Françoise Hardy a écrit et interprété la chanson « Les Fous de Bassan » sur l’album « L’Amour fou » paru en 2012. Cet artiste me bouleverse, quel talent !!!! Actuellement, comment ne pas penser au cauchemar de ces victimes disparus mais aussi en ce moment à la violence sur les enfants, les femmes. Qui sont ces anges noirs?
Il faut parfois partager la noirceur et espérer la couleur, merci à tous…. Eveline56
Les fous de Bassan
C’est par une nuit sans lune Qu’elle s’est enfuie vers les dunes Vers son sort Le vent du nord Soufflait si fort Nul n’a revu Son corps
Belle Mais sans défense Les mains nues Folle Comme l’espérance
Voulait-elle gagner la mer? Dans quel but, pour quelle chimère?
Un corsaire Un ange noir Au cœur de pierre Surgit Un soir
Douce Comme innocence Sans retenue Tuée Par quelle violence, Quel inconnu ?
Si belle Si seule Endormi dans quel linceul ? Si pure Si jeune
Vit-elle au ciel L’amour éternel
Loin des cris berçants Des fous de Bassan
Loin défunte Si loin des pièges De l’atteinte Des sortilèges
Françoise Hardy
Aquarelle de Gaëlle GUEVEL artiste peintre de Bretagne.
Tu réveilles en moi des souvenirs confus. Je t’ai vu, n’est-ce pas? moins triste et moins modeste. Ta tête sous l’orage avait un noble geste, Et l’amour se cachait dans tes rameaux touffus.
D’autres, autour de toi, comme de riches fûts, Poussaient leurs troncs noueux vers la voûte céleste. Ils sont tombés, et rien de leur beauté ne reste; Et toi-même, aujourd’hui, sait-on ce que tu fus?
Ô vieil arbre tremblant dans ton écorce grise; Sens-tu couler encore une sève qui grise? Les oiseaux chantent-ils sur tes rameaux gercés?
Moi, je suis un vieil arbre oublié dans la plaine, Et, pour tromper l’ennui dont ma pauvre âme est pleine, J’aime à me souvenir des nids que j’ai bercés.
Pamphile Le May, (1837-1918), « À un vieil arbre », Les gouttelettes, 1904.
Entre marées hautes et marées basses, la laisse de mer et son bois flotté, Malzenn se demande d’où viennent ce tronc échoué et cette grosse branche ornée de goémon. Je partage avec vous ce moment, cette belle balade au bord de l’océan. Geoffrey Oryema – Land Of Anaka – m’accompagne de sa magnifique voix.
Un homme jeune, Jean, revient chez lui plusieurs mois après l’armistice de 1918. De ce retour tardif, on apprend peu à peu les raisons. Comme il a été prévu, sa mère attend qu’il reprenne le domaine, dirigé pendant la durée de la guerre par son frère infirme, Aristide. Mais il refusera cette place programmée et partira. Des décennies plus tard, les actes de la vie de Jean seront racontés à une enfant qui elle-même prendra en charge l’histoire et l’écrira. La narration circule ainsi sur un demi-siècle, avec les découvertes, les doutes, les interrogations, les ajustements et l’imagination nécessaires à la construction de ce qui devient un roman, évoluant entre drame, humour et émotion.
Prix littéraire Prix Michel-Dard 2010
André Mazeyrie « soldat blessé »
Extrait : « le revenant n’a plus de passé, on ne le reconnaît plus, tu comprends, il ne peut pas redevenir, seulement devenir parce qu’il est quelqu’un d’autre, d’une autre espèce peut-être, quelque chose de cet ordre, c’est ce que je crois, disait-il, et ce n’est pas facile à comprendre, petite. «
« Une guerre honteuse, mère, comme toutes les guerres, et nous avons tout perdu. Des millions de morts, des mutilés par milliers, des orphelins et des veuves en pagaille, vous trouvez que c’est une victoire ?
« c’est juste qu’il a fallu enregistrer tous ces morts, et leurs noms qu’on traîne derrière nous avec des croix dessus. Il faut bien, mère, que cela cesse un jour, tout ce qu’on a avalé sans broncher. Il faut que tous ces morts cessent de nous emmerder, cessent de mourir toutes les nuits et maintenant le jour… je ne vais pas tenir, mère. »
« … il est satisfait et heureux d’être seul, enfin seul à marcher seul. Depuis presque cinq ans, calcule-t-il, ils ne l’ont plus jamais été. Cette promiscuité qu’ils ont dû subir, avec les rats et toutes les bestioles, avec les morts, avec les vivants – La paix, c’est pouvoir être seul, dirait-il plus tard à Amandine. »
Mon avis:
J’avais lu le premier livre de Soazig Aaron en 2002: « Le Non de Klara ». J’avais tant aimé ce roman extrêmement touchant. Le retour d’une jeune femme des camps. Il m’avait laissé une empreinte indélébile sur le cœur. Je le relie encore ..
