D’une laisse de mer à l’autre
sans se lasser l’enfant court
cherchant d’autres galets
plus petits plus plats
galets légers à ricochets
Tout en riant d’une adresse
à laquelle il ne croyait pas
buste un peu penché de côté
sur le juste arrondi
de son bras
un par un
il les a lancés loin sur l’eau
tranquille à souhait
Non il ne s’attendait pas
croisé au détour de sa quête
à ce regard de pierre
Alors il referme très fort le poing
sur le froid lisse de cette face
désolée dans sa paume
Il étouffe le cri brusque du galet
Martine Morillon- Carreau (Pierres d’attente, Petit Pavé 2013)
Ce matin, le Fort Bloqué et, en arrière plan, l’île de Groix ….
« Qui voit Groix voit sa joie ».
On dit que l’on y voit sa joie On dit que l’on y voit sa croix Je parle de l’île de Groix
Gilles Servat
« Je suis né au milieu de la mer Trois lieues au large J’ai une petite maison blanche là-bas Le genêt croît près de la porte Et la landes couvre les alentours Je suis né au milieu de la mer Au pays d’Armor. »
Paul Sérusier est le plus grand peintre de Bretagne et de la Bretagne. Et, si la Bretagne « se l’approprie », c’est le résultat d’un consentement mutuel car, en 1893, ce parisien d’origine écrivit : « je me sens de plus en plus attiré par la Bretagne, ma vraie patrie puisque j’y suis né de l’esprit ».
1906 – Adieu à Gauguin
Le pardon de Notre-Dame-des Portes à Châteauneuf du Faou
Qui n’aime ces jardins des humbles dont les haies Sont de neige au printemps, puis s’empourprent de baies Que visite le merle à l’arrière-saison ; Où dort, couvert de mousse, un vieux pan de maison Qu’une vigne gaîment couronne de sa frise, Sous la fenêtre étroite et que le temps irise ; Où des touffes de buis d’âge immémorial Répandent leur parfum austère et cordial ; Où la vieillesse rend les groseilliers avares ; Jardinets mesurant à peine quelques ares, Mais si pleins de verdeurs et de destructions Qu’on y suivrait le fil des générations; Où près du tronc caduc et pourri qu’un ver fouille, Les cheveux allumés, l’enfant vermeil gazouille ; Où vers le banc verdi les bons vieillards tremblants Viennent, sur leur béquille appuyant leurs pas lents Et gardant la gaîté, – car leur âme presbyte Voit mieux les beaux lointains que la lumière habite, – D’un regard déjà lourd de l’éternel sommeil, Tout doucement sourire à leur dernier soleil ? Jules Breton, Jeanne Chant VI
De la fenêtrede ma chambre, je regarde le ciel aux multiples couleurs…….
Breton, je chante les nuages,Aventuriers du ciel profond,Leur mer est la mer sans rivages :Sans atterrir jamais, ils vont !Jadis, mes nomades penséesRêvaient de monter à leur bord,Pour ces divines traverséesQu’on fait peut-être après la mort.
A les voir voguer dans l’espace,On dirait qu’indéfinimentC’est l’escadre de Dieu qui passeTout au large du firmament.Ils ont pour fanaux les étoiles.Le soir descendu, le jour clos,On entend chanter dans leurs voilesDe mystérieux matelots…****Parfois aussi, formes étrangesD*un monde ailé qui toujours fuit,Ils semblent un choeur de beaux angesAgenouillés devant la nuit.
Ils doivent connaître des psaumesQui font s’entrouvrir à leurs pasLes cités d’en haut, les RoyaumesOù nos coeurs aspirent d’en bas.
Et, comme un temple de silence,Le ciel s’agrandit dans le soir ;Et la lune au vent se balanceAvec des lenteurs d’encensoir. ****coeurs changeants, épris de voyages,Les Bretons, ce peuple banni,Se sont faits, comme leurs nuages, Les pèlerins de l’infini.
Le chant des nuages - Anatole LE BRAZParu dans L’Année des poètes en 1892.
