Un homme jeune, Jean, revient chez lui plusieurs mois après l’armistice de 1918. De ce retour tardif, on apprend peu à peu les raisons. Comme il a été prévu, sa mère attend qu’il reprenne le domaine, dirigé pendant la durée de la guerre par son frère infirme, Aristide. Mais il refusera cette place programmée et partira. Des décennies plus tard, les actes de la vie de Jean seront racontés à une enfant qui elle-même prendra en charge l’histoire et l’écrira. La narration circule ainsi sur un demi-siècle, avec les découvertes, les doutes, les interrogations, les ajustements et l’imagination nécessaires à la construction de ce qui devient un roman, évoluant entre drame, humour et émotion.
Prix littéraire Prix Michel-Dard 2010
André Mazeyrie « soldat blessé »
Extrait : « le revenant n’a plus de passé, on ne le reconnaît plus, tu comprends, il ne peut pas redevenir, seulement devenir parce qu’il est quelqu’un d’autre, d’une autre espèce peut-être, quelque chose de cet ordre, c’est ce que je crois, disait-il, et ce n’est pas facile à comprendre, petite. «
« Une guerre honteuse, mère, comme toutes les guerres, et nous avons tout perdu. Des millions de morts, des mutilés par milliers, des orphelins et des veuves en pagaille, vous trouvez que c’est une victoire ?
« c’est juste qu’il a fallu enregistrer tous ces morts, et leurs noms qu’on traîne derrière nous avec des croix dessus. Il faut bien, mère, que cela cesse un jour, tout ce qu’on a avalé sans broncher. Il faut que tous ces morts cessent de nous emmerder, cessent de mourir toutes les nuits et maintenant le jour… je ne vais pas tenir, mère. »
« … il est satisfait et heureux d’être seul, enfin seul à marcher seul. Depuis presque cinq ans, calcule-t-il, ils ne l’ont plus jamais été. Cette promiscuité qu’ils ont dû subir, avec les rats et toutes les bestioles, avec les morts, avec les vivants – La paix, c’est pouvoir être seul, dirait-il plus tard à Amandine. »
Mon avis:
J’avais lu le premier livre de Soazig Aaron en 2002: « Le Non de Klara ». J’avais tant aimé ce roman extrêmement touchant. Le retour d’une jeune femme des camps. Il m’avait laissé une empreinte indélébile sur le cœur. Je le relie encore ..
Soazig Aaron a écrit, des années après, le plus bouleversant des romans sur le retour d’un soldat de la guerre de 14/18 avec ce titre si beau: « La sentinelle tranquille sous la lune ». Capitaine de l’armée française durant la 1ère guerre mondiale, Jean est revenu plusieurs mois après l’armistice avec ses cauchemars et d’horribles remords. Il tente de survivre. Mais son chemin ne le mènera pas à ce qu’il était avant la guerre, contrairement au choix de son entourage proche. Jean passera par un difficile combat de survie au jour le jour, avec cette culpabilité d’être là alors que tant sont morts. Ce récit aux multiples narrateurs ( Jean, Amandine son épouse et la petite-fille de Jean bien plus tard) est un gros coup de cœur qui demande une attention particulière du lecteur ; n’est ce pas normal pour un tel livre!
Je vous souhaite une semaine paisible.. Eveline
photo Eveline56
« Il faut faire une place aux morts pour que les vivants puissent continuer à vivre. »
Comme il est étonnant Celui qui dans ce monde Ne s’émerveille pas.
Aussi, avec légèreté, À travers les flaques, Marcher sur les nuages
Stephen Moysan
1er Novembre
Alors que pour rire Des enfants jouent À la guerre,
Ciel de Toussaint – Les nuages pleurent Les morts.
Au cimetière L’envol d’un corbeau Accompagne les prières.
Stephen Moysan
Un homme ratisse des feuilles
Un homme ratisse des feuilles en tas dans sa cour, un monceau, appuyé sur son râteau, il les brûle absolument toutes. Le parfum emplit la forêt des enfants s’arrêtent et respirent l’odeur qui, dans quelques années, deviendra nostalgie.
