Le tunnel d’or.. AARON

Une chanson d’amour triste comme nous les aimons souvent, le très talentueux groupe Aaron nous chante le « tunnel d’or » dans une nouvelle version de 2021. Écoutons le chagrin dans la voix de Simon Buret.
Eveline

« Ce n’est pas moi qui parle, ce sont les oiseaux que j’ai vus. Ce n’est pas moi qui chante, c’est le vent que j’ai bu. Ce n’est pas moi qui pleure, c’est mon amour qui est parti. » AARON

Le tunnel d’or


Regarde, il gèle
Là sous mes yeux
Des stalactites de rêves
Trop vieux
Toutes ces promesses
Qui s’évaporent
Vers d’autres ciels
Vers d’autres ports

Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort
Mon ange, mon ange

De mille saveurs
Une seule me touche
Lorsque tes lèvres
Effleurent ma bouche
De tous ces vents
Un seul me porte
Lorsque ton ombre
Passe ma porte

Prends mes soupirs
Donne moi des larmes
À trop mourir
On pose les armes
Respire encore
Mon doux mensonge
Que sous ton souffle
Le temps s’allonge

Seul sur nos cendres
En équilibre
Mes poumons pleurent
Mon cœur est libre
Ta voix s’efface
De mes pensées
J’apprivoiserai
Ma liberté
..

Eveline56

Mila Boréal – La non-demande en mariage (Georges Brassens)

« On ose ? Oui, on ose une reprise électro-rock d’une chanson qui s’accommodait certes très bien d’une simple guitare… Mais on avait envie de lui donner d’autres atours, de la redécouvrir, de l’aimer à nouveau. Avec bien sûr un infini respect. » MILA BOREAL

j’aimerais partager avec vous une célèbre chanson de Brassens que j’adore: « la non demande en mariage ». Par hasard, au gré de mes écoutes, j’ai entendu cette nouvelle version chantée par une artiste qui s’appelle Mila Boréal. J’ai eu un vrai coup de foudre ! Eveline

🌟🌟🌟🌟🌟 « Une rêverie électro-acoustique au service de la poésie »… Mila Boréal

Ma mie de grâce ne mettons
Pas sous la gorge à Cupidon
Sa propre flèche
Tant d’amoureux l’ont essayé
Qui, de leur bonheur, ont payé
Ce sacrilègeJ’ai l’honneur de
Ne pas te de-
Mander ta main
Ne gravons pas nos noms au bas d’un parchemin….

L’horloge du cœur

L’horloge du cœur

Quand chaque jour un mot

est le début d’une légende

si un sourire anéantit le temps

tout tourne dans le ciel

les oiseaux les nuages les étoiles

c’est la fête joyeuse de l’espoir

l’envol vers l’avenir des rêves

que scande l’horloge du cœur .

Jean Bouhier



Voie lactée à Belle- Île- en -Mer.. photo Benoit Danieau
Pointe des Poulains à Belle-Île-en-Mer.. photo Benoit Danieau
Voie lactée Belle-ile-en-mer.. PHOTO Benoît Danieau

VŒUX..

Voeux

Il vous faudra tout aimer
Tout chérir
Vous avez à portée de main
Des printemps radieux
Des jours merveilleux
 
Il vous faudra tout aimer
Tout chérir
L’herbe et la libellule
Le chant de l’oiseau
Ces bras
Qui se tendront vers vous
 
Cette vie à croquer à belles dents
Toutes les mains de la terre
À serrer
Il vous faudra tout aimer
Tout chérir
 
La chaumine de pierres
Le feu qui crépite
Et la pluie sur le toit
Les graines que l’on jette
Dans le profond sillon du labour
Les belles moissons
 
Vous avez un chemin radieux devant vous
Les levers de soleil
Dans la brume
Quand le jour écarquille ses yeux
Ces sentes de Bretagne
Qui mènent à l’amitié
Chaque jour est à prendre
Que la vie vous soit belle
 

« Un poème  de Yann Erwan Paveg qui parle de jours merveilleux, un tableau de mon peintre breton préféré ,Patrice Cudennec, aux toiles si douces à l’œil et au coeur , voilà mon partage avec vous en cette fin d’année 2021. »

Je vous souhaite de très joyeuses fêtes de fin d’année !  MERCI pour tout.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est f16f6ae4-5e3e-4a37-b2a4-bfe57cd5487a_570-2.webp composition aux trois visages : Patrice Cudennec
 
Pieta des pêcheurs: Patrice Cudennec

THE VERVE (Richard Ashcroft)

« Sit and wonder » est extraite de L’album de « The Verve » sorti en août 2008 sous le nom de « Forth ». Richard Ashcroft et sa voix sublime 🌟🌟🌟🌟🌟

Je l’écoute souvent en ce moment, j’ai besoin de lumière dans cette période si tourmentée.

give me the light ! give me the light !

