
La toile d’araignée
Fils d’argent délicats et vibrants
Comme des cordes d’une harpe
Suspendues comme du linge en écharpe
Au gré des vents dominants
Les gouttes de rosée tombent
Au petit matin et perlent sur la toile
Cousues sous le secret des étoiles
Où, à la lueur du soleil de minuit succombent
Les bestioles naïves de leur vol frénétique
Qui condamnées sans procès se trouvent prisonnières
D’un piège imparable à l’étreinte sévère
Car, pas un bruit, pas même une légère musique
Ne trahissent la présence du filet invisible aux teintes d’or
Même la nuit quand l’ingénieuse tisseuse secrètement s’endort.
21 10 2017
Guillaume Prevel

Je vous souhaite une belle semaine !
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