« Légende des pierres debout »

BRETAGNE, mon pays de légendes !

Cette semaine, je vous fais découvrir le pays merveilleux des pierres debout. Les pierres debout, aussi connues sous le nom de pierres dressées, étaient autrefois employées pour construire des maisons et des clôtures dans le Finistère Sud.

Je vous souhaite un merveilleux week-end ! Eveline 56

Kerascoët
la chaumière de Goelan
la chaumière de Ben Aven
mur de pierres debout
Névez
Kerviniec

Le territoire des pierres debout est un lieu unique en France entre Nevez et Trégunc. Les « Mein Zao », leur surnom en Breton, sont des constructions spéciales qui font partie intégrante de l’histoire de la Bretagne.

L’origine des Pierres Debout en Bretagne

Au XVIIIe siècle, il y a eu un essor démographique considérable à Névez et Trégunc. Les agriculteurs de l’époque ont donc dû augmenter rapidement la surface cultivée pour répondre à la demande et nourrir la population. Hors, d’énormes blocs de granit empêchaient de travailler correctement les terres.

Les agriculteurs firent d’abord appel aux tailleurs de pierre qui travaillaient dans l’Aven pour les aider à débiter le granit, mais ces derniers demandaient à être payés en argent. Les agriculteurs demandèrent donc aux marins qui les aidaient déjà aux champs en dehors des période de pêche.  Les marins se faisaient payer en nature. Ainsi ils purent récupérer le granit pour construire des maisons en pierres debout à moindre frais.

Pointe de Trévignon

Le parloir : Paule Du Bouchet

Résumé :

« C’est un homme. Elle se l’est dit ainsi, d’un bloc. Ce mot-là, « homme », dès qu’elle l’a vu. Il occupait entièrement le cadre de la porte. Un homme. Massif. Plus homme qu’une pierre est pierre.
Cette phrase comme un coup que par la suite elle recevra chaque fois, s’imposant, comme cet homme-là.
»
Isabel préfère le silence aux longs discours, quitte à paraître farouche ou même hostile. Quitte à prendre des décisions subites, que parfois elle ne s’explique pas elle-même. Ainsi, lorsqu’elle quitte son mari sur un coup de tête, avec sa fille et deux valises, elle ne sait pas vraiment où elle souhaite aller, ni ce qu’elle compte faire de cette soudaine liberté.
A Poullic, en Bretagne, elle loue une chambre chez Violette, une vieille dame qui l’aide à retrouver peu à peu le goût de vivre. Isabel commence à travailler à la bibliothèque municipale et, en parallèle, amorce une correspondance avec un homme dont elle ne sait rien, sinon qu’il purge une longue peine à la maison d’arrêt de Poissy.
De la correspondance aux rencontres, à ce parloir où ils vont se retrouver face à face, il n’y a qu’un pas. Mais celui-là est décisif. Le silence, il va falloir le briser. 

EXTRAIT

Maison centrale de Poissy
Septembre 1994

« Elle ne bouge pas. Elle le regarde, gibier de nuit pris dans les phares d’une voiture. C’est-à-dire qu’elle regarde devant elle et, dans le faisceau de ses yeux, il y a cet homme. Il porte un large pull de camionneur, bordeaux, à fermeture éclair. Dans le pull informe, ce corps. Compact, lourd. Lui, il ne dit rien, ne sourit pas. Sa bouche est fine comme une balafre.

Elle se l’est représenté de mille façons, mais pas de celle-là. Il y a bien eu une photo d’identité voici quelque temps, mais elle devait être vieille, ou il a grossi, ou il a triché, c’était un autre sur la photo.

Mais cet homme-là.

Il s’est assis de l’autre côté de la table métallique, maintenant, ils sont face à face, son cœur à elle bat si violemment qu’elle arrime son pied à celui de la table pour faire taire les mouvements de son buste. Elle a l’impression que chaque battement projette une giclée de sang devant ses yeux et, à cause de ce brouillard, elle ne voit pas le mince sourire, les yeux, plissés, noirs, très enfoncés, lorsqu’il dit :

— Alors, c’est vous.

— Oui, murmure-t-elle d’une voix qui est un souffle.

Il la regarde. Elle baisse les yeux.

— Je vous fais peur ?

Elle secoue lentement la tête, se sent pitoyable.

— Vous m’imaginiez autrement ?— Oui… Non… Ce n’est pas grave.« 

Le livre de Paule du Bouchet, « Le parloir, » est un très beau cadeau offert par mon fils. Je l’en remercie car c’est mon coup de foudre littéraire en ce début d’année ! J’ai trouvé cette histoire bouleversante. l’écriture de l’auteure est délicate, lyrique ! Je vous le conseille vivement ! Eveline56



 Coup d’œil, Clin d’œil !

