Officier de marine, navigateur et marin de légende Vainqueur de nombreuses courses..
"Promenade à la cité de la voile, je partage avec vous quelques photos de ce lieu hommage au plus grand des marins "Eric tabarly".. Je ne sais si je dois regarder la mer ou le ciel tant la beauté des deux se confond en une harmonie de blanc, de gris et de bleu.
BELLE SEMAINE, BIZH, Eveline56
Dans un petit bateau Une petite dame Un petit matelot Tient les petites rames
Ils s’en vont voyager Sur un ruisseau tranquille Sous un ciel passager Et dormir dans une île
C’est aujourd’hui Dimanche Il fait bon s’amuser Se tenir par la hanche Échanger des baisers
C’est ça la belle vie Dimanche au bord de l’eau Heureux ceux qui envient Le petit matelot
Robert Desnos (1900-1945)
Jean-Noël Duchemin (photo Eveline56)Jean-Noël Duchemin « un mât d’un bateau d’Ellen Mac Arthur » ( photo Eveline56)
J’aimerais partager avec vous, ce dimanche, un doux poème deRobert DESNOS, un tableau deMatisse peint en 1906 « Le Jeune Marin II« et le travail artistique d’un artiste breton Jean-Noël Ducheminqui décore des mâts de voiliers récupérés auprès des équipes de course au large de Lorient et ensuite les transforme en objets d’art afin de leur donner une seconde vie.
BONNE SEMAINE ! BIZH
Jean-Noël Duchemin ( photo Eveline56)le peintre et sculpteur Jean-Noël Duchemin
J’aimerais partager avec vous, cette semaine, les œuvres du peintre Jan Zrzavý. ⛵
⛵ Les paysage désertiques de ses tableaux, comme une Bretagne inhabitée, sa vision onirique des petits ports bretons, la couleur et la lumière de son œuvre me fascinent et m’enchantent.
Belle semaine à tous (tes) ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ Eveline56
Locronan (1937) Jan Zrzavý
Jan Zrzavý,
« J’ai découvert la Bretagne à peu près deux après m’être installé à Paris. Avant, j’avais envie d’y aller, mais je n’ai jamais osé, je ne parlais pas encore suffisamment bien le français et ça m’a paru compliqué. Mais quand mes amis tchèques qui étaient là-bas m’ont écrit et m’ont invité chez eux, je me suis alors rendu à Camaret. En fait, je rêvais de la Bretagne depuis mon enfance. Petit, je me souviens avoir lu dans une revue une histoire de deux garçons bretons. Plus tard, j’ai réalisé que cette histoire se passait sur l’île de Sein, où je voulais m’installer. Je l’aurais sans doute fait, s’il n’y avait pas eu les Accord de Munich. (…) En Bretagne, je me sentais extrêmement heureux.
"Le Cœur du Monde est le premier extrait du nouvel album de Bernard Lavilliers . Son nouveau titre nous parle de son inquiétude face à notre époque si trouble. Sur une belle et insouciante musique latino, la gravité du texte est bouleversante. Bernard Lavilliers fait un triste constat de notre société si violente où l'argent est roi ...."des milliards, des centaines".."
Quel talent 🌟🌟🌟🌟🌟
Eveline56
Le cœur du monde par Bernard Lavilliers
J’entends le cœur du monde battre de plus en plus fort Celui des multitudes Et de la solitude Je croise de plus en plus la haine, la peur, la mort C’est presque une attitude, Ça devient l’habitude
Quand nos amours N’auront plus cours Sous ce soleil énorme Alors viendra Le compte à rebours Sur ces désirs brûlés Sur ces désirs brûlés
La tête du dictateur , la tête du fusilleur Toujours en embuscade, Dans les rues de Bagdad Si la démocratie peut tomber en dix heures Si les banques surnagent, Attendant le naufrage
Alors nos amours N’auront plus cours Sous ce soleil énorme Tu ne pourras plus Faire demi-tour, Enchaîné, enchaîné Enchaîné, enchaîné
C’est juste après la guerre on est dans l’entre deux
On attend la prochaine, La dernière, la certaine La guerre économique au fond c’est pas sérieux Faudra bien que ça saigne, Des milliards, des centaines
Quand nos amours N’auront plus cours Sous ce soleil énorme Alors viendra Le compte à rebours Sur ces désirs Alors viendra Le compte à rebours Sur ces désirs brûlés Sur ces désirs brûlés Brûlés Brûlés
Bernard Lavilliers
Saint-Etienne : Bernard Lavillier
Je me souviens de cette magnifique chanson "Saint-Étienne" datant de 1975, Lavilliers nous parlait déjà de la dignité du monde ouvrier, de cette voix puissante, poignante et avec cette lucidité dans les mots !