Soazig Aaron a écrit, des années après, le plus bouleversant des romans sur le retour d’un soldat de la guerre de 14/18 avec ce titre si beau: « La sentinelle tranquille sous la lune ». Capitaine de l’armée française durant la 1ère guerre mondiale, Jean est revenu plusieurs mois après l’armistice avec ses cauchemars et d’horribles remords. Il tente de survivre. Mais son chemin ne le mènera pas à ce qu’il était avant la guerre, contrairement au choix de son entourage proche. Jean passera par un difficile combat de survie au jour le jour, avec cette culpabilité d’être là alors que tant sont morts. Ce récit aux multiples narrateurs ( Jean, Amandine son épouse et la petite-fille de Jean bien plus tard) est un gros coup de cœur qui demande une attention particulière du lecteur ; n’est ce pas normal pour un tel livre!
Je vous souhaite une semaine paisible.. Eveline
photo Eveline56
« Il faut faire une place aux morts pour que les vivants puissent continuer à vivre. »
Comme il est étonnant Celui qui dans ce monde Ne s’émerveille pas.
Aussi, avec légèreté, À travers les flaques, Marcher sur les nuages
Stephen Moysan
1er Novembre
Alors que pour rire Des enfants jouent À la guerre,
Ciel de Toussaint – Les nuages pleurent Les morts.
Au cimetière L’envol d’un corbeau Accompagne les prières.
Stephen Moysan
Un homme ratisse des feuilles
Un homme ratisse des feuilles en tas dans sa cour, un monceau, appuyé sur son râteau, il les brûle absolument toutes. Le parfum emplit la forêt des enfants s’arrêtent et respirent l’odeur qui, dans quelques années, deviendra nostalgie.
Jim Morrison
Un chagrin n’arrive jamais seul Mais la Terre reste mon amie J’aime la Terre, j’aime les feuilles Les rouges, les jaunes, les mortes aussi Je rêve avec le vent qui passe
Parfois au-dessus de ma tête Avec le temps dans sa besace Comme l’âme trouée des poètes J’irai où les chemins me disent À demi-mot dans un murmure Même si au bout mon corps se brise Comme le cœur en contre-lumière Il y a des matins ou la lune Me manque comme une enfant lune Une herbe folle sous la dune Où mes espoirs se sont perdus
Alléluia..
Nous partirons un jour ou l’autre Se retrouver au même endroit Un peu les mêmes, un peu un autre Où le chagrin n’existe pas Un chagrin n’arrive jamais seul Tu le sais bien, toi qui me pleure Le ciel est devenu linceul Il était temps que vienne l’heure
Alléluia..
Alléluia, nous partirons un jour ou l’autre Alléluia, se retrouver au même endroit Alléluia, un peu les mêmes, un peu un autre Alléluia..
Quelques photos prises lors d’une balade en forêt, merveilleux décors pour ce message de la toussaint.. Alléluia fredonne Marc Lavoine.. Emotions..
Cette semaine, j’aimerais partager avec vous l’univers poétique de Virginie Matz. Que de gaité et de charme dans ses tableaux!!!! Nous nous reconnaissons toutes dans ces demoiselles évaporées et coquettes, passage insouciant à un moment de notre vie. Bises 🙂
Collection Citadines :
» Coco »
Collection les amoureux:
« Les inséparables »
Collection les baigneuses:
» la baignade »Collection les baigneuses « Le parasol jaune »
Pour Angeline, avec de gros bisous: « Le parasol jaune » ….
Sculpture: Valentine« Les pipelettes en statuettes »
Virginie Matz présente de petites statuettes peintes. « Elles sont forgées par un ferronnier d’art du pays de Brocéliande: Jean Michel Darras ..
Virginie Matz peint depuis sa plus tendre enfance. Elle dessine de bien jolies demoiselles aux couleurs chatoyantes, le plus souvent en rouge, bleu marine, blanc… Des tonalités en acrylique, qu’elle applique à la brosse et aux couteaux, en y ajoutant du collage et des pastels. Son style est proche de l’univers de Coco Chanel, des années 1930, ou encore celui de Jean-Paul Gaultier, dans l’élégance de ses marinières.
L’exposition de cette jeune et talentueuse artiste, c’est d’abord, au premier coup d’œil : la gaieté et de la spontanéité, tant ses demoiselles sont charmeuses autant qu’ingénues. Toutes offrent une belle joie de vivre au féminin qui parle aussi d’amour, d’amitié et de vie..
J’ai suivi le chemin de Mary tout au long de ce livre. Je l’ai accompagné dans ses doutes et dans sa douleur mais aussi dans ses instants de bonheur et de découverte de l’autre. Ce fut un moment magnifique.. quelle émotion. Je recommande ce roman, un des meilleurs lus cette année.
