Peintures en lumière …. Soaze

« C’était un réel plaisir de rencontrer Soaze lors de son exposition. J’ai été profondément touchée par ses peintures qui ont ravivé en moi les merveilleux souvenirs de mes grands-mères disparues. J’ai évoqué mon admiration pour l’œuvre de Patrice Cudennec, un peintre très populaire en Bretagne pour ses toiles de pêcheurs rêveurs, empreintes de poésie, tout comme les peintures des bretonnes de Soaze. Elle a aimé cette comparaison car elle est admirative du travail de Cudennec. Et j’ai vu sur le banc de la chapelle ce livret avec un tableau de ce peintre avec ces mots  » suis parti à la pêche aux rêves » … je reviens plus tard !

Je ne suis pas encore revenue de vos merveilleuses bretonnes et de leurs cafetières Soaze. Merci 🙏

Bonne fin de semaine ! Eveline56


Ça frappe…. Eugène GUILLEVIC

J’entends qu’on frappe.
Disons : ça frappe.

Ne sais pas quoi,
Pas où, pas qui.

Astilbes du jardin

Je vous souhaite une belle et douce semaine ! Éveline


Le soupir des roses..

Mon amie la rose Françoise Hardy



On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
À veillé mon amie
Moi en rêve j’ai vu
Éblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait
…………..

  • Je tiens à vous exprimer mon admiration pour Françoise Hardy et ma tristesse suite à son départ. Elle était une icône absolue de la chanson française, adoubée mondialement par d’innombrables artistes comme Mick Jagger et David Bowie. Elle m’enchantait et chaque album était une belle découverte ! Il est certain que ses chansons resteront à mes côtés pour toujours… Eveline56

🌟🌟🌟🌟🌟

Un beau message d’espérance à l’heure où Françoise nous a quittée, peut-être ma chanson préférée  » Éveline 🙏😪

Françoise Hardy – Tant de Belles Choses

Même s’il me faut lâcher ta main
Sans pouvoir te dire « À demain »
Rien ne défera jamais nos liens
Même s’il me faut aller plus loin
Couper les ponts, changer de train
L’amour est plus fort que le chagrin
L’amour qui fait battre nos cœurs, va sublimer cette douleur


Bleu sourire 💙⛵

Bleu sourire

BLEU SOURIRE

le bleu
règle d’avance
la note du jour

un oiseau
s’envole
le ciel ouvre le feu

ombre et lumière
font la roue
les heures tournent
comme les aubes
sur la rivière

un morceau de soleil
s’est posé sur la rive

écoute
l’eau sourit

Alain Freixe

Les Mains heureuses, La rumeur libre, 108 p., 12 €

Photos Eveline 56

Je vous souhaite une belle semaine ! Bizh 😚🙏

A mon étoile disparue..

« La terre me parle, je lui réponds. J’écris pour elle, je voudrais pouvoir transmettre le message de la terre « Anjela Duval

A mon étoile disparue

Sur l’appui de la fenêtre du vieux logis
Trois faux, une pierre à aiguiser
Un marteau, une enclume.
Par-dessus — l’un sur l’autre
Deux petits sabots de bois jaune
Aux brides de cuir noir.
Ils avaient ramassé de la boue là-bas
Dans les ruines du Chemin des Améthystes
Petits sabots de bois jaune !
Petits souliers de mon étoile !
Et ses chaussons bleu nuit
Sur lesquels l’araignée a tramé
Son filet aérien et solaire !
— Quand le retrouvera-t-elle
Mon étoile, son pied agile ?
… Mon étoile est malade
Mes jours sont noirs, noires mes nuits !
… Vous regardez par la fenêtre du vieux logis
Petits sabots de bois jaune
Notre étoile reviendra-t-elle ?

21 novembre 1970

Anjela Duval (Traduction Paol Keineg)



Du gris au bleu..

biographie

Nationalité : Breton 😉
Né(e) à : LARMOR PLAGE (56) , le 07/10/1948
Mort(e) le : 06/05/2013 à Ploemeur

Marin-pêcheur lorientais pendant 28 ans et poète, Alain Jégou (1948-2013) est né le 7 octobre 1948 à Larmor-Plage. Inspiré par les vents et les Amérindiens, il est proche des poètes de la beat generation (mouvement littéraire et artistique né dans les années 1950, aux États-Unis). Auteur d’une trentaine d’ouvrages, la médiathèque de Quimperlé lui a dédié un site Internet qui évoque son univers poétique.Il est également lauréat du prix Xavier Grall pour l’ensemble de son oeuvre poétique.

