Coccinelle, l’insecte du ciel bleu…

Quelle belle rencontre cet après midi, une coccinelle dormait entre deux feuilles d’une plante du jardin. J’ai réussi quelques photos de cette merveilleuse dame de l’écologie sans la déranger. Je partage avec vous cet instant de bonheur…. Eveline56

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La Coccinelle

Elle me dit : « Quelque chose
Me tourmente. » Et j’aperçus
Son cou de neige, et, dessus,
Un petit insecte rose.

J’aurais dû, — mais, sage ou fou,
À seize ans, on est farouche, —
Voir le baiser sur sa bouche
Plus que l’insecte à son cou.

On eût dit un coquillage ;
Dos rose et taché de noir.
Les fauvettes pour nous voir
Se penchaient dans le feuillage.

Sa bouche fraîche était là ;
Je me courbai sur la belle,
Et je pris la coccinelle ;
Mais le baiser s’envola.

« Fils, apprends comme on me nomme, »
Dit l’insecte du ciel bleu,
« Les bêtes sont au bon Dieu,
Mais la bêtise est à l’homme. »

Paris, mai 1830.

Victor Hugo, Les Contemplations (I), 1856

la coccinelle est “bête à bon dieu”

La légende du Xème siècle :
Un homme accusé de meurtre est condamné à avoir le coup tranché. Il proteste de son innocence en vain et le bourreau s’apprête à abattre sa hache quand il aperçoit une coccinelle posée sur le cou du condamné.
Le bourreau retire gentiment la coccinelle et attrape sa hache pour œuvrer mais la coccinelle est de retour. Le bourreau a beau insister pour la déplacer, la coccinelle revient obstinément se poser sur le cou du condamné.
A tel point que le roi voit là un miracle divin et donne sa grâce.
Quelques temps plus tard le véritable meurtrier fut découvert et la légende de la bête à bon dieu était née.

hirondelle rustique,

Hirondelle

Hirondelle qui vient de la nue orageuse
Hirondelle fidèle, où vas-tu ? dis-le-moi.
Quelle brise t’emporte, errante voyageuse ?
Écoute, je voudrais m’en aller avec toi,

Bien loin, bien loin d’ici, vers d’immenses rivages,
Vers de grands rochers nus, des grèves, des déserts,
Dans l’inconnu muet, ou bien vers d’autres âges,
Vers les astres errants qui roulent dans les airs.

Ah ! laisse-moi pleurer, pleurer, quand de tes ailes
Tu rases l’herbe verte et qu’aux profonds concerts
Des forêts et des vents tu réponds des tourelles,
Avec ta rauque voix, mon doux oiseau des mers.

Hirondelle aux yeux noirs, hirondelle, je t’aime !
Je ne sais quel écho par toi m’est apporté
Des rivages lointains ; pour vivre, loi suprême,
Il me faut, comme à toi, l’air et la liberté.

Louise MICHEL

 

 

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« L’hirondelle rustique est reconnaissable à sa belle gorge rouge brique, son dos couleur ardoise et son ventre blanc. Sa longue queue se termine par des filets.

je pense que c’est  elle que j’ai rencontrée dans mon jardin hier. Je l’ai photographié de ma fenêtre, discrètement, sans oser bouger… Un peu flou parmi les primevères et les azalées. »

Douce semaine, bises bretonnes

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Poèmes de Xavier Grall et peintures de Matthieu Dorval…

Les mots sombres  et magnifiques de XAVIER GRALL, les peintures Land’s End   de Matthieu Dorval, ainsi se rejoignent les poètes et les peintres de Bretagne…

Eveline56

Les marins

Les vieux de chez moi ont des îles dans les yeux
Leurs mains crevassées par les chasses marines
Et les veines éclatées de leurs pupilles bleues
Portent les songes des frêles brigantines

Les vieux de chez moi ont vaincu les récifs d’Irlande
Retraités, usant les bancs au levant des chaumières
Leurs dents mâchonnant des refrains de
Marie-Galante
Ils lorgnent l’horizon blanc des provendes hauturières

Les vieux de chez moi sont fils de naufrageurs
Leurs crânes pensifs roulent les trésors inouïs
Des voiliers brisés dans les goémons rageurs
Et luisent leurs regards comme des louis

Les vieux de chez moi n’attendent rien de la vie
Ils ont jeté les ans, le harpon et la nasse
Mangé la cotriade et siroté l’eau-de-vie
La mort peut les prendre, noire comme la pinasse