Bernard Lavilliers est l'un de nos plus grands artistes. Admiration pour ce poète 🌟🌟🌟🌟🌟Eveline56
On n’est pas d’un pays mais on est d’une ville Ou la rue artérielle limite le décor Les cheminées d’usine hululent à la mort La lampe du gardien rigole de mon style
La misère écrasant son mégot sur mon cœur A laissé dans mon sang sa trace indélébile Qui a le même son et la même couleur Que la suie des crassiers, du charbon inutile
Les forges de mes tempes ont pilonné les mots J’ai limé de mes mains le creux des évidences Les mots calaminés crachent des hauts fourneaux Mes yeux d’aciers trempés inventent le silence
Je me saoule à New York et me bats à Paris Je balance à Rio et ris à Montréal Mais c’est quand même ici que poussa tout petit Cette fleur de grisou à tige de métal
On n’est pas d’un pays mais on est d’une ville Ou la rue artérielle limite le décor Les cheminées d’usine hululent à la mort La lampe du gardien rigole de mon style
Je partage avec vous cette semaine une chanson du groupe Feu! Chattertonextraite de leur très beau troisième album: Palais d’argile. Elle s’appelle « ces bijoux de fer » et nous parle d’amour tourmenté, de cœurs brisés, perdus.. Et moi, j’aime leur univers si original et l’interprétation intense et lyrique du chanteur Arthur Teboul . Les Feu! Chatterton, le plus poétique des groupes de rock français dit-on, c’est ce que je pense aussi.
Passez une bonne fin de semaine !BIZHEveline56
« J’ai trouvé dans les auteurs des armes mais des armes de paix, de joie, des armes de partage. » Arthur Teboul parlant de littérature.
« Avant 2020, il y avait de grands festivals où les gens se réunissaient par milliers et qui faisaient office de grande catharsis collective absolument géniale. » Arthur Teboul
Un poème magique et empli de tendresse de Patricia Besson, une illustration bellissime de Benjamin Lacombe, que serait la vie sans l’art sous toutes ses formes ..
Je vous souhaite une semaine féerique.. Bizh.. Eveline56
« J’ai eu le grand bonheur de visiter cet été l’exposition de Sara Amato-Gentric, dans une petite chapelle bretonne. L’artiste m’a beaucoup ému et impressionné au travers de ses sculptures! Je partage avec vous les silhouettes pulpeuses parfois, penchées vers l’infini, dansantes, apaisées, agenouillées, toujours porteuses d’émotions partagées. Et ce bleu qui me touche toujours, bleu du ciel, de l’océan, de mon imagination et surtout de celle de Sara.. Bravo .. » Eveline56
« Ces sculptures sont un moyen d’ouvrir une fenêtre et de regarder de petits fragments d’âme, d’y exprimer le mouvement et la douceur de l’amour spirituel. Et surtout de trouver, jour après jour, le chemin intérieur qui mène au vide infini qui s’y trouve et dans lequel se trouve cette si belle matière qu’est l’inspiration.«
Un chant dans une nuit sans air…
— La lune plaque en métal clair
Les découpures du vert sombre.
… Un chant ; comme un écho, tout vif
Enterré, là, sous le massif…
— Ça se tait : Viens, c’est là, dans l’ombre…
— Un crapaud ! — Pourquoi cette peur,
Près de moi, ton soldat fidèle !
Vois-le, poète tondu, sans aile,
Rossignol de la boue… – Horreur ! —
… Il chante. — Horreur !! — Horreur pourquoi ?
Vois-tu pas son œil de lumière…
Non : il s’en va, froid, sous sa pierre.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Bonsoir — ce crapaud-là c’est moi.
Ce soir, 20 Juillet.
Tristan Corbière Les Amours jaunes
Tristan Corbière(1845-1875) était un poète cynique et excentrique dans sa vie et dans son œuvre, figure du poète maudit. Peu gâté par la nature, rachitique,se trouvant laid, il souffrait d'une grave maladie osseuse qui lui laissait peu de répit. Il rêvait d'océan, de naviguer sur les mers.. il aimait sans retour une jeune femme mariée, deux grandes blessures qui le rendirent amer,sarcastique.
Il meurt à 29 ans, retranché dans son manoir breton, incompris de ses contemporains..Le dernier jour de février 1875, il se fait apporter des brassées de bruyère avant de mourir.
Sa poésie novatrice ne sera reconnue que bien après sa mort. Son recueil, "Les Amours jaunes", est ironique, dur envers lui-même, il est ce crapaud. Tristan Corbière sera tiré de l'ombre, dix ans après sa disparation. Verlaine parlera de son talent dans son étude des Poètes maudits.
Je partage avec vous les mots de Tristan Corbière et les photos d’un petit crapaud aux yeux de lumière se promenant dans le jardin, à l’abri de la citronnelle..Kénavo
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.