Les aventures à l’eau,

LES AVENTURES À L’EAU

 Dis que c’est pas certain
Que l’amour s’éteint
Comme l’or des musées
Le bleu des vieux blue jeans usés

Dis–moi que c’est pas sûr
Que les initiales sur
Les arbres enlacées
Finissent un jour par s’effacer

Dis–moi que c’est vrai
Que tous les cœurs à la craie
Qu’on voit quand on est enfant
Dans les cours de récré
Disaient qu’on s’aimait vraiment
Ces cœurs à la craie
Disaient qu’on s’aimait vraiment

Moi je veux des tableaux
Comme peignait Pablo
Les peintures à l’huile
C’est plus difficile
Mais plus beau
Bien plus beau que les aventures à l’eau

Dis–moi où passent–elles
Ces peintures pastel
Ces mots griffonnés
Sur un bristol de fleurs fanées

Moi je veux des serments
Des marbres et des monuments
Mais pas toutes ces aquarelles
Belles ne fût–ce qu’un moment
Dis que tu m’aimes, même si tu mens
Ne fût–ce qu’un moment
Dis que tu m’aimes, même si tu mens

David McNeil Julien ClercMatt Clifford

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Chagall magnifie la relation amoureuse dans « Les deux pigeons » (gouache 1925).

« David McNeil, le fils du peintre Marc Chagall, est le parolier de cette si belle chanson de Julien Clerc. Je l’écoute très souvent, elle m’émeut par sa vision candide mais sincère de l’amour. Dans son texte, David McNeil nous parle de Pablo mais ma préférence va à Chagall, son père, qui m’éblouit par son talent immense. Je n’oublie pas le talent de compositeur de Julien Clerc, son interprétation si particulière. C’est celui qui m’a accompagné depuis mon enfance avec ses boucles brunes !!!!!!!

French singer Julien Clerc. (Photo by Tony Frank/Sygma via Getty Images)

Je vous souhaite beaucoup d’amour.. Bises bretonnes 1f421 Eveline56

Un petit roseau m’a suffi.. ( 4 ans de blog)

 

 

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Un petit roseau m’a suffi,

Un petit roseau m’a suffi
Pour faire frémir l’herbe haute
Et tout le pré
Et les doux saules
Et le ruisseau qui chante aussi ;
Un petit roseau m’a suffi
À faire chanter la forêt.

Ceux qui passent l’ont entendu
Au fond du soir, en leurs pensées,
Dans le silence et dans le vent,
Clair ou perdu,
Proche ou lointain..
Ceux qui passent en leurs pensées
En écoutant, au fond d’eux-mêmes,
L’entendront encore et l’entendent
Toujours qui chante.

Il m’a suffi
De ce petit roseau cueilli
À la fontaine où vint l’Amour
Mirer, un jour,
Sa face grave
Et qui pleurait,
Pour faire pleurer ceux qui passent
Et trembler l’herbe et frémir l’eau ;
Et j’ai, du souffle d’un roseau,
Fait chanter toute la forêt.
Henri de Régnier, « Odelette 1 », Les jeux rustiques et divins, [1897]

 

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Un poème pour vous, quelques photos prises cet après-midi lors d’une balade venteuse .. BISES

ANNIVERSAIRE DU BLOG:  4 ANS

« Déjà 4 ans que  » dans l’œil d’une flâneuse bretonne » existe. Je n’en reviens pas 🙄😮🙃

Je suis si heureuse de nos partages et ce n’était pas évident pour moi car je suis très pudique. Je réfléchis afin d’employer le bon mot, celui qui sera juste, qui ne trahira pas ma pensée et surtout ne blessera pas. ça prends du temps tout cela. LOL  C’est la raison pour laquelle mes textes sont souvent courts. Je préfère les mots et les couleurs des artistes de tout genre. Il me plait que ces créateurs soient parfois inconnus et proches de la Bretagne. Ainsi vous découvrez l’amour que j’ai pour ma terre Bretonne mais tout en restant ouverte sur le monde. 

J’aimerais vous remerciez pour tout, les échanges avec vous me sont si précieux. C’est une belle aventure….. KENAVO

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Un bisou pour ta joue,

Un bisou pour ta joue

 

Un bisou pour ta joue
Une fleur pour ton cœur
Un câlin pour ta main
Un baiser pour ton nez
Un sourire pour te dire
Bonne année!

Michèle Bertrand 💙💚💛💜💖💗💟

 

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Patrice Cudennec 

 

Image mise en avant: Mik Jegou

Je vous souhaite une année 2020 illuminée de sourires et de bonheur,

Eveline56 😙

 

Neige de mer pour Noël !