Sit and Wonder

LIVE : THE VERVE

Lord, give me the light
Oh, give me the light
Yeah, give me some light
And give me some lightI’ve been having trouble in my head, Lord (oh, oh, oh, oh)

I’ve been having demons in my mind, Lord (oh, oh, oh, oh)
Something’s going on inside my head, Lord (oh, oh, oh, oh)
Something’s going on inside my head, Lord (oh, oh, oh, oh)I could be searching all my life

Searching all my lifeKeep that candle on at night, candle on at night
Keep that candle on at night, candle on at night
I could be hurting all the while, hurting all the while
Lord, give me the light


The Verve
Richard Ashcroft revient avec un nouvel album de reprises acoustiques de ses plus grandes chansons couvrant à la fois sa carrière solo et l’ère The Verve. A ÉCOUTER D’URGENCE

Eveline56 🕯

La cavale.. Le nouvel Album de Nolwenn Leroy

Mets tes pieds sur mes pieds, et tes mains là derrière
Et fermons grand les yeux, et dansons sur la mer
.. 🌊

Dans mes yeux d’outre-mer, tu vois des océans
Ô mon beau corsaire 💙
Mais les yeux de ta mère, eux ne voient qu’un enfant
Mille tonnerres
Attends juste un peu
Pour prendre la mer
Tu es courageux, t’as pas besoin
Non pas besoin d’être téméraire..

Mon avis sur « La Cavale » de Nolwenn Leroy

C’est déjà le huitième album pour Nolwenn Leroy et mon admiration pour cette artiste n’est pas prête de prendre fin. Avec Benjamin Biolay aux manettes de « La Cavale » Nolwenn nous surprend et nous touche avec cet album élégant, où on la sent épanouie alors que sa voix n’a jamais aussi bien résonné. Benjamin signe huit titres et lui apporte des chansons très belles comme « Mon beau corsaire » qui parle de son fils Marin, un « Brésil-Finistère » tout en légèreté, un titre solaire, tandis que les mots d' »Occident », un titre engagé sur le mal logement nous émeuvent. L’autre belle surprise ce sont les chansons de l’artiste Adélaïde Chabannes qui réalise trois titres dont le sublime « Loin » aux accents dansant et aux rythmes hypnotiques. Kevin Camus apporte sa touche bretonne sur trois titres en jouant du Uilleann Pipe et de la flûte irlandaise. La Bretonne que je suis apprécie 😉 Un disque en mode majeur, certainement son plus abouti, se terminant sur le titre éponyme « La Cavale » dont le texte est signé par Benjamin et Nolwenn, un morceau en hommage à Christophe et à Brest. Vous l’aurez compris, j’adore ce nouvel album de Nolwenn qui mérite votre écoute. J’espère vous avoir donné l’envie de le découvrir !

merci à Frédéric pour ce si beau cadeau 🙏💙

Belle semaine à vous !! Bizh Eveline56


À la vie, à la mer..

« Eric Tabarly- Cité de la Voile -Lorient« 
Eric tabarly
1931 – 1998
 
Officier de marine, navigateur et marin de légende
Vainqueur de nombreuses courses..
"Promenade à la cité de la voile, je partage avec vous quelques photos de ce lieu hommage au plus grand des marins "Eric tabarly".. Je ne sais si je dois regarder la mer ou le ciel tant la beauté des deux se confond en une harmonie de blanc, de gris et de bleu. 
BELLE SEMAINE, BIZH, Eveline56
 

Dans un petit bateau

Dans un petit bateau

Dans un petit bateau
Une petite dame
Un petit matelot
Tient les petite
s rames

Ils s’en vont voyager
Sur un ruisseau tranquille
Sous un ciel passager
Et dormir dans une île