Les vieux ne bougeront pas sur le banc fatigué
Observant le port, le jardin, l’hortensia
Ils diront simplement aux
Jeannie, aux
Maria «
Adieu les belles, c’est le branle-bas »

Et les femmes des marins fermeront leurs volets

 XAVIER GRALL (1930-1981)

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« L’Océan de l’Ouest »   Matthieu Dorval

Solo
Solo de mes noyades
solo de mes sanglots
j’agite des violons brisé
sur mes amours mortes
mes barques chavirées
accrochent des grelots
aux chagrins sourds
qui lentement m’emportent…

Xavier Grall

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« Nos rêves sur les vagues » Matthieu Dorval
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« Exil au-dessus des eaux »  Matthieu Dorval

La clé du bonheur …

Albert Jacquard, né le 23 décembre 1925 à Lyon et mort le 11 septembre 2013 à Paris, était un biologiste, généticien et essayiste français. Scientifique de haut niveau, Albert Jacquard est l’auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique ou d’essais dans lesquels il cherchait à diffuser une pensée humaniste moderne pour faire évoluer la conscience collective. 

« La morale collective actuelle nous fait croire que l’important c’est de l’emporter sur les autres, de lutter, de gagner. Nous sommes dans une société de compétition. Mais un gagnant est un fabricant de perdants.

Il faut rebâtir une société humaine où la compétition sera éliminée. Je n’ai pas à être plus fort que l’autre. Je dois être plus fort que moi grâce à l’autre. »Albert Jacquard 

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Dessin de Burki

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« Ceux qui prétendent détenir la vérité sont ceux qui ont abandonné la poursuite du chemin vers elle. La vérité ne se possède pas, elle se cherche » Albert Jacquard

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Cette semaine, je réfléchissais à ce monde de compétition que l’on nous impose dès l’enfance. Difficile d’être heureux et de trouver son chemin dans ces conditions; ce n’est que mon humble avis, pas la vérité, je cherche 🤷‍♂️🤦‍♂️ 🤔…… Moi, Je rêve d’un monde où chacun serait valorisé dans un domaine intellectuel ou (et) manuel tout au long de sa vie, la clé du bonheur !  » Eveline56 💟 Bises !

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Merci

 

Les passantes, Brassens, Antoine Pol.

Cette semaine, je partage avec vous cette magnifique et si émouvante chanson de Brassens « Les passantes« . Les paroles sont du poète Antoine Pol. L’histoire de cette chanson est étonnante et belle:

« L’un des grands regrets de Georges Brassens fut de n’avoir pas pu rencontrer Antoine Pol. Brassens avait contacté le poète pour lui demander l’autorisation de mettre son poème « Les Passantes » en musique. Le poète accepta mais mourut une semaine avant la date de la rencontre ! Antoine Pol ne figure pas dans les anthologies, mais son superbe texte  » Les Passantes  » est devenu mondialement connu.
Antoine Pol est connu pour un poème: Les Passantes . Ce poème fit à lui seul sa notoriété. Il ne nous serait peut-être jamais parvenu si Georges Brassens ne l’avait déniché un jour de 1947 au marché aux puces. Il est tiré des « Emotions poétiques.


Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu’on connaît à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais

A celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu’on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d’un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D’un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d’un jour déçues
Vous serez dans l’oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie
on songe avec un peu d’envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir          Antoine Pol en 1913.

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J’ai choisi Jean Béraud, peintre du Paris de la Belle Époque , pour évoquer ces passantes. Belle et douce semaine. Bises bretonnes!

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Mon regard au loin vers le ciel et par delà l’océan….

« j’aimerais partager avec vous mes photos de ce matin,
vent, pluie, ciel gris, ciel bleu, telle est ma Bretagne »…Eveline

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Le Courégant, ce matin…
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Pour moi, tout se déroulait à l’ouest et sur l’océan. Je n’avais que ces mots à la bouche : l’océan, le vent, l’ouest,  Yann Queffélec
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l’île de Groix, à l’horizon
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On dit que l’on y voit sa joie, On dit que l’on y voit sa croix, Je parlais de l’île de Groix, Gilles Servat
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De l’endroit où je suis
On voit les bras de mer,
Qui s’allongent puis renoncent
A mordre dans la terre, Yann Tiersen

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Le vent vert reviendra,
faire respirer mon cœur blessé,
Je serais poussé selon son souffle,
Vite et loin en un autre pays,
Je serais emporté par son souffle
Loin d’ici selon ses désirs
Selon ses désirs loin du monde,
Entre la mer et les étoiles. Denez (irvi)

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Denez Prigent & Yann Tiersen « Va Hent » – Mon Chemin

Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur. 

