Voici le port de Doëlan situé dans le Finistère sud. Mes photos sont le fruit d’une balade sous le soleil radieux du mois de juillet. C’est un paysage caractéristique de la Bretagne qui incarne son âme véritable. la pêche côtière y perdure pour notre plus grand plaisir. La beauté des lieux est rare, presque mythique pour moi..
Nous étions à la fin du mois de juillet, Malzenn se promenait tranquillement ( hé oui.. la chaleur fatigue notre petite chienne 😉 ) .. Quand elle a vu, sur son chemin, les derniers coquelicots, je dois reconnaitre que le mot « indifférence » est le bon pour qualifier cette rencontre. A peine un regard .. mais Malzenn sait que les coquelicots reviendront toujours.. Je l’espère aussi.. si nous prenons soin de notre terre.
Douce semaine, bises bretonnes.
« Je suis un cœur coquelicot, délicat, gourmand de poésie, gorgé d’un jus de tendresse. Je m’épanouis parmi les framboises qui se mirent aux perles de rosée, les cerises écoutant les rêves aux oreilles des enfants, les fraises sauvages blotties dans les bois dormants. »
Valérie Mazeau
Rencontre avec les derniers coquelicots de la saison..
Balade fleurie le long de l’Aven, « La promenade Xavier Grall » est un hommage au lyrique et talentueux poète breton.. J’adore Pont Aven, surnommée « la cité des peintres », de nombreux peintres dont Gauguin y ont séjourné. Je ne me lasse pas de ce havre de paix avec ses lavoirs anciens, ses galeries de peintures, ses galettes « Traou-Mad » (qui signifie « choses bonnes » en breton) un vrai délice……
Je suis très heureuse de vous retrouver après un très beau moment en famille,
bises bretonnes à tous(tes) .. Eveline56
« Ne vivent haut que ceux qui rêvent » , Xavier Grall
Galerie Patrice Cudennec, artiste peintre sculpteur breton que j’admire ..
Eléonore du blog https://eleonoreb.wordpress.com/ m’a très gentiment nominé. Merci beaucoup Eléonore ! Je suis très touchée 😊 Je vais à présent et, avec « un peu » de retard pour cause de vacances😉, répondre à tes questions !
-Quel est ton moment préféré de la journée ?
J’aime le soir quand tout redevient calme, c’est très apaisant. J’entends l’océan de chez moi. C’est le moment que j’affectionne pour lire, écouter de la musique, tout simplement me détendre.
-Y a-t-il un endroit qui te fait rêver (pour y vivre) ?
Non car j’apprécie beaucoup l’endroit où je vis à deux pas de l’océan..
-Si Internet n’existait plus, par quel biais partagerais-tu ce que contient ton blog ?
Par le biais d’un journal intime que je partagerais parfois avec des ami(e)s proches. Mais ce ne serait pas la même chose.
-Que t’apporte la lecture ?
Le bonheur de découvrir d’autres univers, de les partager avec d’autres blogueurs. C’est un enrichissement qui nous ouvre au monde.
-Quelle musique t’émeut aux larmes ?
Un artiste de chez nous en Bretagne qui s’appelle Denez Prigent. Ses chants bretons me touchent au plus profond de mon âme. Souvenirs d’enfance.. « Gortoz A Ran », un duo enregistré avec Lisa Gerrad de Dead Can Dance, m’émeut et les larmes coulent..
-Une citation pour finir ?
Une citation de Christian Bobin que j’adore :
«Ce qui manque à ce monde, ce n’est pas l’argent. Ce n’est même pas ce qu’on appelle « le sens ». Ce qui manque à ce monde c’est la rivière des yeux d’enfants, la gaieté des écureuils et des anges.»
Riche propriétaire terrien du Kentucky, Henry Forge dédie sa vie à la recherche de la combinaison génétique idéale pour créer le cheval parfait, une machine de course imbattable et grandiose. Digne héritier d’une famille autoritaire habituée depuis des décennies à posséder, commander, dominer, il fait tout plier à sa volonté, la génétique comme sa fille unique, Henrietta, à qui il transmet son obsession. Dans une ville voisine, Allmon Shaughnessy, un jeune homme noir élevé dans les quartiers pauvres par une mère souffrante, grandit dans un monde de discriminations et d’injustices où les violences policières sont légion. Déterminé à changer le cours de son destin et à conquérir la fortune qu’il mérite, Allmon arrive chez les Forge : garçon d’écurie au talent rare et à l’ambition dévorante, il va mener à la victoire une pouliche de légende, Hellsmouth, bouleverser l’équilibre malsain de la famille et découvrir l’envers du rêve américain.