 

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« La mer.. Il te faut l’imaginer ici violente, mais amoureuse, telle une divinité de la mythologie.
Elle lèche les rochers de son écume blanche, rampe, glisse, s’insinue, monte, descend, remonte : elle caresse de ses longues lames l’âpre et mâle rocher, lui parle à l’oreille et, dépitée enfin, se brise dans un râle d’amour comme le cœur se brise, dit-on, de désir inassouvi. » 
Michel del Castillo

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« C’est la fin de l’année, des vents forts, de grosses vagues, l’Océan tourbillonne et l’écume s’échoue sur le sable..      
            Telle est la neige de mer qui nous offre un spectacle magique, éblouissant.
Mon œil de flâneuse vous envoie ces flocons précieux et éphémères de mousse d’eau en vous souhaitant de joyeuses et belles fêtes de Noël !
Avec toute mon amitié et un merci pour nos échanges si précieux pour moi, »
BISES BRETONNES    
Eveline56 

 


Hommage à Alain Barrière : « A regarder la mer………..

 

 

 

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Et je reste des heures à regarder la mer
Le cœur abasourdi, les pensées de travers
Et je ne comprends rien à ce triste univers
Tout est couleur de pluie tout est couleur d’hiver
Je suis ce fier bateau qu’on vit un jour partir
Et qui n’en finit plus de ne plus revenir
La mer a ses amants qui s’enivrent de vent
La mer a ses amants qui se grisent à ses fêtes

Qui ne me comprend pas ne comprend pas la mer
Je n’aurai donc été en ce grand univers
Qu’un de ces marins-là qui vont en solitaire
Et l’inutile cri d’une inutile fête
Et je reste des heures
Et je reste des heures à regarder la mer

Le fort de Kéragan.. Arc en ciel !

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Le Fort de Keragan

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« Il est fort, il est fier, le beau fortin entouré par la mer. Le Fort-Bloqué est le nom d’un village emblématique de la côte. Son nom provient du fort construit sur un îlot. Accessible à pied à marée basse, il redevient une île à marée haute.
Un peu d’histoire : le 1er octobre 1746, quarante navires anglais débarquent 4500 hommes sur la plage du Loc’h. Ils prennent les bourgs de Guidel et Ploemeur avant d’attaquer Lorient. Ils seront repoussés quelques jours plus tard. Pour parer à un nouveau débarquement, une batterie est construite en 1748 sur l’îlot de Keragan. Un siècle plus tard, un fortin est bâti avec des remparts, c’est le Fort Bloqué que l’on connaît maintenant. Il n’y avait pas d’habitations auparavant, juste de la lande. Un hôtel-restaurant a commencé à faire venir les lorientais grâce à son fameux homard au curry. Peu à peu les habitants se sont installés à partir des années 60. »
Erwan Simon

« L’âme de l’homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler. Elle vole vers l’arc-en-ciel, vers la lumière de l’espoir. »

             Charlie Chaplin

 

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Le ciel après la pluie.. Violet, Indigo, Bleu, Vert, Jaune, Orange, Rouge..Arc en ciel !!!!!!!

Douce semaine à tous (tes), bises bretonnes… Eveline56

OIP

 

Ma seule amour.. Laurent Voulzy

 

  Extrait France2  janvier 2013 
« concert église St Eustache-Paris »  Laurent Voulzy

 

 » J’aime aller dans les églises et les cathédrales, surtout quand il y a peu de monde, ou même personne, dans ce silence habité, où les bruits de l’extérieur qu’on entend parfois semblent irréels. On franchit le porche, et on est hors du temps, entre ciel et terre. Plantés là, au milieu des villes et des villages parfois depuis des siècles, l’église est un vaisseau spatial. Y jouer, et y chanter est un bonheur, et le lieu n’est pas neutre, car ses murs, voûtes, vitraux, piliers nous imposent leur résonance, et sont des partenaires avec qui il faut compter. » Laurent Voulzy

Cette semaine, je partage avec vous quelques photos prises ce matin, ciel gris, vent fort automne-gifs-animes-1182679[1] 

C’est le temps idéal pour écouter Laurent Voulzy qui donne, depuis quelques mois, des concerts exceptionnels dans les églises. Il vient de sortir un magnifique album: « MONT SAINT-MICHEL » .. Que c’est lyrique et apaisant, un réel bonheur pour les oreilles😍 .  Bises de Bretagne à tous et toutes 😚 