Résumé:
Colonie de la baie du Massachusetts, 1672. Mary Rowlandson vit dans une communauté de puritains venus d’Angleterre. Bonne mère, bonne épouse, elle souffre néanmoins de la rigidité morale étouffante qui règne parmi les siens. Si elle essaie d’accomplir tous ses devoirs, elle se sent de plus en plus comme un oiseau en cage. Celle-ci va être ouverte de façon violente lorsque des Indiens attaquent son village et la font prisonnière. Mary doit alors épouser le quotidien souvent terrible de cette tribu en fuite, traquée par l’armée. Contre toute attente, c’est au milieu de ces « sauvages » qu’elle va trouver une liberté qu’elle n’aurait jamais imaginée. Les mœurs qu’elle y découvre, que ce soit le rôle des femmes, l’éducation des enfants, la communion avec la nature, lui font remettre en question tous ses repères. Et, pour la première fois, elle va enfin pouvoir se demander qui elle est et ce qu’elle veut vraiment. Cette renaissance pourra-t-elle s’accoutumer d’un retour « à la normale », dans une société blanche dont l’hypocrisie lui est désormais insupportable……….Cette magnifique épopée romanesque, inspirée de la véritable histoire de Mary Rowlandson, est à la fois un portrait de femme bouleversant et un vibrant hommage à une culture bouillonnante de vie, que la » civilisation » s’est efforcée d’anéantir.
Extrait:
« Petit à petit, Mary découvre dans cette oisiveté une grande dilatation du temps et une conscience de plus en plus grande du monde naturel. Elle commence à observer le vol des moineaux dans l’air hivernal et la danse des écureuils roux sur les branches d’arbre. Elle remarque les changements dans les nuages, l’inclinaison des rayons du soleil lorsqu’ils tombent sur la neige, les bourgeons rouges et serrés mouchetant les arbres en hiver. Toutes ces choses qu’elle a déjà vues, mais qui n’étaient alors que l’arrière plan de ses tâches quotidiennes. A présent, elle prend conscience que les arbres, les oiseaux, les nuages et les animaux possèdent un sens qui leur est propre, qui ne dépend en rien des activités humaines…..
Critique de Jim Fergus:
« Dès la première page, Amy Belding Brown propulse le lecteur directement au cœur sombre de l’Amérique puritaine du XVIIe siècle et ne le lâche plus jusqu’à la fin. Ce livre, basé sur un travail de recherche monumental, est une chronique passionnante des premiers antagonismes entre le monde des Indiens et celui des Blancs. Inspiré d’une histoire vraie, c’est un superbe roman à la fois violent, tragique, courageux et édifiant. Notre cœur bat au rythme de celui de l’héroïne, cette femme extraordinaire qui, en dépit de tout, non seulement survit, mais triomphe de son destin. » Jim Fergus ( auteur de la trilogie « Mille femmes blanches » )
Amy Belding Brown vit dans le Vermont. « L’Envol du moineau » est son premier roman publié en France.
En mémoire de ma mère, Eleanor Kellogg Belding, 1922-2012
Face à l’adversité, elle a choisi l’espoir, la curiosité et le courage : la feuille assoiffée voletant vers la pluie, le papillon de nuit guettant le monde à la fenêtre, la fleur ne se refermant pas lorsque tombe le jour.
Automne, océan, soleil, champignons sur la côte, mes photos et des bises pour vous
Malzenn 6 octobre 2019
Vagabondages
L’aurore automnale amène la nostalgie De la Bretagne et de son ocre névralgie. La campagne y commence l’effilochement Au quotidien de sa couverture verte ; Le début du crépusculaire épanchement Des feuillages dont la vitalité offerte Se posera, dense, comme l’effigie brune De la vie en déclin, sa substance importune.
Kieran Wall, Poésies, 2012
Kieran Alexander WALL, né dans le Finistère en 1981, je suis traducteur de métier et poète par passion. J’ai déjà publié deux recueils : « Poésies » en 2012 chez Stella Maris Editions et « La Prison de l’Espèce » en 2015 chez Mon Petit Editeur ; un troisième, recueil de poèmes d’amour, est en court de publication, toujours chez Stella Maris.
“Ce sont les paroles les moins tapageuses qui suscitent la tempête et les pensées qui mènent le monde viennent sur des pattes de colombe.” Olivier de Kersauson
Évasion Et je serai face à la mer qui viendra baigner les galets. Caresses d’eau, de vent et d’air. Et de lumière. D’immensité. Et en moi sera le désert. N’y entrera que ciel léger. Et je serai face à la mer qui viendra battre les rochers. Giflant. Cinglant. Usant la pierre. Frappant. S’infiltrant. Déchaînée. Et en moi sera le désert. N’y entrera ciel tourmenté. Et je serai face à la mer, statue de chair et cœur de bois. Et me ferai désert en moi. Qu’importera l’heure. Sombre ou claire… Esther Granek
« Avec un coefficient montant jusqu’à 116, les grandes marées d’équinoxe sont annoncées ce week-end. Elles se conjuguent avec des vents qui pourraient atteindre les 90 km/h sur la pointe de la Bretagne. Voici quelques photos de la plage, ce matin….. Prudence ».
Je vous souhaite un très bon week-end entouré des personnes que vous aimez.
Ce soir, l’heure est au baiser que m’inspire la si lyrique chanson de Stephan Eicher « Prisonnière ». ( pour le texte Philippe Djian son éternel et si talentueux parolier)..
Nouvel album de Stephan Eicher: « Homeless Songs ». 💝💝💝💝💝
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