Auteur: C. E. MorganÉditeur: Gallimard
Extrait:
Henry fulminait, se mordait les joues tout en soutenant le regard de son père. Sa mère les ignorait l’un et l’autre, elle s’était fermée, les yeux rivés sur la fenêtre. Henry bouillait de rage durant tout le trajet, mais lorsqu’ils arrivèrent enfin à la maison, John Henry ne coupa pas le moteur, il ne se gara pas non plus le long du mur. Au lieu de cela, il continua sur la route qui longeait les frontières du domaine. Il fit signe à sa femme de rentrer sans eux, elle glissa donc de son siège et se retrouva plantée bêtement au milieu du chemin. Henry se refusa à la regarder, il se figurait très bien ses épaules basses, face à John Henry poursuivant sa route. Personne ne se retourna sur Lavinia, seule sur le chemin, figure solitaire serrant dans ses mains une pochette jaune vif, le visage ombragé par la voilette qui lui couvrait le front.
Mon avis:
Ce portrait de deux familles sur trois générations , l’une blanche, l’autre noire, dans un Kentucky rural et raciste qui s’étend des années 1950 aux années 2000, m’a secoué littéralement. Je suis entrée dans cette histoire, tout doucement, à fleur de peau. Un sentiment de douleur ne m’a pas quitté tout au long des 656 pages, face à ce monde dominé par l’argent et les inégalités, face aussi aux murmures des femmes qui souffrent du manque de liberté qu’elles soient bien nées ou pauvres, aux esclaves qui survivent ou meurent dans une totale indifférence et à ces richissimes propriétaires terriens, tyrans envers femmes, enfants, esclaves.
Ce livre est différent, il se lit lentement. j’ai ressenti le besoin de respirer entre ses pages, je vous le recommande car il touche au cœur….
Résumé Kate vient de se voir confier l’affaire de sa vie, celle qui accuse l’un des hommes les plus proches du pouvoir d’un terrible crime. Kate doit faire condamner James Whitehouse. Sophie adore son mari, James. Elle est prête à tout pour l’aider et préserver sa famille. Sophie doit trouver la force de continuer comme avant. Comme avant, vraiment ? Quels sombres secrets dissimule le scandale, et à quel jeu se livrent réellement ces deux femmes et cet homme ? Elle veut le détruire. Elle veut le sauver.
Extrait :
« Sauf que tu n’as pas dit la vérité, toute la vérité, si ? Sophie se montre aussi prudente que si elle cherchait à découvrir le fin mot d’une dispute entre Emily et Finn, car elle se sent un peu perdue et qu’elle avance à tâtons. _ J’ai dit la vérité, grosso modo. Ou plutôt la vérité telle que je la percevais. Sophie est abasourdie.
Mon avis :
Ce polar m’a fait passer un bon moment. Plus on avance dans l’intrigue, plus on a envie de savoir. l’histoire est d’actualité et fait penser aux scandales médiatiques que nous découvrons tous les jours et ils sont nombreux…. Sans être un coup de cœur, je vous invite à découvrir ce thriller !
Résumé : Par un froid matin de février, Chris et Leah Hills s’arrêtent dans une station-service isolée à la frontière du Pays de Galles pour boire un café. Pendant que Leah est partie se rafraîchir, Chris verrouille la voiture et part acheter leurs boissons. Les minutes passent, mais Leah ne revient pas… Peu après, le sergent Mel Daley et son patron, l’inspecteur Harry Baker arrivent sur place pour commencer les recherches alors que chaque minute compte. Leah est-elle encore vivante? A-t-elle quitté la station-service avec quelqu’un? Au fur et à mesure que leur enquête progresse, les policiers vont découvrir de sombres secrets à propos du couple dont la perspective fait froid dans le dos.
extrait :
« Dehors, le grésil s’était intensifié et le vent se levait. Le temps se dégradait, j’espérais que, là où se trouvait Leah Hills, elle puisse être à l’abri, au chaud et au sec. »
Mon avis :
Un bon thriller avec du suspense et de nombreux rebondissements. Le Pays de Galles pluvieux et glacial ajoute beaucoup à l’intrigue… j’ai lu ce livre avec plaisir ! Une lecture idéale pour la plage cet été !
Les galets… Les galets écoutent la mer qui leur raconte des légendes Le temps passe sur eux enracinés à même le sable ils imaginent peut-être ce qu’ils aperçoivent au loin et qu’ils ne connaîtront jamais. Les galets demeurent sans bruit veillant avec les étoiles sur le sommeil du monde qui se ferme dans la nuit.