 

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LES SENTIERS DE LA PAIX: Lidia Chiarelli

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Blue Bird
By Lidia Chiarell

 

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« Chagall’s Magic Lantern »

 

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LES SENTIERS DE LA PAIX

Envoie-moi des mots d’amour
et ensemble
nous construirons
des sentiers de paix

envoie-moi des mots d’espoir
et ensemble
nous remplirons
des milliers de pages vierges

Nos voix à l’unisson
deviendront
les doux sons d’une harpe
et des prières
transportés par le vent

ils deviendront
un nouveau chant
dans le bleu profond du ciel
qui ne cessera pas
dans l’obscurité de la nuit                     Lidia Chiarelli

 

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« La più bella » (L’isola non trovata) 

« Novembre s’en va, vive décembre!  J’aimerais partager avec vous les mots et les collages de Lidia Chiarelli, si talentueuse, pour vous emporter vers le bleu de la paix et du bonheur  « 

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Lidia Chiarelli:

« Artiste, écrivain et fondatrice du Mouvement artistique littéraire Image & Poésie. Poète lauréate du Prix littéraire Naji Naaman’s Literary Prizes 2019. Aussi appréciée comme artiste de collages: ses collages ont été sélectionnés pour le symposium sur le compte Filippo di San Martino à Agliè (Turin, Italie) – octobre 2017. »

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https://lidiachiarelli.jimdo.com/

 

 

 

 

 

 

 

♪ Les fous de Bassan ♪ Françoise Hardy

 

 

 

Françoise Hardy a écrit et interprété la chanson « Les Fous de Bassan » sur l’album « L’Amour fou » paru en 2012. Cet artiste me bouleverse, quel talent !!!! Actuellement, comment ne pas penser au cauchemar de ces victimes disparus mais aussi en ce moment à la violence sur les enfants, les femmes. Qui sont ces anges noirs?

Il faut parfois partager la noirceur et espérer la couleur, merci à tous…. Eveline56

 

Les fous de Bassan

C’est par une nuit sans lune
Qu’elle s’est enfuie vers les dunes
Vers son sort
Le vent du nord
Soufflait si fort
Nul n’a revu
Son corps

Belle
Mais sans défense
Les mains nues
Folle
Comme l’espérance

Voulait-elle gagner la mer?
Dans quel but, pour quelle chimère?

Un corsaire
Un ange noir
Au cœur de pierre
Surgit
Un soir

Douce
Comme innocence
Sans retenue
Tuée
Par quelle violence,
Quel inconnu ?

Si belle
Si seule
Endormi dans quel linceul ?
Si pure
Si jeune

Vit-elle au ciel
L’amour éternel

Loin des cris berçants
Des fous de Bassan

Loin défunte
Si loin des pièges
De l’atteinte
Des sortilèges

Françoise Hardy

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Aquarelle de Gaëlle GUEVEL artiste peintre de Bretagne.

À un vieil arbre échoué..

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À un vieil arbre

Tu réveilles en moi des souvenirs confus.
Je t’ai vu, n’est-ce pas? moins triste et moins modeste.
Ta tête sous l’orage avait un noble geste,
Et l’amour se cachait dans tes rameaux touffus.

D’autres, autour de toi, comme de riches fûts,
Poussaient leurs troncs noueux vers la voûte céleste.
Ils sont tombés, et rien de leur beauté ne reste;
Et toi-même, aujourd’hui, sait-on ce que tu fus?

Ô vieil arbre tremblant dans ton écorce grise;
Sens-tu couler encore une sève qui grise?
Les oiseaux chantent-ils sur tes rameaux gercés?

Moi, je suis un vieil arbre oublié dans la plaine,
Et, pour tromper l’ennui dont ma pauvre âme est pleine,
J’aime à me souvenir des nids que j’ai bercés.

Pamphile Le May, (1837-1918), « À un vieil arbre », Les gouttelettes, 1904.

 

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Entre marées hautes et marées basses, la laisse de mer et son bois flotté, Malzenn se demande d’où viennent ce tronc échoué et cette grosse branche ornée de  goémon. Je partage avec vous ce moment, cette belle balade au bord de l’océan. Geoffrey Oryema – Land Of Anaka – m’accompagne de sa magnifique voix.