C’est aujourd’hui Dimanche
Il fait bon s’amuser
Se tenir par la hanche
Échanger des baisers

C’est ça la belle vie
Dimanche au bord de l’eau
Heureux ceux qui envient
Le petit matelot

Robert Desnos (1900-1945)



Jean-Noël Duchemin (photo Eveline56)
Jean-Noël Duchemin « un mât d’un bateau d’Ellen Mac Arthur  » ( photo Eveline56)

J’aimerais partager avec vous, ce dimanche, un doux poème de Robert DESNOS, un tableau de Matisse peint en 1906 « Le Jeune Marin II« et le travail artistique d’un artiste breton Jean-Noël Duchemin qui décore des mâts de voiliers récupérés auprès des équipes de course au large de Lorient et ensuite les transforme en objets d’art afin de leur donner une seconde vie.

BONNE SEMAINE ! BIZH



Jean-Noël Duchemin ( photo Eveline56)

Jan Zrzavý, le plus breton des peintres tchèques..

J’aimerais partager avec vous, cette semaine, les œuvres du peintre Jan Zrzavý. ⛵

⛵ Les paysage désertiques de ses tableaux, comme une Bretagne inhabitée, sa vision onirique des petits ports bretons, la couleur et la lumière de son œuvre me fascinent et m’enchantent.

Belle semaine à tous (tes) ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ Eveline56

Locronan (1937) Jan Zrzavý

Jan Zrzavý,

« J’ai découvert la Bretagne à peu près deux après m’être installé à Paris. Avant, j’avais envie d’y aller, mais je n’ai jamais osé, je ne parlais pas encore suffisamment bien le français et ça m’a paru compliqué. Mais quand mes amis tchèques qui étaient là-bas m’ont écrit et m’ont invité chez eux, je me suis alors rendu à Camaret. En fait, je rêvais de la Bretagne depuis mon enfance. Petit, je me souviens avoir lu dans une revue une histoire de deux garçons bretons. Plus tard, j’ai réalisé que cette histoire se passait sur l’île de Sein, où je voulais m’installer. Je l’aurais sans doute fait, s’il n’y avait pas eu les Accord de Munich. (…) En Bretagne, je me sentais extrêmement heureux.


Jan Zrzavý, « Les bateaux dormants « 1935

Camaret (1940) : Jan Zrzavy

Le paysage breton, 1928 : Jan Zrzavý

Camaret 1940

Camaret:Jan Zrzavý

jan zrzavý (1890-1977)


Automne..

Automne

C’est un après-midi d’automne
Et que mon amour est touchante
Posée près de moi, elle frissonne
Automne

Il reste beaucoup à écrire
Dans le silence parfumé
Des mots que je voulais te dire
Après

Approche-toi dans la lumière
Que je te chante ces quelques mots
Ces mots murmurés, non déclarés
Encore

Cette soirée simple et tranquille
Comme la note de cristal
Qui grimpe légère et fragile
Fragile

Ces mots d’amour que la pudeur
Que nous partageons bien, ressemblent
À ces accords majeurs-mineurs
Étranges

C’est un après-midi d’automne
Et que mon amour est touchante
Posée près de moi, elle frissonne
Automne

Je vais sûrement te chanter
Dans le silence parfumé
Cette chanson non terminée
Encore

texte: Bernard Lavilliers musique: Julien Clerc

Je vous souhaite une soirée simple et tranquille comme une note de cristal .. Eveline56

JE CONTINUERAI À CROIRE, ABBÉ PIERRE..


« Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.
Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine.
Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.
Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre.
Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité.
Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte.
Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent.
Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.
Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur.
Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse.
J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter…
Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés. » 

Abbé Pierre

Je vous souhaite, à vous et à vos proches, de passer de très belles fêtes de Pâques !

Eveline

PHOTOS EVELINE56

Il neige sur la mer..



Il neige sur la mer,
Il neige des étoiles,
Il neige autour des voiles
Et sur le quai désert.

Il neige depuis l’aube
Sur le sable doré,
Il neige sur la robe
Des dunes étonnées.

Il neige, et l’univers
Semble coupé en deux
Tout juste en son milieu.
D’un coté c’est la mer

A la fois bleu et verte
Et de l’autre, la terre,
La terre large offerte
Aux bras blancs de l’hiver.