Quelques photos de Larmor Plage pour un hommage au poète Alain Jégou !
Belle semaine !


Les mots..

Les mots


Les mots n’ont pas de prix
ils ont la taille et la dimension
de la lumière qu’ils contiennent

Ils étincèlent comme des éclats de cristal
quand le verbe cisèle l’amour

Chaque mot est noyau d’univers
chaque pensée qu’il contient
est parcelle du tout

Les mots ont la largeur du vent
l’étroitesse de la haine
l’immensité de la passion
la hauteur du projet

Ils sont à la taille du temps
aucun livre ne les enferme

Chaque mot est un cri
qui défie le néant
chaque mot porte plus loin que lui

Jamais je ne vénèrerai
les mots qui excluent l’autre
seul le mot respect est mon maitre

lui seul m’enseigne la certitude d’être en paix avec l’univers
lui seul m’affirme que je n’ai d’autre boussole que ma conscience

J’ai l’intime conviction que je serai en paix avec l’univers
tant que je n’aurai d’autre boussole que ma conscience.

Jean-Michel Sananes

Jean-Michel Sananès est poète et directeur des Éditions Chemins de Plume.

Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois, Felix Salten et Benjamin Lacombe

Bambi

"Bambi retrace les premières années d’un faon et, à côté de ses émerveillements, les épreuves qu’il affronte et qui le construisent : dangers, deuil, solitude, métamorphoses, défis, et toujours l’angoisse d’être chassé et tué.L’histoire, oscillant entre anthropomorphisme (les animaux parlent) et naturalisme (les observations sont magnifiques), nous plonge dans une forêt qui bruisse de multiples émotions, d’expériences intenses, de sensations contrastées vécues par une société d’animaux, miroir de notre humanité, tout à la fois violente, cruelle et fragile, et dotée d’une prodigieuse résilience."

Un poème bienfaisant, sensible et généreux de Jean-Michel Sananes accompagné d'une image émouvante de solitude, extraite de Bambi, l'histoire d'une vie dans les bois, de Félix Salten, dirigé et illustré par Benjamin Lacombe, c'est mon partage avec vous cette semaine. BIZH Eveline56

Automne..

Automne,

La rivière s’écoule avec lenteur. Ses eaux
Murmurent, près du bord, aux souches des vieux aulnes
Qui se teignent de sang ; de hauts peupliers jaunes
Sèment leurs feuilles d’or parmi les blonds roseaux.

Le vent léger, qui croise en mobiles réseaux
Ses rides d’argent clair, laisse de sombres zones
Où les arbres, plongeant leurs dômes et leurs cônes,
Tremblent, comme agités par des milliers d’oiseaux.

Par instants se répète un cri grêle de grive,
Et, lancé brusquement des herbes de la rive,
Étincelle un joyau dans l’air limpide et bleu ;

Un chant aigu prolonge une note stridente ;
C’est le martin-pêcheur qui fuit d’une aile ardente
Dans un furtif rayon d’émeraude et de feu.

Jules Breton

 Kenavo an distro !

Au revoir, à bientôt ! Eveline56


Offrande..

Offrande

Au creux d’un coquillage
Que vienne l’heure claire
Je cueillerai la mer
Et je te l’offrirai.

Y dansera le ciel
Que vienne l’heure belle.
Y dansera le ciel
Et un vol d’hirondelle
Et un bout de nuage
Confondant les images
En l’aurore nouvelle
Dans un reflet moiré
Dans un peu de marée
Dans un rien de mirage
Au fond d’un coquillage.

Et te les offrirai.

« c’est avec un beau coucher de soleil sur l’océan que je vous souhaite une belle semaine. » Eveline56

Photos: Eveline56


Le Silence qui roule..

Marie 🌟

Chapelle de Saint Mathieu ( photo Eveline56 )

Personnes, par Gilles Lades

Gilles Lades Ouvrière durée, Le Silence qui roule, 104 p., 15 €

Je vous souhaite une belle semaine !   Eveline56


L’étrange douceur

Et pourtant c’était toi dans le clair de ma vie
Ce grand tapage matinal qui m’éveillait

Comme un oiseau dans la tête
Le sang s’est mis à chanter
Des fleurs naissent, c’est peut-être
Que mon corps est enchanté

Que je suis lumière et feuilles
Le dormeur des porches bleus
L’églantine que l’on cueille
Les soirs de juin quand il pleut

Dans la chambre un ruisseau coule
Horloge au caillou d’argent
On entend le blé qui roule
Vers les meules du couchant

L’air est plein de pailles fraîches
De houblons et de sommeils
Dans le ciel un enfant pêche
Les ablettes du soleil

C’est le toit qui se soulève
Semant d’astres la maison
Je me penche sur tes lèvres
Premiers fruits de la saison.

