps,
Les yeux au ciel et l’air absent,
A observer les nuages,
C’est parce que j’y cherche toujours la plus belle des images : Ton visage…….

DSC03588

 

DSC03591

DSC03590

DSC03596

Tout est dit dans cette magnifique poésie. Moi aussi, je passe du temps
  Les yeux au ciel et l’air absent,
  à observer les nuages »,  mon imaginaire s’envole……

Je vous souhaite une semaine de rêves, « la tête dans les nuages »………….

                               bises de Bretagne……..t4fedzl_599221299967321winkies_002[1]

photos: Eveline56

 

 

 

Et toujours les Forêts.. Sandrine Collette

Et-toujours-les-Forets

Résumé:

Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.

Extrait :

« Il y eut un signe.Un après-midi que Corentin harassé marchait les yeux crochetés au sol – cela rétrécissait l’horizon, il ne voulait pas regarder trop loin, trop loin cela l’effrayait, il n’y arriverait pas – un après-midi, il y eut une lumière au bout de ses chaussures. Et ce n’était pas une erreur, pas un mirage – mais un minuscule bout d’herbe qui avait émergé de la terre morte, et dont le vert faisait presque mal aux yeux tant la couleur avait disparu du monde. Il s’accroupit pour l’observer. Elle faisait peut-être deux centimètres. Il la toucha du bout du doigt, pour être sûr…………..

7322111

 

Mon avis:

« Ce livre est un choc pour moi, un coup de cœur..
Je regarde le vert des arbres, le bleu du ciel, je contemple la nature. Je savoure:
le soleil, la pluie, le vent, une pomme, tout ce qui m’entoure…
Lisez « et toujours les forêts » de Sandrine Collette et vous comprendrez!  

Éveline 56

bises bretonnesthUT8Z1Z0R        automne-gifs-animes-1182679[1]   

 


En 2015, je découvre un paysage apocalyptique lors de l’asséchement du lac de Guerlédan, situé dans le centre Bretagne….En lisant « et toujours les forêts« ,  je me suis souvenue de cette impression de fin du monde qui m’avait saisie à la découverte de la vallée engloutie!

Guerledan-65

 

unnamed
Seule l’ombre des arbres qui s’étire sur ces vieilles pierres semblent donner de la vie dans cette vallée désertée… Pierre-Yves Nicolas 

 

www.filimages.wordpress.com


 

Poèmes pour les enfants!

Le cheval applaudit

 
Le plus important dans la vie,
mon garçon,
c’est l’air pour respirer,
c’est l’eau pure pour boire,
c’est le lait pour se nourrir,
c’est le temps pour bien le remplir.
Mon garçon, parfois
l’air s’appelle liberté,
l’eau pure est synonyme d’amitié,
le lait est pour tous ceux qu’on aime,
la terre est un devoir,
le temps est une conscience.

 Alain Bosquet

IMG_20200214_200004

 

Les mois de l’année

Janvier pour dire à l’année « bonjour »
Février pour dire à la neige « il faut fondre »
Mars pour dire à l’oiseau migrateur « reviens »
Avril pour dire à la fleur « ouvre-toi »
Mai pour dire « ouvriers nos amis »
Juin pour dire à la mer « emporte-nous très loin »
Juillet pour dire au soleil « c’est ta saison »
Août pour dire « l’homme est heureux d’être homme »
Septembre pour dire au blé « change-toi en or »
Octobre pour dire « camarades la liberté »
Novembre pour dire aux arbres « déshabillez-vous »
Décembre pour dire à l’année « adieu, bonne chance. »
Et douze mois de plus par an,
mon fils,
Pour te dire que je t’aime.

 Alain Bosquet

IMG_20200205_111951

 

Poème pour un enfant lointain
Tu peux jouer au caillou :
il suffit de ne pas bouger,
très longtemps, très longtemps.

Tu peux jouer à l’hirondelle :
il suffit d’ouvrir les bras
et de sauter très haut, très haut.

Tu peux jouer à l’étoile :
il suffit de fermer l’œil,
puis de le rouvrir,
beaucoup de fois, beaucoup de fois.

Tu peux jouer à la rivière :
il suffit de pleurer,
pas très fort, pas très fort.

Tu peux jouer à l’arbre :
il suffit de porter quelques fleurs
qui sentent bon, qui sentent bon.