Jim Morrison
Un chagrin n’arrive jamais seul Mais la Terre reste mon amie J’aime la Terre, j’aime les feuilles Les rouges, les jaunes, les mortes aussi Je rêve avec le vent qui passe
Parfois au-dessus de ma tête Avec le temps dans sa besace Comme l’âme trouée des poètes J’irai où les chemins me disent À demi-mot dans un murmure Même si au bout mon corps se brise Comme le cœur en contre-lumière Il y a des matins ou la lune Me manque comme une enfant lune Une herbe folle sous la dune Où mes espoirs se sont perdus
Alléluia..
Nous partirons un jour ou l’autre Se retrouver au même endroit Un peu les mêmes, un peu un autre Où le chagrin n’existe pas Un chagrin n’arrive jamais seul Tu le sais bien, toi qui me pleure Le ciel est devenu linceul Il était temps que vienne l’heure
Alléluia..
Alléluia, nous partirons un jour ou l’autre Alléluia, se retrouver au même endroit Alléluia, un peu les mêmes, un peu un autre Alléluia..
Quelques photos prises lors d’une balade en forêt, merveilleux décors pour ce message de la toussaint.. Alléluia fredonne Marc Lavoine.. Emotions..
J’ai suivi le chemin de Mary tout au long de ce livre. Je l’ai accompagné dans ses doutes et dans sa douleur mais aussi dans ses instants de bonheur et de découverte de l’autre. Ce fut un moment magnifique.. quelle émotion. Je recommande ce roman, un des meilleurs lus cette année.
Résumé:
Colonie de la baie du Massachusetts, 1672. Mary Rowlandson vit dans une communauté de puritains venus d’Angleterre. Bonne mère, bonne épouse, elle souffre néanmoins de la rigidité morale étouffante qui règne parmi les siens. Si elle essaie d’accomplir tous ses devoirs, elle se sent de plus en plus comme un oiseau en cage. Celle-ci va être ouverte de façon violente lorsque des Indiens attaquent son village et la font prisonnière. Mary doit alors épouser le quotidien souvent terrible de cette tribu en fuite, traquée par l’armée. Contre toute attente, c’est au milieu de ces « sauvages » qu’elle va trouver une liberté qu’elle n’aurait jamais imaginée. Les mœurs qu’elle y découvre, que ce soit le rôle des femmes, l’éducation des enfants, la communion avec la nature, lui font remettre en question tous ses repères. Et, pour la première fois, elle va enfin pouvoir se demander qui elle est et ce qu’elle veut vraiment. Cette renaissance pourra-t-elle s’accoutumer d’un retour « à la normale », dans une société blanche dont l’hypocrisie lui est désormais insupportable……….Cette magnifique épopée romanesque, inspirée de la véritable histoire de Mary Rowlandson, est à la fois un portrait de femme bouleversant et un vibrant hommage à une culture bouillonnante de vie, que la » civilisation » s’est efforcée d’anéantir.
Extrait:
« Petit à petit, Mary découvre dans cette oisiveté une grande dilatation du temps et une conscience de plus en plus grande du monde naturel. Elle commence à observer le vol des moineaux dans l’air hivernal et la danse des écureuils roux sur les branches d’arbre. Elle remarque les changements dans les nuages, l’inclinaison des rayons du soleil lorsqu’ils tombent sur la neige, les bourgeons rouges et serrés mouchetant les arbres en hiver. Toutes ces choses qu’elle a déjà vues, mais qui n’étaient alors que l’arrière plan de ses tâches quotidiennes. A présent, elle prend conscience que les arbres, les oiseaux, les nuages et les animaux possèdent un sens qui leur est propre, qui ne dépend en rien des activités humaines…..