Belle et douce semaine à vous..                                1f421.png

 

 

La sentinelle tranquille sous la lune Soazig Aaron

 

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Résumé:

Un homme jeune, Jean, revient chez lui plusieurs mois après l’armistice de 1918. De ce retour tardif, on apprend peu à peu les raisons. Comme il a été prévu, sa mère attend qu’il reprenne le domaine, dirigé pendant la durée de la guerre par son frère infirme, Aristide. Mais il refusera cette place programmée et partira.
Des décennies plus tard, les actes de la vie de Jean seront racontés à une enfant qui elle-même prendra en charge l’histoire et l’écrira.
La narration circule ainsi sur un demi-siècle, avec les découvertes, les doutes, les interrogations, les ajustements et l’imagination nécessaires à la construction de ce qui devient un roman, évoluant entre drame, humour et émotion.

Prix littéraire
Prix Michel-Dard 2010

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André Mazeyrie « soldat blessé »

 

Extrait :
« le revenant n’a plus de passé, on ne le reconnaît plus, tu comprends, il ne peut pas redevenir, seulement devenir parce qu’il est quelqu’un d’autre, d’une autre espèce peut-être, quelque chose de cet ordre, c’est ce que je crois, disait-il, et ce n’est pas facile à comprendre, petite. « 

« Une guerre honteuse, mère, comme toutes les guerres, et nous avons tout perdu. Des millions de morts, des mutilés par milliers, des orphelins et des veuves en pagaille, vous trouvez que c’est une victoire ?

 

« c’est juste qu’il a fallu enregistrer tous ces morts, et leurs noms qu’on traîne derrière nous avec des croix dessus. Il faut bien, mère, que cela cesse un jour, tout ce qu’on a avalé sans broncher. Il faut que tous ces morts cessent de nous emmerder, cessent de mourir toutes les nuits et maintenant le jour… je ne vais pas tenir, mère. »

« … il est satisfait et heureux d’être seul, enfin seul à marcher seul. Depuis presque cinq ans, calcule-t-il, ils ne l’ont plus jamais été. Cette promiscuité qu’ils ont dû subir, avec les rats et toutes les bestioles, avec les morts, avec les vivants –  La paix, c’est pouvoir être seul, dirait-il plus tard à Amandine. »

 

Mon avis:

J’avais lu le premier livre de Soazig Aaron en 2002: « Le Non de Klara ». J’avais tant aimé ce roman extrêmement touchant. Le retour d’une jeune femme des camps. Il m’avait laissé une empreinte indélébile sur le cœur. Je le relie encore .. 

Soazig Aaron a écrit, des années après, le plus bouleversant des romans sur le retour d’un soldat de  la guerre de 14/18 avec ce titre si beau:  « La sentinelle tranquille sous la lune ».  Capitaine de l’armée française durant la 1ère guerre mondiale, Jean est revenu plusieurs mois après l’armistice avec ses cauchemars et d’horribles remords. Il tente de survivre. Mais son chemin ne le mènera pas à ce qu’il était avant la guerre, contrairement au choix de son entourage proche. Jean passera par un difficile combat de survie au jour le jour, avec cette culpabilité d’être là alors que tant sont morts. Ce récit aux multiples narrateurs ( Jean, Amandine son épouse et la petite-fille de Jean bien plus tard) est un gros coup de cœur qui demande une attention particulière du lecteur ; n’est ce pas normal pour un tel livre!

Je vous souhaite une semaine paisible.. Eveline 

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« Il faut faire une place aux morts pour que les vivants puissent continuer à vivre. »

Jean-Yves Le Naour

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voici le lien vers ma note sur le si beau livre :

https://ael56.blog/2017/07/15/soazig-aaron/

 

 

 

J’aime la Terre, j’aime les feuilles..

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Balade aérienne

Automne
Le bruit des couleurs
Sous la pluie.

Comme il est étonnant
Celui qui dans ce monde
Ne s’émerveille pas.

Aussi, avec légèreté,
À travers les flaques,
Marcher sur les nuages

Stephen Moysan

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1er Novembre

Alors que pour rire
Des enfants jouent
À la guerre,

Ciel de Toussaint –
Les nuages pleurent
Les morts.

Au cimetière
L’envol d’un corbeau
Accompagne les prières.

Stephen Moysan

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Un homme ratisse des feuilles

Un homme ratisse des feuilles
en tas dans sa cour, un monceau,
appuyé sur son râteau, il les brûle
absolument toutes.
Le parfum emplit la forêt
des enfants s’arrêtent et respirent
l’odeur qui, dans quelques années,
deviendra nostalgie.