– © 2019 Eveline M.

Ange Le Bruchec : vivre et ressentir…

Ange Le Bruchec : vivre et ressentir…

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Drame de l’été 44,  chapelle du Cloître de Quistinic, 11 blessés et deux soignantes furent exécutés par l’armée nazie. Le rouge représente le sang des victimes sur le chemin…

Samedi 2 février, j’ai eu la chance de rencontrer l’artiste breton Ange Le Bruchec lors de sa « Rétrospective à l’Espace culturel Passe Ouest » à Ploemeur. Né à Quistinic en 1932, Ange Le Bruchec est le peintre de « l’instant présent, de l’instant de vie, ce qui lui offre la beauté en toute chose, le merveilleux, tout autant que la tragédie humaine » (p.3 du joli catalogue d’exposition).

Ange Le Bruchec, avec son humilité et sa gentillesse, nous a parlé de ses toiles, de ses inspirations, de ce qui nourrit son travail d’artiste. C’est au cours de cet échange que j’ai eu la surprise de découvrir qu’il avait vu et apprécié ma note du blog sur son œuvre, publiée il y a quelque temps déjà. J’ai pu lui exprimer mon admiration, mon ressenti face à ses toiles. Notre discussion s’est ensuite portée sur la complexité de ce monde où l’argent et la possession priment sur l’émotion et le partage. Merci M. Le Bruchec !

Je vous ai choisi quelques toiles de cette « Rétrospective à l’Espace culturel Passe Ouest » qui m’ont touchées :

 

Le bruchec 2« Toile évoquant le Chemin menant vers Saint Jacques de Compostelle..« 

le bruchec 4« Souffrances et solitude du migrant.. »

le bruchec 5le bruchec 1« Toile évoquant le départ de son père vers la Lumière.. »

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Douce semaine à vous, qu’elle soit pleine de Lumière !

Eveline.

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Est-ce qu’il ne vaut mieux pas ?

Est-ce qu’il ne vaut mieux pas
sentir l’odeur des blés
plutôt que de rêver
aux pierres et aux tourments

Winston Perez est un poète d’origine cubaine qui nait en octobre 1971 à Saint Jacques de Compostelle en Espagne, puis vient habiter en France à partir de 1989.

 

 

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« Vivre »
Est-ce qu’il ne vaut mieux pas
sentir l’odeur des blés
plutôt que de rêver
aux pierres et aux tourments
Est-ce qu’il ne vaut mieux pas
revenir à l’Aurore
dès qu’on dessine sa route
dans l’infiniment pur
Est-ce qu’il ne vaut mieux pas
chevaucher une tempête
à chaque fois qu’un Autre
perd sa foi en l’Azur
Est-ce qu’il ne vaut mieux pas
revivre chaque instant
lorsqu’on perd une flamme
qui ne brillera plus
Est-ce qu’il ne vaut mieux pas
vivre pour une danse
lorsque la rose éclos
et que nul autre adore
Est-ce qu’il ne vaut mieux pas ?
Est-ce qu’il ne vaut mieux pas ?
Winston Perez, 2017
J’aimerais partager avec vous ce poème de Winston Perez qui parle de l’essentiel dans la vie, de sa simplicité si nous choisissons la voie du naturel si loin de l’artificiel. J’ai pris ces photos ce matin entre gris clair et gris foncé, entre éclaircissement et obscurcissement… Comme l’existence… Eveline

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« Je suis Jeanne Hébuterne » Olivia Elkaim

 

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Résumé : Jeanne Hébuterne est une jeune fille quand, en 1916, elle rencontre Amedeo Modigliani. De quinze ans son aîné, il est un artiste « maudit », vivant dans la misère, à Montparnasse. Elle veut s’émanciper de ses parents et de son frère, et devenir peintre elle aussi. Ils tombent fous amoureux. De Paris à Nice – où ils fuient les combats de la Première Guerre mondiale –, ils bravent les bonnes mœurs et les interdits familiaux. Mais leur amour incandescent les conduit aux confins de la folie.

Extrait:

Je recule, incapable d’embrasser une dernière fois cette figure qui n’est plus la sienne.

– Pas un adieu, pas un baiser, principessa ?

Je lui tourne le dos.

– Reste, ma beauté. Pardon, pardon, jamais su t’aimer correctement.

Je m’en vais.