René-Guy CADOU, Hélène ou le règne végétal, Paris, Seghers 1952

Un des plus beaux chants d’amour de la poésie française !

Je t’attendais ainsi qu’on attend les navires
Dans les années de sécheresse, quand le blé
Ne monte pas plus haut qu’une oreille dans l’herbe
Qui écoute apeurée la grande voix du temps

Je t’attendais, et tous les quais toutes les routes
Ont retenti du pas brûlant qui s’en allait
Vers toi que je portais déjà sur mes épaules
Comme une douce pluie qui ne sèche jamais

Tu ne remuais encor que par quelques paupières,
Quelques pattes d’oiseaux dans les vitres gelées
Je ne voyais en toi que cette solitude
Qui posait ses deux mains de feuille sur mon cou

Et pourtant c’était toi dans le clair de ma vie
Ce grand tapage matinal qui m’éveillait
Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays
Ces astres ces millions d’astres qui se levaient

Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres
Pétillaient dans le soir ainsi qu’un vin nouveau,
Quand les portes s’ouvraient sur des villes légères
Où nous allions tous deux enlacés par les rues

Tu venais de si loin derrière ton visage
Que je ne savais plus à chaque battement
Si mon cœur durerait jusqu’au temps de toi-même
Où tu serais en moi plus forte que mon sang.

Extrait de: 1951: Hélène ou le Règne Végétal, (Seghers)

les amoureux Marc Chagall


  • Derniers jours d’août, bientôt la rentrée.. peut-être le bon moment pour partager avec vous ces magnifiques poèmes d’amour de René Guy Cadou, le poète enseignant, dédié à Hélène la femme de sa vie… Douce semaine, Eveline56

Libre..

Blé de Bretagne (photo Eveline56)


Enchaînez un peuple
Privez-le de ses vêtements
Empêchez-le de parler
Il est encore libre


enlevez-lui le travail
Le passeport
La table ou il mange
Le lit ou il dort
Il est encore riche,


un peuple devient pauvre et esclave
Lorsqu’on lui enlève la langue parlée par ses pères
Alors il est perdu pour toujours


Il devient pauvre et esclave
lorsque les mots deviennent stériles
Et se dévorent entre eux


Je m’en aperçois maintenant, en accordant la guitare
Du dialecte qui perd chaque jour une corde


Ignazio Buttitta
poète sicilien, 1970

Ignazio Buttitta est un poète dialectal italien du XXᵉ siècle. Il est resté toute la vie attaché à sa Sicile natale, écrivant en Sicilien. Ses sujets de prédilection sont la guerre, les fermiers, les ouvriers, les pauvres de sa région et les problèmes quotidiens de la vie.


« je collectionne les marques-pages, ils embellissent mes lectures et j’ai un immense plaisir à les choisir suivant mes livres. J’en achète pour les colorier mais j’adore aussi les trouver au hasard des librairies, des lieux de culture. Mon fils m’a si intentionnellement 😉 et gentiment 😙 offert ce signet qui m’a ému, J’y ai vu un petit signe à mes aïeux. »

merci 🙏

Bonnes vacances !

Vakañsoù laouen !

Eveline56 🌞

Popcorn salé..

SANTA – Popcorn Salé (Clip Officiel)

Paroles

J’pourrais jouer l’faux héros au milieu des flammes
Repartir à zéro pour un supplément d’âme
J’pourrais t’regarder dans les yeux, te dire que tout ira mieux
J’mettrai la musique plus fort pour plus entendre dehors

Allez viens, je t’emmène loin
Regarder le monde s’écrouler
Y aura du
Y aura un nouveau monde à nos pieds

J’pourrais jouer les beaux mots au milieu des femmes
Le premier domino de ton cœur qui s’emballe
J’pourrais t’regarder dans les yeux, te dire qu’avant c’était mieux
Remettre la musique plus fort pour plus entendre nos remords