Max ALAHN
« Au gré de mes balades en bord de mer, j’aime à contempler ces galets usés par les marées et c’est un trésor de formes, de couleurs qui me chavirent le cœur et le regard… » Eveline56
Faire le vide en soi –
Puis laisser le bien-être
Envahir notre esprit.
Malzenn aime se promener et son endroit préféré, nous l’appelons » la cabane aux oiseaux ». C’est un observatoire ornithologique, belle cabane au toit de chaume, en bordure d’un étang. À l’horizon, l’océan nous fait signe, si près qu’il nous berce du murmure de ses vagues… Le bonheur est là! Douce semaine, bises bretonnes,
Plénitude
Faire le vide en soi – Puis laisser le bien-être Envahir notre esprit.
Plus d’envie d’ailleurs, Plus de passé ou futur, – Ici et maintenant !
Profiter de l’instant Pendant des heures Le temps du bonheur.
Sur un contrefort élevé des Appalaches se tient une étrange demeure, curiosité de verre et d’acier, que chacun, dans le petit village d’Old Buckram, prétend maudite. C’est ici que vivent les Aster. Il y a le père, Henry Senior, intellectuel autodidacte, homme de lettres révolté dans une contrée hostile aux bibliophiles. La mère, Eleonore, femme insoumise et lumineuse, qui partage ses journées entre la contemplation de la nature environnante et l’élevage de pur-sang. La cadette, Threnody, adorable fillette affublée d’un prénom imprononçable tiré d’un poème de son père. Et, au milieu, se tient Henry Junior, petit garçon sensible et attentif, qui passe le plus clair de son temps caché dans la bibliothèque, à regarder, fasciné, la figure paternelle noircir, jour et nuit, les feuillets qui composeront le roman de sa vie.
Des années plus tard, Henry Junior n’a qu’une idée : quitter Old Buckram. Fuir pour devenir un homme ; fuir les montagnes et ce silence « intranquille » qui le ronge ; et, surtout, fuir pour tenter de comprendre ce qui a poussé son père, un matin, à abandonner les siens, en emportant avec lui son mystérieux manuscrit…
Extrait du livre ::
« Mon père fut l’un des deux enfants nés à l’hôpital en parpaing d’Old Buchram durant le froid mordant de l’automne 1939. L’autre enfant, un garçon qui ne vécut pas assez pour recevoir un nom et une âme à sauver, fut enterré par sa mère sur une colline près de la ville, quand le dégel permit de lui creuser une tombe digne de ce nom. »
Mon Avis :
Je pense souvent que la vie nous ramène toujours vers notre enfance et ce roman me le confirme avec cette histoire douloureuse d’une relation père-fils. Bouleversant, profond, poétique, ce récit est une belle découverte pour moi. Ce premier livre de Phillip Lewis est un vrai coup de cœur ! ( J’oubliais la si belle couverture et ce si touchant cheval, crinière blanche et tête baissée ) 🌟🌟🌟🌟🌟
Bonne semaine à tous (tes), bises bretonnes! Eveline56
ne te lasse pas de mêler à ton âme
La campagne, les bois, les ombrages charmants,
Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
Le sentier qui finit où le chemin commence….
Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame, Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme La campagne, les bois, les ombrages charmants, Les larges clairs de lune au bord des flots dormants, Le sentier qui finit où le chemin commence, Et l’air et le printemps et l’horizon immense, L’horizon que ce monde attache humble et joyeux Comme une lèvre au bas de la robe des cieux ! Viens ! et que le regard des pudiques étoiles Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles, Que l’arbre pénétré de parfums et de chants, Que le souffle embrasé de midi dans les champs, Et l’ombre et le soleil et l’onde et la verdure, Et le rayonnement de toute la nature Fassent épanouir, comme une double fleur, La beauté sur ton front et l’amour dans ton cœur !
Victor Hugo: “Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame” (Le 21 mai 1835)
( Les Chants du crépuscule, 1836 )
J’aimerais partager avec vous ce magnifique poème de Victor Hugo « Puisque mai tout en fleurs »… Pour illustrer cette œuvre poétique, quelques photos fleuries de clématites, étonnantes de beauté ….( Photos Eveline56)
Paris, promenade en famille autour du lac artificiel Daumesnil, de Charenton-le-Pont en passant par la foire du trône… Étrange mélange de bruit et de calme. Tel est Paris! Ce lac comporte deux îles : l’île de Bercy et l’île de Reuilly. Nous y avons croisé des animaux en liberté, cygnes, oies, canards, paons mais aussi de magnifiques arbres, une grotte artificielle, une rotonde romantique due à l’architecte Gabriel Davioud, un temple bouddhiste tibétain. quelques photos de ce beau moment ! Eveline56
BISES, BON DIMANCHE à tous(tes) 🙂
La grotte de l’île de ReuillyLa grotte de l’île de Reuilly« Pèlerins zen « , l’œuvre du sculpteur Japonais Torao Yazaki
Arbre tortueuxLes oies blanches papotent…Les paons dans les arbres, très étonnant pour moi !