Il neige sur la mer
Qui s’en moque, éperdue.
Elle rit toute nue,
Le long du quai désert.

Et l’on dirait vraiment
Que ses vagues endorment
La terre étendue, morne,
Dans son grand berceau blanc.

                                                  Maurice CAREME
Pokoù bras : Gros bisous !

Tu es ma terre, ma mère et mon hiver..

Etienne Roda-Gil / julien clerc « terre de France »

Nous sommes des gens
Parfois gais
Quand on est triste
Il fait mauvais
Ce sont les choses du temps
Qui ont fait nos tempéraments

Tu peux bien changer de nom
Le visage de tes régions, de nos frontières
Accrocher des fleurs fanées sur nos calvaires,
Sur nos calvaires

Tu es ma terre
Mon désert qui s’en va
Tu es ma terre, ma mère et mon hiver.

Nous sommes des oiseaux géants
Nous ne voyageons pas souvent
Nous avons l’amour du nid
Que certains appellent patrie

Tu peux bien changer de nom
Et le cours de tes saisons, de nos rivières
Parsemer de tâches bleues le blé qui lève
Le blé qui lève
Tu es ma terre, mon désert qui s’en va
Tu es ma terre, ma mère et mon combat

Tu peux bien changer de nom
Inventer des religions et des chimères
J’ai dessiné sur ton dos comme un étang
Où flotte mes rêves

Tu es ma terre, mon désert qui s’en va
Tu es ma terre, ma mère qui est là.

Nous sommes des gens
Parfois gais
Quand on est triste
Il fait mauvais
Ce sont les choses du temps
Qui ont fait nos tempéraments
..

Terre de France est le sixième album studio de Julien Clerc sorti en 1974
les paroles sont signées Étienne Roda-Gil..

« Promenade au bord de l’étang gelé, une mélodie me revient, Julien chante « terre de France.. » bises .. Eveline56

Photos: eveline56 ( 🙏 Sylvie )

Plénitude..

Magie de l’instant présent au fil de l’Océan..

Bonheur immense face à la mer ..

Plénitude

Faire le vide en soi –
Puis laisser le bien-être
Envahir notre esprit.

Plus d’envie d’ailleurs,
Plus de passé ou futur,
– Ici et maintenant !

Profiter de l’instant
Pendant des heures
Le temps du bonheur.

Stéphen Moysan

« Je vous souhaite des moments de plénitude tout au long de la semaine, des instants de joie immense. »….

« Merci à vous pour votre fidélité »

Éveline..


Tu ne savais pas..

« Gaëtan Roussel revient en musique et nous dévoile « Tu ne savais pas », un nouveau single puissant avant un quatrième album solo qui sortira en 2021.

C’est mon coup de cœur du moment, j’ai aimé cette chanson dès la première écoute, dès les premières notes, les premiers mots. Elle m’a bouleversé..

Gaëtan Roussel est aussi la voix d’un groupe de légende  que j’adore « Louise Attaque » .

Eveline

Tu n’savais pas que tu naîtrais un jour
Avec une face, un profil
Sur un continent, sur une île
C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
Tu n’savais pas que tu naîtrais un jour

Tu n’savais pas que tu aimerais un jour
A en perdre le sommeil
A lui souffler des merveilles
C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
Tu n’savais pas que tu aimerais un jour

Tu n’savais pas que tu partirais un jour
Sans regarder demain
Sans un petit geste de la main
C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
Tu n’savais pas que tu partirais un jour

Tu n’savais pas que tu pleurerais un jour
La tête sur son épaule
L’épaule d’attraction folle
C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
Tu n’savais pas que tu pleurerais un jour

Tu n’savais pas que tu rirais un jour
Sur la photo, sur une île
A la campagne, à la ville
C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
Tu n’savais pas que tu rirais un jour

Tu n’savais pas que tu courirais un jour
C’est vrai le temps passe
Elle est fou cette faute d’orthographe
C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
Tu n’savais pas que tu courrais un jour

Tu n’savais pas que tu mourrais un jour
Plus d’esprit, plus de corps (corps)
Tu n’aurais ni raison ni tort (tort, tort…)

C’était comme ça la nuit, c’était comme ça le jour
Tu n’savais pas que tu mourrais un jour
..

