Mer si..

 

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“Ce sont les paroles les moins tapageuses qui suscitent la tempête et les pensées qui mènent le monde viennent sur des pattes de colombe.” Olivier de Kersauson

 

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Évasion
Et je serai face à la mer
qui viendra baigner les galets.
Caresses d’eau, de vent et d’air.
Et de lumière. D’immensité.
Et en moi sera le désert.
N’y entrera que ciel léger.
Et je serai face à la mer
qui viendra battre les rochers.
Giflant. Cinglant. Usant la pierre.
Frappant. S’infiltrant. Déchaînée.
Et en moi sera le désert.
N’y entrera ciel tourmenté.
Et je serai face à la mer,
statue de chair et cœur de bois.
Et me ferai désert en moi.
Qu’importera l’heure. Sombre ou claire Esther Granek

 

« Avec un coefficient montant jusqu’à 116, les grandes marées d’équinoxe sont annoncées ce week-end. Elles se conjuguent avec des vents qui pourraient atteindre les 90 km/h sur la pointe de la Bretagne. Voici quelques photos de la plage, ce matin….. Prudence ».

Je vous souhaite un très bon week-end entouré des personnes que vous aimez.

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Noir et blanc..

 

« Je suis le tout, je suis le rien
Rien que je n’ai été
Là-haut bien au-dessus des profondeurs
C’est l’amour qui me manque et sa douceur
Je cherche en vain, je cherche en vain
Je cherche en vain un cœur »  Nolwenn

 

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« Maintenant, je sais. Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde ». 

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Albert Camus

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“Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être.”   

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Gérard Philipe
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« L’art de la photographie offre un beau symbole. On «prend» le paysage, ou le phénomène, ou le visage. Et l’on développe. Mais ce qui a eu besoin de lumière,d’exposition, ne pourra se «rendre» que dans l’obscurité. »

3430 Georges Perros

Je suis pour le discours humain
Je suis pour la moitié de pain
Le désespoir c’est de se taire…

« Le mystère de la luminosité.. Merci d’être là » .. Eveline56

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Mon œil de lectrice !

« Je suis heureuse de partager ces deux lectures avec vous, ces livres ne sont pas récents mais si beaux ».. DOUCE SEMAINE.. Bises de Bretagne, Eveline56

LaRose

 

Résumé

Dans le Dakota du Nord, sur une réserve Ojibwa, Landreaux, un chasseur local, tue accidentellement le jeune fils de son meilleur ami et voisin en tirant sur un cerf. Accablé par la culpabilité, il décide avec sa femme Emmaline d’offrir son jeune fils, LaRose, aux parents de la victime, comme le préconise une tradition ancestrale.

Extrait:

« C’est là où la limite de la réserve coupait en deux, de manière invisible, un épais bosquet, merisier peupliers, chênes rabougris, que Landreaux attendait. Il affirmera qu’il n’avait pas bu ce jour-là, et par la suite on ne trouva aucune preuve du contraire. C’était un catholique pieux et respectueux des coutumes indiennes, un homme qui, lorsqu’il abattait un cerf, remerciait un dieu en anglais et faisait une offrande de tabac à un autre en ojibwé. »

Mon avis:

Au fil de ses livres, Louise Erdrich partage avec nous ses racines amérindiennes. Passionnée par cette culture, j’ai suivi le quotidien de deux familles touchées par un drame, la mort d’un enfant.. Entre présent et passé… Entre douleur et sagesse.. Un livre inoubliable!


 

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Résumé :

Un dimanche de printemps, une femme est agressée sexuellement sur une réserve indienne du Dakota du Nord. Traumatisée, Geraldine Coutts n’est pas en mesure de révéler ce qui s’est passé à la police, ni d’en parler à son mari ou à son fils de treize ans, Joe. En une seule journée, la vie de ce dernier est bouleversée. Il essaie d’aider sa mère mais elle reste alitée et s’enfonce peu à peu dans le mutisme et la solitude.
Tandis que son père, qui est juge, confie la situation à la justice et à la loi, Joe perd patience face à une enquête qui piétine et il décide avec ses copains de chercher les réponses de son côté. Leur quête les mène tout d’abord dans un lieu sacré, à proximité duquel la mère de Joe a été violée.

Extrait:

« Même si elle était ensuite passée chez sa sœur Clémence, à l’heure qu’il était maman aurait été de retour pour préparer le dîner. Nous le savions l’un comme l’autre. Les femmes ne se rendent pas compte à quel point les hommes sont attachés à la régularité de leurs habitudes. Nous intégrons leurs allées et venues dans nos corps, leurs rythmes dans nos os. Notre pouls est réglé sur le leur, et, comme chaque dimanche après-midi, nous attendions que ma mère mette nos pendules à l’heure du soir. »

Mon avis:

C’est un roman déchirant nous parlant de Joe, 13 ans, confronté au viol de sa mère, muette depuis ce drame tant sa souffrance est grande. L’impuissance de son père, pourtant juge, à faire appliquer la justice le torture aussi. Il n’aura d’autre choix que de mener sa propre enquête à l’aide de ses amis, moments plus doux et même drôles parfois. La question de l’injustice envers le peuple amérindien se pose.. Magnifique de justesse et de sensibilité.