« Pour ceux qui savent que Quasimodo a existé, Notre-Dame est aujourd’hui déserte, inanimée, morte. On sent qu’il y a quelque chose de disparu. Ce corps immense est vide ; c’est un squelette ; l’esprit l’a quitté, on en voit la place, voilà tout. C’est comme un crâne où il y a encore des trous pour les yeux, mais plus de regard. »
L’Histoire: Claire est médecin dans un hôpital parisien. Un jour, un nouveau patient est admis dans son service, qui demande à la voir. Elle reconnaît alors Dominique, un ancien amant. Cette présence la bouleverse : la maladie de Dom, déjà très avancée, met en échec ses qualités de médecin, et fait resurgir les circonstances de leur rencontre. Quinze ans plus tôt, Claire est partie à Marseille avec son amie Manu, travailler dans le théâtre associatif que dirigeait Dominique. Au milieu d’un groupe d’enfants occupés à apprivoiser la scène et embarqués dans une adaptation tumultueuse de La Tempête de Shakespeare, les deux amies sont troublées par une silhouette fragile : celle d’une petite fille marginale, aussi inquiète dans sa famille que parmi les autres enfants, qui semble les appeler à l’aide. Mais la joie de l’été, la découverte du désir, le cercle des silences coupables les empêchent de prendre conscience du drame qui est en train de se nouer.
Extrait: « Des vingt enfants dont nous avions la garde, je commence à revoir certains traits, leurs dégaines. Je me répète certains prénoms qui me reviennent, Antoine ou Bastien, et Marcel, et Farid. Léa, Louise. Les noms de famille ayant pour ainsi dire à peine existé dans ce cercle de quelques semaines que nous avions tracé au Théâtre d’Été, à Marseille, l’été 2000. »
Cloé Korman est née en 1983 à Paris. Elle a étudié la littérature, en particulier la littérature anglo-saxonne, ainsi que l’histoire des arts et du cinéma. Son premier roman, Les Hommes-couleurs (Seuil, 2010) a été récompensé par le prix du Livre Inter et le prix Valéry Larbaud. En 2013, elle publie au Seuil, Les Saisons de Louveplaine.
Mon avis: Cloé Korman nous parle de Claire, qui un certain été sous le soleil de Marseille, est confrontée au destin d’une petite fille en grande souffrance. Quinze ans après viennent les remords… J’ai été bouleversée par ce livre, par l’impuissance de cette jeune fille et de son amie devant l’indifférence des adultes. Je vous le conseille vraiment !
Conservé à Douarnenez depuis 2012, le fonds d’atelier de Michel Thersiquel comprend près de 70 000 clichés. Cette première grande exposition depuis la disparition du photographe en 2007 met en lumière la diversité de son œuvre. « Ce ne sont ni les paysages sublimes de la Bretagne, ni les portraits modelés dans la matière humaine qui tiennent la vedette. Non, et pourtant… les stars ce sont les gens ordinaires, les gens de peu, les obscurs, les sans-grades. Paysans ramassant les pommes de terre à genoux dans leur champ, ligneurs brandissant le bar remonté de haute lutte, patronne de bistrot faisant le lien social devant un calendrier des Postes. Cette Bretagne au travail, dans les petits métiers que Thersiquel mettait « en gloire » comme personne d’autre. L’envers d’un décor de cartes postales pour touristes pressés. à l’époque du « touch’nd go », où on picore de-ci de-là à la superficie des choses, Thersiquel savait arrêter le temps. Le temps qu’il faut pour établir des relations de confiance. Pas d’instantanés volés, mais des tranches de vie reconstruites avec la compréhension complice d’un frère, Michel. »
Une exposition coproduite par la Ville de Quimperlé et le Port-musée de Douarnenez. Association des Amis de Michel Thersiquel
« Cette semaine, je partage avec vous les photos emplies d’humanité de Thersiquel. Son exposition m’a rappelé des souvenirs, des moments d’enfance, des réminiscences de ce que me racontait mes grands-parents, mes parents lors des repas de famille. Telle était la Bretagne du temps passé, dure comme le granit, magnifiquement et douloureusement saisi par Michel Thersiquel. »
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