« Elle me rappelle musicalement mon ADN, parce que j’ai l’impression que cette chanson était en moi depuis longtemps, parce qu’elle parle de ce que je ressens, parce qu’elle parle de moi et que je me dis qu’elle parle de nous » explique Gaëtan Roussel.

« Courage courage ! Les beaux jours reviendront.
Dans ma chanson, nous n’échappons pas à la fatalité. Mais c’est bien la seule chose qui est inévitable pour l’être humain, tout le reste est perpétuellement à construire. Nous ne savions pas que nous vivrions ces moments si difficiles. Accrochons nous, regardons nous, sourions nous, même du regard. Je vous embrasse donc très fort du bout des yeux.
Merci du fond du ❤️ 
 » Gaëtan Roussel.

L’album de Gaëtan Roussel, le quatrième en solo, est prévu pour le printemps prochain.

Douce semaine à vous mes amis (es) , BISES BRETONNES..

Eveline56

Bretonnes.. photographies de Charles Fréger..

https://livre.fnac.com/a8209330/Charles-Freger-Bretonnes

« Car à l’époque, et ce n’est pas si vieux, toutes les femmes bretonnes portaient la coiffe. Ainsi il pouvait en exister une ou deux, voire trois différentes, sur un même terroir. Pour un même clan pourrait-on dire, une coiffe pour la vie de tous les jours, une autre coiffe pour les événements et parfois une troisième coiffe pour exprimer le deuil. Parfois il pouvait aussi exister une coiffe sensiblement différente selon que qu’il s’agisse d’une jeune fille ou d’une femme mariée.
Les coiffes étaient un langage très expressif pour tous. ( NHU Bretagne)

Elles étaient si belles nos grands-mères portant avec fierté leurs costumes et coiffes. Reste nos cercles celtiques, Charles Fréger a tout compris avec les ombres du passé sur ses photos.

 Pas de tristesse, juste un magnifique hommage !!!!

« Voici le doux regard photographique que pose Charles Freger sur les coiffes bretonnes,

bonnets de labeur, coiffes de maison.. coiffes de cérémonie, cathédrales de dentelle,

Bises Bretonnes, Eveline56


Vision..

« Devant l’eau profonde, tu choisis ta vision ; tu peux voir à ton gré le fond immobile ou le courant, la rive ou l’infini ; tu as le droit ambigu de voir et de ne pas voir ; tu as le droit de vivre avec le batelier ou de vivre avec « une race nouvelle de fées laborieuses, douées d’un goût parfait, magnifiques et minutieuses ». La fée des eaux, gardienne du mirage, tient tous les oiseaux du ciel dans sa main. Une flaque contient un univers. Un instant de rêve contient une âme entière. »

Gaston Bachelard, L’eau et les rêves — Essai sur l’imagination de la matière (1942)

Je vous souhaite une douce semaine, beaucoup de courage pour affronter ce vilain virus avec toutes les complications qu’il entraîne !

Photos Eveline56 ( merci Sylvie )

S’il vous plaît, disait l’étoile…….

Jean Michel Folon

Les enfants de la Terre



« S’il vous plaît, disait l’étoile,

Laissez-moi briller encore,

Il n’y a que mille siècles

Que j’ai bondi dans un rêve.



Laissez-moi bien regarder

Cette planète aux cieux bleus,

Ces beaux enfants de la Terre

Qui ne veulent pas dormir.



Lorsque je me sens trop seule

Dans le noir désert des astres,

J’aime errer sur leur sourire

Et m’apaiser dans leurs yeux. »

Gérard BOCHOLIER

Jean Michel FOLON

« Partager un poème de Gérard BOCHOLIER qui nous parle d’une étoile, des yeux d’enfants, retrouver les dessins de JEAN-MICHEL FOLON (1934-2005) son univers si poétique et son imaginaire si créatif, voilà pour oublier, quelques instants seulement, la noirceur du monde en ce moment et tous ceux qui s’envolent là-haut, innocents, nous laissant dans la douleur, l’incompréhension.

L’univers de Pascal Jaouen, l’enchanteur..

