La fée qui rend les filles belles..

La fée qui rend les filles belles
A bégayé devant ton berceau
Le vent qui froisse les ombrelles
N’a pas soufflé sur ton trousseau
Mais l’amour qui rend les femmes belles
Dans ton lit fera son nid

Laisse donc rentrer les moissons
Ne pleure pas sur les saisons
Rien ne sert de geindre et gémir
Le bonheur finit par venir


Laisse bien ouverte ta maison
Aux enfants et aux papillons
Souris toujours aux vagabonds
Et un beau jour viendra le bon

La fée des histoires cruelles
A bégayé devant ton berceau
Le vent qui froisse les ombrelles
N’a pas soufflé sur ton trousseau
Mais l’amour des histoires éternelles
Dans ton lit fera son nid

(Étienne Roda-Gil /Julien Clerc) 1972

Warwick Goble (22 novembre 1862 – 22 janvier 1943) était un illustrateur britannique de livres pour enfants.

j’aimerais partager avec vous cette semaine une chanson de 1972, écrite par un parolier « poète » que j’admire beaucoup, auteur de nombreuses chansons pour Julien Clerc. il s’agit d’Étienne Roda-Gil: « Moi je donne un ruisseau. Si derrière ça, tu as la mélodie et le grain de voix, tu fais un fleuve ». Disparu en 2004, les paroles oniriques de Roda-Gil manquent beaucoup à la chanson Française. Reste la musique de Julien.

Belle semaine, bizh Eveline 56

Au cœur de la culture bretonne

Moments de douceur, charme désuet d’un temps pas si lointain qui tombe dans l’oubli, mémoire de mes aïeux.. c’est ce bonheur simple que je souhaite partager avec vous cette semaine !

Edouard Doigneau, peintre Français (1865-1954 ) aimait croquer ces scènes pittoresques de Bretagne ! Belle semaine à tous, bises bretonnes 💙 Eveline56

« Jument et son poulain »

« Jument et son poulain »

« Port de Concarneau pêcheurs« 

« Pardon breton »
« cueillette de pommes »
« La ronde des petites bigoudènes« 
« Jeune bretonne assise sur l’herbe »
« Ramassage du goémon »

« le cirque à Plouharnel« 
Edouard Doigneau

LES MARINS

Les vieux de chez moi ont des îles dans les yeux
Leurs mains crevassées par les chasses marines
Et les veines éclatées de leurs pupilles bleues
Portent les songes des frêles brigantines

Xavier Grall

En armes ! Sylvain Pattieu

On s’en prend des trucs dans la vie
Des tristesses et des gens qui partent
Souvent, ça cloche, ça dérape, ça fait mal.

On résiste on fait ce qu’on peut
On se serre on se carapace
Il nous faudrait un lieu pour se retrouver
Avec celles et ceux qu’on a aimés
Ce serait autre part que la nuit et les rêves
Un vrai lieu.

On ne veut pas s’extraire des malheurs du monde
S’isoler et se mettre à part
On pleure mais on est là
On est dedans
On se bagarre
On se donne les moyens
Coup pour coup autant qu’on peut.

On a nos corps qui bougent et nos mots qui résonnent.

On est en armes.

Sylvain Pattieu

En armes ! Ed. L’iconopop, 80 p., 13 €

Sylvain Pattieu  en armes

Quand les mythes éclairent les violences d’aujourd’hui
Héraclès, Ulysse ou Caïn : tous illustrent à leur façon la violence. En empruntant aux histoires universelles des mythes, Sylvain Pattieu tend un miroir à la brutalité de notre monde et la met à distance, en montrant qu’elle est un invariant de l’histoire humaine.

La poésie est une réponse et peut-être la plus belle des armes.

Autour De Ton Cou.. Stephan Eicher

Coup de coeur :

« J’aimerais partager avec vous cette sublime chanson de Stephan Eicher « Autour De Ton Cou« . Les mots de Philippe Djian nous livrent la douleur de cette période que nous vivons, si sombre et mélancolique. Irrespirable! La musique et la voix d’Eicher nous envoûtent une fois de plus. « Ce mini-album disponible en version digital, l’artiste l’a imaginé au printemps 2021, quand la planète vivait au ralenti et que l’isolement devenait une figure imposée. »

C’est pas moi qui serre
Autour de ton cou
C’est dans l’atmosphère
C’est bien fait pour nous

Si nous manquons d’air
Si nous devenons fou
Jetons-nous des pierres
Éclaboussons-nous

« Pour ses fans, et les autres, entendre sa musique maintenant sera comme remonter à la surface pour prendre une bouffée d’oxygène. « C’est pas moi qui serre autour de ton cou/C’est dans l’atmosphère/C’est bien fait pour nous« , entend-on dans le morceau titre. Un texte, encore une fois couché sur le papier par l’écrivain Philippe Djian après ses conversations avec le chanteur, qui sonne comme un écho aux crises, qu’elles soient sanitaire ou militaire avec l’invasion russe en Ukraine.  » franceinfo Culture

Stephan Eicher diffuse ses nouveaux titres exclusivement sur Internet

L’artwork de l’EP « Autour de ton cou » est une œuvre de Sophie Calle.

BIZH Eveline56

Cap sur la Poésie..

Entre Océan et étang côtier , merveilleuse balade au coeur de la nature ! Quel bonheur de vivre là !

BIZH, Eveline56 🕊🕊🕊🕊🕊🕊🕊

Cap sur la Poésie

Cap sur la Poésie

Eh, capitaine au fond de moi,
ajoute ce point cardinal
à ton compas !

Ajoute cette étoile
au ciel de nuit !
Ajoute cette île sur la carte !