On a remis à Louise Erdrich pour « Dans le silence du vent » (éd. Albin Michel), le prestigieux « National Book award » aux États-Unis. 

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Little Falls, Minnesota , le 07/07/1954

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Biographie :

Karen Louise Erdrich est née d’une mère Ojibura, donc amérindienne, et d’un père germano-américain. Elle grandit dans le Dakota du Nord.

 


« La paix ne pourra naître dans ce monde que lorsque toujours plus d’hommes prendront conscience de l’unité de la vie existante entre la nature, les animaux, les plantes, les minéraux et les hommes ; et vivrons en conséquence ».
Elan Noir, indien Sioux


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon œil de lectrice..

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Résumé:

1919. Dans une Angleterre qui se remet à peine du traumatisme de la Première Guerre mondiale, Tristan Sadler, 21 ans, fait le trajet de Londres à Norwich pour remettre des lettres à Marian Bancroft, celles que la jeune femme avait envoyées à son frère Will alors qu’il était sur le front. Tristan et Will étaient proches. Au fil des batailles et des drames qu’ils ont connus dans les tranchées, les deux hommes ont beaucoup partagé.
Mais Will, pour s’être rebellé contre l’autorité, a été passé par les armes. Pour tous, il fait désormais figure de lâche. Tristan, revenu vivant, passe au contraire pour un héros. Mais il a un lourd secret, un remords qui le ronge. Osera-t-il en parler à Marian ? Ou devra-t-il seul porter ce fardeau jusqu’à la fin de ses jours ?

Extrait :

« Au fil des années, penché sur des tables bancales et tachées de bière, j’ai passé maintes heures à lire et à écrire dans des pubs, à y déchiqueter des sous-bocks tout en hissant mes personnages de la misère à la gloire ou, inversement, en les précipitant de la vie de château au caniveau. Seul, toujours seul. Sans boire beaucoup, mais un peu tout de même. Une cigarette dans la main droite, une tache de brûlure sur ma manchette gauche…… Après tout, les éclats de voix d’un bar bondé sont infiniment plus accueillants que le silence d’une maison vide ».

« J’ai parfois du mal à comprendre ce qui se passe dans le monde, monsieur Sadler, me dit-elle, sa voix se brisant un peu. Vos parents ont un fils qui est en vie, mais qu’ils ne voient pas. J’ai un fils que je souhaite voir, mais il est mort. A quelle espèce appartiennent-ils, je me le demande ? Sont-ils des monstres » ?

Mon avis :

Tristan est un jeune homme de 17 ans qui découvre les horreurs de la Première Guerre mondiale dans les tranchées où la mort rôde en permanence. Il survit mais comment oublier un tel enfer quand votre famille vous a rejeté pour votre différence, que vous êtes déjà mort pour elle et que vous portez un lourd secret, un remords qui vous ronge. 

Le secret de Tristan Sadler est un livre bouleversant et rare. Je le conseille vraiment. 


Né à Dublin en 1971, John Boyne est l’auteur multiprimé de nouvelles, d’articles, et de treize romans traduits en 47 langues, dont des romans pour la jeunesse avec notamment Mon père est parti à la guerre (Gallimard, 2014) et Le Garçon en pyjama rayé (Gallimard, 2009), vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde et adapté au cinéma par Mark Herman. On lui doit également La Maison Ipatiev (L’Archipel, 2011), qui paraît chez Pocket sous le titre La Maison des intentions particulières. Critique de livres pour l’Irish Times, il réside toujours à Dublin.
Retrouvez toute l’actualité de l’auteur sur : http://www.johnboyne.com

Petits ports bretons..

 Le port de Doëlan,

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Au bord du Belon, 

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Entre le port du Bélon et le port de Doëlan,  
Entre les deux mon cœur balance.. 

Suite de ma randonnée autour des rias, ces rivières qui vivent au rythme des marées.

Douce semaine ! bises

photos: Eveline56

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le petit port de Doëlan..

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Voici le port de Doëlan situé dans le Finistère sud. Mes photos sont le fruit d’une balade sous le soleil radieux du mois de juillet. C’est un paysage caractéristique de la Bretagne qui incarne son âme véritable. la pêche côtière y perdure pour notre plus grand plaisir. La beauté des lieux est rare, presque mythique pour moi..