» Le printemps, en Bretagne, est plus doux qu’aux environs de Paris, et fleurit trois semaines plus tôt. Les cinq oiseaux qui l’annoncent, l’hirondelle, le loriot, le coucou, la caille et le rossignol, arrivent avec des brises qui hébergent dans les golfes de la péninsule armoricaine. »
Mémoires d’outre-tombe, tome 1. [ François René de Chateaubriand ]
Bien que non labellisé AOC (appellation d’origine contrôlée) comme le Cornouaillais, le cidre du Pays de Lorient jouit d’une belle réputation. Jusque dans les années 50, des charrettes de la campagne lorientaise en déchargeaient une quantité incroyable de barriques à Lorient. Le cidre de Guidel était si réputé que l’on disait que la commune n’avait connu que deux crimes dont certains vieux Guidélois ne savent toujours pas lequel a été le plus horrible : celui de Michel Henriot en 1934 au Loch et celui de soudards allemands, à l’été 44, qui défoncèrent des barriques de cidre pour s’en abreuver. En revanche, on moquait celui de Kervignac dont on disait « Chistr Kervignag, triwec’h sailhad dour b’ar varrikad ! » (Dix-huit seaux d’eau par barrique !) Le coup de cid’ de tous les jours « On faisait du cidre après guerre, époque où l’on en buvait tous les jours, dans chacune des 167 exploitations de la commune qui livraient les commerces et les particuliers de Lorient, raconte Georges Névanen de Pont-Scorff. Je partais vers 7 heures, à pied, la charrette réservée aux seules barriques, le cheval allant tout le seul connaissait le chemin. » « Les Lorientais, ajoute Georges Le Moil, fils de couteliers de Lorient, allaient goûter le cidre dans les fermes avant de le commander. Ils repartaient le soir, sans plus trop savoir quels cidres ils avaient goûtés. On pouvait leur livrer n’importe quoi… »
Ce qui n’était pas le cas du Guidélois Job Calvar de Locmaria qui n’en expédiait que du bon à Oran à son frère responsable de l’Inscription maritime qui, en retour, lui envoyait par le pinardier Saint-Joseph du sénéclauze algérien. Echange (liquide) de bons procédés. Les racines de l’histoire du cidre à Lorient sont anciennes. « Hé ! Tu connais le Cid de Racine », demandait au bistrot de Fontaine Gallése, un client à un paysan de Kervignac. « Non, lui répond celui-ci, je connais que le cid’ de Job de Kerchopine.
Une vieille tradition, toujours d’actualité, La tradition cidrière au Pays de Lorient est attestée dans le roman Guionvac’h (1835) du Lorientais Dufihol, où le mendiant de Pucik en vendait dans son cabaret sur une grève de Guidel aux pêcheurs et contrebandiers parmi lesquels le grand Guionvarc’h pouvait en boire jusqu’à » une demi-barrique sans que ses jambes s’en aperçoivent » . UlliacTrémadeure, au début du XIXe siècle, au pardon de » Notre Damedes Fleurs » à Gestel, rapporte que « des tonneaux mis en perce, le cidre coulait à pleins bords » pour les danseurs.
Lucien GOURONG, nous raconte son Pays de Lorient
Anne et Eugène Le Guerroué » Les Vergers De Kermabo »
La cidrerie «Les vergers de Kermabo»: à Kermabo 56520 Guidel, tél. 02.97.65.94.38
Un Guillevic est obtenu à partir d’une seule pomme, « la Guillevic », originaire de Locoal-Mendon d’où elle se serait répandue dans tout le Pays de Lorient qui reste l’un de ses territoires de prédilection, grâce entre autres à l’action d’Anne et Eugène Le Guerroué ,des cidriers passionnés.
Quand on demande à Eugène Le Guerroué « C’est quoi le Guillevic ? », la réponse fuse : « C’est bon »!!!!! Il a, selon lui, une vraie féminité, confirmant sa réputation d’antan d’une boisson de femmes. Avec sa pétulance, sa longue onctuosité en bouche, sa richesse organoleptique, il procure en bouche une sensation de vive fraîcheur. « Un cidre dont la fabrication est à surveiller comme le lait sur le feu, avoue Eugène, si l’on veut conserver le maximum d’arômes. » Que voulez-vous qu’il fît, Eugène Le Guerroué, fils de paysans guidélois depuis des générations, après être passé par l’arsenal et avoir rencontré son épouse, normande pur jus, sinon du cidre ? Lorsqu’ils reprennent en 1985, au village de Kermabo, la ferme familiale, alors laitière, ils décident de se consacrer entièrement à la pomme et de produire du cidre comme le faisaient les ancêtres d’Eugène. Dès 1991, ils élargissent leur gamme avec jus de pomme, fine, pommeau, grâce aux nombreuses variétés de leurs vergers avec lesquelles ils produisent un cidre fermier équilibré et, surtout, produit phare de la ferme, un Guillevic d’exception. Labellisés bios en 2012, ils commercialisent aujourd’hui un « Guillevic du Pays de Lorient » remarquable dont la cuvée de cette année offre une finesse de bulle, un nez délicat et fruité, une saveur douce et acidulée. « Le cidre est un produit vivant, donc changeant », expliquent les Le Guerroué qui vont laisser l’an prochain l’exploitation à leur fille qui, soyons en sûrs, perpétuera la passion de ses parents.
Pour que le sang joyeux dompte l’esprit morose,
Il faut, tout parfumé du sel des goémons ………….
Océan Atlantique
BRETAGNE
Pour que le sang joyeux dompte l’esprit morose, Il faut, tout parfumé du sel des goëmons, Que le souffle atlantique emplisse tes poumons ; Arvor t’offre ses caps que la mer blanche arrose.