 Alain Bosquet

FB_IMG_15800728066818452

« Tempête sur l’Ouest, vent fort.. J’en profite pour lire quelques poèmes d’Alain Bosquet qui nous parlent des enfants. Il a beaucoup écrit de poèmes douloureux et souvent complexes mais là, il nous enchante avec ses mots sur l’enfance.. je vous souhaite de la douceur pour la semaine à venir.. bises bretonnes,  Eveline56  

Photos Eveline56 📸

 

depositphotos_30787371-stock-photo-happy-cloud-mascot-with-raindrops

Hommage à Gérard Philipe ! Le Dernier Hiver du Cid..

 

biographie de Gérard Philipe

 

3532572415_df3d5636b6


Acteur français né le 4 décembre 1922 à Cannes, Gérard Philipe a étudié le théâtre au Conservatoire national d’art dramatique de Paris. C’est en 1943 qu’il se fait connaître du grand public en interprétant le rôle de l’ange dans Sodome et Gomorrhe, de Jean Giraudoux. Il brillera également en 1945 dans Caligula, d’Albert Camus.
Il fait ses premiers pas au cinéma dans le film Le diable au corps, aux côtés de Micheline Presle. En 1951, il intègre la troupe du Théâtre national populaire, menée par Jean Vilar. Il joue avec cette dernière des pièces classiques comme Le Cid ou Le Prince de Hombourg. Il poursuit en parallèle sa carrière sur le grand écran, avec Fanfan la Tulipe, en 1952, qui lui vaut un succès international. Il tourne ensuite avec de très grands réalisateurs comme Luis Buñuel, Roger Vadim ou Yves Allégret.
L’amour de sa vie, c’est Nicole Navaux, connue par la suite sous le nom d’Anne Philipe, une ethnologue qu’il rencontre en 1942, lors d’un dîner. Ils se marient en 1951 à Neuilly-sur-Seine et ont deux enfants : Anne-Marie (née en 1954) et Olivier (né en 1956). Cependant, leur belle histoire sera arrêtée net avec la mort du comédien, emporté en 1959 par un cancer du foie.

Le-dernier-hiver-du-Cid

 

« Le Dernier Hiver du Cid », de Jérôme Garcin

Il y a soixante ans, le 25 novembre 1959, disparaissait Gérard Philipe. Il avait trente-six ans. Juste avant sa mort, ignorant la gravité de son mal, il annotait encore des tragédies grecques, rêvait d’incarner Hamlet et se préparait à devenir, au cinéma, le Edmond Dantès du Comte de Monte-Cristo. C’est qu’il croyait avoir la vie devant lui. Du dernier été à Ramatuelle au dernier hiver parisien, semaine après semaine, jour après jour, l’acteur le plus accompli de sa génération se préparait, en vérité, à son plus grand rôle, celui d’un éternel jeune homme.

 

51cMtQ1aSbL._SY291_BO1,204,203,200_QL40_

Anne Philipe:  » le temps d’un soupir »

Il y a quelques années déjà, je découvrais avec une très grande émotion le livre bouleversant de pudeur et de souffrances écrit par Anne Philipe:  » le temps d’un soupir ». Elle nous parlait des souvenirs heureux près de son mari Gérard Philipe et   leurs deux enfants puis du deuil si cruel avec la mort prématurée de l’immense comédien, la laissant désemparée.. » Notre vie entière, qu’était-elle dans le cours du monde ? A peine le temps d’un soupir « écrivait elle. Ce récit raconte le bonheur intense puis en si peu de temps la douleur à l’annonce de la maladie et le deuil qui arrive comme un éclair de malheur.  je vous conseille vraiment de lire  Anne Philipe:  » le temps d’un soupir ». Intemporel Eveline56

Extrait du « temps d’un soupir 

« La douceur de l’air me fait rêver, à ce qui fut et à ce qui serait si tu étais là. Je sais que cette rêverie n’est qu’une inaptitude à vivre le présent. Je me laisse entraîner par ce courant sans regarder trop loin ou trop profondément. J’attends le moment où je retrouverai la force. Il viendra. Je sais que la vie me passionne encore. Je veux me sauver, non me délivrer de toi. »

« Le Dernier Hiver du Cid », Jérôme Garcin

Entretien-Jerome-Garcin.-Le-dernier-hiver-du-Cid_embed_resource_interviews

Mon avis:

« Avec son livre, « Le Dernier Hiver du Cid »Jérôme Garcin prolonge le si déchirant témoignage d’Anne Philipe, « Le Temps d’un soupir ». L’auteur a épousé Anne Marie, la fille de Gérard et d’Anne Philipe. Il nous parle avec délicatesse et pudeur des derniers jours de l’immense acteur de théâtre et de cinéma qu’était Gérard Philipe. Il nous dévoile aussi, par bribes, sa jeunesse et plus tard sa carrière, mais aussi la grande humanité de cet homme très proche de ses enfants et de son épouse, de ses amis Jean Vilar du TNP et de l’écrivain Georges Perros et des gens tout simplement. Le bonheur était là, la tragédie arrivait….