Critique de Jim Fergus:
« Dès la première page, Amy Belding Brown propulse le lecteur directement au cœur sombre de l’Amérique puritaine du XVIIe siècle et ne le lâche plus jusqu’à la fin. Ce livre, basé sur un travail de recherche monumental, est une chronique passionnante des premiers antagonismes entre le monde des Indiens et celui des Blancs. Inspiré d’une histoire vraie, c’est un superbe roman à la fois violent, tragique, courageux et édifiant. Notre cœur bat au rythme de celui de l’héroïne, cette femme extraordinaire qui, en dépit de tout, non seulement survit, mais triomphe de son destin. » Jim Fergus ( auteur de la trilogie « Mille femmes blanches » )
Amy Belding Brown vit dans le Vermont. « L’Envol du moineau » est son premier roman publié en France.
En mémoire de ma mère, Eleanor Kellogg Belding, 1922-2012
Face à l’adversité, elle a choisi l’espoir, la curiosité et le courage : la feuille assoiffée voletant vers la pluie, le papillon de nuit guettant le monde à la fenêtre, la fleur ne se refermant pas lorsque tombe le jour.
Automne, océan, soleil, champignons sur la côte, mes photos et des bises pour vous
Malzenn 6 octobre 2019
Vagabondages
L’aurore automnale amène la nostalgie De la Bretagne et de son ocre névralgie. La campagne y commence l’effilochement Au quotidien de sa couverture verte ; Le début du crépusculaire épanchement Des feuillages dont la vitalité offerte Se posera, dense, comme l’effigie brune De la vie en déclin, sa substance importune.
Kieran Wall, Poésies, 2012
Kieran Alexander WALL, né dans le Finistère en 1981, je suis traducteur de métier et poète par passion. J’ai déjà publié deux recueils : « Poésies » en 2012 chez Stella Maris Editions et « La Prison de l’Espèce » en 2015 chez Mon Petit Editeur ; un troisième, recueil de poèmes d’amour, est en court de publication, toujours chez Stella Maris.
“Ce sont les paroles les moins tapageuses qui suscitent la tempête et les pensées qui mènent le monde viennent sur des pattes de colombe.” Olivier de Kersauson
Évasion Et je serai face à la mer qui viendra baigner les galets. Caresses d’eau, de vent et d’air. Et de lumière. D’immensité. Et en moi sera le désert. N’y entrera que ciel léger. Et je serai face à la mer qui viendra battre les rochers. Giflant. Cinglant. Usant la pierre. Frappant. S’infiltrant. Déchaînée. Et en moi sera le désert. N’y entrera ciel tourmenté. Et je serai face à la mer, statue de chair et cœur de bois. Et me ferai désert en moi. Qu’importera l’heure. Sombre ou claire… Esther Granek
« Avec un coefficient montant jusqu’à 116, les grandes marées d’équinoxe sont annoncées ce week-end. Elles se conjuguent avec des vents qui pourraient atteindre les 90 km/h sur la pointe de la Bretagne. Voici quelques photos de la plage, ce matin….. Prudence ».
Je vous souhaite un très bon week-end entouré des personnes que vous aimez.
« Je suis le tout, je suis le rien Rien que je n’ai été Là-haut bien au-dessus des profondeurs C’est l’amour qui me manque et sa douceur Je cherche en vain, je cherche en vain Je cherche en vain un cœur » Nolwenn
« Maintenant, je sais. Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde ».
Albert Camus
“Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être.”
Gérard Philipe
« L’art de la photographie offre un beau symbole. On «prend» le paysage, ou le phénomène, ou le visage. Et l’on développe. Mais ce qui a eu besoin de lumière,d’exposition, ne pourra se «rendre» que dans l’obscurité. »
Georges Perros
Je suis pour le discours humain
Je suis pour la moitié de pain
Le désespoir c’est de se taire…
« Le mystère de la luminosité.. Merci d’être là » .. Eveline56
« Je suis heureuse de partager ces deux lectures avec vous, ces livres ne sont pas récents mais si beaux ».. DOUCE SEMAINE.. Bises de Bretagne, Eveline56
Résumé
Dans le Dakota du Nord, sur une réserve Ojibwa, Landreaux, un chasseur local, tue accidentellement le jeune fils de son meilleur ami et voisin en tirant sur un cerf. Accablé par la culpabilité, il décide avec sa femme Emmaline d’offrir son jeune fils, LaRose, aux parents de la victime, comme le préconise une tradition ancestrale.