– Ne me laisse pas seul avec la mort, ma petite sœur, ma fée. Je crois que j’ai un peu peur… J’ai un peu peur de m’en aller sans toi sur ce chemin.

 

Mon ressenti sur ce livre :

« Hier soir, je suis tombée amoureuse d’ Amedeo Modigliani » ….

Ainsi commence le roman d’Olivia Elkaim empreint de mélancolie et d’émotion. Je connaissais l’œuvre de Modigliani, son style unique, ses magnifiques tableaux et sa drôle de vie de peintre maudit. Je connaissais moins la passion partagée de Jeanne Hébuterne et de Modigliani sur la fin de sa vie. Ce livre m’a entrainé dans un tourbillon d’émotions où l’amour le plus absolu côtoie la réalité d’une vie faite de pauvreté, d’excès mais également pleine d’une créativité prodigieuse …
Bouleversant, passionnant, merci Olivia Elkaim pour ce magnifique récit!

Eveline

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jeanne Hébuterne par Modigliani

 

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jeanne Hébuterne par Modigliani
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jeanne Hébuterne par Modigliani

 » D’un oeil, observer le monde extérieur, de l’autre, regarder au fond de soi-même« . Amedeo Modigliani

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  Hommage à Jeanne :

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Jeanne Hébuterne ( Autoportrait signé Jeanne Hébuterne)

 

Mes lectures….

 

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« Magnifica« – Maria Rosaria Valentini, Editions Denoël
Résumé
« Années 50. Dans un petit village des Abruzzes. La jeune Ada Maria est la fille d’un couple sans amour. Son père, Aniceto, passe le plus clair de son temps avec Teresina, sa maîtresse, ou enfermé dans son atelier de taxidermiste. Eufrasia se contente d’être mère et de noyer sa fragilité dans les soins qu’elle apporte à ses enfants. Lorsqu’elle meurt prématurément, Teresina prend peu à peu sa place dans la maison.
La jeune Ada Maria s’occupe alors de son frère en s’efforçant d’ignorer Teresina. C’est pourtant dans ce quotidien en dehors du temps, rythmé par la couleur des frondaisons, la succession des naissances et des deuils, que l’Histoire fait un jour irruption. Dans un bois avoisinant le village, Ada Maria aperçoit un jour une ombre. Il s’agit d’un homme, hagard, désorienté, il n’a jamais quitté la cabane où il s’est réfugié à la fin de la guerre.
Il est allemand. Les deux êtres vont se rapprocher. De cet amour naîtra une petite fille aux yeux clairs et à la peau diaphane, Magnifica, changeant à tout jamais le destin tranquille auquel Ada Maria se croyait cantonnée ». 

Mon coup de cœur 2018 est « Magnifica », un ovni poétique, un moment de délicatesse, de pure beauté !!! Lumineux et rare, je le garde au fond de moi ….



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« Idaho » – Emily Ruskovich – Gallmeister
Résumé
Idaho, 1995. Par une chaude journée d’août, une famille se rend dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. Tandis que Wade, le père, se charge d’empiler les bûches, Jenny, la mère, élague les branches qui dépassent. Leurs deux filles, June et May, âgées de neuf et six ans, se chamaillent et chantonnent pour passer le temps. C’est alors que se produit un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais.
Neuf années plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l’Idaho. Mais alors que la mémoire de son mari s’estompe, Ann devient obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu’elle n’a jamais connue, elle s’efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles. 

« Idaho » est un livre magnifique, tragique et pour moi inoubliable… Je suis restée quelque temps avec ce roman dans la tête sans pouvoir lire autre chose !





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« Au bord de la terre glacée » De Eowyn Ivey, Éditeur : 10/18
Résumé
Hiver 1885. Les terres de l’Alaska demeurent inexplorées. Le colonel Allen Forrester, héros de guerre décoré, remonte la Wolverine River pour en cartographier les abords. Il consigne son expédition dans un journal à l’intention de sa femme Sophie, dans l’espoir qu’elle puisse le lire s’il ne revenait pas. Sophie est restée à Vancouver après avoir découvert qu’elle était enceinte. Elle vivra seule sa grossesse, au sein d’une société peu apte à lui reconnaître la liberté à laquelle elle aspire. C’est l’art naissant de la photographie qui lui permettra de s’émanciper et de célébrer la beauté de la vie sauvage qui l’entoure. Au cours de cette année fatidique, Allen et Sophie seront, chacun à leur manière, confrontés à la nature grandiose et cruelle. Les épreuves qu’ils surmonteront changeront leurs vies et ce qu’ils sont à jamais.