L’ajonc fleurit et la bruyère est déjà rose. La terre des vieux clans, des nains et des démons, Ami, te garde encor, sur le granit des monts, L’homme immobile auprès de l’immuable chose.
Viens. Partout tu verras, par les landes d’Arèz, Monter vers le ciel morne, infrangible cyprès, Le menhir sous lequel gît la cendre du Brave ;
Et l’Océan, qui roule en un lit d’algues d’or Is la voluptueuse et la grande Occismor, Bercera ton cour triste à son murmure grave.
Coiffe de l’Aven. Ensemble de cérémonie. Région de Fouesnant, 1940.
COIFFE DE LORIENT ensemble de cérémonie 1930
Ensemble quotidien LORIENT 1900, ensemble cérémonie LORIENT 1950COIFFES DE LORIENT ensemble de cérémonie 1930Bonnet pagan enfant 1860,ensemble travail de paysanne et goémonière 1890 1910
CE LIVRE EST UNE MERVEILLE …… Quel doux regard porte Charles Fréger sur le costume traditionnel Breton et sur les coiffes de dentelle de mes aïeules………
On est bien peu de chose et mon amie la rose me l’a dit ce matin……………
Pourquoi suis je tant touchée par cette chanson? C’est sans doute la douloureuse pensée que tout est éphémère en ce monde.
MON AMIE LA ROSE
On est bien peu de chose et mon amie la rose me l’a dit ce matin. À l’aurore je suis née, baptisée de rosée Je me suis épanouie, heureuse et amoureuse Aux rayons du soleil, me suis fermée la nuit, me suis réveillée vieille. Pourtant j’étais très belle Oui, j’étais la plus belle des fleurs de ton jardin.
On est bien peu de choses et mon amie la rose me l’a dit ce matin. Vois le dieu qui m’a faite me fait courber la tête Et je sens que je tombe, et je sens que je tombe Mon cœur est presque nu, j’ai le pied dans la tombe, déjà je ne suis plus Tu m’admirais hier et jeserai poussière pour toujours, demain.
On est bien peu de choses et mon amie la rose est morte ce matin. La lune cette nuit a veillé mon amie. Moi, en rêve, j’ai vu, éblouissante, émue Son âme qui dansait bien au-delà des nues et qui me souriait. Crois celui qui peut croire. Moi, j’ai besoin d’espoir sinon je ne suis rien.
On est bien peu de choses et mon amie la rose me l’a dit ce matin. Vois le dieu qui m’a faite me fait courber la tête Et je sens que je tombe, et je sens que je tombe Mon cœur est presque nu, j’ai le pied dans la tombe, déjà je ne suis plus Tu m’admirais hier et je serai poussière pour toujours, demain.
Denez, tout gamin, découvre auprès de sa grand-mère l’éclat du breton : « Dans mon imaginaire d’enfant, j’ai aussitôt associé cette langue aux paysages préservés et sauvages de la côte, à ses roches découpées. Le breton est une musique, avec des notes. »
quelques critiques élogieuses de son dernier album :
« LE PLUS GRAND CHANTEUR BRETON EST DE RETOUR(…) un album de compositions savamment construit. » Ouest-France – Avril 2015
« Le roi de la musique bretonne » Le Figaro – Janvier 2016
« Le plus moderne (…) et le plus universel des artistes bretons. » TGV Magazine – Avril 2015
« Un album de toute beauté. » Le Télégramme – Mars 2015
« Enigmatique et inspirant. »Télérama– Avril 2015
« La voix de Prigent, à la fois puissante et souple, est véritablement fascinante. » Le Nouvel Obs – Mai 2015
« Par ce septième album Denez affirme son précieux statut de leader. » Nos Enchanteurs – Le quotidien de la chanson – Avril 2015
« Une balade musicale envoûtante et magique. » Grands Reportages – Mai 2015
« Florilège sans âge de gwerz, marches et danses ouvertes au cajon andalou comme au duduk arménien ou au whistle irlandais. »
Libération – Mai 2015
« Un album qui a le charme magnétique de la Bretagne (…) celle qui sait porter son regard au loin vers le ciel et par delà les mers.