Jim Morrison

Un chagrin n’arrive jamais seul
Mais la Terre reste mon amie
J’aime la Terre, j’aime les feuilles
Les rouges, les jaunes, les mortes aussi
Je rêve avec le vent qui passe

Parfois au-dessus de ma tête
Avec le temps dans sa besace
Comme l’âme trouée des poètes
J’irai où les chemins me disent
À demi-mot dans un murmure
Même si au bout mon corps se brise
Comme le cœur en contre-lumière
Il y a des matins ou la lune
Me manque comme une enfant lune
Une herbe folle sous la dune
Où mes espoirs se sont perdus

Alléluia..

Nous partirons un jour ou l’autre
Se retrouver au même endroit
Un peu les mêmes, un peu un autre
Où le chagrin n’existe pas
Un chagrin n’arrive jamais seul
Tu le sais bien, toi qui me pleure
Le ciel est devenu linceul
Il était temps que vienne l’heure

Alléluia..

Alléluia, nous partirons un jour ou l’autre
Alléluia, se retrouver au même endroit
Alléluia, un peu les mêmes, un peu un autre
Alléluia..


 Quelques photos prises lors d’une balade en forêt, merveilleux décors pour ce message de la toussaint.. Alléluia fredonne Marc Lavoine.. Emotions..

Merci d’être là…. Eveline

 

Virginie Matz.. mes demoiselles!

Cette semaine, j’aimerais partager avec vous l’univers poétique de Virginie Matz. Que de gaité et de charme dans  ses tableaux!!!!  Nous nous reconnaissons toutes dans ces demoiselles évaporées et coquettes, passage insouciant  à un moment de notre vie. Bises 🙂   

 

 

Collection Citadines :

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 » Coco »

 



 

Collection les amoureux:

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 « Les inséparables »


 

Collection les baigneuses:

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      » la baignade »
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Collection les baigneuses  « Le parasol jaune » 

Pour Angeline, avec de gros bisous: « Le parasol jaune » …. 

 



 

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Sculpture: Valentine
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« Les pipelettes en statuettes »

 Virginie Matz présente de petites statuettes peintes. « Elles sont forgées par un ferronnier d’art du pays de Brocéliande: Jean Michel Darras ..



 

http://virginie-matz.com/fr/home-copy/

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Virginie Matz peint depuis sa plus tendre enfance. Elle dessine de bien jolies demoiselles aux couleurs chatoyantes, le plus souvent en rouge, bleu marine, blanc… Des tonalités en acrylique, qu’elle applique à la brosse et aux couteaux, en y ajoutant du collage et des pastels. Son style est proche de l’univers de Coco Chanel, des années 1930, ou encore celui de Jean-Paul Gaultier, dans l’élégance de ses marinières.

L’exposition de cette jeune et talentueuse artiste, c’est d’abord, au premier coup d’œil : la gaieté et de la spontanéité, tant ses demoiselles sont charmeuses autant qu’ingénues. Toutes offrent une belle joie de vivre au féminin qui parle aussi d’amour, d’amitié et de vie..


 

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« Lorsque j’ai entendu que l’association « Mon boudoir Rose » faisait une vente aux enchères pour les cancers gynécologiques dans le cadre d’Octobre rose, j’ai souhaité contribuer car j’ai le sentiment que nous sommes tous concernés par cette maladie, nous connaissons tous hélas quelqu’un de notre entourage qui en est atteint. J’ai fait cette toile spécialement à l’occasion de cette journée d’octobre et je l’ai intitulé « Un cœur a prendre ». Elle signifie tendre la main à ceux qui sont en souffrance, les relever et leur dire de toujours avoir la joie de vivre. Et puis, une femme, si elle a confiance en elle, restera belle peu importe la maladie! Virginie Matz
© Le Télégramme 


 

 

Soir d’automne

Quelques photos du jardin, un poème, douce semaine à tous….

Le Poème Japonais

Soir d’automne –
Il est un bonheur aussi
Dans la solitude.

De temps en temps
Les nuages nous reposent
De tant regarder la lune.

Rien qui m’appartienne
Sinon la paix du cœur
Et la fraîcheur de l’air.

Stephen Moysan

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L’Envol du moineau .. Amy Belding Brown

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Mon avis:

J’ai suivi le chemin de Mary tout au long de ce livre. Je l’ai accompagné dans ses doutes et dans sa douleur mais aussi dans ses instants de bonheur et de découverte de l’autre. Ce fut un moment magnifique.. quelle émotion. Je recommande ce roman, un des meilleurs lus cette année.