« Un récit à deux voix : celui de Allen Forrester et celui de son épouse qui n’a pu l’accompagner dans sa découverte de la Wolverine River. Je les accompagnais tour à tour dans leurs vies, j’étais avec eux. Un pur plaisir de lecture, de découvertes!




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« Chien-loup » de Serge Joncour, Ed. Flammarion
Résumé
L’idée de passer tout l’été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecœur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L’annonce parlait d’un gîte perdu au milieu des collines, de calme et de paix. Mais pas du passé sanglant de cet endroit que personne n’habitait plus et qui avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale.
Et pas non plus de ce chien sans collier, chien ou loup, qui s’est imposé au couple dès le premier soir et qui semblait chercher un maître. En arrivant cet été là, Franck croyait encore que la nature, qu’on avait apprivoisée aussi bien qu’un animal de compagnie, n’avait plus rien de sauvage ; il pensait que les guerres du passé, où les hommes s’entretuaient, avaient cédé la place à des guerres plus insidieuses, moins meurtrières.

« j’ai été emportée par ces deux histoires passionnantes à un siècle de distance, cet étrange chien-loup mystérieux , cet endroit perdu au milieu des collines. » Il  m’est resté un gout de sauvagerie mais aussi d’humanité au fond de moi!

3 années de blog , de partages et d’échanges,

merci du fond du cœur …. BISES BRETONNES !  Eveline56

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MIK JEGOU   http://www.mikjegou.com/





 

Il est des soirs…. Annaïg Le Berre

 

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Voici un nouvel extrait du livre d’ANNAIG LE BERRE….

« Difficile de photographier un astre, j’aurai essayé de jouer avec la lune….

 » douce semaine… Bises lunaires !

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La biche

La biche

La biche brame au clair de lune
Et pleure à se fondre les yeux :
Son petit faon délicieux
A disparu dans la nuit brune.

Pour raconter son infortune
A la forêt de ses aïeux,
La biche brame au clair de lune
Et pleure à se fondre les yeux.

Mais aucune réponse, aucune,
A ses longs appels anxieux !
Et le cou tendu vers les cieux,
Folle d’amour et de rancune,
La biche brame au clair de lune.

Poème de Maurice Rollinat

Le Livre de la Nature (1893)

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Tyrus Wong

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Peintre illustrateur américain d’origine chinoise, Célèbre artiste, graveur, mais également calligraphe et illustrateur, Tyrus Wong travaillait pour Hollywood. Et Bambi fut l’une de ses créations majeures. C’est grâce à lui que la forêt dans laquelle évolue le faon avait cette dimension irréelle, directement inspirée des peintures paysagères de la dynastie Song. 
Walt Disney était lui-même tombé amoureux des dessins de Wong et l’avait personnellement choisi pour figurer parmi les dessinateurs du film.

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« Un poème que j’aime beaucoup accompagné de sublimes illustrations de Tyrus Wong… » Douce soirée,

Eveline

 

 

 

 

 

Bloavez mad en ho ti ! Bonne année chez vous!

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Pour cette nouvelle année,
je vous souhaite de voguer
vers l’harmonie, le rêve, le bonheur… 

Bises de Bretagne

Eveline

(1/01/ 2019)

 

 

 

Nedeleg Laouen ! = Joyeux Noël !

Je vous souhaite un Joyeux Noël, que cette journée soit douce pour vous et vos proches … Bises bretonnes mes ami(e)s!    Evelinecarte-de-joyeux-noel206254-0

Noël ! Que nous apportes-tu
Dans tes bras si fragiles ?
Un cheval ? Une automobile ?
Un Pierrot au chapeau pointu ?
Noël, que nous apportes-tu ?
Nous apportes-tu dans ta hotte
Des oranges, du chocolat,
du pain d’épices, des nougats
Des pralines, des papillotes ?
Qu’y a-t-il au fond de ta hotte ?
Des joujoux, bien sûr, c’est parfait
Et c’est si bon les friandises !
Mais, dans tes menottes exquises
Trouverons-nous d’autres bienfaits ?
Noël, apporte-nous la Paix !