J’entendrai les bravos, étouffer les flammes
J’éteindrai le chaos, tu seras ma femme
Et en se regardant dans les yeux, dire que demain sera mieux
Je chanterai toujours plus fort pour qu’on m’entende dehors

Allez viens, je t’emmène loin
Regarder le monde s’écrouler
Y aura du popcorn salé
Y aura un nouveau monde à nos pieds

Allez viens, je t’emmène loin
Regarder le monde s’écrouler
Y aura du popcorn salé
Y aura un nouveau monde à nos pieds

Allez viens, je t’emmène loin
Regarder le monde s’écrouler
Y aura du popcorn salé
Y aura un nouveau monde à nos pieds

Paroliers : Samantha Cotta

Paroles de Popcorn Salé © Strictly Songs France

« JE SUIS SANTA.. L’autre moitié de mon visage est dans mes chansons.« 

« Avec cette chanson « Popcorn salé », Santa nous offre une chanson qui parle d’amour, d’espoir et de lumière qui transperce l’obscurité du monde.« 


Takashi Murakami

Takashi Murakami est un artiste japonais né en 1962 à Tokyo. A première vue ludique, son œuvre porte également un regard critique sur la société et la créativité du Japon contemporain. Observateur minutieux de la société nippone, l’artiste mène une carrière internationale.

Kenavo, « au revoir » !

Eveline

Maman d’avant.. Maman du jour..

photos Eveline56

Maman

Maman que j’aime
Maman d’avant
Maman du jour
ou Maman d’un moment
Maman qui viendra
fleurir mon printemps
Maman de l’Amour
ou Maman de l’Enfant
Maman restera toujours
dans mon coeur
tout le temps

Elodie Santos, 2020


La beauté des mères dépasse infiniment la gloire de la nature. Le visage d’une mère est pour l’enfant son premier livre d’images. Les hommes tiennent le monde. Les mères tiennent l’éternel qui tient le monde et les hommes. Les mères n’ont pas de rang, pas de place. Elles naissent en même temps que leurs enfants.
Christian Bobin

« Et pourtant, partout où je vais, même là où il n’y a personne, c’est toi que je vois me faire des signes au fond des horizons. Tantôt étoile filante dans le ciel soudain triste que tu lui fausses compagnie, tantôt île de mes rêves au milieu d’un océan de tendresse aussi limpide que ton cœur, tu demeures mon aurore boréale à moi. Si je devais un jour te rejoindre, maman, je voudrais qu’il y ait une part de nous deux dans tout ce qui nous survivrait. Puisque seul l’amour sait nous raconter à ceux qui savent écouter. »
Yasmina Khadra

« Quand vous êtes mère, vous n’êtes jamais vraiment seule dans vos pensées. Une mère doit toujours penser à deux fois, une fois pour elle et une fois pour son enfant.« 
Sophia Loren


Bonne fête à toutes les mamans !

Pour ma maman, là haut : “Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout où je suis” Victor Hugo








Regard..

je regarde le monde,

je regarde le sable,

je regarde l’Océan,

je regarde le ciel,

j’oublie..

Eveline56


L’amitié..

Il y a cette chose
que je ne te dis pas et qui me fait souffrir
Il y a cette chose
que tu ne me dis pas et qui te fait souffrir

L’amitié, Terez Bardaine

Il y a cette chose que je voudrais te dire
mais que je ne te dirai pas
pour ne pas te faire souffrir

Il y a cette chose que tu voudrais me dire
mais que tu ne me diras pas
pour ne pas me faire souffrir

Il y a cette chose
que je ne te dis pas et qui me fait souffrir
Il y a cette chose
que tu ne me dis pas et qui te fait souffrir

Nous restons côte à côte
sans tomber
bringuebalants sur la crête
jusqu’au bout du chemin
jusqu’au précipice
d’où nous pourrons nous relever.

Terez Bardaine

Il fait un temps de poème, 80 poètes par temps d’urgence, La rumeur libre, 428 p., 20 €

« Les poètes rassemblés par Yvon Le Men annoncent que le temps du poème continuerait contre vents et marées, entre ombres et lumières…….

Je vous souhaite une belle semaine !  » Eveline56


Cerf-volant, par Joyce Carol Oates..

cerf-volant

Il y a
quelque chose
dans l’âme américaine
qui s’élève avec
les cerfs-volants qui s’envolent !
Quelque chose qui vit quand vrombit
le vent soulevant le cerf-volant
qui s’élève au-dessus des toits, du faîte
des arbres et des têtes fascinées ! Et pourtant –
il n’y a pas dans l’âme américaine
quelque chose qui adore le
cerf-volant ratant son envol.