 


Résumé:

Colonie de la baie du Massachusetts, 1672. Mary Rowlandson vit dans une communauté de puritains venus d’Angleterre. Bonne mère, bonne épouse, elle souffre néanmoins de la rigidité morale étouffante qui règne parmi les siens. Si elle essaie d’accomplir tous ses devoirs, elle se sent de plus en plus comme un oiseau en cage. Celle-ci va être ouverte de façon violente lorsque des Indiens attaquent son village et la font prisonnière.
Mary doit alors épouser le quotidien souvent terrible de cette tribu en fuite, traquée par l’armée. Contre toute attente, c’est au milieu de ces « sauvages » qu’elle va trouver une liberté qu’elle n’aurait jamais imaginée. Les mœurs qu’elle y découvre, que ce soit le rôle des femmes, l’éducation des enfants, la communion avec la nature, lui font remettre en question tous ses repères. Et, pour la première fois, elle va enfin pouvoir se demander qui elle est et ce qu’elle veut vraiment. Cette renaissance pourra-t-elle s’accoutumer d’un retour « à la normale », dans une société blanche dont l’hypocrisie lui est désormais insupportable……….Cette magnifique épopée romanesque, inspirée de la véritable histoire de Mary Rowlandson, est à la fois un portrait de femme bouleversant et un vibrant hommage à une culture bouillonnante de vie, que la  » civilisation  » s’est efforcée d’anéantir.

Extrait:

« Petit à petit, Mary découvre dans cette oisiveté une grande dilatation du temps et une conscience de plus en plus grande du monde naturel. Elle commence à observer le vol des moineaux dans l’air hivernal et la danse des écureuils roux sur les branches d’arbre. Elle remarque les changements dans les nuages, l’inclinaison des rayons du soleil lorsqu’ils tombent sur la neige, les bourgeons rouges et serrés mouchetant les arbres en hiver. Toutes ces choses qu’elle a déjà vues, mais qui n’étaient alors que l’arrière plan de ses tâches quotidiennes. A présent, elle prend conscience que les arbres, les oiseaux, les nuages et les animaux possèdent un sens qui leur est propre, qui ne dépend en rien des activités humaines…..

Critique de Jim Fergus:

« Dès la première page, Amy Belding Brown propulse le lecteur directement au cœur sombre de l’Amérique puritaine du XVIIe siècle et ne le lâche plus jusqu’à la fin. Ce livre, basé sur un travail de recherche monumental, est une chronique passionnante des premiers antagonismes entre le monde des Indiens et celui des Blancs. Inspiré d’une histoire vraie, c’est un superbe roman à la fois violent, tragique, courageux et édifiant. Notre cœur bat au rythme de celui de l’héroïne, cette femme extraordinaire qui, en dépit de tout, non seulement survit, mais triomphe de son destin. » Jim Fergus ( auteur de la trilogie « Mille femmes blanches » )

 


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Amy Belding Brown vit dans le Vermont. « L’Envol du moineau » est son premier roman publié en France.

En mémoire de ma mère,
Eleanor Kellogg Belding,
1922-2012

Face à l’adversité,
elle a choisi l’espoir, la curiosité et le courage :
la feuille assoiffée voletant vers la pluie,
le papillon de nuit guettant le monde à la fenêtre,
la fleur ne se refermant pas lorsque tombe le jour.

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Vagabondages

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Automne, océan, soleil, champignons sur la côte, mes photos et des bises pour vous

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Malzenn 6 octobre 2019

 

Vagabondages

L’aurore automnale amène la nostalgie
De la Bretagne et de son ocre névralgie.
La campagne y commence l’effilochement
Au quotidien de sa couverture verte ;
Le début du crépusculaire épanchement
Des feuillages dont la vitalité offerte
Se posera, dense, comme l’effigie brune
De la vie en déclin, sa substance importune.

Kieran Wall, Poésies, 2012

Kieran Alexander WALL, né dans le Finistère en 1981, je suis traducteur de métier et poète par passion. J’ai déjà publié deux recueils : « Poésies » en 2012 chez Stella Maris Editions et « La Prison de l’Espèce » en 2015 chez Mon Petit Editeur ; un troisième, recueil de poèmes d’amour, est en court de publication, toujours chez Stella Maris.

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Mer si..