« Un hommage à l’attention, à l’audace et à la solidarité des marins. » Pierre Chanteau,

Contemplez cet œil étrange, fait de verre et de céramique, qui orne parfois un rocher, parfois une jetée en bord de mer ! » Au milieu d’un fragment d’isolateur électrique qui symbolise l’iris, on trouve des billes de couleurs variées placées dans des goulots de bouteilles. La Cornée se compose de petits tessons de vaisselle en faïence. »
Il s’agit de l’œuvre de Pierre Chanteau, un artiste originaire de Carantec en Bretagne.

Le décès de Pierre Chanteau est survenu le 28 mars 2025, mais ses 113 yeux en céramique ont laissé une marque durable dans les communes côtières et les îles du Finistère. .👁️ 👁️ »

« Le premier œil de Pierre Chanteau, scellé à Locquénolé.

Le livre de Pierre Chanteau “Taol-Lagad Serr-Lagad”

Pierre Chanteau expliquait sa démarche bénévole : « Cet œil en verre et en faïence est un hommage artistique et poétique aux milliers d’hommes et de femmes qui ont porté et portent secours aux marins en difficulté. Les marins de l’antiquité peignaient de grands yeux à la proue de leurs navires, ces yeux étaient censés protéger les équipages des dangers de la navigation. Le Finistère et son littoral, à la proue de l’Europe ! 🙏

⛵👁️« Je ne voulais pas que cet œil soit exposé au grand public mais plutôt dans un endroit comme une vieille cale, un rocher, où l’objet puisse être submergé à marée haute » ⛵👁️ Pierre Chanteau 💙🧜‍♀️🐦 🌊


Découverte…

« Belle rencontre au hasard de mes recherches sur les artistes bretons : Les tableaux de Pervenche Mahe, avec leurs couleurs multicolores et leurs rêves fous, m’ont vraiment enchanté ! «  Eveline56

Copyright © 2016. Site créé par Pervenche MAHE

« Regard d’enfant «  Pervenche Mahe 

» Il y a des chemins qui éblouissent, transpirent, culminent et dépassent les limites, ils débordent en hors piste et abritent naufragés, rêveurs, fous et passionnés » Pervenche .M.

Aie confiance en toi Petite, dans ton âme brille une pépite. Laisse là t’inonder Petite, elle ruisselle sans limite. Pervenche .M.

« Moutons en liberté  » Pervenche Mahe 

« A l’Abri dans un coin de parapluie.  » Pervenche Mahe 

Les fleurs du printemps..

« Les fleurs du printemps sont les rêves de l’hiver racontés, le matin, à la table des anges », Khalil Gibran, poète libanais.

A cœur ouvert (Haïku)

Pour que ces quelques fleurs
S’épanouissent comme un cœur
Ouvre l’intérieur

Jean-Stéphane Bozzo – octobre 2020


Entre hier et demain…

« Je n’ai plus ni bonheur ni liberté
Une seule espérance m’est restée :
Revenir un jour dans ma belle Ukraine,
Revoir une fois ma terre lointaine,
Contempler encore le Dniepr si bleu
— Y vivre ou mourir importe bien peu —,
Revoir une fois les tertres, les plaines,
Et brûler au feu des pensées anciennes…
Je n’ai plus ni bonheur ni liberté,
Une seule espérance m’est restée. »

Lessia OUKRAÏNKA – Poétesse ukrainienne.(1871-1913)  » L’Espérance « (1880)


“Notre âme ne peut pas mourir,
La liberté ne meurt jamais.
Même l’insatiable ne peut
Pas labourer le fond des mers,
Pas enchaîner l’âme vivante,
Non plus la parole vivante…”

Taras Chevtchenko, figure emblématique nationale ukrainienne (poète et peintre). (1814-1861) vers, extraits du poème “Caucase”(1845) .


Lyudmila Khersonska est une écrivaine originaire d’Odessa, en Ukraine. ( née en 1964 )

bonjour, bienvenue à la maison.

pardon, on n’a pas fait le ménage.

hier un missile est tombé dans la cuisine

après avoir détruit plusieurs étages.

pour cuisiner c’est très inconfortable,

ici il y avait un poêle, là une table,

pas grande, couverte d’une nappe brodée,

ne vous déchaussez pas, il y a partout des éclats,

allez dans le couloir qui se trouve entre deux murs,

asseyez-vous sur le sol, je vais y poser une couverture,

servez-vous, mangez des sucreries, prenez-en plus,

faites comme chez vous.

juin 2022.