Ordonne enfin
qu’on largue les amarres
prenons le large et sans tarder !

Eh, capitaine emmène-moi
je veux t’entendre crier à l’équipage :
cap sur la Poésie !

Olivier Deck, Le Printemps des Poètes 2020.

Danse avec les jonquilles..

J’errais solitaire comme un nuage
Qui flotte au-dessus des vallées et des monts,
Quand tout-à-coup je vis une nuée,
Une foule de jonquilles dorées ;
À côté du lac, sous les branches,
Battant des ailes et dansant dans la brise.

Drues comme les étoiles qui brillent
Et scintillent sur la Voie lactée,
Elles s’étendaient en une ligne sans fin
Le long du rivage d’une baie :
J’en vis dix mille d’un coup d’œil,
Agitant la tête en une danse enjouée.

Les vagues dansaient à leurs côtés ; mais
Elles surpassaient les vagues étincelantes en allégresse :
Un poète ne pouvait qu’être gai,
En une telle compagnie :
Je les contemplais, les contemplais mais pensais peu
Au présent qu’elles m’apportaient 

Car souvent, quand je m’allonge dans mon lit,
L’esprit rêveur ou pensif,
Elles viennent illuminer ma vie intérieure
Qui est la béatitude de la solitude ;
Et mon cœur alors, s’emplit de plaisir
Et danse avec les jonquilles.

William WORDSWORTH (1770 – 1850)

Karantez BIZH Eveline56

Drame 🙏

« Une pensée pour l’Ukraine » avec ce dessin si touchant du dessinateur Benjamin Lacombe! Eveline56 😔
La guerre n'est pas une aventure. La guerre est une maladie. Comme le typhus. - Antoine de Saint-Exupéry

https://www.facebook.com/BenjaminLacombeofficial

Lydie Allaire (artiste-peintre)

Coin de sapins /Lydie Allaire
Champ de colza/Lydie Allaire

« Par une peinture sobre et puissante, dans un univers de couleurs acidulées, ma démarche est de susciter un autre regard sur la nature de l’admirer comme une œuvre d’Art, d’observer les arbres comme des sculptures, et le ciel comme un spectacle.
Sans cesse en quête de nouvelles matières, je souhaite montrer le résultat de mes recherches sur la lumière et le mouvement, dans des compositions aux ambiances sobres et puissantes à la fois.
Le détail est banni pour aller à l’essentiel, et laisser à chacun de nous le désir de s’y perdre en toute liberté.«  Lydie ALLAIRE artiste-peintre

J’aimerais partager avec vous, ce dimanche, les délicieux et très colorés tableaux de Lydie Allaire. J’apprécie, en premier lieu, la lumière qui jaillit telle une éruption de couleurs nous éblouissant tout d’abord, avant que l’on aperçoive en second lieu, le fondu agité renforçant les détails du sujet, ici un bateau où là un arbre, comme autant d’instantanés pris sur le vif bousculant notre vision de l’œuvre. Eveline56

Belle semaine à tous

Lydie Allaire

Mon arbre..

Dimanche matin.. de ma fenêtre..mon arbre..

Être arbre. Un arbre ailé. Dénuder ses racines dans la terre puissante et les livrer au sol et quand, autour de nous, tout sera bien plus vaste, ouvrir en grand nos ailes et nous mettre à voler. Pablo Neruda

Je vous souhaite une excellente semaine ! Eveline

Marguerite,

Vas-y : dis ce que tu penses. Le jardin
n’est pas le monde réel. Les machines
sont le monde réel. Dis honnêtement ce que n’importe quel idiot
pourrait lire sur ton visage : nous éviter,
résister à la nostalgie
a du sens. Ce n’est
pas assez moderne, le bruit que fait le vent
dans un champ de marguerites : l’esprit
ne peut briller à sa poursuite. Et l’esprit
veut briller, de façon brute, comme
les machines brillent, plutôt
qu’aller en profondeur, comme, par exemple, des racines.
C’est très émouvant,
tout de même, te voir t’approcher
prudemment de la bordure de la prairie au petit matin,
lorsque personne ne peut
te voir.

Plus tu restes au bord,
plus tu sembles angoissé. Personne ne veut entendre parler
des impressions du monde de la nature : on se
moquera encore de toi ; on t’affublera de mépris.
Quant à ce que tu entends là,
ce matin : réfléchis à deux fois
avant de confier à quiconque ce qui s’est dit dans ce pré,
et par qui.

Louise Glück prix Nobel de littérature 2020

L’Iris sauvage, traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie Olivier, Gallimard, coll. « Du monde entier », 160 p., 17 €

Les vers de Louise Glück nous entraînent dans un étrange quotidien à l’aide d’une parabole mettant en scène un jardin et celui (ou celle) le cultivant, poète, dieu ou un peu des deux. Grande poétesse américaine jusqu’ici très peu traduite en français, le prix Nobel de littérature qui lui a été décerné en 2020 a permis la sortie de deux recueils dans la collection « Du monde entier » (Gallimard) : Nuit de foi et de vertu et L’iris sauvage. Sa poésie transcende volontairement le genre, en brouillant souvent l’identité de celui ou celle qui parle, pour mieux toucher le cœur de l’expérience humaine, du deuil, de la vieillesse ou d’une joie savourée avec la conscience de son extrême fragilité. Stéphane Bataillon

Je vous confie ces jolies fleurs précoces photographiées hier après-midi sous le soleil d’hiver ! Le jardin dans le monde réel est peut-être cet endroit magique, là sous nos pieds enracinés, qui chaque jour nous rassure et nous berce de sa beauté. éden..Eveline56