Raymond Richard (le plus beau cadeau)

 

 

 

 

 

 

 

Poussière de Noël…. Elodie Santos

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Edward Robert Hughes, night

Poussière de Noël

Frotte, frotte
cette petite étoile
à l’écorce blanche
C’est tant de souvenirs qu’on oublie
Quand on voit au loin, la lumière de Noël

Poussière d’infini
qui se disperse au fond du cœur
et revient chanter
comme un ange
qui pleure

Monte, monte,
Au ciel
et revient nous consoler
comme on console un enfant
qui attend
la nuit éternelle….             Elodie Santos, 2010

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Jean-François Millet (1814-1875), « Nuit Etoilée »
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Vincent Van Gogh, La Nuit étoilée, 1889

Chloé, Dessin « étoiles de Noël » pour mamie, dimanche 16/12/2018

 

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Je partage avec vous ce  poème si sensible accompagné de ces tableaux somptueux.

Devinez quel est mon préféré ? Bien sur et c’est évident ,  c’est le dessin de Chloé ma petite fée. Je l’ai reçu de ses mains ce midi avec de gros bisous. Il n’a pas de prix pour moi,

Merci petit cœur, mon tourbillon, mon petit poussin….

Prochaine note pour Léane dit « mon amour » mais le dessin n’est pas fini….

Douce semaine, bises bretonnes  ap,550x550,12x12,1,transparent,t.u1 Eveline56

 

C’est un merle, chanteur crédule..

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Un oiseau siffle dans les branches
Et sautille gai, plein d’espoir,
Sur les herbes, de givre blanches,
En bottes jaunes, en frac noir.

C’est un merle, chanteur crédule,
Ignorant du calendrier,
Qui rêve soleil, et module
L’hymne d’avril en février.

Pourtant il vente, il pleut à verse …. Théophile Gautier

“Que ceux qui ont faim aient du pain ! Que ceux qui ont du pain aient faim de justice et d’amour”

l’Abbé Pierre

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Je regarde ce merle dans le jardin, il retourne les tapis de feuilles mortes, picore et arrache les mousses. Il se régale…. J’aimerais, et je suis sans doute crédule  comme le merle de Théophile Gautier, que nous mangions tous à notre faim et que nous ayons un toit pour nous réchauffer. j’écoute et j’entends tous ces témoignages si tristes de misère et d’injustice vécus, tous les jours…. Eveline56

 

 

 

Malzenn détective….

Septembre 2018,

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Ouaf…. Ouaf

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SNIFF

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SNIFF 

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Pfiou …Pfiou… Tout ça pour rien… J’suis crevée moi… Vite à la mer… Ahouahou….
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Couleurs d’automne

 

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C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.
Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.
Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées ;
Mais ce n’est pas l’hiver encore.
Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.

François Coppée (1842-1908)

Toutes les couleurs de l’automne pour vous, merci d’être là…. Eveline

 

Richard Ashcroft « Natural Rebel »

« That’s How Strong »….

Richard Ashcroft est l’artiste pop que je préfère depuis les années 2000 et son  inoubliable album « Song For The Lovers« … J’aime infiniment sa voix inimitable qui donne des frissons et bien sûr  son talent de « songwriter » !!!!

Mon petit conseil du dimanche soir 😉 écoutez vite cet artiste si talentueux et ce très bel album « Natural Rebel« ….. »Ce nouveau CD met son don des arrangements et sa voix supérieure au service de chansons au lyrisme universel » ( lu dans les Inrocks 😉  )

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Souvenir des années 2000

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« A Song For The Lovers » dédiée à son épouse Kate, tout comme « That’s How Strong », 18 ans après…. 

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Douce semaine , bises bretonnes 🙂  Eveline ….

Au tour du feu invisible….

« Au tour du feu invisible »

Ce jour là,
Il faisait froid,
Un froid glacial,
Un froid à mourir,
Le soldat
ne sentait rien.

Un cri silencieux
au ralenti.
Son arme lourde,
un lourd engourdi.
Une bouche crevassée
et un goût trop sec.

Le blanc de la terre
jusqu’à l’horizon.
Une douleur sans fin
et sans raison.

Partout déchets de corps,
et du sang mélangé.

Parmi ce ravage,
En duo chantent
une cornemuse et une voix,
illuminées,
par un feu invisible.
Silhouettes d’homme
s’approchent de la musique
Comme des étincelles de feu
dans une neige gelée,

Cet instant unique
dans l’histoire du monde.
Hommes réchauffés
pour survivre une journée.
Courageuse et inspirée,
Cette harmonie des ennemis.

« Au tour du feu invisible », Chloé DOUGLAS, 2009

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Les Brancardiers, Mathurin Meheut

 

 

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Mathurin Méheut, Un guetteur, Bois de la Gruerie, Argonne, septembre 1915, musée Mathurin Meheut

11 Novembre 2018… Eveline 56