Extrait:
« C’est là où la limite de la réserve coupait en deux, de manière invisible, un épais bosquet, merisier peupliers, chênes rabougris, que Landreaux attendait. Il affirmera qu’il n’avait pas bu ce jour-là, et par la suite on ne trouva aucune preuve du contraire. C’était un catholique pieux et respectueux des coutumes indiennes, un homme qui, lorsqu’il abattait un cerf, remerciait un dieu en anglais et faisait une offrande de tabac à un autre en ojibwé. »
Mon avis:
Au fil de ses livres, Louise Erdrich partage avec nous ses racines amérindiennes. Passionnée par cette culture, j’ai suivi le quotidien de deux familles touchées par un drame, la mort d’un enfant.. Entre présent et passé… Entre douleur et sagesse.. Un livre inoubliable!
Résumé :
Un dimanche de printemps, une femme est agressée sexuellement sur une réserve indienne du Dakota du Nord. Traumatisée, Geraldine Coutts n’est pas en mesure de révéler ce qui s’est passé à la police, ni d’en parler à son mari ou à son fils de treize ans, Joe. En une seule journée, la vie de ce dernier est bouleversée. Il essaie d’aider sa mère mais elle reste alitée et s’enfonce peu à peu dans le mutisme et la solitude.
Tandis que son père, qui est juge, confie la situation à la justice et à la loi, Joe perd patience face à une enquête qui piétine et il décide avec ses copains de chercher les réponses de son côté. Leur quête les mène tout d’abord dans un lieu sacré, à proximité duquel la mère de Joe a été violée.
Extrait:
« Même si elle était ensuite passée chez sa sœur Clémence, à l’heure qu’il était maman aurait été de retour pour préparer le dîner. Nous le savions l’un comme l’autre. Les femmes ne se rendent pas compte à quel point les hommes sont attachés à la régularité de leurs habitudes. Nous intégrons leurs allées et venues dans nos corps, leurs rythmes dans nos os. Notre pouls est réglé sur le leur, et, comme chaque dimanche après-midi, nous attendions que ma mère mette nos pendules à l’heure du soir. »
Mon avis:
C’est un roman déchirant nous parlant de Joe, 13 ans, confronté au viol de sa mère, muette depuis ce drame tant sa souffrance est grande. L’impuissance de son père, pourtant juge, à faire appliquer la justice le torture aussi. Il n’aura d’autre choix que de mener sa propre enquête à l’aide de ses amis, moments plus doux et même drôles parfois. La question de l’injustice envers le peuple amérindien se pose.. Magnifique de justesse et de sensibilité.
On a remis à Louise Erdrich pour « Dans le silence du vent » (éd. Albin Michel), le prestigieux « National Book award » aux États-Unis.
Nationalité : États-Unis Né(e) à : Little Falls, Minnesota , le 07/07/1954
Biographie :
Karen Louise Erdrich est née d’une mère Ojibura, donc amérindienne, et d’un père germano-américain. Elle grandit dans le Dakota du Nord.
« La paix ne pourra naître dans ce monde que lorsque toujours plus d’hommes prendront conscience de l’unité de la vie existante entre la nature, les animaux, les plantes, les minéraux et les hommes ; et vivrons en conséquence ». Elan Noir, indien Sioux
1919. Dans une Angleterre qui se remet à peine du traumatisme de la Première Guerre mondiale, Tristan Sadler, 21 ans, fait le trajet de Londres à Norwich pour remettre des lettres à Marian Bancroft, celles que la jeune femme avait envoyées à son frère Will alors qu’il était sur le front. Tristan et Will étaient proches. Au fil des batailles et des drames qu’ils ont connus dans les tranchées, les deux hommes ont beaucoup partagé. Mais Will, pour s’être rebellé contre l’autorité, a été passé par les armes. Pour tous, il fait désormais figure de lâche. Tristan, revenu vivant, passe au contraire pour un héros. Mais il a un lourd secret, un remords qui le ronge. Osera-t-il en parler à Marian ? Ou devra-t-il seul porter ce fardeau jusqu’à la fin de ses jours ?