 

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“Ce sont les paroles les moins tapageuses qui suscitent la tempête et les pensées qui mènent le monde viennent sur des pattes de colombe.” Olivier de Kersauson

 

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Évasion
Et je serai face à la mer
qui viendra baigner les galets.
Caresses d’eau, de vent et d’air.
Et de lumière. D’immensité.
Et en moi sera le désert.
N’y entrera que ciel léger.
Et je serai face à la mer
qui viendra battre les rochers.
Giflant. Cinglant. Usant la pierre.
Frappant. S’infiltrant. Déchaînée.
Et en moi sera le désert.
N’y entrera ciel tourmenté.
Et je serai face à la mer,
statue de chair et cœur de bois.
Et me ferai désert en moi.
Qu’importera l’heure. Sombre ou claire Esther Granek

 

« Avec un coefficient montant jusqu’à 116, les grandes marées d’équinoxe sont annoncées ce week-end. Elles se conjuguent avec des vents qui pourraient atteindre les 90 km/h sur la pointe de la Bretagne. Voici quelques photos de la plage, ce matin….. Prudence ».

Je vous souhaite un très bon week-end entouré des personnes que vous aimez.

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Stephan Eicher « Homeless Songs »..

 

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Le Baiser,  Carolus-Duran

 

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Baiser à la fenêtre, Edvard Munch

 

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Le Baiser, Gustav Klimt  

 

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Le Baiser Or Les Amoureux En Bleu,   Marc Chagall

Ce soir, l’heure est au baiser que m’inspire la si lyrique chanson de Stephan Eicher « Prisonnière ». ( pour le texte Philippe Djian son éternel et si talentueux parolier)..

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 Nouvel album de Stephan Eicher« Homeless Songs ». 💝💝💝💝💝

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Douce semaine à vous, bises bretonnes thESSGUW33

 

 

Noir et blanc..

 

« Je suis le tout, je suis le rien
Rien que je n’ai été
Là-haut bien au-dessus des profondeurs
C’est l’amour qui me manque et sa douceur
Je cherche en vain, je cherche en vain
Je cherche en vain un cœur »  Nolwenn

 

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« Maintenant, je sais. Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde ». 

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Albert Camus

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“Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être.”   

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Gérard Philipe
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« L’art de la photographie offre un beau symbole. On «prend» le paysage, ou le phénomène, ou le visage. Et l’on développe. Mais ce qui a eu besoin de lumière,d’exposition, ne pourra se «rendre» que dans l’obscurité. »

3430 Georges Perros

Je suis pour le discours humain
Je suis pour la moitié de pain
Le désespoir c’est de se taire…

« Le mystère de la luminosité.. Merci d’être là » .. Eveline56

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Mon œil de lectrice !

« Je suis heureuse de partager ces deux lectures avec vous, ces livres ne sont pas récents mais si beaux ».. DOUCE SEMAINE.. Bises de Bretagne, Eveline56

LaRose

 

Résumé

Dans le Dakota du Nord, sur une réserve Ojibwa, Landreaux, un chasseur local, tue accidentellement le jeune fils de son meilleur ami et voisin en tirant sur un cerf. Accablé par la culpabilité, il décide avec sa femme Emmaline d’offrir son jeune fils, LaRose, aux parents de la victime, comme le préconise une tradition ancestrale.

Extrait:

« C’est là où la limite de la réserve coupait en deux, de manière invisible, un épais bosquet, merisier peupliers, chênes rabougris, que Landreaux attendait. Il affirmera qu’il n’avait pas bu ce jour-là, et par la suite on ne trouva aucune preuve du contraire. C’était un catholique pieux et respectueux des coutumes indiennes, un homme qui, lorsqu’il abattait un cerf, remerciait un dieu en anglais et faisait une offrande de tabac à un autre en ojibwé. »

Mon avis:

Au fil de ses livres, Louise Erdrich partage avec nous ses racines amérindiennes. Passionnée par cette culture, j’ai suivi le quotidien de deux familles touchées par un drame, la mort d’un enfant.. Entre présent et passé… Entre douleur et sagesse.. Un livre inoubliable!


 

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Résumé :

Un dimanche de printemps, une femme est agressée sexuellement sur une réserve indienne du Dakota du Nord. Traumatisée, Geraldine Coutts n’est pas en mesure de révéler ce qui s’est passé à la police, ni d’en parler à son mari ou à son fils de treize ans, Joe. En une seule journée, la vie de ce dernier est bouleversée. Il essaie d’aider sa mère mais elle reste alitée et s’enfonce peu à peu dans le mutisme et la solitude.
Tandis que son père, qui est juge, confie la situation à la justice et à la loi, Joe perd patience face à une enquête qui piétine et il décide avec ses copains de chercher les réponses de son côté. Leur quête les mène tout d’abord dans un lieu sacré, à proximité duquel la mère de Joe a été violée.