Celui dont la queue
se déchiquète à
l’antenne de télé
.

Celui qui monte
follement
à l’aube
puis s’abat

verticalement
à vos pieds
en tas
.

Joyce Carol Oates
Mélancolie américaine. Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Claude Seban, Éd. Philippe Rey. 128 p., 17 €

« Je suis une grande admiratrice de l’œuvre de Joyce Carol Oates et je découvre son premier recueil de poèmes avec ce cri du cœur :  » cerf volant ». Je suis troublée par la justesse de ses mots sur l’Amérique. Et si non seulement l’Amérique mais le monde entier était une terre sans pitié avec des hommes ivres de pouvoir oubliant la compassion, le sens de l’humanité…. Reste heureusement le mot « espoir » !

Eveline56


Je me trouve face à la mer..

  • « Chaque fois que je me trouve face à la mer, je m’ouvre aux dons de l’air, et les couleurs, les formes et les vibrations entrent et ressortent de ma poitrine avec la même facilité avec laquelle elles traversent une fenêtre. »
  • (Fabrizio Caramagna)
  • « Je me demande qui console la mer lorsqu’elle est agitée et que les sirènes cherchent un abri dans quelques phares abandonnés. »
  • (Fabrizio Caramagna)

  • « Moi, la mer, je l’écouterais à l’infini. À plein volume. Les yeux fixés vers le plafond du ciel. En m’imaginant la vie. »
  • (Fabrizio Caramagna)

  • « La mer est le seul être infini à se jeter humblement à nos pieds, sans jamais perdre une once de sa grandeur. »
  • (Fabrizio Caramagna)

Fabrizio Caramagna est aphoriste et fondateur du site « Aforisticamente ».

"Je partage avec vous ,en ce début d'année, une balade au bord de l'océan, le chant des vagues dans les oreilles, la beauté de l'écume sous les yeux . Au loin caché par la brume, le fort de Keragan,  si fier fortin, trône entouré par la mer ! "  BIZH ! Eveline56

Nivôse.. Sabine Sicaud

Nivôse

Sabine Sicaud

Laissez tomber les plumes de la neige…
Les oiseaux qui les ont perdues
apportent des nouvelles toutes blanches…

Les ailes qui les ont perdues
ont plané sur les Finlande et les Norvège.

Elles ont caressé des forêts blanches
et les vertigineuses étendues
où le soleil frileux, si peu de temps, se penche…

Oh ! pourquoi balayer les plumes de la neige !

Elles parlent de soleils blancs comme la lune
et de lacs blancs où les traîneaux courent si vite…

Elles parlent de légendes au clair de lune
et de cabanes où les « Tomtes » nous invitent.

Des ailes ont semé leurs plumes, une à une…

Tendez les mains aux plumes de la neige !
C’est comme l’âme de pays qui nous invitent,
de pays racontés par Selma Lagerlöf…

Sabine Sicaud, Poèmes d’enfant, 1926

« Sabine Sicaud est née dans une famille lettrée du Sud-Ouest de la France. Elle présente dès sa plus tendre enfance des dons littéraires rares. A la suite d’un accident, blessée elle est atteinte de gangrène et meurt à seulement 15 ans. Elle laisse derrière elle une œuvre d’une grande profondeur, des poèmes d’une rare émotion »…. Ses Poèmes d’enfant, préfacés par Anna de Noailles ont été publiés lorsqu’elle avait treize ans.

Nivôse

Le mois de nivôse est le quatrième mois du calendrier républicain français correspondant à quelques jours près à la période allant du 21 décembre au 19 janvier du calendrier grégorien. Il suit le mois de frimaire et précède pluviôse.

La paix de l’homme..

Il faut relever l’esprit de l’homme,
le tourner vers la conscience,
vers le beau, le juste et le vrai,
le désintéressé et le grand.

C’est là et seulement là,
que vous trouverez la paix de l’homme
avec lui-même et par conséquent
avec la société.

La grande erreur de notre temps,
cela a été de pencher, je dis même
de courber, l’esprit des hommes vers
la recherche du bien matériel.

Victor Hugo


Jean-Yves COULIOU (1916-1994), « Barques au soleil couchant »

Bonne Soirée. Amitiés