Extrait :
« Au fil des années, penché sur des tables bancales et tachées de bière, j’ai passé maintes heures à lire et à écrire dans des pubs, à y déchiqueter des sous-bocks tout en hissant mes personnages de la misère à la gloire ou, inversement, en les précipitant de la vie de château au caniveau. Seul, toujours seul. Sans boire beaucoup, mais un peu tout de même. Une cigarette dans la main droite, une tache de brûlure sur ma manchette gauche…… Après tout, les éclats de voix d’un bar bondé sont infiniment plus accueillants que le silence d’une maison vide ».
« J’ai parfois du mal à comprendre ce qui se passe dans le monde, monsieur Sadler, me dit-elle, sa voix se brisant un peu. Vos parents ont un fils qui est en vie, mais qu’ils ne voient pas. J’ai un fils que je souhaite voir, mais il est mort. A quelle espèce appartiennent-ils, je me le demande ? Sont-ils des monstres » ?
Mon avis :
Tristan est un jeune homme de 17 ans qui découvre les horreurs de la Première Guerre mondiale dans les tranchées où la mort rôde en permanence. Il survit mais comment oublier un tel enfer quand votre famille vous a rejeté pour votre différence, que vous êtes déjà mort pour elle et que vous portez un lourd secret, un remords qui vous ronge.
Le secret de Tristan Sadler est un livre bouleversant et rare. Je le conseille vraiment.
Né à Dublin en 1971, John Boyne est l’auteur multiprimé de nouvelles, d’articles, et de treize romans traduits en 47 langues, dont des romans pour la jeunesse avec notamment Mon père est parti à la guerre (Gallimard, 2014) et Le Garçon en pyjama rayé (Gallimard, 2009), vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde et adapté au cinéma par Mark Herman. On lui doit également La Maison Ipatiev (L’Archipel, 2011), qui paraît chez Pocket sous le titre La Maison des intentions particulières. Critique de livres pour l’Irish Times, il réside toujours à Dublin. Retrouvez toute l’actualité de l’auteur sur : http://www.johnboyne.com
Voici le port de Doëlan situé dans le Finistère sud. Mes photos sont le fruit d’une balade sous le soleil radieux du mois de juillet. C’est un paysage caractéristique de la Bretagne qui incarne son âme véritable. la pêche côtière y perdure pour notre plus grand plaisir. La beauté des lieux est rare, presque mythique pour moi..
Nous étions à la fin du mois de juillet, Malzenn se promenait tranquillement ( hé oui.. la chaleur fatigue notre petite chienne 😉 ) .. Quand elle a vu, sur son chemin, les derniers coquelicots, je dois reconnaitre que le mot « indifférence » est le bon pour qualifier cette rencontre. A peine un regard .. mais Malzenn sait que les coquelicots reviendront toujours.. Je l’espère aussi.. si nous prenons soin de notre terre.
Douce semaine, bises bretonnes.
« Je suis un cœur coquelicot, délicat, gourmand de poésie, gorgé d’un jus de tendresse. Je m’épanouis parmi les framboises qui se mirent aux perles de rosée, les cerises écoutant les rêves aux oreilles des enfants, les fraises sauvages blotties dans les bois dormants. »
Valérie Mazeau
Rencontre avec les derniers coquelicots de la saison..
Balade fleurie le long de l’Aven, « La promenade Xavier Grall » est un hommage au lyrique et talentueux poète breton.. J’adore Pont Aven, surnommée « la cité des peintres », de nombreux peintres dont Gauguin y ont séjourné. Je ne me lasse pas de ce havre de paix avec ses lavoirs anciens, ses galeries de peintures, ses galettes « Traou-Mad » (qui signifie « choses bonnes » en breton) un vrai délice……
Je suis très heureuse de vous retrouver après un très beau moment en famille,
bises bretonnes à tous(tes) .. Eveline56
« Ne vivent haut que ceux qui rêvent » , Xavier Grall
Galerie Patrice Cudennec, artiste peintre sculpteur breton que j’admire ..