Douce semaine, bises bretonnes

 

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Malzenn et les coquelicots..

Nous étions à la fin du mois de juillet,  Malzenn se promenait tranquillement ( hé oui.. la chaleur fatigue notre petite chienne 😉 ) .. Quand elle a vu, sur son chemin, les derniers coquelicots, je dois reconnaitre que le mot « indifférence » est le bon pour qualifier cette rencontre. A peine un regard .. mais Malzenn sait que les coquelicots reviendront toujours.. Je l’espère aussi.. si nous prenons soin de notre terre. 1f64f-1f3fb

Douce semaine, bises bretonnes. 

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« Je suis un cœur coquelicot, délicat, gourmand de poésie, gorgé d’un jus de tendresse. Je m’épanouis parmi les framboises qui se mirent aux perles de rosée, les cerises écoutant les rêves aux oreilles des enfants, les fraises sauvages blotties dans les bois dormants. »

Valérie Mazeau

 

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Rencontre avec les  derniers coquelicots de la saison..

 

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Pont-Aven..

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Balade fleurie le long de l’Aven, « La promenade Xavier Grall » est un hommage au lyrique et talentueux poète breton.. J’adore Pont Aven, surnommée « la cité des peintres », de nombreux peintres dont Gauguin y ont séjourné. Je ne me lasse pas de ce havre de paix avec ses lavoirs anciens, ses galeries de peintures, ses galettes « Traou-Mad » (qui signifie « choses bonnes » en breton) un vrai délice……

Je suis très heureuse de vous retrouver après un très beau moment en famille,

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« Ne vivent haut que ceux qui rêvent » , Xavier Grall
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Galerie Patrice Cudennec, artiste peintre sculpteur breton que j’admire ..

Liebster Award 3.0 !

 

liebster-awardAujourd’hui, un TAG  « Liebster Awards 3.0 » !

Eléonore du blog https://eleonoreb.wordpress.com/  m’a très gentiment nominé. Merci beaucoup  Eléonore ! Je suis très touchée 😊 Je vais à présent et, avec « un peu » de retard pour cause de vacances😉, répondre à tes questions  !

 

-Quel est ton moment préféré de la journée ?

J’aime le soir quand tout redevient calme, c’est très apaisant. J’entends l’océan de chez moi. C’est le moment que j’affectionne pour lire, écouter de la musique, tout simplement me détendre.

-Y a-t-il un endroit qui te fait rêver (pour y vivre) ?

Non car j’apprécie beaucoup l’endroit où je vis à deux pas de l’océan..

-Si Internet n’existait plus, par quel biais partagerais-tu ce que contient ton blog ?

Par le biais d’un journal intime que je partagerais parfois avec des ami(e)s proches. Mais ce ne serait pas la même chose.

-Que t’apporte la lecture ?

Le bonheur de découvrir d’autres univers, de les partager avec d’autres blogueurs. C’est un enrichissement qui nous ouvre au monde.

-Quelle musique t’émeut aux larmes ?

Un artiste de chez nous en Bretagne qui s’appelle Denez Prigent. Ses chants bretons me touchent au plus profond de mon âme. Souvenirs d’enfance.. « Gortoz A Ran », un duo enregistré avec Lisa Gerrad de Dead Can Dance, m’émeut et les larmes coulent..

-Une citation pour finir ?

Une citation de Christian Bobin que j’adore :

«Ce qui manque à ce monde, ce n’est pas l’argent. Ce n’est même pas ce qu’on appelle « le sens ». Ce qui manque à ce monde c’est la rivière des yeux d’enfants, la gaieté des écureuils et des anges.»

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Vacances.. « vakañsoù e brezhoneg »

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Vacances

Tiède est le vent
Chaud est le temps
Fraîche est ta peau
Doux, le moment

Blanc est le pain
Bleu est le ciel
Rouge est le vin
D’or est le miel

Odeurs de mer
Embruns, senteurs
Parfums de terre
D’algues, de fleurs

Gai est ton rire
Plaisant ton teint
Bons, les chemins
Pour nous conduire

Lumière sans voile
Jours à chanter
Millions d’étoiles
Nuits à danser

Légers, nos dires
Claires, nos voix
Lourd, le désir
Pesants, nos bras

Tiède est le vent
Chaud est le temps
Fraîche est ta peau
Doux, le moment

Doux le moment…
Doux le moment…

Esther Granek (1927-2016)

Quelques photos de l’océan, un joli poème:    » dans l’œil d’une flâneuse bretonne » sera en « mode pause«  pendant les vacances de juillet.

Je vous souhaite un bel été fleuri et joyeux ! Bises bretonnes !! imagesthESSGUW33

 

 

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Malzenn