Extrait:

« Même si elle était ensuite passée chez sa sœur Clémence, à l’heure qu’il était maman aurait été de retour pour préparer le dîner. Nous le savions l’un comme l’autre. Les femmes ne se rendent pas compte à quel point les hommes sont attachés à la régularité de leurs habitudes. Nous intégrons leurs allées et venues dans nos corps, leurs rythmes dans nos os. Notre pouls est réglé sur le leur, et, comme chaque dimanche après-midi, nous attendions que ma mère mette nos pendules à l’heure du soir. »

Mon avis:

C’est un roman déchirant nous parlant de Joe, 13 ans, confronté au viol de sa mère, muette depuis ce drame tant sa souffrance est grande. L’impuissance de son père, pourtant juge, à faire appliquer la justice le torture aussi. Il n’aura d’autre choix que de mener sa propre enquête à l’aide de ses amis, moments plus doux et même drôles parfois. La question de l’injustice envers le peuple amérindien se pose.. Magnifique de justesse et de sensibilité.


On a remis à Louise Erdrich pour « Dans le silence du vent » (éd. Albin Michel), le prestigieux « National Book award » aux États-Unis. 

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Little Falls, Minnesota , le 07/07/1954

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Biographie :

Karen Louise Erdrich est née d’une mère Ojibura, donc amérindienne, et d’un père germano-américain. Elle grandit dans le Dakota du Nord.

 


« La paix ne pourra naître dans ce monde que lorsque toujours plus d’hommes prendront conscience de l’unité de la vie existante entre la nature, les animaux, les plantes, les minéraux et les hommes ; et vivrons en conséquence ».
Elan Noir, indien Sioux


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon œil de lectrice..

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Résumé:

1919. Dans une Angleterre qui se remet à peine du traumatisme de la Première Guerre mondiale, Tristan Sadler, 21 ans, fait le trajet de Londres à Norwich pour remettre des lettres à Marian Bancroft, celles que la jeune femme avait envoyées à son frère Will alors qu’il était sur le front. Tristan et Will étaient proches. Au fil des batailles et des drames qu’ils ont connus dans les tranchées, les deux hommes ont beaucoup partagé.
Mais Will, pour s’être rebellé contre l’autorité, a été passé par les armes. Pour tous, il fait désormais figure de lâche. Tristan, revenu vivant, passe au contraire pour un héros. Mais il a un lourd secret, un remords qui le ronge. Osera-t-il en parler à Marian ? Ou devra-t-il seul porter ce fardeau jusqu’à la fin de ses jours ?

Extrait :

« Au fil des années, penché sur des tables bancales et tachées de bière, j’ai passé maintes heures à lire et à écrire dans des pubs, à y déchiqueter des sous-bocks tout en hissant mes personnages de la misère à la gloire ou, inversement, en les précipitant de la vie de château au caniveau. Seul, toujours seul. Sans boire beaucoup, mais un peu tout de même. Une cigarette dans la main droite, une tache de brûlure sur ma manchette gauche…… Après tout, les éclats de voix d’un bar bondé sont infiniment plus accueillants que le silence d’une maison vide ».

« J’ai parfois du mal à comprendre ce qui se passe dans le monde, monsieur Sadler, me dit-elle, sa voix se brisant un peu. Vos parents ont un fils qui est en vie, mais qu’ils ne voient pas. J’ai un fils que je souhaite voir, mais il est mort. A quelle espèce appartiennent-ils, je me le demande ? Sont-ils des monstres » ?

Mon avis :

Tristan est un jeune homme de 17 ans qui découvre les horreurs de la Première Guerre mondiale dans les tranchées où la mort rôde en permanence. Il survit mais comment oublier un tel enfer quand votre famille vous a rejeté pour votre différence, que vous êtes déjà mort pour elle et que vous portez un lourd secret, un remords qui vous ronge. 

Le secret de Tristan Sadler est un livre bouleversant et rare. Je le conseille vraiment. 


Né à Dublin en 1971, John Boyne est l’auteur multiprimé de nouvelles, d’articles, et de treize romans traduits en 47 langues, dont des romans pour la jeunesse avec notamment Mon père est parti à la guerre (Gallimard, 2014) et Le Garçon en pyjama rayé (Gallimard, 2009), vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde et adapté au cinéma par Mark Herman. On lui doit également La Maison Ipatiev (L’Archipel, 2011), qui paraît chez Pocket sous le titre La Maison des intentions particulières. Critique de livres pour l’Irish Times, il réside toujours à Dublin.
Retrouvez toute l’actualité de l’auteur sur : http://www.johnboyne.com