Eléonore du blog https://eleonoreb.wordpress.com/ m’a très gentiment nominé. Merci beaucoup Eléonore ! Je suis très touchée 😊 Je vais à présent et, avec « un peu » de retard pour cause de vacances😉, répondre à tes questions !
-Quel est ton moment préféré de la journée ?
J’aime le soir quand tout redevient calme, c’est très apaisant. J’entends l’océan de chez moi. C’est le moment que j’affectionne pour lire, écouter de la musique, tout simplement me détendre.
-Y a-t-il un endroit qui te fait rêver (pour y vivre) ?
Non car j’apprécie beaucoup l’endroit où je vis à deux pas de l’océan..
-Si Internet n’existait plus, par quel biais partagerais-tu ce que contient ton blog ?
Par le biais d’un journal intime que je partagerais parfois avec des ami(e)s proches. Mais ce ne serait pas la même chose.
-Que t’apporte la lecture ?
Le bonheur de découvrir d’autres univers, de les partager avec d’autres blogueurs. C’est un enrichissement qui nous ouvre au monde.
-Quelle musique t’émeut aux larmes ?
Un artiste de chez nous en Bretagne qui s’appelle Denez Prigent. Ses chants bretons me touchent au plus profond de mon âme. Souvenirs d’enfance.. « Gortoz A Ran », un duo enregistré avec Lisa Gerrad de Dead Can Dance, m’émeut et les larmes coulent..
-Une citation pour finir ?
Une citation de Christian Bobin que j’adore :
«Ce qui manque à ce monde, ce n’est pas l’argent. Ce n’est même pas ce qu’on appelle « le sens ». Ce qui manque à ce monde c’est la rivière des yeux d’enfants, la gaieté des écureuils et des anges.»
Riche propriétaire terrien du Kentucky, Henry Forge dédie sa vie à la recherche de la combinaison génétique idéale pour créer le cheval parfait, une machine de course imbattable et grandiose. Digne héritier d’une famille autoritaire habituée depuis des décennies à posséder, commander, dominer, il fait tout plier à sa volonté, la génétique comme sa fille unique, Henrietta, à qui il transmet son obsession. Dans une ville voisine, Allmon Shaughnessy, un jeune homme noir élevé dans les quartiers pauvres par une mère souffrante, grandit dans un monde de discriminations et d’injustices où les violences policières sont légion. Déterminé à changer le cours de son destin et à conquérir la fortune qu’il mérite, Allmon arrive chez les Forge : garçon d’écurie au talent rare et à l’ambition dévorante, il va mener à la victoire une pouliche de légende, Hellsmouth, bouleverser l’équilibre malsain de la famille et découvrir l’envers du rêve américain.
Auteur: C. E. MorganÉditeur: Gallimard
Extrait:
Henry fulminait, se mordait les joues tout en soutenant le regard de son père. Sa mère les ignorait l’un et l’autre, elle s’était fermée, les yeux rivés sur la fenêtre. Henry bouillait de rage durant tout le trajet, mais lorsqu’ils arrivèrent enfin à la maison, John Henry ne coupa pas le moteur, il ne se gara pas non plus le long du mur. Au lieu de cela, il continua sur la route qui longeait les frontières du domaine. Il fit signe à sa femme de rentrer sans eux, elle glissa donc de son siège et se retrouva plantée bêtement au milieu du chemin. Henry se refusa à la regarder, il se figurait très bien ses épaules basses, face à John Henry poursuivant sa route. Personne ne se retourna sur Lavinia, seule sur le chemin, figure solitaire serrant dans ses mains une pochette jaune vif, le visage ombragé par la voilette qui lui couvrait le front.
Mon avis:
Ce portrait de deux familles sur trois générations , l’une blanche, l’autre noire, dans un Kentucky rural et raciste qui s’étend des années 1950 aux années 2000, m’a secoué littéralement. Je suis entrée dans cette histoire, tout doucement, à fleur de peau. Un sentiment de douleur ne m’a pas quitté tout au long des 656 pages, face à ce monde dominé par l’argent et les inégalités, face aussi aux murmures des femmes qui souffrent du manque de liberté qu’elles soient bien nées ou pauvres, aux esclaves qui survivent ou meurent dans une totale indifférence et à ces richissimes propriétaires terriens, tyrans envers femmes, enfants, esclaves.