Ludmyla Khersonska , le 01/10/2022


Ella Yevtouchenko : Née en 1996 à Kyiv où elle vit aujourd’hui, Ella Yevtouchenko appartient à la plus jeune génération des poètes ukrainiens

colliers de jours identiques
matins d’espoir soirs de fatigue
jours gris comme perles de pluie
fil après fil
le temps de la guerre tresse sa corde

entre une ville et une autre ville
entre hier et demain
entre pouvoir et devoir
notre amour
vaillant
funambule au- dessus de l’abîme


« En cette période compliquée, je souhaite partager ces poèmes qui évoquent l’histoire tourmentée de l’Ukraine ! Saez a composé un titre particulièrement bouleversant qui s’appelle « Levguenia ». A écouter. Eveline56




« Journal inquiet d’Istanbul 2007-2017 » Ersin Karabulut

Résumé:

L’HISTOIRE VRAIE D’UN DESSINATEUR DE PRESSE ET DU JOURNAL SATIRIQUE LE PLUS CELEBRE DE SON PAYS, EN LUTTE CONTRE LE REGIME AUTORITAIRE TURC. Loin d’être un militant ou un intellectuel, Ersin Karabulut est avant tout un dessinateur animé par sa passion de créer. Avec ses complexes et ses doutes, il ne cherche qu’a faire ce qu’il aime : dessiner. Ses amis et lui lancent alors Uykusuz, un magazine satirique qui rencontre un succès immédiat, particulièrement auprès des jeunes. Mais dans une Turquie en pleine mutation, les réalités politiques viennent bousculer son quotidien. A travers des moments drôles, touchants, parfois douloureux, ce livre nous plonge dans le quotidien d’un créateur emporté malgré lui par les tourments de son époque, dans un pays où la société devient de plus en plus conservatrice et où les libertés reculent.

Date de publication originale : 3 janvier 2025

Ersin Karabulut

Mon avis:

  • J’ai adoré cette BD ! Le talent d’Ersin Karabulut, je le connaissais déjà avec le premier tome du « Journal Inquiet d’Istanbul »qui nous racontait le combat d’un caricaturiste pour la liberté d’expression, la propre histoire d’Ersin Karabulut. Il partageait avec nous des moments drôles, touchants mais aussi très dangereux. Impatiente de poursuivre ce dyptique sur la Turquie contemporaine, je viens de finir le deuxième tome. Toujours aussi captivant , Ersin Karabulut continue à raconter sa vie à Istanbul, la difficulté à sortir son journal satirique « Uykusus » ( insomnies)  et les défis de la poursuite de ses rêves face à la répression de plus en plus sévère.
  • C’est un coup de coeur !
  • Eveline56⭐⭐⭐⭐⭐

La distance la plus éloignée,
N’est ni celle avec l’Afrique,
La Chine ou l’Inde

Ni même celle avec les planètes
Ou les étoiles qui brillent dans la Nuit.
C’est celle entre deux cerveaux…
Qui ne se comprennent pas.

Ni même celle avec les planètes
Ou les étoiles qui brillent dans la Nuit.
C’est celle entre deux cerveaux…
Qui ne se comprennent pas.

(Citation de Can Yücel utilisée par Érsin Karabulut dans le magasine Uykusuz).

Critique de Gérard Collard

Le journal satirique

Vivre !

La danse des oiseaux 🐦💙🐦

Photos Eveline56 🪩


Fresques de Bretagne 💙💙

Vivie Ker: Une fresque sur les marches du musée de Morlaix

Jef « fresque à Séné, au fond du Golfe du Morbihan »

Jef « Fresque à Allaire lors du festival La Rue Râle » (Redon)

Vale Stencil « Heureux d’avoir mon premier mur en Bretagne » Quéven


RoosArt « Le vieil homme » Queven



WAR ! « Les sentinelles » de la rue de Lorient, Rennes

War ! Furet au milieu des prairies !

À la sortie du premier confinement du printemps 2020, une cinquantaine de fleurs, des coquelicots et des bleuets géants signés WAR ! ont fleuri sur les piliers de la nouvelle ligne du métro, dans le nord de Rennes.

L’artiste rennais War ! a réalisé deux hermines géantes dans les coursives du Roazhon Park.
WAR ! Roazhon Park.

Au fil des 224 pages, 200 photographies, signées Alain Amet, racontent l’histoire de WAR! à travers ses œuvres.

War ! ou la ville sauvage. Préface de Cyrille Gouyette. Éditions Ouest-France. 224 pages. Prix : 39 €. Parution : 31 octobre 2024.

 » Excursions au cœur des graffitis de ces artistes si doués, parfois inconnus, qui nous émerveillent avec leurs œuvres colossales, dans les villes, au coin des rues. War ! m’enchante particulièrement et je vais acheter dans les prochains jours le livre qui consacre son talent.  » Eveline56

Douce semaine 💙