Denez, gardien du feu. Et gardien de phare. » Famille Chrétienne – 05/11 Mars 2016
« Denez signe là un grand disque de folk. » Magic – Mai 2015
« Ses poèmes vibrants s’y parent de couleurs méditéranéennes (..) et orientales (…). Une réussite ! » Ar Magazine – Septembre / Octobre 2015
« An enchanting garden / Ul liorzh vurzhudus, signe le retour du chanteur à l’acoustique et se révèle à l’écoute véritablement enchanteur ! »
Le Peuple Breton – Mai 2015
« (…) le plus authentique, le plus fort émotionnellement et le plus réussi en matière d’intégration « World » (…) A découvrir absolument. »
Prog-Mania.com – Mai 2015
« L’imaginaire magnifié et la poèsie toute en symbolique sont palpables sur cet album parfaitement abouti. » Guitare Sèche Le Mag. – Juin 2015
« Un instrumentarium très riche d’instruments exotiques mêlés à des bretons accompagne de magnifique façon le chant vibrant de Denez (…) Une osmose remarquable. » Le Cri de l’Ormeau – Avril 2015
« Un fabuleux voyage enraciné. » Le Trégor – Avril 2015
« Ul liorzh vurzhudus (Un jardin enchanté) porte bien son nom (…) Un bien bel ouvrage à partager. » L’Hebdo du Finistère – Avril 2015
« (…) une réussite. A écouter de toute urgence ! » Pleine Vie – Mai 2015
« Denez nous entraîne avec son nouvel album dans de somptueux jardins. » Trad. magazine – Mai / Juin 2015
« Le chanteur le plus phénoménal de ces trente dernières années (…) La voix est toujours aussi envoûtante » Keltia (n°35) – juillet 2015
« La voix si particulère de Denez , (…) pénétrante, capable de provoquer des sensations et vibrations uniques, semble s’extraire du plus profond de l’âme et dans cet album est en parfaite harmonie, nous oserons dire en symbiose, avec les musiciens qui l’accompagnent. »
Traduction du journal italien Lineatrad – Juin 2015
« Voix puissante, modulée, vibrante (…) qui par sa seule magie évoque des paysages mentaux. » Nouvelle Vie Ouvrière – Juin 2015
« (…) voix toujours enchanteresse. » Ar Men – Juillet-Aoùt 2015
« Denez Prigent signe là un album très réussi. » Ethnotempos – Juin 2015
Au-delà de la Bretagne, vous plaidez donc pour le respect des différences culturelles ? Je serais né ailleurs, je serais Tibétain, Berbère ou Irlandais, j’aurais eu la même démarche. C’est la beauté du monde. Le monde, c’est comme une prairie avec mille et une fleurs différentes, c’est ça qui fait sa beauté, chaque couleur, chaque parfum. On peut réduire les choses à un grand champ de maïs transgénique où tout le monde est bien rangé, similaire, pour que la moissonneuse puisse passer plus facilement, mais, pour moi, ce n’est pas ça le monde. Quand je défends, à travers le chant, la langue bretonne, je défends cette idée-là, une vision humaniste du monde. Une idée de différence. Quand je parle breton, je suis différent. Et quand vous m’enlevez ma langue, vous m’enlevez ma différence. Vous m’imposez votre vision du monde.
« Je vous présente le chanteur Breton que je préfère. C’est un auteur compositeur de chants en langue bretonne. Denez, c’est d’abord une voix unique, un timbre vibrant et un chant souvent incantatoire, envoutant et profondément enraciné dans la tradition bretonne. Nous l’avons vu de nombreuses fois en concert et l’émotion est toujours au rendez vous. »
J’ai découvert Patrice Cudennecdans une petite chapelle de Bretagne où il exposait ses toiles , quelle émotion !
Ces pêcheurs, la tête inclinée, le regard emprunt d’humilité et de douceur, ce bleu d’outremer que j’aime tant, ces maisons bretonnes aux formes convexes, la tendresse débordante de ces toiles font de Patrice Cudennec un artiste à part. J’aime sa façon poétique de nous parler de la bretagne !
Je suis retournée souvent dans cette petite chapelle pour admirer ces petits pêcheurs si émouvants et j’en garde un souvenir précieux .
« Je me jette dans la nuit, dans la crainte du voleur de poème. Comme un corbeau, la nuit étend ses ailes, dissimule les sourires sous les cailloux. Mais avec mes mots, j’allume la lune dont les rayons tracent mon chemin. »
Lydia Padellec
Pierre et poussière
« D’une pierre je rebâtirai ma maison d’enfance. Elle s’élèvera comme un menhir, solide face au vent. Et sur la table en bois de la mémoire se déposeront les poussières de mots soufflés par mes ancêtres. »
Née en 1976 à Paris, « Lydia Padellec » est poète, haïjin, plasticienne. Passionnée par les livres d’artistes, elle a créé en 2010 les éditions de la Lune bleue consacrées aux poètes et artistes contemporains. Plusieurs publications en revues (Poésie/première, N4728, Incertain regard, Terre à ciel, Cairns, Mouvances…) et anthologies en France et à l’étranger. Ses derniers recueils parus : La maison morcelée (Le bruit des autres, 2011), La mésange sans tête (Eclats d’encre, 2012) et Sur les lèvres rouges des Saisons (éditions de l’Amandier, 2012). http://surlatraceduvent.blogspot.fr/
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