Ce livre est différent, il se lit lentement. j’ai ressenti le besoin de respirer entre ses pages, je vous le recommande car il touche au cœur….
Résumé Kate vient de se voir confier l’affaire de sa vie, celle qui accuse l’un des hommes les plus proches du pouvoir d’un terrible crime. Kate doit faire condamner James Whitehouse. Sophie adore son mari, James. Elle est prête à tout pour l’aider et préserver sa famille. Sophie doit trouver la force de continuer comme avant. Comme avant, vraiment ? Quels sombres secrets dissimule le scandale, et à quel jeu se livrent réellement ces deux femmes et cet homme ? Elle veut le détruire. Elle veut le sauver.
Extrait :
« Sauf que tu n’as pas dit la vérité, toute la vérité, si ? Sophie se montre aussi prudente que si elle cherchait à découvrir le fin mot d’une dispute entre Emily et Finn, car elle se sent un peu perdue et qu’elle avance à tâtons. _ J’ai dit la vérité, grosso modo. Ou plutôt la vérité telle que je la percevais. Sophie est abasourdie.
Mon avis :
Ce polar m’a fait passer un bon moment. Plus on avance dans l’intrigue, plus on a envie de savoir. l’histoire est d’actualité et fait penser aux scandales médiatiques que nous découvrons tous les jours et ils sont nombreux…. Sans être un coup de cœur, je vous invite à découvrir ce thriller !
Résumé : Par un froid matin de février, Chris et Leah Hills s’arrêtent dans une station-service isolée à la frontière du Pays de Galles pour boire un café. Pendant que Leah est partie se rafraîchir, Chris verrouille la voiture et part acheter leurs boissons. Les minutes passent, mais Leah ne revient pas… Peu après, le sergent Mel Daley et son patron, l’inspecteur Harry Baker arrivent sur place pour commencer les recherches alors que chaque minute compte. Leah est-elle encore vivante? A-t-elle quitté la station-service avec quelqu’un? Au fur et à mesure que leur enquête progresse, les policiers vont découvrir de sombres secrets à propos du couple dont la perspective fait froid dans le dos.
extrait :
« Dehors, le grésil s’était intensifié et le vent se levait. Le temps se dégradait, j’espérais que, là où se trouvait Leah Hills, elle puisse être à l’abri, au chaud et au sec. »
Mon avis :
Un bon thriller avec du suspense et de nombreux rebondissements. Le Pays de Galles pluvieux et glacial ajoute beaucoup à l’intrigue… j’ai lu ce livre avec plaisir ! Une lecture idéale pour la plage cet été !
Les galets… Les galets écoutent la mer qui leur raconte des légendes Le temps passe sur eux enracinés à même le sable ils imaginent peut-être ce qu’ils aperçoivent au loin et qu’ils ne connaîtront jamais. Les galets demeurent sans bruit veillant avec les étoiles sur le sommeil du monde qui se ferme dans la nuit.
Max ALAHN
« Au gré de mes balades en bord de mer, j’aime à contempler ces galets usés par les marées et c’est un trésor de formes, de couleurs qui me chavirent le cœur et le regard… » Eveline56
Faire le vide en soi –
Puis laisser le bien-être
Envahir notre esprit.
Malzenn aime se promener et son endroit préféré, nous l’appelons » la cabane aux oiseaux ». C’est un observatoire ornithologique, belle cabane au toit de chaume, en bordure d’un étang. À l’horizon, l’océan nous fait signe, si près qu’il nous berce du murmure de ses vagues… Le bonheur est là! Douce semaine, bises bretonnes,
Plénitude
Faire le vide en soi – Puis laisser le bien-être Envahir notre esprit.
Plus d’envie d’ailleurs, Plus de passé ou futur, – Ici et maintenant !
Profiter de l’instant Pendant des heures Le temps du bonheur.
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