J’ai beaucoup aimé redécouvrir cet acteur connu dans le monde entier et dont mes parents me parlaient avec fierté. Gérard Philipe aurait mérité un bel hommage pour les 60 ans de la disparition en 2019. Sa beauté, une vie brève et une carrière incroyable n’empêchent pas l’oubli dans ce monde d’aujourd’hui mais une étoile telle que Gérard Philipe n’a sans doute pas besoin de reconnaissance… Je suis entrée avec bonheur et curiosité dans l’univers « cinéma et théâtre des années 50 », j’ai été très émue par la détresse d’Anne son épouse, si digne dans son immense douleur.. A lire pour (re) découvrir ce grand comédien.. Eveline56

 

Extraits du  » dernier hiver du cid « :

« Dans la chambre numéro 7, le chirurgien entend alors Anne, qui a bon espoir, demander à son mari : « As-tu le trac comme lorsque tu vas jouer ? »
« Oui, répond-il sur le ton de la boutade, mais, ici, j’ai moins de soucis. » C’est une pièce inédite, et sans texte, que Gérard s’apprête en effet à jouer couché.
Il va devoir, en dormant, en s’abandonnant, tout donner de lui. Et il ne connaît même pas l’épilogue…….

 

383424_10151454074735057_844480160_n

Gerard-Philipe-25-novembre-1959-foudroye-36_0_1400_933

« Les siens l’ont emporté dans le ciel des dernières vacances, à Ramatuelle, près de la mer, pour qu’il soit à jamais le songe du sable et du soleil, hors des brouillards, et qu’il demeure éternellement la preuve de la jeunesse du monde.
Et le passant, tant il fera beau sur sa tombe, dira : non, Perdican n’est pas mort
Simplement, il avait trop joué, il lui fallait se reposer d’un long sommeil. »
Louis Aragon

bd64cd116a3618ee8d60705b699f4e7b

« Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être. » Gérard Philipe

 

G-Philipe-Le-Cid

 

 

menhirs, mégalithes, croix et dolmens..

Cette semaine, je souhaiterais partager avec vous l’univers de Loic Le Groumellec..  Accompagné par Alan Stivell, voici le chemin de ce peintre entre le sacré et le profane. Douce semaine à tous (tes)  Eveline56

«J’appartiens à cette catégorie d’artistes qui pense qu’on peut faire un même tableau toute sa vie sans jamais se répéter.  » Loïc Le Groumellec

 

cda-loic-tt-width-970-height-545-fill-1-crop-0-bgcolor-ffffff
Loïc Le Groumellec, Chapelle / Reposoir, 2018, Huile sur toile, bois, 66 x 24 x 25 cm

loic_le_groumellec_galerie_francoise_livinec_123

 

loic_le_groumellec_francoise_livinec_1491
Mégalithes et Maison, 2016, Diorite orbiculaire, pierre et bois

ob_001f4a_mlp135451
Portrait de Loïc Le Groumellec, peintre francais, dans son atelier de Pantin, le 27 février 2012.

« Depuis les années quatre-vingt, cet artiste tient une place particulière dans la peinture française. Ses toiles saturées de blancs et de noirs s’impriment immédiatement dans nos esprits par leur beauté plastique et leur singularité. Sa peinture est sans concession, travail obsessionnel hanté par la spiritualité où les motifs refusent toute projection psychologique ou narrative ; menhirs, mégalithes, croix et dolmens peuplent et révèlent un univers minimaliste à mi-chemin entre le sacré et le profane. «Conscient du peu de pertinence du cloisonnement entre figuratif et abstrait, le peintre s’arrête à la forme graphique et chromatique qui lui semble la mieux susceptible, non pas d’imiter un motif, mais d’en donner l’essentiel » »  

Itzhak Goldberg.

 

 

loic_le_groumellec_galerie_francoise_livinec_209
Loïc Le Groumellec Mégalithes et maison, 2010