Pascal Jaouen 

photos: Eveline56

« J’aimerais partager avec vous une exposition vue ce samedi matin. J’ai eu la chance d’admirer les créations de Pascal Jaouen. Quel moment de bonheur intense, féérique!!!! Broderies du passé et d’aujourd’hui, le talent intemporel du « brodeur bleu », comme on le surnomme, m’a enchanté. » Eveline

Pascal Jaouen, brodeur et styliste…

Avec l’école de broderie d’Art de Quimper qu’il a créée, Pascal Jaouen a donné un sérieux coup de jeune à la broderie traditionnelle : « Brodeur styliste » iconoclaste et facétieux, il sait mieux que quiconque inscrire la broderie traditionnelle dans notre époque avec des créations (vêtements, arts de la table,…) d’une modernité saisissante.

D’abord connu en tant que brodeur, il s’est fait sa place dans le haut de gamme du prêt à porter en invitant le public à découvrir ses collections lors de ses défilés spectacles. Il imagine ses créations portées par des hommes et des femmes d’aujourd’hui, qui osent et se plaisent à porter des vêtements qui ont une âme.

Son travail, sa passion est d’apprivoiser la culture bretonne, ses traditions et son patrimoine débarrassés de tous clichés et de la transmettre à ses élèves. L’Ecole de Broderie d’Art enseigne à tous et à toutes, débutant(e)s comme initié(e)s, la broderie Glazig, le passé empiétant, la broderie blanche, les jours anciens,… Elle propose des cours réguliers hebdomadaires, bi-mensuels ou mensuels, de septembre à juin, dans différentes villes de Bretagne : Quimper, Brest, Lorient, Rennes, Vannes, Nantes… Pascal Jaouen anime également des stages de manière ponctuelle dans d’autres grandes villes de France.

https://www.pascaljaouen.com/collections/pascaljaouen

Mesdames.. Grand Corps Malade,

« Mesdames, ode aux femmes ou le bonheur d’écouter les mots de  » grand corps malade » dans cette période si trouble »…. Eveline56

Mesdames,

Veuillez accepter Mesdames ces quelques mots comme un hommage
À votre gente que j’admire qui crée en chaque homme un orage
Au cinéma ou dans la vie vous êtes les plus beaux personnages
Et sans le vouloir vous tenez nos cœurs et nos pensées en otage

Veuillez accepter mesdames, cette déclaration
Comme une tentative honnête de réparation
Face au profond machisme de nos coutumes, de nos cultures
Dans le grand livre des humains place au chapitre de la rupture
Vous êtes infiniment plus subtiles, plus élégantes et plus classes
Que la gente masculine qui parle fort, prend toute la place
Et si j’apprécie des deux yeux quand tu balances ton corps
J’applaudis aussi des deux mains quand tu balances ton porc

Derrière chaque homme important se cache une femme qui l’inspire
Derrière chaque grand être humain précède une mère qui respire
« La femme est l’avenir de l’homme » écrivait le poète
Eh ben, l’avenir s’est installé et depuis belle lurette

You are the only one, you are the only
You are the only one, the only
You are the only one, you are the only one
You are, yes you are

Vous êtes nos muses, nos influences, notre motivation et nos vices
Vous êtes Simone Veil, Marie Curie, Rosa Parks, Angela Davis
Vous êtes nos mères, vous êtes nos sœurs
Vous êtes caissières, vous êtes docteurs
Vous êtes nos filles et puis nos femmes
Nous, on vacille pour votre flamme

Comment ne pas être en admiration et sans commune mesure
Pour celles qui portent et fabriquent pendant neuf mois notre futur
Pour celles qui cumulent plusieurs emplois et ce sans sorcier
Celui qu’elles jouent dans la journée et le plus grand, mère au foyer

Veuillez accepter Mesdames cette réelle admiration
De votre force, votre courage et votre détermination
Veuillez accepter Mesdames mon aimable faiblesse
Face à votre fragilité, votre empathie et votre tendresse

Veuillez accepter Mesdames cette petite intro
Car l’avenir appartient à celles qu’on aime trop
Et pour ne pas être taxé de premier degré d’anthologie
Veuillez accepter Mesdames, cette délicate démagogie

Vous êtes nos muses, nos influences, notre motivation et nos vices
Vous êtes Simone Veil, Marie Curie, Rosa Parks, Angela Davis
Vous êtes nos mères, vous êtes nos sœurs
Vous êtes caissières, vous êtes docteurs
Vous êtes nos filles et puis nos femmes
Nous, on vacille pour votre flamme

Paroliers : Fabien Marsaud ( Grand Corps Malade )